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MONUMENTS ROMAINS

l'iG. 4. MaUSuI.

DE Saini-Ki';mï.

niuiiu ipâle avait bien vite dépasse la ProvciRT. Les municipalités dressèrent des arcs de triomphe avec dédicace a un empereur ; Trêves, Reims, Besan<;on, Langres. Saintes et plusieurs cités provençales ont conservé ces fiers monuments. Des villes très médiocres avaient leur amphitliealre ; les plus riches posLcdaient des thermes. Les temples étaient nombreux sans doute ; ils ont disparu pour fournir de colonnes les jeunes basiliques du christianisme naissant. Auprès des grandes cités, les riches villas de l'aristocratie gauloise ; au delà, une population confuse, les Pagani, longtemps réf ractaires au latinisme, puis au christianisme. La culture romaine

n'avait pénètre que les villes ; ce sont les armées des moines qui défricheront les campagnes ; après l'art municipal des Galle- Romains, viendra l'art rural de 1 époque romane.

Ces monuments altiers étaient d'une solidité impérissable. Les Romains, pour leurs murailles et leurs voûtes, bâtissaient avec un ciment si fort que 1 édifice entier était compact et comme fait d un seul roc : murs épais, en blocage, encadres de pierres taillées ; masses énormes de petit appareil auxquelles des chaînages de briques plates ou de pierres de taille donnaient la netteté de la silhouette, des arêtes franches, des corniches aiguës ; sur cette robuste maçonnerie, étaient plaquées des façades de pilastres et de frontons, tout un revêtement reproduisant les formes élégantes de l'architecture grecque. Mais, pour bâtir de semblables édifices, il fallait une autorité puissante, capable de discipliner des armées, d imposer des corvées, d'assujettir des milliers de bras à une même entreprise. L'effondrement de l'Empire arrêta les grands travaux des municipalités gallo-romai- ,. .. r-„.„.„ lïcs. Ceux de ces monu-

- Pont de Saint-Chamas.

(Cliché coia^r.) mcnts qui subsistercnt au

Fi.

FiG. 6. — Ane DE Maru's, a Orange.

iClUlié .\cui\icin.)

milieu des cataclysmes du haut Moyen Age a|)parurent plus imposants audessus des ruines amoncelées. ;

Quand, aux frontières, I

durant le ll|- siècle, les digues fuient rompues, i une première fois, par les Barbares, les Gallo-Romains, devant l'invasion, s'enfermèrent à la hâte dans leurs villes et détruisirent plus d un édifice pour s'entourer de remparts ; dans ces maçonneries hâtives, on a retrouve des colonnes, des chapitaux et des statues. Mais, après le IV siècle, la résistance faiblit et rien n'arrêta plus l'invasion. Les villes furent pillées et ne retrouvèrent plus de longtemps la prospérité de la paix romaine. Les anciennes cites, si actives et si opulentes aux premiers siècles, se recroquevillèrent, rétrecies, dans leur enceinte devenue trop large. Il faut ensuite traverser de longs siècles vides; ils comptent pourtant dans la formation de notre art. C'est durant cette période ' que la civilisation antique, se décomposant, s'est combinée avec des éléments nouveaux. Il convient de les dénombrer avant qu ils n'aient forme l'art roman.

Ce qui domine cette genèse confuse et lente, ce sont les souvenirs de

l'I'-mpire ; dans la decom-

position universelle, des monuments antiques se dressent encore. Ceux qui s efforcent de conserver un |)eu de la culture intellectuelle restent galloromains au milieu des barbares ; et, parmi les nouveaux chefs, lorsqu'un Clovis ou un Charlema-

gne veut consacrer sa j,,.^ . p.,^.,,, ,„.^ „^„^ ^ j^,^,^^^

puissance, il se pare de (cnchc \: Conricux.)

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ll(,. 8. — RlINES DU PALAIS (i.M.IKN, A BORDEAIX.

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