‹ France et Marie (volume 3)Chapitre 2 sur 31 · C II A P IT R C I · texte numérisé non relu

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s'ëtaienl point séparés; et même qu'ils ne s'étaient absentés d'Angleterre et du quartier qu'ils avaient choisi, vers l'extrémité de la capitale, qu'à deux époques bien distinctes. Chacune de leurs absences avait duré plusieurs mois : personne n'en avait connu les motifs.

Un soir de l'automne 1803, l'émigré, plus accablé que de coutume, avait peine à regagner son bouge. Il était déjà vieux, il soufflait de récentes blessures, et sentait les approches de toutes ces infirmités que hâtent la mauvaise fortune et Texil.

— Errer tout un jour, se disait-il, pour aller solliciter des protecteurs distraits, lassés depuis long-temps de tout intérêt à la cause royale ! Je n'aurais pas eu ce courage, si ce n'eût été pour mon pauvre Chavigny ; et aussi, s'avoua- 1- il par un intime mouvement de sa conscience, afin d'embrasser mon fils et d'aller mourir, s'il se peut, dans mon pays.

Il avançait vers sa retraite avec un dé

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