DE CROIX
(Musc'e de Toulouse.) (Clichc llachcllc I
Desce.nti:
Puget a placé des figures dans un ensemble, ce fut pour leur donner l'attitude de l'effort ou de l'élan, comme ces Victoires qui, aux proues des galères, portaient au lom la renommée du Roi, et ces athlètes douloureux de l'hôtel de ville de Toulon qui luttent désespérément pour n'être pas écrasés sous le poids du ^^^^ ^^^ balcon (fig. 463). Les architectures
V^^J^^R^mJh^I ^" Louvre ou de Versailles n'au- -^.^^^^I^Hj^^^H raient pas souffert tant de violence ^ ^ sur leurs sereines façades. La fougue
de Puget a pu librement se déployer sans la contrainte du bon goût ; le tempérament de l'artiste anime le marbre de son impétuosité et y déchaîne une énergie surhumaine ; une houle musculaire gonfle les
torses et les membres et ferait songer davantage a Michel-Ange si
les figures grimaçaient moins, si la force rappelait moins celle
des portefaix, si dans cette éloquence pathétique on n'entendait
sonner l'accent de Marseille.
C'est à Versailles qu'il faut
aller juger l'art de Louis XIV,
l'œuvre de Le Vau, de Mansart
et de Le Brun. En venant de
Pans, on voit les bâtiments étales
sur un sol légèrement en pente,
avec des toitures nivelées sous une
même hgne horizontale. A mesure que l'on s'enfonce entre les
deux ailes avançantes vers le coeur
du château, on prend conscience
de son mode de formation. Des
ailes gigantesques se sont développées de chaque côté d'un
petit corps, la construction de
Louis XIII, modeste façade de F.g. 47=^- Portrait de ff.m.me. , , , 11- t^liisée de Monlfifllwr.)
pierre filanche, de brique rouge, rc/icw iiachette.)