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I-iG. 208. — Façade occidentale

DE LA CATHÉDRALE DE RoDEZ.

(Cliché Ihu-hclte )

FlG. 2w. — 1 KAl.MhM

DE LA STATUE DE ClIARLF.S V.

(Musée du Louvre )

Mais, quand elle descend de son piédestal et devient statuette, la Vierge se mêle davantage a l'humanité commune. C'est dans son rôle de mère que les hommes du XIV' et duXV>- siècle l'ont préférée ; tandis qu'elle riait aux ébats de son enfant, 1 oraison pouvait, sans inconvenance, devenir familière, et les pauvres gens parlaient cœur a cœur avec cette Vierge sans solennité.

Ces images de pierre, de bois ou d'ivoire, n'ont pas toutes été façonnées par des mains expertes ; la bonne volonté de l'ouvrier n'a pas toujours abouti ; l'humble artisan s'est appliqué à bien conserver le type consacré par les grands imagiers, mais il a souvent omis des nuances ou exagéré certains traits. C'est en considérant les vêtements que l'on peut le mieux dater une Vierge médiévale ; cette sculpture n'a qu'exceptionnellement traité le nu ; le dessin des plis caractérise chacun des moments de cette statuaire à robe longue. Au XIII siècle, la draperie était encore un peu sommaire ; les sculpteurs postérieurs traitèrent les plis de robe comme les constructeurs faisaient les lignes de l'architecture ; ils les creusèrent plus minces, plus élégants, puis trouvèrent plaisir a les embrouiller ; à l'époque de Charles V, il était de mode d'entasser sur la hanche de la Vierge un flot de plis tuyautés dessinant des volutes bien rondes, comme des cornets qui se déroulent. A la fin de ce siècle, les draperies, sans se simplifier, perdent leur sécheresse un peu conventionnelle. Elles retombent alors a terre et écrasent autour des pieds leurs cassures profondes et multiples. Influence de la mode ! Ce fut I époque des robes très longues, des houppelandes abondantes et déchiquetées, que nous voyons, dans les miniatures, envelopper bourloG -

FlG. 210.

Charles V

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