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la restauration du Palais -Bourbon (1720), plusieurs bôtels, entre autres ceux de Guercby, deVoyer, de Duras, de Tingry ; la porte de l'hôtel de Villars ; dans les provinces : le palais de Nancy , et les châteaux de Lunéville et de Harroné en Lorraine, et celui de Bos8etie, près de Melun. Comme ingénieur, il a ftiit construire le célèbro puits de Bioétre et le pont de Sens. 11 a publié sur son art divers ouvrages, dont le plus important a pour titre :
Livre d'architecture , contenant les principes pénéraux de cet art^ et Ut plans y élévations et profils de quel' ques-uns des bâtimentsfaits en France et dans les pays étrangers , Paris , 1745 , in-fol. , avec soixante-dix planches. Telles sont les productions de cet artiste; il nous reste à les apprécier. Boffrand était élève de j.
H. Mansard , et Palladio fut toujours son modèle; mais il vécut à une épo-
âue oii les arts tombaient eu décaence ; et , loin de lutter , comme Blondel , contre le mauvais goût de son siècle , il y céda entièremçnt , et contribua même à augmenter la décadence. On peut avoir, dans la décoration intérieure de Thétel Soubise, confiée à Boffrand en 1737 , une preuve de ce mauvais gortt : de petites chambres, des réduits décorés de plates peintures de Boucher, de Natoire, de la TrémoUière , représentant des sujets mythologiques , des femmes nues , mal peintes, mal dessinées ; des ornements en chicorée se trouvent partout ; tout est contourné.
BoGUET (Henri), né dans le seizième siècle en Francho^Comté, était grand juge de la terre de Saint-Claude. Parmi les ouvrages qu'il a laissés, le suivant, devenu tres-rare , était autrefois trèsrecherché ; c'est le Discours des sorciers tiré de quelques procès , avec une instruction pour un juge en sorcellerie. L'extrême crédulité et le zèle farouche qu'il y montre font frémir , quand on pense que ce manuel d'assassinat juridique lut écrit après expérience , et que la théorie de réerivain était le résultat de la pratique du juge. Boguet publia encore les Actions de
la vie et de la mort de saint Clmidt, et le preniiec traité qui ait été lait bur la eoutmneik Franebe<3onité. Nonnné en lèlB conseiller aa parlement de
Dole, il fallut un ordre exprès du roi pour l'enregistrement de ses lettres de nominatioo , auquel se refusait le parlement.
BoHÂN (Alain), membtie de l'Ai-'
semblée législative , fut envoyé , en 1792 , par le département du Finistère, à la Convention nationale. Danslepro- , cès de Louis XVI , il vota successivement pour l'appel au jjeuple , pour •la mort, et pour le sursis. Il signa la protestation contre la journée du 31 mai , organisée contre les girondins , et fut un des soixante-treize députés de ce parti que celai de la Montagne ■fit arrêter, et qui furent mis en liberté après le 9 thermidor. Bohanlît encore partie du Conseil des Cinq-Cents en 1795 et 1798 ; mais, depuis le IS bru- , maire, il s'est tenu dans l'obscurité la plus profonde.
Bohême (relations de la -France avec la). — La Bohême eut pour premiers habitants connus les Boîens (Boii), peuplade celtique, sortie des Gaules sous la conduite de Sîgovè- .
se, vers Tan 164 de la fondation de Rome. Avant l'arrivée des Boîens, du nom desquels a été formé celui de Bobéme , ce pays ne portait aucune dénomination particulière ou du moins
généralement connue ; il faisait partie e la forêt Hercinie, si célèbre dans l'antiquité. Ainsi, la Bohême dut naissance à une émigration de Gaulois; mais les Boïens ne paraissent pas •avoir eu arec les habitants de la Gaule d'autres rapports que ceux d'une commune origine.
Il en fut autrement pour les Tchèques , peuple slave qui , au siiième siècle, se superposa aux Mareoinans, lesquels avaient eux-mêmes envahi le territoire des Boïens sous le règne d'Auguste. Les Tchèques reconnurent la suzeraineté des Mérovingiens, et ils ne se lassaient pas d'implorer Tassis- • tance de ces princes contre les attaques continuelles des Avares. Étant passés BOUS le joug des ÀTares dans les pra-
mtères années du septième siècle , les Tchèques eurent le bonheur d'en être délivrés, vers l'an 69^0, par le courage d*un chef énmgique nonuné Sam , qui étendit en outre sa domination sur la plupart des tribus slaves , cantonnées dans ia Moravie, la baâse Silésk, la Lusaoe et la MlsB|e. Ce Samo, d'origine slave selon les uns, (Tongine franque suivant les autres , tenta de consolider son autorité naissante par une alliance avec Dagobert. Mais l'empereur des Francs ayant dédaigné de traiter avec un peuple vassal et encore païen , des hostilités s*ensuivirent dans lesquelles Samo remporta l'avantage. Dès lors, les Tchèques, attires par Tappàt d'uu butin considérable, Urent de fréquentes ucorsions dans les provinces de l'eaipire métovingien. Voici, du reste, comment les faits dont il s'agit sont rapportés dans la Chronique de Frédegaire , qui désigne, sous le nom de Venèdes ou Esdavons , le mélange de peuples slaves auxquels commandait Samo , et donne à ce dernier une origine Êcanque et le nom de Samon.
u La quarantième année du règne de Ghlotber,un certain homme, nommé Samon , de la nation des Francs, s'associa plusieurs l\ommes du Sundgau qui faisaient le négoce avec lui, et se rendit chez les Ësclavons, surnommés les Yenèdes, pour v commercer. Les Ësclavons avaient o^à commoicé à se soulever contre les Avares , surnommés les Huns, et contre leur roi Gagan. Les Venèdes , surnommés Bijïilciy étaient depuis longtemps alliés des Huns : lorsque les Huns attaquaient quelque nation, ils se tenaient irangés en bataille devant leur camp , et les Venèdes combattaient : s'ils remportaient la victoire, alors les Huns s'avançaient pour piller ; si les Venèdes étaient vaincus , les Huns venaient à leur secours. Ils appelaient les Venèdes Bifulces, parce qu'ils combattaient deux fois, attaquant toujours avant les Huns. Les Huns venaient tous les ansiiasser l'hiver chcs les Ësclavons.
Ils prenaient pour leur lit les tonnes et les fiUas des Eiclavoiii, qqi leur