OPÉRATIONS DE L'ARMÉE DE RII IN-ET- MOSELLE
PASSAGE DU RHIN.- BATAILLES D’ETTLINGEX ET DE NERESHEUi
SO Al AUI RE
Situation dw deux armto— Attaque du camp de Manheim.— Paatage du Rhin.— Prise de Kthl. —Marche des Français sur WiUtetl.— Al laque du camp de Buhl. —Combat de Rechen.— Prise du Kniepis cl de Fn uiicnit.idl.— Combat et prac de Itailadt.— Bataille dTUliugen.— Retraite de f Archiduc. -Combat de llaalarb.-Lombat de Canatadt. -Bataille de Nerrshnm.-Hetraile de lArchiduc.— L» deux armées paMCul lt Dauube. — üpératKMis de I aile droite. -tombal de KauiJadi.-iWuiiioa de toute t artufe frauçaUe.
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Général en chef . — Motu ir. | Général en chef. — L’Archiduc Charles.
Situation des deux armées. — Moreau avait mis à profit Ira loisirs de l'armistice pour rétablir l’ordre et la discipline parmi ses troupes.— Lorsque les hostilités éclatèrent de nouveau, l’armée de Bbin-el-Moselte occultait les positions suivantes : l'aile droite, aux ordres de Péritio, comptait 26,000 combattants, et s’étendait par Strasbourg, de Herdt A Huningue; l’aile gauche, commandée par Saint-Cyr, était forte de 21,000 combattants, et campait entre Abcrsweiler, Anweilrr et Deux-Ponts; Desaix, avec le centre, de 31,000 hommes, y compris la garnison de Landau, était cantonné au pied des Vosges, de Gcrmersbeim à Birckweiler. L'armée républicaine présentait donc une force de 78,000 soldats.
Trois corps principaux formatent l’armée autrichienne du Haut-Rhin, commandée par Wurmser. — La droite campait entre Ottcrberg et Kaiserslautern, d’où elle se liait avec l'Archiduc établi versBaumholder, elle comptait 15,000 fantassins et 5,000 chevaux ; le centre, de 32,000 hommes, dont 9,000 cavaliers, se divisait en deux corps aux ordres de Starray, l’un gardait la Rebach et le camp retranché de Mosbascb, l’autre occupait Reingenheiin rt Mauhrim; les généraux Froelich,Stein et le prince de Condé surveillaient le cours du Rhin depuis Philisbourg jusqu’à Bâle, avec l’aile gauche, de 32,000 combattants dont 7,800 de cavalerie, sous les ordres du général Latour. L’armée ennemie s’élevait ainsi à 61,000 combattants dont 21,800 cavaliers.
Attaque du camp de Manheim. — Les premiers succès de l’année de Sambre-et-Meuse, qui avaient attiré l’Archiduc sur la Lahn, et le départ pour l'Italie drs 25,000 hommes détachés de l’année de Wurmser, avaient rendu très précaire la position de ce général dans le Palatinat; il s’était déterminé à repasser, le 8 juin, sur la rive droite du Rhin, et à ne laisser sur la rive gauche que 20,000 hommes dans le camp retranché de la tète de pout de Manheim. Moreau, instruit de cette retraite, détacha aussitôt sur l'ennemi ses avantpostes, qui firent quelques prisonniers, et fit effectuer un changement de position à l’année de Rhin-et-Mo- Selle, dont le centre fut posté entre Spire et Ncustadt, sur la Speyerbach , et dont la gauche s’établit entre Ncustadt et Gelheim.
Son plan n’était cependant pas d’agir seulement sur