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LES ORIGINES ROMAINE. BARBARE ET CHRÉTIENNE

LA r.Ain.l' ROMAINE: IT.S ROrxr.S, LES VILLES. LES MONUMENTS. ^ LES RESTICS DE LA t IVn.lS.VrK)N ROMAINE DANS LA C.Al'LE. BARBARE. LA GAULi: CHRÉTIENNE; LES CRANDS .SAN(. Tt'AlRES. - LES INFLUENCES ORIl'NTALES. Ll-S ÉLEMIA'TS HAKIÎARI'.S.

T.ST SOUS la domination romaine que la Gaule, clans son ensemble, commença de participer a la civilisation antique. Une administration très centralisée relia les provinces qui s'étendent du Rhin aux Pyrénées, de l'Océan aux Alpes, leur imposant une existence et une culture communes. On comprend bien comment les hommes qui vivaient sur ce sol purent sentir une lointaine solidarité, quand on suit une voie romaine ; même abandonnées durant des siècles, ces routes ne se sont pas effacées ; elles dessinent encore à travers champ les antiques passages. Rigides, tendues d'un point à un autre, sans souci des vallées et des montagnes, elles portaient les

FiG. 2. — Le théâtre ho.main dAri-es.

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levions aux fioiiluics cl piopawifaienl a I mtei ifur la vulorite de Kome. 1 out du long, a distances de relais, commençaienl à se former les future'^ villes de France. Aux carrefours, nous trouverons les centres actifs de 1 art roman. A ce vaste système de voies générales se rattachaient des reseaux plus naturels, moins géométriques, a l'image de la géologie locale, adaptés à la vie de chaque région. Et pourtant les extrémités, d'Arles a Cologne, de Lyon à Saintes, se sentaient appartenir à un même corps. Les solides pavages fixés pour l'éternité ont donc canalisé les relations humaines pendant le Moyen Age ; ils transporteront les pèlerins et les marchands aux sanctuaires et aux foires ; de Bourgogne en Provence, de Tours a Roncevaux, ils maintiendront de constantes relations entre ces provinces, même quand elles ne seront plus reunies par la centralisation romaine.

Les conquérants apportèrent leurs habitudes latines ; dans les villes ou ils s'installaient, se dressèrent des monuments semblables â ceux de l'Italie : urt officiel qui s'imposait facilement a un pays sans architecture et qui, pur de toute influence locale, fut identique à lui-même, a Narbonne, a Bordeaux ou a Reims ; art utilitaire et urbain, crée pour l'agrément des grandes cités. Après la déchéance de Marseille, Narbonne, hréjus s étaient élevées, et, tout auprès. Orange et Nimes, dont les monuments sont parmi les plus beaux du monde ; Arles, la Rome des Gaules, commençait 1 existence glorieuse d'une capitale, ville de luxe, d'art et de plaisir.

Mais cette civilisation l-i,, 3. — Ane nn triomphe de Saint-Ré.mv.

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