‹ France et RhinChapitre 27 sur 30 · AUTRICHE · texte numérisé non relu

AUTRICHE

Il est de mode de déclamer contre cette puissance — haine universelle, peu raisonnée, sans portée.

Il est possible, la Révolution générale étant indéfiniment ajournée, qu'on voie arriver un grand changement en Autriche : mais cette révolution portera surtout sur la dynastie de Habsbourg, qui semble avoir hérité aujourd'hui de la haine qu'on avait pour les Bourbons.

Mais cette dynastie évincée ou réduite à ses États héréditaires, un autre État puissant se formera à sa place, ayant la Hongrie pour foyer, Pesth pour capitale. Alors, il n'y aurait rien de changé dans le système général : il y aurait une Autriche purement allemande, une petite puissance de plus dans la confédération germanique ; et une nouvelle cinquièmegrande puissance, slave et magyare.

... L'expédition d'Italie en 1859 a bien pu, comme la révolution belge en 1850, modifier la cm le politique de 1815 : elle n'a pas changé le principe, qui est l'équilibre, fondé au dehors par l'équivalence et l'opposition des puissances; au dedans, par le système consiitutionnel.

Ce n'est pas une province de moins que possède l'Autriche qui la fait déchoir du rang de grande puissance ; et change ses rapports avec la France, la Prusse, la Confédération, la Russie, l'Angleterre.

Loin de là, le détachement de la Lombar-

die, motivé sur la nécessité de libertés constitulionnelleSy est tout à la fois une application du traité de 1815 et une sanction pénale de leur droit. Il en a été ainsi de la révolution belge, et de l'abandon de Charles X en 1850.

Bien loin que le droit international de 1815 ait reçu aucune atteinte, il a été confirmé de plus en plus par tout ce qui a suivi.

L'Autriche tomberait, qu une autre puissance se formerait à sa place, confirmant de nouveau le droit actuel.

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