PARIS SOUS '.OU/S XIII
maison de campagne tJf son père.
Mais la transformation des villes ne lient |)as tout entière dans le style des fa(^ades. Pour sa grand ville ", le bon roi Henri a certainement conc;u un plan nouveau. Comme toutes les cites du Moyen Age, Pans étouffait dans ses murs ; une seule grande avenue le traversait, la Seine ; la ville ne respirait que sur les rives de son fleuve. Les édifices gothiques, très resserres, filent en hauteur ; autour des églises et des palais, on ne reserve point d'espace pour les mettre en valeur. L'art classique, avec ses façades régulières, a besoin d'être au large pour que l'œil saisisse l'unite de ses ensembles. L'architecture se complète par le dessin des rues et des places ; la place Dauphme, la place Royale sont bâties sur un plan unique. On verra des monuments, comme le collège des Quatre-Nations (lig. 388), étaler de larges ailes pour offrir au regard du roi un décor de théâtre. Au début de son Discours de la méthode. Descartes parle de la ville parfaite, géométrique, régulière comme un plan d'architecte. Dans le Poitou, en pleine campagne, Richelieu a réalisé cette ville ; comme aux œuvres de pure raison, il n'y manque que la vie.
A Pans, les architectes ne peuvent se déployer librement ; le Louvre, laborieusement, cherche a étendre ses longues façades, au milieu d'un quartier encombre.
Tandis qu'il restait enchevêtré parmi les maisons particulières, Marie de Médicis fit élever son palais du Luxembourg en dehors de la ville, dans un quartier de jardins et de couvents ; la reine flo- ^"'- ^'^- " *"";:" '^'^=* ^■"*'^"
(ANCIENNE PLACE RoYALE). A PaRIS.
rentinc songeait a son (CiUhc Hachette.)
Fio. -il
CovR DE l'hôtel Sully, a Paris (Cliché llachetlc ,