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LE NATURALISME

L'ARCHITF.CTURE DES VILLES ; TRANSFORMATION DE PARIS. — LE STYLE CI.ASSlylJE EST MODIFIÉ PARLE GOUT ÉCLECTIQUE.— L'ARCHITECTURE EN F1:K. — ESSAIS DE STYLE MODERNE. — LA PEINTURE N.ATURALISTE, COURHET. — JEAN FRANÇOIS MILLET. — LA PEINTURE D'HISTOIRE. — L'ORIKNTALISME. ~~ LE PORTRAIT. — LA PEINTURE DÉCOR.ATIVK D'IN- GRES A PUVIS DE CHAVANNES. — DU N.-KTURALISMF A L'IMPRESSION- NISME. - L'IMPRESSIONNISME DANS LIC PAVSA(,i:, DANS LA DÉ( OR.VIION, DANS LE DESSIN. -LA RÉACTION CONTRE L'IMPRESSIONNISME. - L'ART CONTEMPORAIN. — LA SCULm^URE CLASSIQUE ; L'INFLUENCE FI.OREN. TINE. — LE NATURALISME ; CARPEAUX, DALOU, RODIN, BARTHOLOMÉ.

DURANT la seconde moitié du XIX'^ siècle, les savants ont peu à peu remplacé les poètes dans la direction générale des esprits. Le Romantique, Victor Hugo ou Delacroix, comme Narcisse penché sur sa fontaine, ne regardait la nature que pour s y retrouver. L'univers n'était pour lui qu'un magasin d'images ou il prenait de quoi colorer son lyrisme. Quand ces personnalités débordantes furent assagies, la réalite leur apparut et les intéressa. Les paysagistes avaient donné l'exemple ; à leur suite, les peintres et les sculpteurs, comme les écrivains, pensèrent que la grande ambition pour l'art doit être l'absolue exactitude ; cette soumission devant l'objet est une vertu de savant et, en effet, le naturalisme est la forme artistique de l'esprit positif.

Durant cette période, de brusques révolutions ont interrompu la continuité de la vie française. Les artistes sans doute n ont pas vécu étrangers aux tourmentes qui nous balancent entre la révolution et la

FiG. 791. — L'Arc de Triomphe

DE l'Étoile a vol d'oiseau.

(Photo extraite de l'album " l'aris i>u en ballon'

par A. Schœlcher et O. Décugis.)

compression ; le frémissement des fureurs sociales ne s'est point propagé jusqu'aux sommets radieux de l'art.

L'architecture, qui exprime toujours clairement les caractères généraux de la société, fut à la fois très féconde et d'originalité médiocre ; c'est donc que I existence générale n'a pas été aussi instable qu'il semblerait et que la société n'a pas encore abouti à une forme nouvelle de vie collective.

Ces brusques mouvements n'ont fait après tout que mettre en question le régime politique : bataille de pure théorie ou d'intérêts individuels. Les gouvernements, quels qu'ils soient, ne peuvent plus avoir qu'un même soin, qui est d'aider à l'accroissement de la richesse. Les mouvements contrariés qui agitent la France superficielle ne doivent pas cacher le courant profond dont rien n'arrête la poussée lente. Un nombre d'hommes chaque jour plus grand atteint a un peu d'aisance, c'est-a-dire à un bien-étre relatif et à une culture intellectuelle moyenne. C'est là le plus grand événement social du .\ix siècle, et l'art moderne va manifester a sa manière cet élargissement indéfini de la classe bourgeoise. On dédaignerait moins l'architecture du XIX' siècle, si on l'etudiait dans ses conceptions collectives et non dans ses édifices particuliers. Il est exact que le siècle dernier n'a pas invente un type d'église, de château, de palais, ni même d'hôtel ou de théâtre. Mais il a réalisé un type nouveau de la Ville.

Sous Louis XIV d abord,

1 TiG. 792. — DuBAN. — Lacoik i)i: l Ecole

et surtout au temps de ^^^ Beaux-Arts. a Paris.

Louis XV, les architectes (CUcbi Hachette.)

FiG. 7o3. — Le Louvre

A VOL DOISEAU.

(l'Iuilii extraite de l'album " l'aris

vu en ballon ' , par A. Schcelcher

et O. l)écuffis.)

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