‹ France et Angleterre: Cent années de rivalité coloniale. L'affaire de MadagascarChapitre 24 sur 31 · Voir notre premier volume, p. 242 et suivantes · texte numérisé non relu

Voir notre premier volume, p. 242 et suivantes

Aussi devine-t-on facilement les sentiments avec lesquelles la convention du 5 août 1890 fut accueillie à Londres. Tandis que le cabinet français montait naïvement au Capitole, en dépit des protestations tardives de notre parti colonial, lord Salisbury récoltait des applaudissements mérités à la Chambre des Lords. Comme il le démontrait, non sans humour^ à la Haute Assemblée, « l'Angleterre bénéficiait considérablement du traité, tandis que la France n'acquérait que ce qu'elle possédait déjà ou ce que la Grande-Bretagne, comme toute autre puissance, était incapable de lui contester ». A Madagascar notamment, « l'influence de la France, que nous ayons ou non reconnu son protectorat, ne changera pas ».

Ces paroles du noble lord étaient bonnes à rappeler : par ces temps d'entente cordiale, gardons-nous d'oublier la satisfaction narquoise avec laquelle nos voisins ont souvent mis leur signature à côté de celle fie nos ministres.

Page 1