DEUX DOCUMENTS
L'espoir que M. d' Es ton rn elles de Constant venait de formuler dans la brochure de la Bibliothèque pacifiste internationale « France et Angleterre » n'a pas tardé à se réaliser.
Le mercredi, i/j octobre igoS, à midi, le ministre des Affaires étrangères anglais et notre ambassadeur à Londres, M. Gambon, signaient la convention suivante :
(( Le gouvernement de la République Française et le gouvernement de Sa Majesté Britannique, signataires de la convention pour le règlement paciQque des conflits internationaux conclue à la Haye, le 29 juillet 1899 :
(( Considérant que, par l'article 19 de cette conven lion, les hautes parties contractantes se sont réservé de conclure des accords en vue du recours à l'arbitrage, dans tous les cas qu'elles jugeront possible de lui soumettre :
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« Ont autorisé les soussignés à arrêter les dispositions suivantes :
(( Article I®^ — Les diJBférends d'ordre juridique ou relatifs à l'interprétation des traités existant entre les deux parties contractantes, qui viendraient a se produire entre elles et qui n'auraient pu être réglés par la voie diplomatique, seront soumis à la cour permanente d'arbitrage établie par la convention du 29 juillet 1899, à La Haye, à la condition toutefois qu'ils ne mettent en cause ni les intérêts vitaux, ni l'indépendance ou l'honneur des deux Etats contractants et qu'ils ne touchent pas aux intérêts de tierces puissances.
(( Article IL — Dans chaque cas particulier, les hautes parties contractantes, avant de s'adresser à la cour permanente d'arbitrage, signeront un compromis spécial déterminant nettement l'objet du litige, retendue des pouvoirs des arbitres et les détails à observer en ce qui concerne la constitution du tribunal arbitral et la procédure.
(( Article III. — Le présent arrangement est conclu pour une durée de cinq années à pat-tir du jour de la signature. »
Tandis que les représentants des deux pays signaient ce document à Londres, le roi et la reine d'Italie arrivaient à Paris, où ils étaient l'objet d'une ovation grandiose de la part de la population parisienne.
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ce moment. L'accueil enthousiaste que la Ville de Paris et la France entière ont fait à la reine et à moi nous a profondément touchés.
(( Comme vous, monsieur le Président, je vois dans un tel accueil quelque chose de plus qu'une simple manifestation de cette exquise politesse qui est une des qualités traditionnelles de la noble nation française.
(( Avec raison, la France considère ma présence à Paris comme le résultat naturel de l'œuvre de rapprochement heureusement accomplie entre nos deux pays.
« Les intérêts de l'Italie la portent à souhaiter de toutes ses forces la conservation de la paix, et sa position en Europe la met à même de contribuer par son attitude à la réalisation de ce résultat hautement
« C'est vers ce but que se dirigent mes aspirations les plus ardentes, aussi bien que les efforts constants de mon gouvernement.
« Je sais que mes sentiments sont partagés par la France et le gouvernement delà République; je suis donc doublement heureux de me trouver aujourd'hui sur le sol français, heureux de la cordialité qu'on témoigne à la reine et à moi. heureux de lever mon verre à votre santé, monsieur le Président, et à la grandeur et à la prospérité de la France. »
porteurs de bannière, etc. , sont rangés au fond et sur les côtés.
Le premier récitant est à droite, sur les marches du perron d'une tourelle.
Vers le milieu de la scène, un pou à gauche, le deuxième et le troisième récitants.