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jours qui incendia deux cents maisons et détermina le gouverneur à capituler. Le» Français entrèrent A Francfort le 10 au matin , pendant que les Autrichiens en sortaient par la porte deSaxen-Hausen.
Dit positions de Jourdan après i' occupation de Francfort. — Réflexions. — Le temps employé A réduire Francfort (dont l'évacuation eût sans doute été aussi certaine si Jourdau , en rassemblant à Hanau 60,000 hommes, eût menacé les communications de l'ennemi ; permit A Wartenslcbcn de s'établir fortement dans la position d'Aschaffenburg et dans celle de Seligensladt, qui assurait scs communications avec Wurtzbourg. Après avoir laissé A ses troupes, harassées et disséminées, le temps de se reposer, Jourdan se décida à poursuivre l'ennemi et A manœuvrer pour se réuqir A Moreau.
Le sol de la République cessait ainsi encore une fois dètre foulé par l'ennemi, et Wartenslcbcn opérait devant l’armée de Sambre - et - Meuse une retraite subordonnée A la rapidité de la marche de celte dernière. Le général en chef républicain devait, avant de pénétrer en Allemagne, d'après les iqstructions du Directoire, laisser sur ses derrières assez de troupes pour assurer ses communications. Ce corps d’observation, dont |c commandement fut remis A Marceau , forma un total d'environ 30,000 hommes, partagés en quatre divisions aux ordres des généraux Hardy, Dauricz, Poucet et Rouuard. 11 était chargé, outre le soin de faire rentrer les contributions et d’escorter les convois, etc. , de compléter l'investissement de Mayence sur les deux rives du Rhin, de garder Francfort et de bloquer F.hrenbreitstein et Kœnigstein.
L’armée de Sambre-et-Meuse, au moment de poursuivre l'ennemi, se trouvait ainsi réduite A -40,000 hommes formant six divisions, aux ordres des généraux Kléber, Lefebvre, Bernadolle, Championnet, Grenier et Collaud. Si Jourdan n'avait pas pu mettre l’ennemi hors d'état de tenir la campagne , pendant qu’il avait des forces suffisantes pour l’écraser, surtout dans un pays meutueuxet boisé comme la Vétéravie, il ne pouvait guère espérer d’y parvenir dans les plaines de Wurtzbourg, si favorables aux manœuvres de la nombreuse cavalerie ennemie.
Les instructions du Directoire doivent être regardées comme la principale cause des désastres qui signalèrent la lin de la campagne. — Jourdan , pour suivre directement l’ennemi par la grande route de Wurtzbourg, aurait dû traverser deux fois le Mayn A cause des sinuosités de cette rivière, et s’enfoncer dans la grande forêt de Spessart. Autrement il fallait manœuvrer par la droite ou par la gauche. La première de ces directions conduisant A Rolhcnbourg par Mrrgentbeim, offrait la voie la (dus courte pour se réunir A Moreau et pour séparer Warlenslcben du prince Charles, alors vers Cansladt sur le Necker. Mais fidèle au système de déborder A la fois les deux ailes de l'ennemi , le Directoire prescrivit A Jourdan de s’avancer par la rive gauche du Mayn pour se tenir toujours A hauteur du flanc droit de l'ennemi. Celte marche, divergente avec celle de l'armée de Rbiu-ct-Mosclle, forçait en quelque
sorte les Autrirhiens A se retirer concentriquement sur le Danube , dout au contraire il eût fallu les séparer.
Opérations du corps de Marceau — Avant de poursuivre le récit des progrès de l'armée de Sambre-et- Meuse et de la retraite de Wartensleben , nous esquisserons rapidement les principaux mouvements du corps de Marceau autour de Mayence et sur les divers points qu'il occupait.
L'étendue de terrain qu'il avait A défendre avait fait juger convenable de fortifier le» endroits faibles par des travaux do campagne. Deux ponts de bateaux avaient été jetés, l'uti sur le Mayn, près de Kutseisheim, l'autre sur le Rhin, près de WiafctL — Le fort de Kœnigstein, privé d'eau , capitula le 86 juillet. — Le 2Ü 7 A 8,000 hommes sortis de Mayence à la favenr d'un brouillard, obligèrent d'abord les avant-postes français A se replier, mais ils furent presque aussitôt repoussés, l'ne colonne de 3,000 hommes avait chassé les troupes qui gardaient les bois au-dessus de Winlerheim; l’adjudaut général Ronnamy reprit ce poste, et sous la protection de deux batteries de douze pièce» de canon placées sur la chaussée de Hans et A Hcchtshcim, obligea l’ennemi A battre eu retraite.
Le fort d'Khrenbreilslein avait été inutilement sommé A plusieurs reprises, et le siège en était encore peu avancé , quand peu de temps après l'armée do Sambre-et-Meuse rétrogradant sur le Rhin , la direction en fut dounée au général Beu mon ville, qui le continua avec des troupes tirées de l'armée du Nord.
Retraite de tf'artensleben. — Marche des Français. — Il est temps de revenir aux opérations de Jourdan. Le général autrichien Wartensleben, profitant d’un armistice de courte durée accordé par la capitulation de Francfort, commença paisiblement, le 15 juillet, sa retraite sur Wurtzbourg. Il traversa le 17 la forêt de Spessart , arriva le 18 à Wurtzbourg, s’établit le 19 sur le Galgenberg en avant de la citadelle, passa le Mayn le jour suivant , 20 juillet, sur le pont de Wurtzbourg, et opéra sa jonction au camp de kornach avec une forte colonne qui y arrivait du Haut-Rbin par Westbeim et Rischofsheim. — 42,000 hommes se trouvaient ainsi réunis autour de Wurtxbourg.— Bernadolle avait suivi le mouvement de l'ennemi dans la forêt de Spessart. Le centre et la gauche des Français se dirigèrent sur Gmundrn et Schwcinfurt; mais Wartensleben quitta Kornach le 24 juillet, et se replia sur Zeil.— Tous ces mouvements donnèrent lieu A diverses affaires d’arrière-garde, où on fit preuve d’une égale bravoure des deux côtés.
Prise de fVurtzbourg. — Quelques détachements des divisions Collaud et Championnet . commandés par les adjudants généraux Klein et Ncy, s'approchèrent le 24 de Wurtzbourg et sommèrent eette place d'ouvrir scs portes aux troupe» républicaines. Dominée de divers côtés, elle u’était pas tenable, quoiqu'elle eôt une enceinte bastionuée. La citadelle seule. A peine accessible sur le front de Hexcnbruch , domine elle—
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même tous les environs, et pouvait être vigoureusement défendue, si elle eût été mise en étal ; mais elle était seulement occupée par quelques troupes de la garde du Prince-Évèque. I jc commandant de Wurtzbourg et celui de la citadelle capitulèrent sans difficulté. Cette double occupation valut aux Français deux cents pièces de canon , et une place de dépôt fort importante. — La capitulation prouva que les troupes de la République étaient disposées à respecter les routumes et les préjugés des pays où le hasard des combats pouvait les conduire. D'après cette capitulation , on dut n’inquiéter ni le clergé ni la noblesse. Un «le ses articles portait que les ecclésiastiques détenus même pour discipline, ne seraient point mis en liberté. — Elle fut fidèlement observée.
L’occupation de Wurlzbourg fut suivie d’un changement de front de l'armée républicaine, que Jourdan établit sur la rive droite du Mayn, entre Deltelbaeb et Schweinfurt , l'extrême gauche , sous Lefebvre , appuyée à cette dernière place. La rapidité de la retraite des Autrichiens avait été telle, que Jourdan ignorant le point sur lequel ils s'étaient retirés, résolut de rester quatre jours dans sa nouvelle position, autant pour faire des reconnaissances que pour attendre des nouvelles de Moreau. Il reçut, en effet, des dépècbcsqui lui apprirent que l'armée de Bhin-et -Moselle, alors à la hauteur deGœppingen , dans la vallée de la Filz, favorisée par le sort en divers combats, était A la poursuite de l’Archiduc. Ces nouvelles le rassurèrent sur la conservation de scs communications avec Marceau.
La division Bernadotte arrivée à Wurlzbourg, releva vers Dettelbaeh la division Championnet. Chain pion net appuya sur Eisenheim, et Grenier sur We.mcck. Lefebvre se porta en avant de Lauringen et fut remplacé par Collaud.
Jourdan malade est remplacé par Kléber . — Marche sur Bamberg. - Jourdan étant tombé malade vers la fin de juillet, fut remplacé provisoirement par Kléber, qui continua de manœuvrer dans le même but que son prédécesseur. — La retraite opérée surZcil, par Wartensleben, était en opposition aux instructions de l’Archiduc. Celui-ci enjoignit positivement A son lieutenant de se replier sans délai sur le Danube. Ce mouvement, dont les suites devaient être si funestes aux Français, fut commencé le lrr août. Le général autrichien, se dirigeant sur Bamberg, fit filer par Coburg A Rgra tous ses bagages inutiles.
A la même époque, la gauche de Moreau se trouvait A Gmund, et, par un mouvement rapide sur Mergentheim et Hall, il lui eût été facile de se lier avec la droite de l’armée de Sambre-et- Meuse. La réunion des deux armées eût formé ainsi une masse de 110.000 hommes, qui aurait sans doute totalement paralysé les dessins de l’Archiduc, en isolant les deux armées autrichiennes; mais Kléber ne crut pouvoir s'écarter des instructions mal combinées du Directoire. Il continua , le 2 août , sa marche par les deux rives du Mayu.el fil le même jour capituler, sur la rive droite, le petit fort de Kutiigsbofcn , où l’on trouva soixautc-
neuf pièces de canon. Il se porta ensuite vers Lauringen. — L’aile droite s’étendit jusqu’auprès d’Obersehwarzach, sur la route de Bamberg. Ney, avec 400 chevaux, chassa de Zeil un parti de K00 cavaliers autrichiens, qu'il poursuivit jusqu’à Ebclsbach dont il s'empara. Les Français s’avancèrent le jour suivant, la droite vers Burg-Eberach , la gauche vers Kœnigsberg. Kléber marcha le 4 sur Bamberg, dans l’intention d’attaquer vivement l'armée autrichienne; mais Wartensleben qui avait prévu ce mouvement et qui voulait se montrer fidèle aux instructions de l’Archiduc, de se maintenir seulcmeut sur la défensive, avait, pendant la nuit du 3 au 4 . continué sa retraite dans la direction de Nuremberg, laissant une forle arrière-garde dans Bamberg.
Combat et prise de Bamberg. — Les avant-gardes de Grenier et de Championnet se disputant l’honneur d’entrer les premiers dans Bamberg, s’y précipitèrent avec impétuosité; mais assaillies aussitôt par la forte arrière-garde qu’v avait laissée Wartensleben, elles furent, ^presque entièrement enveloppées et eurent à soutenir long-temps un combat inégal , qui coûta la vie à un grand nombre de braves des deux partis. L’arrivée des divisions donna enfin l’avantage aux avant-gardes françaises, et força l’ennemi A évacuer précipitamment la ville et A s’enfuir jusqu’A Altendorf, ou se trouvaient les grand'gardcs autrichiennes.
Lefebvre avait d'abord suivi la colonne autrichienne qui se retirait sur Coburg; mais ayant appris quelle marchait sur Egra , il ne crut pas prudent de la suivre dans cette direction, et se rabattit sur le gros de l’armée.
Combat de Forcheim. — Wartensleben avait, par un changement de front en arrière, appuyé sa droite A Pegnitz , et son rentre A la petite forteresse de Forcheim. — Quelques nouveaux mouvements eurent lieu le ô août sur la nouvelle ligne des Impériaux, dont le front était couvert par la Wiesent.— Une avant-garde de cinq bataillons et de vingt-deux escadrons fut placée entre Wippersdorf et Willersdorf, derrière la petite rivière d’Aisch : l’armée continua à occuper Sassenfurt, Bechofcn. Hochât ad t et Neustadt. — Le général Elsnitz rejoignit le gros de l’armée avec un corps volant qui avait été détaché sur Darmstadt, après l’occupation de Francfort; un autre détachement fut envoyé A Aiscbstadt, pour communiquer avec le prince Charles qui se rapprochait de Nordliugen. — Informé de ces mouvements, Kléber ordonna à l’armée de Sambre-et-Meusc une conversion A droite. Les trois divisions de l’aile droite se portèrent sur la petite rivière de Beich-Eberach ; et les deux de gauche furent dirigées, l une sur la route de Bamberg A Ebcrmansladl, l'autre A la tète du bois de Bamberg, en arrière du village de Strulensdorf. Les troupes légères de l'ennemi furent rejetées derrière l'Aisch, par suite de ce mouvement qui donna lieu A un rude combat, dans la plaine d'Altcndorf, entre la cavalerie française et autrichienne. Lefebvre n’avait avec lui qu’un régiment de cuirassiers et six escadrons de chasseurs.
Pendant qu'il s'avançait avec la division Collaud par la rive droite de la Kedni(z, pour se rapprocher du centre des Français et pour rejeter sur la rive gauche de la Wiesent les troupes impériales qui se trouvaient en avant de cette rivière, les chasseur* français culbutèrent les avant-postes ennemis à Strulensdorf, et , après les avoir chassés au-delà d’Ilm-cbaid , s’avancèrent dans la plaine d’Altendorf. Un gros de cavalerie ennemie les repoussa alors avec perle, quoiqu’ils eussent fourni plusieurs charges brillante». Déjà ils couraient même le risque d’ètre écrasés, quand les cuirassiers vinrent à leur secours et changèrent la face du combat. Les trois régiments français réunis contraignirent l’ennemi à la retraite. Le brave colonel Doré, commandant les cuirassiers, fut tué dans cette affaire.
Lefebvre put alors s’élablir sur le flanc droit des Autrichiens. Il porta un détachement sur Ebermanstadt en tournant la montagne. Collaud fut placé en seconde ligne à 1%. tête du bois de Bamberg, en arrière de Strulendorf. L’aile droite campa sur la rive gauche de la Réduite , dont le» Autrichien* occupaient aussi les deux rives. — Cette circonstance eiit aisément permis à Kléber de combiner un effort général sur l’une des ailes ennemies, séparées l’une de l’autre par la rivière, et un succès complet en eût été la suite probable ; mais il ne jugea point à propos de s'écarter . du système vicieux indiqué par les instructions du Directoire, et fit marcher son armée parallèlement au front des Impériaux. L’aile droite devait attaquer le corps de Kray sur la rive gauche. L’armée s’ébranla le 7 au malin. La division Grenier, remontant la Rednitz, eut d’abord avec les troupes ennemies un vif engagement, après lequel elle se posta derrière l’Aisch, vers Willersdorf, où Cbampiouuet arriva presque aussitôt avec sa division. Celle-ci , qui s'était dirigée par Lauf , avait trouvé les villages des deux rives de , l’Aiscb occupés par l'ennemi, et les hauteurs hérissées d'artillerie. Quelques-uns de ces poste» furent vivement disputés; mais pendant que Kray portait de ce côté toute son attention, Bernadotte s'avança vers Hochsladl sans s'engager, et seulement afin de donner à Bonnaud le temps de déborder avec la cavalerie le flanc gauche de l’ennemi. Cette manœuvre eut un plein succès. L’ennemi , tourné par la cavalerie française et vivement pressé par l'infanterie, opéra sa retraite sur la rive droite par le pont de Hausen. Si l’on eût exécuté par Willersdorf une attaque pareille, c’en eût été fait de cette partie de l’armée autrichienne.
A l’aile gauche, Lefebvre, se dirigeant par la Jroite de la Rednitz sur la rivière de Wiesent, repoussait les avant-gardes de l'ennemi , et menaçait le flanc droit. Collaud s’était porté de Bamberg sur Forefceira, oii se trouvait le centre des Impériaux, commandé par Wartensteben lui-même. Ney qui , avec l'avant-garde française, avait commencé l’attaque contre des forces bien supérieure», essuya quelque» décharges meurtrières. U n’avait que deux pièces d’artillerie légère à opposer à une batterie de quatorze pièces de fort calibre. Des renforts promptement envoyés par Collaud lui permireut néanmoins de se maintenir en ligne jusqu’au momeut où la retraite de l’aile gauche décida
Warteusîeben à se retirer lui-mème avec son centre par Fort heim sur Nuremberg. Ney, à la suite du combat, fut nommé général de brigade.
Forcheim, gardé seulement par des troupes du Prince- Évèque, aux ordres du baron de Marchai, capitula A la première sommation. On y trouva soixante pièces de canon , des armes et des munitions de guerre.
Jourdan reprend le commandement en chef. — Jourdan, dont la sauté était rétablie, reprit le commandement après l’affaire de Forcbeim. Le 9 août, l’armée poursuivit sa marche en remontant le court de la Rednitz, Rernadotte par la rive gauche sur Hertzogcn-Aurach et Nuremberg, le reste de l’armée entre Erlang et Bettensiedel sur la rive droite.
Prise de Hothenburg. — Wartensleben s’élait retiré de Lauf à Sulzbach. Jourdan se dirigea sur la première de ces villes, près de laquelle campèrent quatre divisions. Rernadotte était vers Scbonberg , sur la rive gauche. On séjourna le 11 et le 12 dans ces positions.
0 fut alors que le géuéral Ney. par un coup de main audacieux dont les détails ne nous sont pas bien connus, prit, avec quelques ordonnances, le fort de Rothcnburg, où on trouva quarante-trois pièces de canon, quatre obusiers, cinq mortiers et quarante quintaux de poudre.
Combat de Neukirchen. — Au lieu de se porter en masse sur l’Altmuhl pour se concentrer avec l’armée de Moreau, l’armée de Jourdan s’enfonçait à la suite de Wartensleben dans les défilés de la PeguiU 1 , pays inoutueux, coupé de ravins et hérissé d’épaisses forêts. L ue seule route, celle de Lauf à Sulzbach y était praticable [jour l’artillerie.
Kray occupait Sulzbach avec 13,000 hommes, et k gros des Autrichiens se trouvait à Ambcrg, où Wartensleben devait tenir le plus possible, afin de faciliter la jonction de son armée avec celle de l’Archiduc, qui devait s’opérer par Neumarck. L’armée française avançait toujours sur les deux rives de la Pegnite, mais
1 lentement, par suite du mauvais état des chemins. Elle s'établit le 14, la droite vers Waller et Schupf, le rentre à Hersbruch , et la gauche à Worach. Berna*dette fut posté en arrière de Neumark, sur la route de Ratisbonue. On séjourna le 14 et le 13 dans ces positions. Lu mouvement cul lieu le 10, pour reconnaître remplacement occupé par l’ennemi , et l’y resserrer afin de l’attaquer plus avantageusement. Lefebvre se dirigea sur le village de Ilolenstein, son avant-garde sur Neukircben, ses flanqueurs jusqu’à Wilseck. Le coude que forme la Pegnite, en arrière du village de llochenstadt, fut occupé par Collaud. Son avant-garde obligea les postes ennemis à sc replier par la grande roule de Sulzbach. Grenier s’établit sur les hauteurs eu avant de Pachlcsfeld, et eut ordre d’approcher le plus possible de l’ennemi. La division Championnet et la cavalerie de Bounaud se portèrent sur Hopperg et Heinflld.
* Celle rivière wt on des affluents de la Réduit* , avec laquelle it ne faut pat la confondre.
Kray avait sa droite sur les hauteurs escarpes de NcuAirchen, et sa gauche sur les collines boisées qui flanquent la route. La bouillante ardeur de Nev faillit être, funeste à l’avant-garde française. Arrivé devant la ligne de Kray t il ne réfléchit pas au petit nombre de braves qui l'accompagnaient , et, ne prenant conseil que de sou audace, il marcha à l'ennemi et l'attaqua audacieusement. Mais bientôt chargé par plusieurs bataillons et plusieurs escadrons, il fut contraint de rétrograderai il était sur le poiut d’être entouré avec sa petite troupe, quand arrivèrent heureusement les divisions que Jourdaa , voyant son avant-garde compromise, faisait avancer en toute hâte sur le lieu du combat. La division du général Grenier arriva la première, pendant que Lefebvre manœuvrait pour gagucr la droite des Autrichiens. Menacés de plusieurs côtés, ceux-ci se replièrent sur Sulzbach , où ils prirent position, la droite appuyée à une colline rocailleuse, la gauche À la forêt entre Sulzbach et Haar.
Collaud les assaillit de front pendant que Grenier attaquait leur gauche. La brigade Olivier les chassa de la forêt et les contraignit à se retirer sur Rosenberg , où ils reçurent de Wartensleben quelques bataillons de renforts. La nuit mit fin à cet engagement et les deux partis bivouaquèrent sur le champ de bataille. «
Combat d’Augsberg. — Pendant cette affaire qui eut lieu au centre , l'avant-garde de Championnet s'était engagée avec l’ennemi à la hauteur du village d'Augsberg. — Deux bataillons républicains cernés dans un petit bois, se défendirent long-temps avec une héroïque bravoure. Des troupes fraîches vinrent à leur secours. L’ennemi reçut aussi des renforts, et le combat, aussi acharné qu’inutile, dura jusqu’à la nuit. La perte, de part et d’autre, fut d'environ 1,000 hommes.
Dans le même temps , Bernadotte s’avançait au-delà de Neumark Wartensleben évacua Amberg le 18, à trois heures du matin, et se retira derrière la Naab, où l’Archiduc lui avait ordonné de tenir jusqu’à la
jonction des deux années, kray le remplaça à Amberg et s’y défendit le plus toug-lemps possible ; ensuite il se relira sur Wolfering, dans une position avantageuse qu'on lui avait prescrit d'occuper.
Combat de ff otfering. — Hetraite des Autrichien* derrière la Naab. — Après la retraite de Kray, que Jourdan, dont les divisions étaient dispersées, n’avait pas pu inquiéter, le centre de l'armée française prit position devant Ainberg. La division Championnet* arrivée de la droite avec la cavalerie du général Bonnaud , ne put que faire replier les dernières gardes de Kray, qui sc retirèrent aux environs de Wolfering, tenant avec les croates tous les bois de Freybolz.
Jourdan recommença le 20 août à poursuivre les Impériaux. Lefebvre marcha sur la Naab en face de Wernberg; Collaud vers Freybolz ; Grenier, à la droite, sur Scbwandorf ; Championnet et la réservé de cavalerie prirent la même route. La division Collaud , après avoir chassé l’ennemi de Pfreim, le débusqua du bois de Frcyholz et l’obligea à passer lé ruisseau de Wolfering. Mais dans son attaque sur Ce point, elle fut vivement repoussée. Wolfering, brûlé, pris el repris plusieurs fois, resta aux Autrichiens. Ce combat, auquel la nuit mit un terme, fût donc inutilement meurtrier.
Néanmoins, débordé à droite par Ney et Lefebvre, et à gauche par Championnet, Kray ne pouvait plus rester seul en avant de la Naab. Il se retira pendant la nuit sur Schwartzenfeld. L’armée française prit alors position sur la rive droite de Cette rivière : Lefebvre à Nabburg; Collaud et Grehier en face de Scbwarrenfeld; Championnet et Bonnaud en arrière de Scbwandorf ; Bernadotte détaché à Neumarck , couvrant le flanc droit de l’armée, et poussant ses éclaireurs & vingt lieues de là jusque sur Temingen.
La Naab, dont les rives escarpées permettaient une facile défense, séparait seule les deux armées. F.lle mit un terme à la retraite des Impériaux et à la marche victorieuse des troupes républicaines.
RÉSUMÉ CHRONOLOGIQUE
1er sont. Rupture de l'armistice.— Combat de Siegburg.
4 — Combat d’L’kerath et d'Altenkirchen.
6 — Premier passage du Rliin.— Retraite de Wurtemberg sur la Lthl».
Ü — Combat de Wetzlar.
10 — Deuxième combat dTLcralh.
2 et 3 JriLLKT. Deuxième pansage du Rhin.
4 — Coihbat de WWcrsdorî.
7 — Combat «TOffbeim. - Prise de Runckel.