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LA RENAISSANCE DANS LES PROVINCES

sculptes par Hugues Sambin ((.g. 309). La Franche-Comlc, riche en marbre noir et en albâtre qui ont servi aux sculpteurs de Dijon, avait vécu sous la dépendance artistique de la Bourgogne.

Les grands seigneurs se faisaient construire des mausoléesmagnifiques. Au XVr siècle, ces tombeaux perdent leur allure gothique et même leur signification religieuse ; les pilastres et les arabesques remplacent les arcs brises et les flèches, et les figures païennes y voisinent avec les personnages chrétiens.

A Brou, s'élève une église pour abriter des tombeaux, riches monuments où le style Renaissance se glisse dans l'art flamboyant. Coininandee par une princesse autrichienne, petile-fille des ducs de Bourgogne, fiancée d'abord au roi de France, mariée ensuite au roi d'Lspagne, et bientôt veuve, exécutée par une équipe d ouvriers et d'artistes ou entraient des Allemands, des Flamands, des Picards et des Italiens, cette œuvre exubérante combine le style de deux âges, le gothique et le classique, et laisse voir le cosmopolitisme artistique d'une province mal rattachée encore a ses puissantes voisines (fig. 305. 306, 307).

L'art champenois présente, au contraire, une physionomie bien déterminée, surtout dans la sculpture ; de cette époque datent nombre de calvaires, de se[)ulcres, ou de saints isoles, aux figures généralement fines, un peu tourmentées, a la manière des peintures flamandes contemporaines ; elles se distinguent parfaitement du type tourangeau, rond, râble, comme les bonshommes de Fouquet. A ,- . ^^„ r.,.^^.„ ^•n..-. ' r iG. 282. — Château d Ussi;.

1 royes, est restée une (CHché Neurdcin.)

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