‹ France (volume 3)Chapitre 20 sur 105 · RS. BOI · texte numérisé non relu

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bre d*un erand nombre de sociétés littéraires des départements , et correspondant de l'Institut depuis 1800, il se mit sur les rangs, en 1819, pour une place vacante a TAcadémie , et n*eut qu'une voix ! Ce fut alors quMl se retira à Ourscamp , département de l'Oise, où il mourut en 1830.

BoiBON CPierre)j né à Saint- Chamond, exerçait, dans cette ville, la profession de tonnelier lorsque ses sentiments patriotiques bien connus lui firent donner par ses concitoyens la place d'oflicier municipal ; il fut ensuite nommé députe suppléant à la Convention nationale par le département de Saône-et-Loire , ne prit séance qu'après le procès de Louis XVI , et se rangea du côté des girondins. Après le 31 mai 1793, il fut accusé d'avoir pris une part active, par ses conseils, à. rinsurrection fédéraliste de Lyon ; Il ~ parvint à se disculper, et un décret, rendu le 8 mars 1794, le déchargea de cette accusation. Après la session conventionnelle, il retourna à Avallon , et reprit son métier de tonnelier.

Bois-D.\uPHiN (Urbain de Laval, marquis de Sablé, seigneur de), maréchal de France, chevalier du Saint- Esprit et gouverneur d'Anjou, ûls de René II de Laval-Bois-Dauphin et de Jeanne de Lenoncourt-Nanteuil. Ses premières actions d'éclat eurent lieu au siège de Livron, en 1575. Il se distingua ensuite à celui de la Fère, en 1580, et au combat d'Anneau, en 1687.

Plus tard, ayant embrassé le parti de la ligue, il fut blessé et fait prisonnier à la bataille d'Ivry, en 1;VJ0. Il ne tarda pas cependant à faire sa paix avec Henri IV, auquel il remit les places de Sablé, Château -Gonthier, etc.

Cest ce prince qui le fit maréchal de France, et lui confia le gouvernement de la province d'Anjou. Louis XIII le nomma, en 1G15, lieutenant général de l'armée qu'il envoya contre les princes. C'est le dernier commandement dont ait été revêtu le maréchal, de Bois-Dauphin; il quitta la cour j)eu de temps après, et se retira dans ses terres, où il mourut en 1629. Il avait

épouse Madeleine de Montciair, dame

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de Bourbon, dont ir avait eu un fils, Le cardinal de Boîsgelin était doué

Philippe-Emmanuel deLaval-Bois-Dau- d'un goût fm et délicat, d*un esprit

phin, qui mourut en 1G40. brillant et facile; il aimo les lettres et

BoisDE LAKocHE,vicomtéUeBre- les cultiva avec succès. Il prononça,

tigne, dépend aujourd'hui du dépar* en 1765, Toraisou funèbre du dauphm,

teuient du Morfcphan. fils de Louis XV, celle de Stanislas,

Bois-FÉVBTEB, seigneurie de Bre- roi de Pologne, et enfln celle de la

tagne, érigée en marquisat en 1674. dauphine. Il fut nommé, en 1776,

Boîsgelin (Jean-de-Dieu-Raymond membre de l'Académie française, à la

de Lucé) naquit à Rennes ^ k 27 fé- place de l'abbé de Voisenon. Son suc-

vrier 1 732. Destiné dès Tenfance à Tétat cesseur à la seconde classe de Tlnstitut

ecclésiastique, il fut nommé successi- fotDureaudeLamalle.

vement i,'rand vicaire de Pontoise, Botsgerabd (Marie-Anne-François

évêque de Lavaur et archevêque d' Aix. Barbuat de) naquit le 18 juillet 1767,

Il laissa dans cette dernière ville des à Tonnerre, département de TYonne.

800 venirs honorables. Ayant été notnmé Destiné h la carrière des armes qu'avait

président des états de Provence, il fit suivie son père, il entra à l*École mî-

décréter par cette asseniblée la cons- litaire, et y fit de tels progrès, qu'en

truction d'un canal, auquel on a donné 1791 il fut nommé capitaine du génie,

son nom; la fondation d'une maison L'année suivante, il se trouva au siège

d'éducation pour les demoiselles pau- de Spire, et se signala à la prise de

▼res, et qui subsiste eneore à Lamb- cette ville. Il assista aussi à la prise de

sec, et plusieurs autres établissements Mayence, et se rendit ensuite dans la

utiles. En 1789, INI. de Boisgelin siégea, Vendée. Quelque temps après, il passa

comme député du clergé d'Aix, aux à l'armée du iNord , et se fit remarquer

états généraux, où, après s'être montré à Cbarleroi, à Landrecies, devant le

Tun des plus zélés antagonistes de la Quesnoy, où il fut blessé, et au siège

réunion des trois ordres, il vota pour de Valenciennes , où il fut chargé de*

l'abolition des privilèges féodaux et l'attaque de la citadelle. Lors du blocus

pour la répartition annuelle de l'impôt, de Maastricht , il commanda les troupes

Mais ensuite il se j}rononça pour que oui avaient ordre de se porter sur le

Ton conservât au roi le droit de guerre fort S^int-Pierre, et était sur le point

et de paix. Cependant il fut élu prési- de voir les mesures qu'il avait prises

dent de l'Assemblée le 23 novembre pour faire sauter ce fort couronnées

1790. Il opina ensuite pour le maintien d'un entier succès, quand les assiégés

des dîmes, en proposant, de la part du demandèrent à capituler. Il recons-

dergé, un sacrifice de quatre cents mil- truisit ensuite le fort de Kebl et la téte

lions. Après avoir combattu la motion du pont de Honin^cGe fut dans

qui mettait à la disposition de l'As- cette occasion qu'il i.niagina les ponts*

semblée tous les biens de l'Église , en radeaux, afin de faciliter les communi-

garantie de la valeur des assignats , il cations. Bientôt après, il passa, en

proposa la convocation d'un concile qualité de chef de brigade et de com-

général , et publia on écrit intitulé : mandant èn chef du génie, à l'armée

Exposition des principes des évéques dite d'Angleterre. En 1799 , il se rendit

de ^Assemblée. Après la session de à l'armée d'Italie, et fut blessé mortel-

l'Assemblée constituante, un archevê- lement à la bataille de Capoue, gagnée

que constitutionnel ayant été nommé par le général Championnet, au mo-

a Aix , M. Boisgelin se retira en Angle- ment ou le traité de paix venait d'être

terre, et ne revint en France qu'après signé.

la signature du concordat. Il fut nom- Boisguillebebt (Pierre te Pesant,

mé, en 1802 , à l'archevêché de Tours, sieur de), lieutenant général au bail-

et reçut peu de temps après le chapeau liage de Rouen, mort en 1714, est

de cardinal. Il mourut à Angerviilers, auteur de deux traductions de Xiphi-

te S2 aofit 1804. Un et d'fféroeUen, et d'une Nomelle

L'UNIVERS

hUtùrique sur Marie Shiart; mais son principal ouvrage est son Détail de la France sous le règne de Louis XI T.

Cet ouvrage, après avoir eu plusieurs éditions sous ce titre, fut réiiii; rimé a Bruxt'Iles, en 1712, sous celui de Testament politique de M. de f aubun.

Il reoferine sur radministratioa des dnances des idées justes et saines, et peut eucore être consulté aujourd'hui avec fruit, surtout pour les détails stJitistiques qu'on y trouve.

BoisuÀRDY ( Charles j avait servi comme ofOcier dans le régiment de Royal-Marine, et donné sa démission au commencement de la révolution.

Après s'être inelé, en 1792, aux intrigues de la Rouarie, il devint, en 1793, oflicier supérieur de l'armée catholique et royale de Bretagne. Il se soumit en 1795; mais sa correspondance adres> sée aux membres du conseil du Morbihan ayant été interceptée, et son projet de réunion avec d'autres chefs d^ chouans à Villehemet ayant été divulgué, il fut surveillé et arrêté au moment où il cherchait à rejoindre ses complices. Il fut fusillé, et sa tête fut promenée dans les rues de Lamballe et de Mootcontour.

BoiSLANDBY (Lottîsde), né en 1749, était négociant à Versailles, lorsqu'il fut nommé député du tiers état de la prévôté de Paris aux états généraux de 1789. Le 6 juillet 1790, il Ot, au nom des comités ecclésiastique et de cons* titution,, un rapport sur la nécessité de forcer les évéques à résider dans leurs diocèses ; il cornbnttit aussi la proposition de Mirabeau sur une nojivelle émission d'assignats , et proposa d'éteindre la dette nationale au moyen de délégations nationales portant cinq pour cent d'intérêt. En février 1791 , il vota contre l'établissement des taxes à rentrée des villes, et engagea r Assemblée à s'occuper de régler les droits de patentes. Il se retira de la scène politique après la session de l'Assemblée constituante. Il est mort à Paris en 1834. On a de lui plusieurs ouvrai^es estimés sur le commerce et radministration publique.

Bou-u-Duq (siège de). — En 1794»

une place forte était nécessaire à l'armée du ISord pour poursuivre les Anglais au delà de la Meuse. Ce fut Boisie>Duc que Ton choisit; mais ce n'était pas chose facile que de s*en emparer.

Cette phice était environnée de forts bien entretenus et bien armés, et des inondations, qui s'étendaient a plus de trois cents toises de ses remparts, en faisaient comme une île au milieu d'un vaste fleuve. Tant d'obstacles ne rebutèrent pas l'armée française. On n'avait point d'artillerie de siège, mais la garnison était faible; on se fia a la fortune. On attaqua tout à la fois la ville et les forts d'Orten et de Crèvecœur, dont la prise devait priver la place de toute communication avec la Meuse.

La ville fut investie le 23 septembre. ^ Dès le lendemain, on entra dans le fort d'Orten, évacué par les Hollandais. On établft quelques batteries d'obusierg et de canons, à quatre-vingts toises des ouvrages extérieurs; ou ouvrit la tranchée devant le fort de Crèvecœur, et on le bombarda avec tant de persévérance, qu'il se rendit, le 29 septembre, au général Delinns. L'occupation de ce fort, en affaiblissant les moyens de défense de Bois-le-Duc , ouvrait encore le passage de l'Ile de Bommel, position décisive pour l'invasion de la Hollande. On s'emparn même du fort Saint- André, mais on ne pensa pas à en réparer les fortifications et a les mettre en état de défense; de sorte que les Hollandais, qui connaissaient nmpor* tance de cette position, purent la reprendre et la mettre à Vaori d'un nouveau coup de main.

Cependant le siège de Cois-le-Duc traînait en longueur. On commençait à avoir des inquiétudes sur l'issue de cette entreprise. Les pluies avaient étendu les inondations; les tranchées près des ouvrages extérieurs n'étaient plus praticables; l'artillerie de siège était arrivée, mais il fallait, pour l'établir, de grands travaux que le sol inondé rendait longs et difficiles. Les forts isoles qui environnaient la ville en empêchaient les approches. Ce|>endant les batteries de pièces de' campagne et les obusiérs avaient inoea^é

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plotiam parties de la ville; et l'opi- Dion, plus forte dans la guerre que les

armes elles-mêmes, y conibnttait pour les Français. Au moment où Ton s'y attendait'le moins , le gouverneur, qui 8*était casematé et qui même a?ait blindé sa demeure avec des bois et du fumier, pour la mettre à l'abri des bombes, dont il craignait singulièrement les éclats, demanda à capituler.

On se hâta de lui accorder les honneurs de la guerre; et, le 10 octobre 1704, il retourna en Hollande avec sa garnison, prisonnière de ^ue^re sur parole.

On s'étonna de trouver sur les remparts cent quarante-six boucbes à feu, et cent trente milliers de poudre dans les magasins. ^

Bois-Meslé (Jean-Bnptiste Torcbet ' de), avocat au parlement de Paris, est auteur d'une Histoire générale de la marine y publiée de 1744 à 17ô8, en SjvoI. in-4**. Il a paru, en 1769, une seconde édition de cet utile ouvrage.

BoiSMONT (Nicolas Thyrd de), célèbre prédicateur, membre de l'Académie française, était né près de Rouen t en 17}5. Il mourut à Paris, le ao décembre 1786, âgé de soixante et onze ans, avec le titre de prédicateur du roi , et celui de docteur en théologie de la maison de Navarre. Ses œuvres ont été recueillies et publiées à Paris en 180», en 1 vol. in-8".

BoiSMOBAND (Claude - Joseph) naquit à Quimper en 1680, et entra dans I ordre des jésuites, chez lesquels il professa pendant quelque temps la rhétorique à Rennes; mais quelques écarts rayant fait reléguer à la Flèche, il quitta la société, quoique déjà revêtu de la prêtrise, et rentra dans le monde, où il se lit bientôt connaître sous le nom de Tabbé Saiarêd,.^ « Il a passé, dit Collé-, pour le plus beau et le plus grand jureur de son temps. Cependant il reconnaissait un supérieur dans ce grand art de jurer : c'était un nommé Passavant y mauvais sujet et gros

eeur( cela est presque synonyme. Un r que l*abbé de Koismorand avait perdu beaucoup d'argent de suite, et qu'il s'était épuisé en jurements nouveaux ^ n*en pouvant plus inventer, il

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