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TRANSFORMATION DE PARIS

avaient déjà conclu des ensembles décoratifs dépassant de beaucou[) la façade d'un monument unique. Quelques places d'une régulante classique s'étaient ediliees dans le Pans confus du Moyen Age. Mais c'est au XIX siècle surtout (jue l'on voit transformer des villes anciennes pour donner aux innombrables maisons l'unite de style et la symetne, réservées jusqu alors a un palais, a une église ou a une place.

Napoléon n'avait pas eu le temps d'exécuter les grandioses transformations qu il projetait pour sa capitale ; néanmoins son Arc de Triomphe entrepris préparait les larges avenues aux noms de généraux et de batailles qui, depuis, rayonnent autour de l'Etoile. Aux Tuileries, Percier el Fontaine commençaient le second bras que les Tuileries vont tendre vers le Louvre, et les restes du vieux Pans sont expulses du quadrilatère a mesure qu ils se rejoignent. Pour longer ce nouveau Louvre, la rue de Rivoli fut construite sur un dessin uniforme. Une œuvre importante du Second Empire fut l'achèvement du Louvre par Lefuel et Visconti. Les petits pavillons de Pierre Lescot et les Tuileries de Philibert de Lorme, après beaucoup de tâtonnements et d'efforts, s'étaient enfin rejoints. Depuis, la destruction des • Tuileries a ouvert la cour

du Carrousel, et les deux ailes du Louvre s'étendent maintenant vers l'immense avenue qui mené à l'Arc de Triomphe. Ce palais doit aux hasards historiques de ne plus rappeler la disposition d un hôtel français. Présentant des façades de tous les côtes, traverse de

FiG. 794- — Uii.. — Palais di; Jrsii'^L,

DE LA PLACE DaLPHI.NE.

tCliché Hachette.)

FiG. 795. — Vaudremer. — Eglise

Saint-Pierre de Montrouge.

(Cliclic Ilachelte.)

passages, comme un quartier, il conserve pourtant une majestueuse unité ; les architectes ont su rappeler l'ornementation des parties primitives, mais surtout ils ont imaginé une disposition habile pour dissimuler l'asymétrie originelle d un édifice composé de deux corps, Louvre et Tuileries, qui n'avaient pas été conçus d'ensemble.

La Restauration et la Monarchie de Juillet n'ont pas entrepris de vastes travaux d edilite. Louis- Philippe a surtout commande quantité de fontaines pour les carrefours et les places. Guillon fit celles de la Concorde, Visconti celle de la place Louvois, celle de Molière et de la place Saint-Sulpice ; à l'imitation de Pans, Bordeaux, Nimes, virent des nymphes de style Pradier se dresser sur des bassins, parmi les jets d'eau. Mais c'est depuis le Second Empire surtout que Paris s'est transformé méthodiquement. Des raisons politiques ont hâté cette

métamorphose ; la vieille ville des Cabochiens, de la Ligue, de la Fronde, de 1792, de 1830, de 1 848, le Paris des révolutions était difficile à tenir ; Louis XVI, Charles X et Louis-Philippe s étaient mal trouvés d'être enfermés aux Tuileries, prisonniers de leurs sujets. Sous Louis- Philippe, à la moindre alerte, le reseau des rues étroites s'engorgeait de barricades ; un omnibus renversé et quelques pavés suffisaient pour arrêter les gens du roi, tandis que, de toutes les fenêtres, dégringolaient des fauteuils et des tables.

Napoléon 111 ne pouvait songera déserter Péu^is ; mais, sous l'admi-

FiG. 796. — Lepère et Hittorf.

Église Saint V'incent-de-Paul.

(Cliché Hachette.)

l'i<;. 797. — BAi.i,r. — La Trimté

A Paris.

(ClUhf llachcttc )

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