‹ France et AngleterreChapitre 71 sur 100 · Discours du 7 juin · texte numérisé non relu

Discours du 7 juin

prendre sur le haut Oubangui les mesures que comportait la situation. Par un vote unanime la chambre approuva les déclarations du gouvernement. Quelques jours après, le commandant Monteil quitta la France pour aller prendre le commandement des forces qui avaient été concentrées sur les lieux.

Le roi Léopold comprit qu'il fallait céder, et le 14 août 1894, une convention fut signée entre les deux pays, par laquelle TÉtat indépendant renonçait à presque tous les avantages que lui avait consentis la Grande-Bretagne. La frontière était fixée au M'Bomou, et tout le pays s'étendant au nord de cette rivière jusqu'au Nil était réservé exclusivement à notre influence.

{Suite) FACHODA

I. — Importance du traité franco-congolais, en ce qui regarde la qucâtion du haut Nil. — Désormais la France et TAngleterre sont seules en présence, et l'heure est venue des résolutions définitives. — Plan de la Ffant;e eA 1894. — Elle veut s'établir sur le Nil et y prendre des gages pour rouvrir la question d*Égypte. — Ce plan était-il réalisable en 1894? — Gommant il était possible de gagner les Anglais de vitesse et d'arriver sur le haut Nil quinze mois ou deux ans avant eux. — Comment il était possible d^entre^ tenir sur le haut Nil une force suffisante en s'appuyant sur rAbyssiiiio. — Comment il était possible de préparer le terrain diplomatique en Europe, de façon à éviter tout conflit aigu avec l'Angleterre. —Attitude de rAnglererre,

— Déclaration de sir E. Grey. — Ouvertures de lord Salisbury. — Attitude de l'Allemagne. — Incidents caractéristiques qui montrent son déftif do s'entendre avec nous. — Le plan de 1894 était donc réalisable. — U échoua par la faute de ceux qui en dirigèrent l'exécution.

II. — La faute première fut de rester inactif pendant deux ans. — Rappel du commandant Monteil. — Notre immobilité sur le haut Oubangui de iBM à 1896. — M. Liotard. — Faiblesse et incohérence de notre actiou où Abyjisinie. — Notre diplomatie en Europe. — Le procès de la dette égyptioune.

— L'Angleterre se décide à marcher.

III. — Départ de l'armée anglaise. — Départ de la mission Marcha-nd, -^ Son arrivée à Fachoda. Complète nullité do notre action en Abysainie. — La mission Bonchamps.

lY. — La rencontre du sirdar Kitchener et du commandant Marchand. — Les relations franco-anglaises en septembre et octobre 1898. — Impoasibilitd de négocier. — Violentes manifestations en Angleterre. — Imminence d'une rupture. — L'évacuation de Fachoda.

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