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siégea ; les habitants, commandés par
Raoul , comte d'Eu , et par Jean de Melun, firent une sortie et furent battus. Ils rendirent la ville par capitulation ; mais quand les Anglais y furent entrés, le combat commen(^^ dans les mes. Edouard , furieux, livra la ville au pillaiîe , massacra une partie de la population , et enleva un butin^ im-
r honneur de Timmaculee conception de la Vierge. » Étienne Duval avait fondé celte institution en 1527, par une donation de vingt livres de rente; mais cette somme ayant paru trop modique, les intentions du fondateur restèrei>t longtemps sans résultat. Ce fut seulement un siècle après, en qu'une nouvelle donation de cent li«
mense. En 1417 , les Anglais prirent vrcs de rente permit d'oavrir un cou-
t^:^ »».. oours, et de faire les frais desréooiu«
penses qui devaient être accordées aux vainqueurs. Cette institution subsista jus(ju'à la révolution. Malherbe, Sarrazm, Bois-Robert, Tanneguy-I.ffe* vre,Ségrais, Huet, évéque d'Avranches , MaUilâtre , le général Decaen , etc., sont nés à Caen.
Caen (monnaie). — D'après un acte de l'an 1158, rapporté par le Blanc, on aurait battu monnaie à Caen pendant le douzième siècle; mais aucune des espèces émises à cette époque n'a encore été retrouvée. I/atelier monétaire que les rois de France avaient établi à Saint-LÔ fut transporté dans cette ville en 1693, et y fonctionna jusqu'en 1772. La lettre monétaire était la même que celle de Saiat-L6 :
c'était le C.
Gafb. — Marseille est la première ville de France où sNntroduisit l'usage de cette boisson : ce tut au milieu du dix-septième siècle. Le voyageur Thevenot l'apporta ensuite à Paris, vers 16G0; et quand il donnait h dîner, il
Caen une seconde fois, et s*y maintm* rent jusqu'en I4&9, époque où le brave Dunoîs reur enleva cette ville d'assaut, et força à capituler le duc de Sommerset, qui s'était retiré dans le château avec quatre mille Anglais.
C'est dans cette ville que les Girondins , proscrits par la Convention nationale , se retirèrent après le 2 juin , et organisèrent la révolte contre le gouTcrnement. Cest aussi de cetteville que Charlotte Corday partit, à la même époque, pour aller assassiner Marat.
Les monuments les plus reniaruuablés- de Caen sont la cathédrale, dont
auelques parties ont été construites ans le onzièmé siècle : on y voit le tombeau de Guillaume le Conquérant; le grand bâtiment de l'Abbaye-au.x- Honnnes, commencé en 1704, achevé en 1726, et occupé maintenant par le collège royal ; l'église de la ïrmité, fondée, vers 1066, par la reine Mathilde, femme de Guillaume le Conquérant, dont les cendres y sont déposées : enfin , Téglise Saint-Pierre , ne manquait jamais d*en régaler l'un des monuments les plus curieux hôtes. Mais ce fut surtout Tambassa
3ue Ton connaisse de l'architecture u quatorzième siècle.
Avant la révolution , Caen était la capitale de la basse Normandie; c'était le chef-lieu d'une généralité, d'une intendance et d'une élection. Les professeurs de Tuniversité célébraient chaque année une féte assez singulière , à laquelle on donnait le nom de Palùiod ou Puy. « Tons les ans, dit d'Kxpiilv (*), le 8 décembre, on lisait en public , dans l'une des salles de l'université , des pièces de poésie en
deur ottoman, Sollman-Aua, qui le mita la mode à Paris, en 1660. Apres son départ, on s'essava à prendre rmfusion dont il avait fait usage; on imita même ses cabarets vernis, ses serviettes à franges et ses tasses de porcelaine. Bien des ^ens crurent d'abord que , le premier moment passé, le goût du café s'éteindrait. Madame de Sévigné le prédit; mass des boutiques pour le vendre tout préparéayant été ouvertes au public, en 1672, son oracle en eut le
démenti. Cependant elle céda de bonne (*) DicUonDure bisUvique des Gaules et grâce à reutraînement général , et se de la France^ rangea du côté des consommateun*
L*UmVERS.