‹ France et Marie (volume 3)Chapitre 11 sur 31 · LA FAI. AISE · texte numérisé non relu

LA FAI. AISE

Ter clans la plaie, il lança à la fois sur les cailloux du rivage le guide infidèle et le poignard.

Marie, que tous les dangers précédens n'avaient point arrêtée, pâlit. Elle poussa un cri plaintif; elle avait vu tomber sur sa robe quelques gouttes de sang; elle s'évanouit, sa main abandonna la corde.

Georges continua de poursuivre l'escalade avec l'intrépidité de Tenfer. Les gardescôtes , à quelques pas de reculée, attendaient ce singulier débarquement, l'arme enjoué, bien sûrs de faire au moins tout ce monde captif par la seule terreur qu'allait inspirer leur présence. Mais l'un d'eux, soit emporté par l'impatience, soit par l'espoir d'éviter tout combat, s'approcha avec une hache du pieu supérieur qui retenait la corde. Un seul coup allait précipiter dans l'abime la caravane tout entière. Georges montra sa tête au dessus du plan de la falaise. Georges était d'une corpulence surhumaine ; ses joues

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élaienl pales de colère, ses yeux flamboyans, ses cheveux hérissés; et celte tête ainsi posée près d'un billot, causa une superstitieuse terreur au soldat. Le cri qui fut poussé par ce garde-côte était si étrange , si sauvage , si accentué d'horreur à une telle vue, qu'il jeta une complète panique dans le détachement. Le détachement tira quelques coups de fusil en détournant les yeux et se prit à courir. Une balle envoyée par l'espingole du général vendéen ayant atteint un sergent qui était à la tête des fuyards, les autres s'élancèrent par dessus son cadavre pour s'éloigner plus vite encore.

Electrisé par l'action de Georges , Roger était déjà près de lui, brandissant une baïonnette arrachée au fusil du mort, et se préparant à poursuivre les agresseurs. Le chef lui fit un geste impérieux de prudence , el le jeune homme se tourna alors vers le tertre de gazon où il venait de déposer Marie évanouie encore. ÎMarie

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