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LA FORMATION DE LART CLASSIQUE

\A ROYAIJTI': A PARIS. - I.Akt IlITECTURI- NOIiVlCLI.F. DFS VII.I.FS ; MAISONS Dr: Vli.l.i: l-.T MAISONS DIS HIAMI'S. - LARl IIITIXTI Ki: RICI.K.lia'SK ; II: STYI.i: JI-SlITi:. - I.A Scn.ITlRE . LA DI'CORATION DKS lAÇADlCS ; I.A

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IMNS I.KS MUilKS FRANÇAISES. L'IMMIGR.VnON Dl-S l'EINTRFS l'I-A- MANDS, LN I'R()\i:Nti:, A l'ARIS. - LACADÉMIi: ROYALE DE PEINTl'RE ET I)l; S( ILI-TlRi:. LINILUI-NCE ITALIIvNNE. - Sl.MON Yoll-T ; l.i:- SLi:rK LA \M: (ONIIMLORAINE, CALLOT, les LI: nain. Sl'n'.ASTIIN

Hol'RDON. Li: ST^Ll: CLASSKjFi:: l'OlSSIN, L'ANTIOli:, l.i; (.HRISIL^- NISMI-: COMPOSITION i:T ICXriCmioN : INI-Ln:N( I: I)I; lOrSSlN SIR 1.1

Goirr i)i: son ti:mps. claude gei.i.i'e le lorrain.

DEPUIS François I ", l'art français tenait de trop près a la monarchie pour ne pas souffrir de sa détresse. 11 chôma pendant les années de querelles religieuses, de mauvaise administritioii ou de guerre étrangère. Les grandes entreprises furent abandonnées et les peintres de Fontainebleau végétaient, inutiles, auprès du château. Quand la paix revint, il y eut reprise d'activité artistique. Henri IV, une fois installé dans ce Paris oii il avait eu tant de peine a entrer, ne le quitta plus guère. Ncnade au .\\T siècle, la monarchie devint sédentaire et parisienne. File s'établit au Lou- [vre, aux Tuileries, et poursuit la construction de la grande galerie [qui doit les réunir. Maigre la brièveté du règne et les soucis multiples du roi, la capitale du royaume gagne beaucoup en devenant le séjour de la monarchie. Avec Henri IV entrèrent les maçons, et les maçons sont suivis des peintres et des sculpteurs. Alors un Pans

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(I.AI.KKII-: uAl'OI.I.ON). DAPKKS t'M-; OKAVl |( I) ISKAKI. SlI.VKSTRE.

moderne va très vite se substituer a la ville «.lu Moyen Age ; sa physionomie actuelle commence a se former. Le style classique, qui se répand par les hôtels, les églises, les maisons particulières, n'a pas cessé depuis de dominer notre architecture. Dans cette ville renouvelée, il ne subsistera bientôt plus que de rares monuments gothiques sauvegardés par leur caractère rehgieux. On ne bàtit plus guère de maisons aux toitures débordantes, avec des murs légers soutenus par des poutres entre-croisées.

Dans les gravures du XVll siècle, voici déjà la rue moderne, moins accidentée, et les hautes façades carrées, percées de fenêtres régulières. Bientôt les hôtels bourgeois s orneront de pilastres, de chapiteaux et de corniches. Mais, tout d'abord, on se contenta d'opposer la brique rouge, la pierre blanche, l'ardoise bleue et d'animer la fine gaité de cette décoration pittoresque et sans faste. ii,lle convient a une société qui a besoin de refaire ses finances et qui, jouissant de la tranquillité retrouvée, remet a plus tard les prétentions artistiques. Ce style n'est pas aussi néerlandais et huguenot " qu'on le dit quelquefois. Sa gentillesse plaisait déjà au temps ou Louis XI habitait son Plessis " de Tours. Mais, au XVll' siècle, on lisait trop Vitruve et Serlio pour que nos constructions pussent longtemps se priver des ordres antiques. La brique ; parut bourgeoise. Nous pouvons juger de l'effet qu'on aimait en elle par les restes de la place Dauphine (fig. 375), 1: place Royale (fig. 376) et par le pavillon central du château de Versailles (fig. 478). Au cœur de l'édifice majestueux de Louis XIV subsiste la

La c,i' .1 . Il- LoiVRE,

1) AI'1<I%S U.NE GRAVL'KE d'ISRAEL SlLVESTRE.

iiubliothvque Salionale Estampes). (Cliché Hachette.)

l'io. 375. — La place Dauphine, vue du Pont-

Niiur, d'après une oravlre de Pékelle.

Iliibliolhcquf Salioiiak Estampea). tClichc llachellc.)

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