‹ France (volume 3)Chapitre 100 sur 105 · NIQUE · texte numérisé non relu

NIQUE

C Al) ROY (Pierre) était en 1797 administrateur du département des Landes , lorsqu'il fut élu député à la Con- Tention. Il y fit partie de la fiictîon de la Gironde, se récusa d'abord dans le procès de Louis XVI, puis vota la détention et le sursis , après avoir toutefois rejeté le sursis. Cliargé en 1793 d^une mission dans le Midi , il fut accusé d'y avoir organisé une réaction sanguinaire contre les matevons (voy.

ce mot). Dénoncé pour celte conduite, il s'attacha alors au parti ciichien , et parvint ainsi à l'impunité jusqu'au 18 iructidor , où il fat compris sur les listesde déportation. Rentré en France après le 18 brumaire , il mourut en- J813, à l'âge de soixante ans.

Cadby (Jean Baptiste^, théologien, né en leËO , à Tretz , diocèse d*Alx , mort près de Paris en 1756. On a de lui, entre autres ouvrages , une Relation de ce qui se passa dans iassembiée générale de la congrégalion 'des LazarMes, en 17S4, au n^etdela huUe Unigenitus.

Cadurcï , peuple gaulois, dont Divona, aujourd'hui Cahors, était la capitale, et dont le territoire était borné au nord par celui des lemovices; au sud par les f^olca^Teetosages et les Lactorates; a l'est, par les Àrverni, les hhuteni et les Kleutlieri ; et à l'ouest par les Nitiobriges et les Peirocarii. Ce sont à peu près les anciennes limites du diocèse de Cahors.

Les Cadurd furent compris, après la conquête romaine , dans la deuxième Aquitaine.

Caen , Cadmnus , chef-lieu du département du Calvados, d'une cour Soyale, à laquelle ressortissent les dél^rtements du Calvados, de la Maoclie

et de l'Orne; d'une académie universitaire, d'une division militaire (la 14*^). Cette ville , dont la population est de 39,140 habitants , possède en outre des tribunaux de première instance et de commerce, une chambre et une bourse de commerce , un conseil de prud'hommes , des vice - consulats étrangers, une académie des sciences, belleS'Iettres et arts ; des facultés des sciences et des lettres, un collège royal, une école d'hydrographie, une institution de sourds et muets, une bibliothèque pubhque de vingt-cinq mille ▼okimes , et un iardili de botanique oiî Ton compte plus de trois mille es* pèces, indigènes et exotiques.

Caen n'est pas une ville fort ancienne , et cependant on ne peut tixer avec certitude Tépoque de sa fondation. On croit qu elle a remplacé une cité dont les débris se retrouvent au village de Vieux , et que les Romains avaient décorée de nombreux édilices, et qu'ils nommaient CivUas ^iducassbtm. C'était la capitale du pays ; elle fut entièrement détruite parles Saxons , dans les invasions du troisième et du sixième siècle. Plus tard , la nouvelle ville se forma des débris de 1 ancienne, et occupa d'abord remplacement du château actuel. Son premier nom fut Cathem ou Catham (en saxon , demeure de guerre). En 912, lors de la cession de la Neustrie aux ?lormands par Charles le Simple , Caen était déjà une cité grande et importante. Sous les ducs normands, et surtout sous Guillaume le Conquérant, son accroissement fut rapide. Ce dernier prince, et Mathilde son épouse, contribuèrent à l'embellir. Ils y élevèrent les deux nlus beaux édifices de la ville, l'abbaye de Saint-Étienne , dite l'Abbayeaux-Hommes , et celle de la Trinité , dite l'Abbaye-aux-Dames. Guillaume commença la construction du château; Henri 1" d'Angleterre le termina ; Louis XII et François 1" le réparèrent et l'agrandirent. Caen était devenu la capitale de la basse ^urmaudie, honneur qui attira plus d'une fois . sur elle les malheurs de la guerre. En 1346, Edouard lU d'Angleterre l'as*»

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