DE LA CATHÉDRALE DE RODEZ
(Cliché Hachette.)
d'Aviotli dans la Meuse, le porche de Sainl-Madoua Rouen (dg. 199), le clocher de Jean Texier a Chartres ; a Beauvais, les portails du transe|)t construit par Martin Chambiges. A Albi, au flanc de la forteresse de bnque, les derniers gothiques ont attaché un porche léger fouillé comme une dentelle, comme une pièce d'orfèvrerie (fig. 205).
Mais le gothi-jue flamboyant n'a pas élevé de cathédrale grandiose. La vigueur de la construction ne se ramasse plus en quelques troncs vigoureux et hardis, comme au temps des grandes cathédrales ; elle se disperse en branchages tourmentés ; les hautes futaies du gothique primitif se changent en fourrés touffus. La grande époque gothique ne laissait guère plus à inventer en sculpture qu'en architecture. Mais la sculpture peut vivre d'imitation ; une fois détachée de l'architecture qui l'avait jusque-la dominée, elle suivit au cours des XIV" et XV'' siècles une évolution particulière, mdépendante de tout souci décoratif, en quête de formes plus ^ ]
réalistes ou plus maniérées.
Le motif le plus fréquent était celui de la Vierge. L'image de la Mère, debout, portant l'Enfant Jésus, devait naturellement se multiplier. On ne la trouve pas seulement sur les autels de ses innombrables chapelles et dans les oratoires privés ; on la rencontre au coin des rues, abritée en de petites niches, enchâssée dans le mur des maisons qu'elle protège. L'attitude et l'allure sont celles que le Xlir siècle a déjà fixées : la Vierge de Pans, d'Amiens, de Reims, la reine gracieuse qui sourit a son enfant.
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