L*UI«IV£IIS
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BoCBBOTTE (N.), né à Tanx, près d'Avalon , s*est fait remarquer dans la révolution par son courage personnel , mais poussa souvent le patriotisme
Jusqu'aux dernières rigueurs. Élotnem- »re de la Convention en 1792, par le déparlement de l'Yonne, il demanda la mise en jugement de la reine, après avoir voté la mort de Louis XVI, sans appel ni sursis. II se joignit à Albitte et Gbabot, qui s'opposèrent à ce que les complices des massacres de sep* tembre fussent recherchés. Il fut envoyé à Orléans, afin d'y examiner la conduite des chefs de la légion germanique, aocasès dMncîvisme, et passa ensuite dans la Vendée, où il donna des preuves marquantes de talent et d'intrépidité. A fa prise de Saumur par les Vendéens, son cheval ayant été tué sous lui , Bourbotte , environné par de nombreux ennemis, se d^end seul, et tue plusieurs hommes; il allait succomber lorsque Moreau , alors simple oflicier, arriva à temps avec quelques soldats, et parvint a le délivrer.
vann une autre affaire , étourdi par un coup de crosse qu'il venait de recevoir sur la téte, il revient à lui, soulève d'une main le fusil du soldat qui l'ajustait, et de l'autre fend avec son sabre le front de celui qui allait lui donner la mort. Rappelé de ses fonctions administratives par le c(miité de salut public, et accusé de mesures oppressives, il fut défendu par Carrier, à la condamnation duquel il s'opposa vainement quelque temps après. Bour* botte acquitté fut envoyé a Parmée du Rhin et Moselle, où il montra la même intrépidité. Le 26 août 1794, i! annonça à la Convention la prise de Reinsfeld, de Bingen et de Trêves. Le 9 thermiuor, il se mit à la téte des mécontents, et commanda ouvertement rinsurrection. Le l*'"' prairial, maître pendant quelque temps du pouvoir, il demanda l'arrestation des journalistes réacteurs et celle des conspirateurs sortis de prison après le 9 thermidor; mais, pendant qu'il discutait, Legendre et Aiipuis marchaient à la téte des sections sur l'Assemblée, et la prirent d'assaut. Bourbolte , Gou-
jon, Romme, Duquesnoy, Duroy et
Soubrany, furent arrêtés en vertu du décret proposé par Tallien, et ensuite transférés au château du Taureau dans le Finistère. Ramenés à Paris vingt* trois jours après , ils y furent condam nés à mort, le 13 jum 1795, par une commission spéciale militaire qui se tint à l'hôtel de ville, après s'être défendus devant ce tribunal avec une énergie et une éloquence remarquables. L'un d'eux, lorsqu'ils furent sortis de la salle, se frappa d*un couteau qu'il avait tenu caché, et le remit à son collègue, qui s'empressa de l'imiter. L'exemple fut bientdt suivi par les quatre autres. Bourbotte et trois de ses collègues respiraient encore en arrivant à l'échafaud. Bonrbotte , regardé comme le plus coupable, fut réservé pour être exécuté le dernier; mais son couraçe ne se démentit pas plus devant la guillotine que sur le champ de bataille, et le sourire était encore sur ses lèvres lorsque tomba le fatal couteau. (
BooBBOUBO, petite ville de la FIan> dre, à deux myriam. deDunkèrque (dé* pnrtement du Nord)-, population, deux mille trois cent soixante-dix-huit habitants. On ne connaît pas la date de la fondation de cette ville; mais on sait qu'elle fut fortifiée au commencement du dixième siècle par Baudouin le Chauve, comte de Flandre. Clémence de Bourgogne y fonda, en 1 102, une abbaye de religieuse de l'ordre de Saint-Benott. Les Anglais s'en rendirent maîtres en 1383; mais elle ne resta pas longtemps en leur pouvoir : les Français la reprirent et la saccagèrent peu de temps après.
Elle l'ut encore prise par les Autrichiens en 1439, par les Français en 1645, abandonnée en 1647, et reprise par Turenne en 16^7. La paix des JJJyrénées en assura définitivement la possession à la France ; mais ses fortifications furent détruites.
BouBCBT (Pierre-Joseph de), savant tacticien, naquit à TJsseaux, près Châtelleraut, en 1700, entra au service à l'îTge de dix-huit ans, parvint au grade de lieutenant général, servit
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JFRANCE.
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en Italie en 1733 et 1741, et commanda en 17;jG, en Allemagne, rar-»
tiUerie et le génie. Il mourut en 1780. On a publié en 1793, à Paris, des Mémoires hisioriqueB tur la guerre d'Allemagne ^ de 1757 à 1762, 3 vol.
in-8", dont les detix premiers sont extraits des papiers de Bourcet. On a en outre de lui des Mémoires militaîreè sur les JronUéres de la France , du Piémont, de la Savoie, depuis l'embouchure du P'ar jusqu'au lac de Genève, Berlin, 1801, in-S"; sa Carte îopographique du haut Dauphiné , 1758, eu neuf feuilles , est très-estimée.
BouRCHENU ( Jean-Pierre Moret de), marquis de Valbonnais, né à Grenoble en 1651, embrassa, après une jeunesse fort aventureuse , la carrière de la magistrature, et devint succesrifement conseiller au parlement de Grenoble, président de la chambre des comptes de cotte ville, et enfin conseiller d'État. Il mourut en 1730, âgé de 79 ans. L*Acadéiçie des inseriptions l'avait reçu , en 1728 , au nombre de ses membres. On a de lui :
Mémoires pour servir à llmtoire du Dauphiné^ sous les dauphins de la maison de la Tour du Pin, Paris , 171 f, in-fol., Téimprifflés avec de nombreuses additions sous le titre à'fJl.sloire du Dauphiné et des princes qui ont porté le nom de Dauphin^ Genève, 1722, 2 vol. ia-loi.; et d'autres ouvrages moins importants.
BouBGiSR (le comte François-Antoine), lieutenant général, naquit en 1760, à la Petite-Pierre, près de Phalsbourg, département du Bas-Rhin. Lieutenant de cavalerie au commencement de la révolution, il fut alors nommé aide de camp du duc d'Aiguillon, et passa, en 1792, à l'état-major du général Custine. Devenu ensuite général de brigade, il fut nommé, en 1793, chef d'état-maiorde l'armée du Rhin, et élevé Tannée suivante au grade de général de division. Chargé de la conduite d'une division de cavalerie, sous le général Moreau, il se distingua au combat d'IngolsUtdt , et contribua , par son talent et son courage, aux résuK
tats de la fameuse retraite de 1796.
Nommé inspecteur général de cavalerie le 3 aodt 1797, il fit les campagnes de Suisse et de Naples, où il commanda une colonne de cavalerie, tailla en pièces les insurgés nui s'étaient rassemblés à Andria. Il nt la campagne de 1805, à la téte d'une division de dragons, et pritpart aux batailles d'Ëichingen et dlJlm ainsi qu'à celle d'Austerlitz, au succèsde laquelle il contribua par de brillantes charges. Il assista, l'année suivante, à la bataille d'Ién^, et fut nommé, après la prise deBerlin, inspecteur génàraldu grand dépôt des chevaux pris sur l'ennemi. Envoyé en Espagne, il n'en revint que pour aller combattre à Wagram, où il donna des preuves d'un courage et d'une intrépidité extraordinaires. Plus tard, il lit partie de l'expédition de Russie, et vint, après les revers qui l'accompagnèrent, «établir à Berlin, où il réorganisa la cavalerie française. Il fut mis à la retraite en 1S16. mais fut. Tannée suivante, rappelé au conseil d'État, et employé en qualité de commissaire du roi près de la régie générale des subsistances militaires; il fit ensuite longtemps partie de la chambre des députes , où il vota avec la majorité. Il est mort en 1828.
BouBciER - MONTUBiîtix ( JeBn- Léonard, baron de), né à Vezelise en 1046, nommé, en 1698, par le duc Léopold , procureur général de la cour sotiveraîne de ISancy, rédigea pour la Lorraine un code qui fut longtemps observé dans cette province , et dont la Russie emprunta plus tard un assez grand nombre de dispositions. Bourcier fut ensuite successivement plénipotentiaire à la Haye et à Utrecht, et ambassadeur à Rome pour le duc de Lorraine. Il mourut en 1726. — Son fils , Jcan-Jjouis de BouRCi£A*MoriTUA£UX,né à Luxembourg en 1687, fut son successeur à l'ambassade de Rome, et suivit à Vienne le duc François, lorsque ce prince fut nommé empereur d'Allemagne. Il mourut en 1749.
BouBDALOUE ( Domînique) , né en 1628 à fiourges, mort à Paris, en 1704.
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L'UNIVERS
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« Boardaloae , dit ia Harpe , est con- « cluantdans ses raisonnements , sûr « dans sa ni3rche,clair et instructif dans « ses résultats; mais il a peu de ce qu'on « peut appeler les grandes parties de « rorateur, qui sont les mouvemeats , « rélocution, le sentiment. C'est un ex- « cellent théologien, tin savant café- « chute plutôt qu'un savant prédica- « InfT.Ee portm toujours avec lui la « Gonvfelioa, il laisse trop désirer cette « onction précieuse qui rend la con- « viction efficace. » Il y a beaucoup de vrai dans ce jugement , qui est pourtant d'une sévérité injuste. Sans doute, Bourdatoue n^eut point cette vivacité d'imagination et ces élans de sensibilité qui donnent tant de puissance à l'orateur; il ne faut point chercher en lui cette ardeur de génie qui anime Bossuetf ni oette onction pénétrante ^ue Fénelon et Massillon répandent sur leur*- discours; il est vrai que ce qui domine chez lui , c'est la raison et la logique, et qu'il ne remplit pas .toute la dénnition de l'orateur, étant beaucoup plus occupé de persuader que de toucher et de plaire. Mais estce à dire qu'il n'ait été qu'un excellent théologien et un savant catéchiste, et qu'on soit en droit de lui contester le titre de prédicateur? Est^se à dire que la logique ait tué dMZ lui l'éloquence^ et qu'il ne doive pas compter parmi les maîtres de la parole au dix-septième siècle ? Oui , la démonstration , Je raisonnement , sont sa principle et même son unique affaire; oui, il n'est occupé qu*à convaincre par la force des principes et l'enchaînement des preuves , et laisse à d'autres les séductions du langage et les ressources du pathétique ; mais chez lui , la perfection du raisonnement est telle, qu'elle le dispense en quelque sorte des autres parties de Féloquence, ou lui en tient ii«u, pour mieux dire. Par la perfection du raisonnement , Bour* daloue arrive à plaire et à toucher. La vérité, chez lui, se présente avec une si lumineuse évidence , s'impose avec une force si pressante , que Tesprit ui la reçoit ne peut pas s'empêcher *<étre chaitaé et éam, Qrot ne
dise pas que Bourdaloue est un froid orateur, et qu'il laisse froids ceux qu'il éclaire; chez lui, c'est la raison qui s*émeut , c'est la logique qui oitratne. Qu'on rdise ses sennons swrH Om^ ception, sur la Passion , sur U J^ige»
ment dernier , sur le Pardon des injures; quelle austérité de style ! quelle régularité de méthode ! Et cependant qu'il y a dans oetle lectare d'intérêt pour l'esprit, et comme on est entraîné souvent par cette marche si mesurée ! C'est que partout règne une clarté qui réjouit la pnsée, et une vigueur de raison qui la saisit. Quoiqu'il n'ait ni les mouvements passionnés, ni h sublimité de Démosthène, souvent Bourdaloue est aussi éloquent que lui. Il est certainement celui de nos orateurs qui lui ressemble le plus. U lui ressemble par la solidité des preuves , la véhémence de l'argumea* tation, la mâle simplicité du discours, et souvent Démosthène n>st éloquent que par là. Les chefs-d'œuvre de l'orateur grec. Âirent sans doute Tobjet d'une etudê . attentive pour Bourdaloue ; tout porte à penser qu'il s'est formé à cette école. Son autre maître fut Pascal. Il apprit aussi de l'auteur des Provinciales l'art d'être éloquent en ne cherchant qu'à convaincre. H hérita de lui cette rigueur de dédoe^ tion qui transporte dans le raisonnement oratoire les lois sévères de la démonstration géométrique. Jamais Bourdaloue ne ressent ces élans d'i^ maginattod et de génie qui souvent élèvent Pascal à une si grande hauteur ; mais il l'égale par la force du bon sens et la puissante régularité de la méthode. Il semble qu'il ait sans cesse devant les veux ces pensées sut Fart de persuader ^ où Pascal trace la route a l'orateur avec une précision si simple et si austère. Les rapports qui unissent ces deux grands maîtres n'ont pas échappé à Voltaire : il les place a cdté l'nn de Vautre dans le Temple du Goût. Il les montre s'entretenant ensemble sur le grand ait d'arriver à l'éloquence par la raison.
La vie de Bourdaloue , malgré le rang éclatant tp^ «eeupa tas i»
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grand siècle, n'offre point la matière a*un iéc\t. Tout entier aux devoirs de la prédication , il ne songea point à s'élever aux dignités ecclésiastiques; il n'eut point d'influence sur les affaires de l'^V'^'^c; i' in> joua point de rôle dans les débats religieux de répoque. Il n'y a point dans sa vie d'autres événements que ses sermons.
Les premiers qu'il fit après avoir été professeur de la compagnie des jésuites, furent prononcés dans la ville d*£u , en présence de Mademoiselle , 4ai , ifrappée de son talent, voulut le connaître , et ne cessa dans la suite de lui donner des preuves d'amitié et de confiance. Il se lit etitendre ensuite à Amiens, à Rennes, à Rouen. L'année 1069 est l'époque de son début à Paris. Appelé par la cour dans la chaire dont Bossuet, chargé de l'éducation du dauphin , venait de descendre, il fie oublier, par la raison parfaite et l'art profond de ses discours , les éloquentes improvisations de son prédécesseur. Ce serait peu de dire qu'il fut admiré par ses auditeurs ; on accourait auprès de lui avec enthousiasme. La cour l'adopta avec passiou, et ne tarissait pas sur ses éloges. L'em* pressentent pour l'entendre était tel»
que madame de Sévigné écrivait à sa fille , en lui racontant sa journée du vendredi saint : « J'avois grande en- « vie de me jeter dans le Bourdaioue , « toaiB rimj^ossibilité m'en a ôté legoût. « 3L4e8 laquais y étoient dès le mercredi, « et la presse étoit à mourir. » Âlle?' en Bourdaloiip^ comme disait madame de Sévigné, devint un des plaisirs sérieux et n&essaires de ce monde , qui , avee tant de frivole élégance « conservait tant de gravité pour les occupations
{)ieuses et les solides jouissances de 'esprit. Plusieurs traits rapportés par les contemporains montrent quel empire exerçait sur les âmes la parole du sévère orateur. Le plus remarquable c'est lemot familier, maisexpressif, qui échappa au maréchal de Grammont au milieu d'uu sermon auquel assistaft toulte la cour. On sait qu'A se leva tout à coup , et s'écria : « Mordieu ! il a 'raison, • ne i»ouvant conr
tenir le ravissement où le jetait \^ force persuasive de Toi^teur. LOtt^à XIV avait un des premiers rendu hommage au génie de Bourdaloue : il le combla toujours de marques de bienveillance et d'éloges flatteurs. Il disait qu'il aimait mieux entendre leà redites de Bourdaloue que les choses nouvelles des autres. Lorsque, après la révocation de l'édit de Nantes , il l'envoya dans le Languedoc instruire les protestants, il disait : « Les cour- « tisans entendront peut-Are d6S ser- « mons médiocres . mais les I^angue- « dociens apprendront une bonne « doctrine et une belle morale. »
Il n'y eut qu'une voix dans le dixhuitième siècle sur Bourdaloue : ses contemporains, devançant la {postérité, firent entendre autour de lui un con« cert unanime d'admiration et d'éloges.
Fenelon seul ne lui rendit pas justice : Fénelon, génie facile, nature douce et passionnée , répugnait aux formes exactes et Vigoureuses du raisonnement, et n'en comprenait pas la puissance. Il avait, d'ailleurs, sur réloquence sacrée des principes qui sacrifiaient toute esuèce d'art aux devoirs rel ig i eux et lui taisaient rejeter, comme une recherche condamnable , toute prédication combinée et savante, toute structure laborieuse et habile de preuves et de leçons. On ne peut pas do u» ter cjue ce prédicateur, dont il juge et critique longuement la manière danii le second dialogue sur Téloquence, ne soit le portrait anonyme de Bourdaloue. Tout le prouve, jusqu'au reproche que Fénelon fait a ce persou* nage de fermer d'ordinaire les yeax en parlant , ce qui était comme on sait une habitude de Bourdaloue. On peut donc sans hésiter reprocher à Fénelon de méconnaître un ^rand génie, quand Il ne voit dans celui qu'il attaque que Ses déductions exactes, des termes propres y des choses très-sensées et aucune variété, rien de vif, rien d'însimiant, rien d'élevé. Malgré l'autorité d'un juge tel que Fénelon , il n'est pas besoin de réfuter cet arrêt ; Anus n'aurions, pour le iajre« qu'a reproduire les réflexions que nous 4i
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L'UNIVERS
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inspirées une autre erreur d'un genre analogue, celle de la Harpe. Que les lecteurs frivoles et dédaigneux qui déprécient Bourdaloue, parce qu'ils n'ont pas la force de le lire, s'autorisent, s'ils veulent, de cette double injustice : cela n'empêchera jamais aue Bourdaloue ne soit un modèle oe la bonne prédication, une des premières gloires de rélo(|uence religieuse et du siècle de Louis le G rond. Mais pour Papprécier, pour le sentir, il faut un esprit grave ou mûri par l'étude, une raison sérieuse, un goût sincère du solide et du vrai.
BouBDEiLLES , petite ville de l'ancien Pérîgord , avec titre de première baronnie de la province, et qui fait aujourd'hui partie du départ«ment de la Dordogne.
BomiBEiLLES (maison de), le plus ancien membre connu de cette maison est Hclie (le BourdeAllesi , qui vivait en 1044. Depuis, les seigneurs de Bourdeilles occupèrent toujours le premier rang parmi les barons de la province de Guyenne; mais aucun d'eux, jusqu'au quinzième siècle , ne joua un rôle assez important pour mériter ici une mention spéciale. Le premier qui se soit réellement distingué est Ar^ naud /"•', qui fut gouverneur du Pérîgord, et capitaine de l'une des compagnies d'hommes d'armes formées par Charles VIL
Hélie^ l'un de ses fils, qui fut d'abord évéque de Pérîgueux, puis archevêque de Tours, et cardinal, se fît remarquer par son énergique opposition aux entreprises de Louis XI contre les franchises du clergé.
Frane<ds II, arrière•peti^fll8 d'Arnaud P% se distingua dans les guerres d'Italie, sous le règne de François T"". Il fut le père de Pierre de Bourdeilles, abbé commanditaire de Brantôme, ( Voy. Brantôme. )
André, son fils atné , se distingua dans les guerres de religion, et eut le conmiandement de l'armée de Guyenne pendant la maladie du duc de Montpensier. Il devint conseiller d'État, Sénéchal et gouverneur du Périgord, et Henri in , dans le désir de réeom-
penser ses loyaux services, lui accorda, pour lui et pour se^ héritiers , le droit de nommer à Fabbaje de Brantôme et à l'évéché de Péngaeux, et d'en toucher les revenus.
Son petit-fils, Claude II, plus connu sous le nom de comte de Montî'ésor, est le dernier membre de cette famille qui ait joué un rôle important. Il est surtout connu pour sa participation à toutes les intrigues où fut mêlé Gaston d'Orléans, auquel il fut longtemps attaché en qualité de grand veneur, et qui en avait fait son eonselller et son ambassadeur. On a de lui des Mémoires qui contiennent des détails curieux pour l'histoire du temps, et qui sont intéressants par le ton de candeur et de bonne foi qui^y règne.
Ils ont été imprimés deux fois par les Elzevirs , avec d'autres pièces historiques, Cologne, 1663, 1 vol. in-12, et Leyde, 1665, 2 vol. in-t2.
iBouBDEL (Jehan). Voyez Baril-