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DE QUIMPER

(Cliché Neurdein.)

tour domine l'édifice de sa masse et de sa flèche. A l'intérieur, la voûte semble se trouer pour laisser passer la lumière du plein ciel. Nombreuses sont ces belles églises normandes ; a Rouen, la cathédrale et Saint-Ouen : la cathédrale présente une façade mal rattachée a deux tours trop éloignées, une vieiUe tour romane et la tour du Beurre, aux formes molles, surchargées des fioritures du gothique fleuri ; sur le portail, la pierre, déchiquetée par l'architecte, fouillée par le sculpteur, se laisse ronger par le temps (fig. III). L'immensité de la nef de Saint-Ouen est amplifiée encore par la majestueuse unité de son style et cette élégance un peu froide qu'aimèrent les architectes du XIV' siècle. A Coutances, la façade a l'élan orgueilleux de Saint- Etienne de Caen (fig. I I 2) ; les deux flèches, la tour-lanterne que l'on retrouve à Bayeux et à Saint- Lô, sont des modèles de maçonnerie robuste, svelte et nue. Dans ses nefs, comme dans ses tours et ses flèches, l'architecture normande présente cette allure altiere qu'il lui avait été si difficile de concilier, avec les exigences de la maçonnerie romane. Sur l'étroit mont Saint-Michel, l'architecte a bâti et a creusé ; des contreforts attachés aux flancs du roc soutiennent un édifice paradoxal qui continue la silhouette pyramidante du mont, sanctuaire fameux pour les pèlerins, solide forteresse pour le roi de France ; une abbaye riche de délicatesses architectoniques couronne ce pic élevé qu'encercle un rempart battu des flots (fig. 108).

jusqu'à l'extremile de la

Fi.

- OSSL'AIRE DE ChATEAUMN.

(ClUhi Hacheltc.)

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