‹ France (volume 3)Chapitre 43 sur 105 · MUT · texte numérisé non relu

MUT

BôumBOir (Nioolat), dfl l*^»cfefi9 Tini des plus célèbres poètes latins du

seizième siècle, précepteur de Jeanne d'Albret, reine de Navarre, mère de Henri IV, naquit à Yandeuvre, près de Bur^nir-Aafie, en 1508, èt moorat vers Tannée IfiSO à Candé, petite ville de la Touraine , où il s'était retiré après avoir terminé l'éducation de sa royale élève. wSes divers poèmes , et surtout le recueil intitulé iVu(;jfanim /ibri 0cda, ont été plusieurs fois imprimés séparément; Philippe Dubois les a tous réunis et publiés en 2 vol. in«4% Paris, 1685, ad vsum Delphini,

BouBBON (J^iicoias), dit le Jeune, petit-neveu du précédent, professeur' de littérature grecque au collège royal, et membre de l'Académie française, naquit à V.mdrnvre en 1574, et mourut à Paris eu 1C44, dans une maison de la congrégation de l'Oratoire, à laquelle Il appartenait. Gomme son grandoncle, il s'appliqua à l'étude de la littérature latine , et il y obtint tant de succès qu'il passa avec raison pour le meilleur poète latin de son temps.

Ses oeuvres ont été plusieurs fois im-

J)rimées, entre autres, en 1680, sous e litre de Poematia^ etc.

Bourbon, voltigeur au 108" régiment de ligne. Envoyé en tirailleur en 1809, à la bataille de Thann, il tomba dans une embuscade de douze Autri* chiens commandés par un officier.

« Cei'nez ! cernez ! les voilà ! les voilà ! » s'écria aussitôt Bourbon en tirant deux fols sur l'ennemi. Le commandant autridiien lui présente alors son épée, se rend, et Bourbon ramène à son eo* lonel les ennemis prisonniers.

Bourbonnais, BurbonensU âge?', province avec titre de sirie, formant aujourd'hui le département de l'Allier.

Moulins en était la capitale. Au temps d^Ctor, cette province était habitée par les Âldui et les Boit, et plus tard elle fut comprise dans la première Aquitaine. Après avoir été près de cinq siècles soumis à la domination romaine, lé Bourbonnais passa sous celle des Wisigoths et des Franks. Il obéit ensuite aux ducs d'Aquitaine; mais dès les premières années du dixième siè-

cle, la tirie du Bourbcmiilt fitt mise sous la mouvance immédiate de la

couronne. Robert de Clermont, sixième fils de saint Louis, épousa, en 1271, Béatrix , héritière de ce duché ; il devint ainsi chef des Yalois-Bouiions.

En 1837, le Bourbonnais fut érigé en duché-pairie; il futréuni à In couronne en 1523, après la trahison du connétable de Bourbon.

BouBBONNE-LES-BAms, petite ville de Fancien Bassigny, aujoufd*hai du département de la Haute-Marne, à onze lieues de Langrce, célèbre par ses eaux thermales.

La découverte de ces eaux thermales remonte à une très-haute antiquité.

De nombreuses raines découvertes dans les environs ie Bourbonne, des monuments authentiques, attestent que les Romains connaissaient la propriété de ces eaux, et qu'ils avaient formé dans leur voisinage un établissement considérable.

Bnrvonis aquse, tel était le nom sous lequel Bourbonne était alors désignée Son château, construit en 018, sous le règne de Thierry II, roi de Bourgogne, fut incendié en 1717.

De ses ruines fut construite une maison seigneuriale, démolie en 1822, et remplacée par une jolie promenade. ■

Bourbonne, dont la population est de trois mille deux cent soixante et

douze habitants, possède un hôpital militaire qui reçoit annuellement de six à huit cents malades. Cet hôpital fondé en 1782 , agrandi en 1785 , attira de nouveau, en 1812, l'attention du gouvernement, qui fit aussi à cette époque l'acquisition des bains civils.

Les militaires y arrivent chaque année au 1*" juin et au l**^ août, et ils y restenf ordinairement deux mois. La France ne possède que deux autres hôpitaux militaires uniquement destinés à l'usaiie des eaux; l'un est à Bourges, l'autre à Bagnoles (Orne).

(*) Voy. Walckenaer, Géographie ancienne des Gaules, t, I, pag. 32 1 ; Berger deXivi ey, Lettre à M. Hase ^ i833, in*8% p. 46 , pt Caylu», Anii^ttUt, t. Y* pl* n* 3 , p. 335.

BOIT

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