‹ France (volume 3)Chapitre 11 sur 105 · BU · texte numérisé non relu

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Chartres, de Tours, de Meaux, de Provins , de Beauvais, et une partie du Berri. Il mourut vers 978.

5** Evdes P', son fils, mort en 995.

G» Thibaut //, mort en 1004, 7" laudes II le Champenois , son frère, mort en 1037, fut toujours en

tuerre avec les ducs de Normandie et 'Anjou ,^pour agrandir ses États. En ' 1019, à là mort d*Étienne, comte de Champagne , il renit l'investiture de ce comte. Kn 1027 , il s'empara de plusieurs villes de TAnJou , se rendit mattre de Sens en 1034 , puis éleva des prétentions sur les couronnes de Bourgogne , de Lorraine et d'Italie.

Mais il fut tue, en 1037 , pendant la guerre contre le duc de Lorraine. A sa mort , ses fils , Étienne II et Thibaut, se partagèrent ses États : le premier eut le comté de Champagne et la Brie, le second le comté de iîlois.

8* Thibaut lit refusa de se reconnaître vassal du roi Henri , et forma avec son frère et d'autres seigneurs une ligue pour l6 détrôner ; mais, en

10 M, il fut vaincu et pris par le comte d'Anjou, et ohligé de céder à celui-ci Tours, Chinon et Langer. En 1048, à la mort d*Étienne II, ii lui succéda en Champagne. Il mourut en 1089. A sa mort , la Champagne passa à son fils Hugues , et le comie de'Blois à

9** Etienne ou Ilenri^ lait prisomiier.

en 1081) par Philippe r*", contre lequel

11 s'était sans doute révolté. Il obtint sa liberté, et devint le vassal le plus soumis et le plus fidcle du roi de France. Il lui en donna une preuve éelalaute lors de la révolte de Bouchard H , comte de Gorbeil , qui disputait la couronne à Philippe. Étienne défit les rehelles et tua Bouchard. Kn 1090 , il alla à la croisade, et s'y distingua à la prise de Nicée et à Dorghi. Mais fatigué de la longueur du siège d'Antioche, il revint en Frcince, en 1098. L'accusation générale de lâcheté qui s'éleva contre lui le força (\c retourner en terre sainte , où il fut pris à la bnlnillf de Hama par les Sarrasins, qui le tuèrent (1102).

10^ Thibaut IF le Grand succéda i soo père dans les cooités de BloîSi

de Chartres et de Brie. Il aida Louis le Gros à soumettre le fameux Hugues du Puiset ; mais plus tard il soutint ce dernier contre le roi. En 1134 il vint, comme tous les autcw vassaux « joindre le roi à Rfims , pour marcher avec lui contre l'empereur, qui menaçait la Chan)pagne d'une invasion; car telle était la dinérence que les vassaux mettaient alors entre les guerres do roi contre ses vassaux , et les guerres contre l'étranger, que dans les premières chacun se croyait libre de Taider ou de lui refuser du secours, sui* vaut que les intérêts de chacun l'exigeaient, au lieuqucdansles autres-tous se cro\ aient obligés de réunir leurs efforts contre l'ennemi connnun de TÉtat.

Kn 1125 , il acquit la Champagne, et eut à soutenir plusieurs euerres contre Louis vn, en qualité dfe seigneur de cette province. A sa mort (li&2), ses fils se partanèrent ses Étals.

11" Thibaut r te Bon eut le comté de Blois et de Chartres. Il alla , e»

1190, en terre sainte, et mourut au Sicge de Saint-Jean d'Acre.

i^" J.ouis succéda à son père en

1191. Il se ligua, en 11U8, avec les comtes de Flandre, du Perche, de Guines et de Toulouse , contre Philippe-Auguste, à la place duquel ils voulaient mettre Richard . roi d'Angleterre. Louis se croisa, persuadé par les prédications de i'oulques; il se distingua à la prise de Constantinople , obtint, dans le partage de fempire grec, la ville de ^^icée, et mourut, en 1205, à la bataille d'Andrinople. Il eut pour successeur

13* TMbaiU P^J le Jeune, qui mourut en 1218.

Les sœurs de Thibaut VI, Marguerite et Élisabeth, lui succédèrent, la première dans le comté de Blois, la seconde dans le confté de Chartres.

14* Marguerite épousa Gautier II, seigneur cPAvesnes, qui mourut à Damiette.

l.S" Sa (ille Marie , qui lui surcéda, épousa Hugues de Châtillon, seigneur de Crécy et comte de Saint^Pol. Elle " réunit au comté de Blois les seigneuries d'Âvems et de Guise.

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L'UiMVERS.

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10" Jean de C/iàiilfoji, son fils, Ini succéda, en 1241, dnns le comté de ^lois; vers 1268, il succéda à IMahaut dans le comté de Chartres. Ce comté, depuis Élisabeth, avait |)assé,cn 1249, à sn fille TMahaut, qui mourut sans postérité. Klle avait succédé à son père, Sulpice d'Amboise, dans les seignearies d'Amboise, de Montrichard et de Chaumont.

17° Jea?me de Châtillon, sa fille, lui succéda dans les comtés de BIoîs , de Chartres, de Dimois, etc. , avec son époux Pierre d'Aleuçon. A la mort de son mari, en 1286, elle vendit le comté de Chartres à Philippe le Bel.

Elle mourut en 1292.

f8' Hugues de Châtillon , comte de Saint-Pol , succéda à Jeanne , sa cousine germaine, et mourut en 1807.

19** Gui de Châtillon succéda à son père dans les comtés de Blois et de Dunois,etdans la seigneurie d' A vcsnes.

Il accompagna, en 1336, le roi Philippe de Valois dans son expédition contre les Anglais. Il mourut^en 1342.

20° Louis de Châtillon servit aussi Philippe de Valois contre les Anglais, et fut tue à Crécv en 1346.

2P Louis H de Châtillon^ comte de Blois,, Dunois , Soissons , seigneur d'Avesnes, fut l'un des otages que le roi Jean donna au roi d'Anglcteire pour obtenir sa liberté. Il mourut en

22« Jean HdeChàUUon, son frère, comte (le Blois, Dunois, Soissons;

seigneur d'Avesnes, de Gouda , Schoo-. noven, de Hollande, Zélande, Frise, de Clumai,duc de Gueidre, vicomte de Çhâteaudun , mourut en Hollande en 1381.

23«» Gta II de Châtillon, son frère , lui surcéda. Il était l'un des otages donnes aux Anglais pour la délivrance du roi .lean ; pour se racheter, il céda le comté de Soissons au roî d'Angleterre, qui le donna à Knguerrand de Couci , son gendre. Il combatti" avec les ducs d'Anjou et de Berri , en Guvenne, contre les Anglais. Kn 1382, il commanda l'arriêre-garde de l'armée française à Rosehecque. Ce fut un vaillant nomme y mais un grand dissipateur:

accablé de dettes, il vendit, au préja* dice (le ses héritiers, en 1391, les comtés de Blois, de Dunois, les seigneuries de Romorentin , de Chàtcau-ilenaud , à Louis d'Orléans, pour la somme de deux cent mille francs d'or. Il mourut en 1397.

24« Louis J" d'Orléans , comte ^ie Blois.

. 250 Charles d'Orléans.

26» Louis H d'Orléans, Xir de

France, rémiit les comtés deBIoiset de Dunois à la couronne.

Blois ( l'^tats de). — G décembre lâ7C(*). («ilenri m avait donné au mois de mai de cette année un édit de pacification si favorable aux huguenots qu'ils conçurent des soupçons sur la sincérité de cette concession , et qu'e les catholiques, inquiets à plus juste titre, formèrent la célèbre association connue sous le nom de sainte union, ou sainte ligue. îîenri lïl effrayé céda aux instances des huguenots, qui dejnandaient la convocation des états généraux dans Tespoir de s'y montrer triomphants; mais son but était de se replacer à la té te du parti catholique, en faisant déclarer la religion catholique, apostolique et romaine , la seule religion des Français. Les états s'ou- ▼rîrentà Blois ; les pro jets du roi s'étant révélés dès les premières séances , les députés du parti huguenot quittèrent l'assemblée. Après des discussions lon-

âueset animées, la révocation de l'édit e pacification fut prononcée, et Henri III se déclara le chef de la ligue. De son côté, Henri de Navarre devint le chef du parti calviniste, et la guerre civile reconunenca avec une nouvelle violence. L'assemblée, avant de se dissoudre , avait , suivant l'usage , remis au roi ses cahiers, d'après lesquels l'ordonnance de mai 1.579 fut rédigée.

Cette ordomiance contenait plusieurs dispositions prudentes et utiles , mais

(*) Nous emprantons nne partie de celle

notice sur les États de Blois à un .sa%*ant arliclc publié pnr !M. le comte Kengnot, SOiLs le titre de Chronologie <les états gêné' raux, dans ranniiaire de la Société de \ h\sr toire de France pour 1840.

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qm ne pouvnîent produire numn effet chez une n.ition que les passions les plus violentes exaltaient , et où chacun poursuivait les armes à la main le triomphe de son opinion religieuse. »

16 octobre 1588. — « Après la jour« née des hnrrîcadcs , le roi avait nommé le duc (le Guisi' lieutenant L:t'iitia!

(lu royaume, déclaré ie cardinal do Bourbon le plus proche héritier de la couronne, et remis à une assemblée d'états , qui devait se tenir à Bloîs, le soin de pourvoir plus ainplement à ce que réclamait la situation de la France. Les élections se firent sous rinfluence de ceitx de lu ligue ^ qui donnaient singulières riif ordre que les partisans y vinssent forts^ lesquels, de lieu en lieu par les provinces, ils avaient^ J'ait banqueter (*}. L'assemblée était très * nombreuse , et Bltds se l'en dit comme l'abrégé de la France (**}. » Suivant ce qui s'était passé à Orléans en 1560, et douze ans auparavant dans la même ville de BIois, les trois ordres délibérèrent séparément. Le clergé se réunit dans le couvent des dominicains; la noblesse au Palais, et le tiers état en la maison de ville. Il y avait cent trentequatre membres du clergé , cent quatrevingts de la noblesse,' et le tiers état comptait cent quatre-vin.i;t-onze représentants. Le roi se faisait amener les députés les uns après les autres dans son cabinet, à mesure qu'ils arrivaient, et sondait leurs dispositions; le 18 octobre, il fît lire une déclaration par laquelle il ordonnait, de l'avis et du consentement des trois états, que Tédit d'union serait à Jamais loi fondamentale, et qu'il serait présentement juré par les trois états. C'était assurer le ' triomj)lie de la ligue. Mais les espérances de Henri III s'évanouirent promptement, car les demandes hardies et réitérées de l'asseniblée ne lui permirent plus de se faire illusion sur Ira desseins de son compétiteur. «Alors, il se décida à frapper un coup qui , sans

(*) Voyez Coilecliou des étals généraux,

t. xnr, p. 874.

n Ibid., p. 876.

doute, ne rétablit pas immédiatement en France l'ordre et la f)aix, mais qui empêcha que la couronne ne passât dans la maison de Lorraine. Le duc de Guise fut assassiné le 23 décembre ; le cardinal de Guise le fut le lendemain, et on arrêta le cardinal de Bourbon.

D'un bout de la France à Tautre, leparti catholique courut aux armes; quant à Henri III, au lieu de presser les résultats du parti extrême qu^il venait de prendre, il resta à Blois, occupé à discuter avec rassemblée, à protester de son dévouement à la cause catholique , et à examiner des cahiers de remontrances, qui signalaient des abus auxquels les circonstances ne permettaient pas de porter reîiiède. Les états se séparèrent le 17 janvier 1589. »

Blonde (André) , célèbre jurisconsulte du dix-huitième siècle , qui prit part aux travaux de Mey, Alaultrot, Aubry, Camus, et autres cnrjonistes.

Lors de la révolution parlc»ncntaire en 1771, il se prononça avec énergie contre les innovations du chancelier Maupeou , et se vit contraint de se réfugier en Hollande. 11 rentra en France à ravénemcnt de Louis XVI ; et , lors du rétablissement de la mafçislrature, il reprit lecours de ses travaux. A u commencement de la révolution , Blonde fîit un des signataires d'un Mémoire à consulter, dirigé contre les décrets de l'Assemblée constituante, relativement à l'érection et à la suppression des sièges épiscopaux. Il prit part à la rédaction des Nouvelles ecclésUistiqueSy recueil qui faisait une vive opposition aux innovations de l'Assemblée, en ce qui concernait le clergé.

Il paraît qu'il ne fut pas étranger à la controverse non moins vivequi s'éleva, en 1791 et 1792, sur le même sujet.

Il mourut en 1794.

Blo.\dea.ii (Antoine-François Raimond), général, naquit le 7 janvier 1747, en Franche-Comté; entra Jeune au service, comme simple soldat, parvint bientôt au grade de capitaine, et fut nommé, en 1792, chef du second bataillon des volontaires du Doubs.

Cest en cette qualité qii'il fit» en 179S, la campagne du Bhin, pendant la*

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quelle il fut fait adjudant général , puis Oief de brigade. £n 1794, il servit SOUS l€S ordres de Pichegru. En 1795, il se trouvait à Paris iors de la révolte des sections , et contribua à la victoire de la Convention. Il se distingun de noiLveau pendant la canjpague de 1799 eii Italie. Nommé, en 1804, offlcier de la Légion d'honneur, il se retira-, en 1806, à Clerval , près de Beaiiineles-Dcimes, sa ville natale, et y mourut le 8 mai 182;).

Blondeau (Charles), avocat au Mans, mort en 1680. On a de lui un ouvrage estimé, sous le titre de : Portraits (les hommes illustres de la provi ICC (In Maine , le Mans, lG(î(> ,'in-4".

Bluadeau (Claude) , avocat au parlement de Paris , commença en 1672 , avec Guëret, le Journal du Palais, dont il composa seul , aj)rès la mort de celui-ci , 1rs tomes XI et Xll. Le soin et la clarté qui ont uré.side a la rédactidn de cette utile collection font réloge des deux auteurs. Blondeau a eneoie publié, en 1689, sous le titre de Bibliothèque canonique^ une nouvelle édition de la Somme bénéficiaii e, de Laurent Bouchel , enrichie de nombreuses notes.

Blondeau ob Charnage (Claude- François) naquit en Franche -(^omté le 12 mai Î7I0, et mourut à Paris le 20 octobre 1770. Après avoir servi quelque temps dans les milices comme lieutenant, il obtint sa retraite avec une pension, et vint se fixer à Paris, où il compo.^a un grand nombre debrochures, qui ont été recueillies en partie sous le titre iV Œuvres du che^ valier Blondeau, et publiées eu 2 vol.

ln-12, Avignon, 1745. Le principal ouvrage de Blondeau de Cbarnaue est un Dicfion)iaire de titres originaux , en 5 vol. in-12, Paris, 1704 et an-" nées suivantes, où Ton trouve des renseignements curieux pour Thistoire de Tancienne noblesse.

lU.ONDEAi^ rJean-Baptiste- A ntoine- Hyacinthe) , ne à >«aniur (Belgique; le !tO aoât 1784, après avoir fait ses humanités nu collège de cette ville, corn* mença a Técole centrale de Bruxelles, (Bt ensuite à celle d'Anvers , Tétude de

la philosophie et de la législation. Il vint à Paris au couimeucement de 1802 (ventdse an x ), et fut admis , comme élève d*élite du département des DeuxiSèthes, fi suivre les cours de W /radt'mie de législalinn. Beçu avocat en 180Ô, il fut nommé la même année professeur suppléant à Téhole de droit deStrasbourg ; trois ans après , il passa, avec le même titre, à celle de Paris.

On lui offrit , en 1811, une place de procureur impérial au chel'-lieu de l'un des départements de la Hollande ; mais il refusa cette place» et fut chargé, en 1812, de l'enseignement du droit romain à la Faculté de droit de Paris. 11 fut nonimé déliuilivcmeut a celte cliai re en 1819. Fnlin, le 4 aoiU 1830, il lut nommé doyen de la Faculté de di'oit, fonctions qu*il exerce encore aujour^ d'hui. *

M. Blondeau avait fondé, en 1820, un recueil périodique, intitulé: Thém(s, ou Bibliothèque du Jurisconsulte , oui a longtem{)S exercé sur les progrès de Tétude du droit une heureuse inlltience. Il a en outre publié, avec M. Du Caurroy, trois éditions duJuris civilis Ècloga, dans lequel on a réuni aux Institutes de Justinien les principaux textes du droit antéjustinieu ; et, avec M. Bonjean , ime traduction des Institutes accompai^iiée d'im Corpus Juris civilis antejuslinuaieif où (à l'exception des codes Théodosierf , Grégorien çt Hcrmogénien) se trouvent réunis tous les doctmients jtiridujues antérieurs à Justinien, (pii concernent sj)écialenient le droit prive. Des articles plus ou moins étendus sur les méthodes philosophiques, sur la /iéigrfslation ou sur le drmtt ont été donnés par M. Blondeau à divers recueils périodiques, et notamment à la Décade philosophique y au Magasin encyclopédique, a la Bibliothèque du bar^ r( au et à la Beoue de législation et de

jurisprudence»

Blo.nuemi (N.), soldat au 20* régiment de chasseurs a cheval , né à Catillon (Piord). En 1793, il s*élança

* à dieval dans l'Inn, et alla sur la rive opposée attaquer trois dragons de Latour, qu'il ramena prisonniers «veo

Diyitizea by Googlc

htù FRANGE.

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lettre cheTanx. Peu dê temps après, dans une charge^ il sauva la vie à un gTMiadier français, et le dégagea des mains de deux cavaliers, (jui , à leur tour, furent obligés de se rendre. Pendant la campagne de 1796, Blondeau se trouvant à la découverte dans les eovirons d'Offenbour^, se mit avec le brigadier Desbordes a la poursuite de plusieurs vedettes (|n'il poussa à travers un bois; peine s'v tut-il enfoncé,

S*il aperçut ,dtvatit fui vingt -cinq dîmes d infanterie. Sans hésiter , il les somme de se rendre; ceux-ci mettent bas les armes , et l'audacieux ctiasseur les dirige aussitôt vers son camarade, qu'il charge de les conduire au camp. A peine a t-il terminé ce coup de main , qu'il part au galop, poursuit de nouveau les vedettes et ne revient qu'après avoir pris deux ca* faiien el leuvs chevaui|^On vit quel* qnfym Blondeau conduire à son ré* giment jusqu'à onze cavaliers montés et équipes.

Blondel ())avid) , savant ministre protestant, historiographe de France, naquit à Châlona-sur-Marne, en 1591, et mourut à Amsterdam en 1655. Ses ouvrages les plus estimés sont : (/( s Sibylles célèbres, Paris, 1649, 111-4°; de MSormulœ begnante Chbisto, in vetifvm monumettifSyUsu^ Amsterdam, J646, in-4*. C'est un traité curieux et

fitein d'érudition , où fauteur réfute es historiens qui preteiidaient que cette formule avait cçnunencé sous les règnes de PhîKppe' I»'' et de Philippe II, pendant I exconununication desquels elle aurait été sribstituée aux aimées de règne ; Isserdo (jetiealogids francicads Amsterdam, 2 vol. in-tol., ouvrage dont Pobjet était de réfuter les livres publiés par ^tiifflet contre la France; enlin Barnm - Campano- Francicnm adversm commcninrium /of/iarbigicum, ./. J. CàiJJletii^ Amsterdam, 1GÔ2, in-ful.

Blondel (FVai.çois), architecte célèbre, nnrpiit à Uibemont , en Picudie,en KilT. Il étudia d'abord les bellt s-!cttri s , f l fut clioisi pour accompagner, dans ses voyages, le jeune CMMte ^ Brianne. Pendant trois ans

il parcourut l'Allemagne et ritalie. A son retour, il fut employé dans diverses négociations , visita ritgypte , et, en IfiôO, il se rendit à (.onstaïUinople, en qualité d'envoyé extraordmaire, au sujet de la détention de Fambassadeur fran^is. Le succès qu'il obtint dans cettf affaire lui valut un brevet de conseiller d'État, et il fut cbargé d'enseigner au premier dauphin les lettres et les mathématiques. Il professa même cette dernière science au Collège royal.

Ce n'est que vers Tannée 16G5 que Blondel dirigea son esprit vers l'arcbitecture. Il rétablit un pont sur la Charente, à Saintes, et le décora d'an arc de triompbe. En 1669 , il fht admis à l'Académie des sciences, et Louis XIV ordomia que les travaux publics qui se feraient à Paris seraient exécutés d'après ses plans. Cest alors que Blondel dirigea là restauration des portes Saint - Antoine et Saint-Bernard, et fit élever la porte Saint-Denis, que l'on regarde comme son chef-d'œuvre. Il en fut récompensé par la place de directeur et de professeur de l'Académie d'architecture. Il publia, sous le titre de Cours d'architecture^ les leçons qu'il donnait à ses elcves. Sou excellent traité intitulé : Nouvelle manière de Jor/t/iar les places, 1683, lui valut le grade de rnniétb il do camp. Ce savant artiste mourut le 21 janvier 1686, et non pas en février , connue le préteudent tous ses biographes.

Blokdel (Jacques -François) était neveu de François lîlondel ; il fut comme lui nrcliiterte et membre de l'Académie d'architecture. Il mourut en 17Ô0. Nous ne savons rien sur.

sa vie. Son fils , Jacques Blondel, né à Rouen, en 1705, fut son élève, et non pas , comme on l'avance souvent, celui de François. En 1739, il ouvrit une école d'architecture, et le mérite de ses leçons le fit rei^voir k l'Académie d'architeeture, en 1755.

Les monuments qu'il éleva sont : le palais archiépiscopal de Cambrai ', le portail de la cathédrale de Metz , le

palais épiscopal, rhôtd de fille et tes

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