BOI L'UN
études au collège de cette ville, et
vint, à l'âge de vingt ans, ouvrir à Paris un cours de littérature. Il entra ensuite comme élève du département à rÉcole normale, et obtint, ton de la création des écoles centrales, la - chaire de belles-lettres à celle de Beauvais. Ce fut le sentiment patriotique qui lui dicta son premier ouvrage, lequel parut en 1794, sous le titre de Mamet du républicain y eu P Esprit du contrat social mis à la portée de tout le monde. Il serait difficile aujourd'hui d'en retrouver un exemplaire.
L'élan qui le lui avait inspiré se calma singulièrement dans la suite. On peut supposer néanmoins que le souvenir que cette puI)lirntion avait laissé dans certains esprits lut pour quelque chose dans la disgrâce qui frappa Boinviliiers en 1816. Il était, à cette époque, inspecteur de TAcadémie de Douai , après avoir successivement rempli les fonctions de censeur des études dans les lycées de Rouen et d'Orléans. Sans motif apparent, il fut brusquement mis à la retraité. Il vint à Paris , résolu de consacrer à ses travaux lîtté* raires les loisirs forcés que lui procurait cette sorte de destitution. La liste des ouvrages auxquels il a mis son nom est trop longue pour trouver place ici. Les plus connus ne sont ^e des éditions améliorées, des abrégés ou des traductions d'auteurs , à l'usage des écoles. Parmi ceux qui lui appartiennent en propre , on doit distinguer sa Grammaire raisonnée,cuCours théorique etanalytiqtie de la langu^fronr çaise, qui parut pour la première fois en 1803, travail utile, fait avec conscience, et particulièrement riche en exemples bien choisis , et par lesquels l'auteur éclaire d'une manière plus lieareuse qu'il n'eilt pu le faire par de lon^s développements théoriques, une foule de cas particuliers. Il avait préeédemment publié une grammaire et un manuel pour Tétude de la langue latine. Il y ajouta ensuite divers bons recueils d'exercices, des ouvrages d'éducation , enlin quelques oeuvres dramatiques, et des poésies qui sont ses predoctions les plus faiUes. Mem-