Michel, op. cit
rapproche de M, Bonvalot, il avait re<,u du f2:ouverneur Tordre d aller camper à 50 kilomètres d'AdJisAbeba et d'éviter toute relation avec ceux qui le suivaiiMiL^. Les deux troupes restèrent un mois à coté Tune de Tautre^ sans soupçonner leur présence. Bien plus^ M. Lagarde ayant prescrit à M. Clochette de suivre T itinéraire le plus court entre la capitale et la frontière é(hiopienne, donna i* M. de Bonchamps Tordre de prendre une voiedétoorni^e etbeaucoup plus longue, de far on h rendre toute rencontre impossible -.
La mission Bonchamps avait réclamé tm personnel discipliné et à Tépreuvedes lièvres : on savait en effet que les Aby^isins, excellents soldats lantqu'ilsnc quittaient pas leurs montagnes, feraient mille difficultés pour suivre des Européens dans la plaine* Or, il y avait précisément à Djibouti un fort détachement de tirailleurs sénégalais et soudanais dont l'endurance physique et morahï avait été maintes fois prouvée ; soixante-huit d'entre eux avaient même escorté M. Lagarde li Addis-Abeba. MM. Michel et Bartholin, délégués parM.de Bonchamps^ demandèrent au gouverneur de leur céder cette escorte, qui dans la capitale ne servait qu'ar/ pompam et ostentaliouem, et qui sur les bords du Nil eftt peut-être sauvé la situation. M, Lagarde refusa. On restreignit la demande à vingt hommes, puis à dix. M. Lagarde maintint sou refus. On lui demanda au moins des chameaux ou autres botes de somme : la mission plénipotentiaire en avait quatre cents pour ses bagages. M. Lagarde en donna deux 3,
Des bateaux étaient indispensables pour descendre le Baro et le Sohat et établir entre la frontière éthiopienne et Fachoda une ligne de ravitaillement et de communica^
1* Michel, op. clL, p. 05,
2. Lorsque MM. Micht'l et Bartholin (de la mission Bonchamps) reTÎnrent de la froiilièrc à Addis-Abeha pour solliciter dt^ nouveaux ordres et des secours, ils mirent, en prenant la route la plus courte^ nngl-troisi jours pour elîectuer le trajet. Le voyage d'aller en avait pris quarante-sept.