‹ France (volume 3)Chapitre 57 sur 105 · X. m. W JJwrcUson. (Dicx. sncycu, £XG · texte numérisé non relu

X. m. W JJwrcUson. (Dicx. sncycu, £XG

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9onomiè âi Im naêure, La seete des

Bourignonfstes s>st peu développée ; cependant elle prit un instant quelques racines en Écosse.

BouBiGNON (François-îWarie) , mérite d*étre cité ponr quelques ouvra* ges sur les antiquités nationales, antre autres pour ses Recherches topôgraphiques sur les antiquités gauloises et romaines de la Saintonge et de VAngoumois, 1789, in-S». On a également de lui dM Obêervatkms sur quelqufis antiquités romaines déter' rées au Patais-Hoyat, 1789, in-8". T.e goût de l'archéologie lui vint d'une laçon singulière : des enfants ayant découvert en jouant une urne remplie d'objets précieux , quelques-unes des médailles qu'elle contenait tombèrent dans les mains de Bourignon encore jeune, qui éprouva un vit désir de les examiner et de les Texpliquer. Après ee premier essai , qui fut heureux, il .te mit à étudier les nombreuses rui* nés qui existent à Saintes, sa ville natale. Bientôt il fit dans cette étude des progrès extraordinaires pour son âge ; mais le manque de fortune ne lui permettant pas de se livrer exclusivement à sa vocation naturelle, il embrassa la carrière médicale.

Esprit vil et brillant , mais mobile et un peu superfi* iei , il rechercha aussi les succès littéraires , publia quelques petites pièces de théâtre , et rédigea , sous le titre de Journal de Saintonge y une feuille hebdomadaire, à laquelle il sut donner de T intérêt.

Emporté vers tes idées nouvelles, Bourignon épousa avec ardeur la cause de la révolution. Non content de la défendre par ses écrits, il voulut en prêcher de vive voix les principes dans les campagnes ; mais il fut maltraité dans on village, et mourut, en I799« des suites de lette scène violente, il était né en 1755. On le désif^ne quelquefois sous le nom de Bourguignon.

BOUBK.E (Jean-Ra mond-Charles), né à Lorient, en 1773, d*ttne femille irlandaise, qui avait suivi les Stuarts en France, entra, en 1787, dans le régiment de Wels, et fit partie, à l'âge de 14 ans 9 de Texpédition de Cochin-

ehine. il était, en 179t, à Sainl-fp^

mingue, où il fut blessé en défendait la porte de Genton. De retour en France, il passa à l'armée des cotes de Cherbourg, puis s'embarqua, en Tan vi, comme chef de bataillon, dans la brigade étrangère qui fit partie de Tes* cadre que conduisait en Irlande le capitaine de vaisseau Bompart. Fait prisonnier a bord du bâtiment qu'il montait, il fut échangé, et remplaça, en Tan Tin, le général Humbeit dans le commandement supérieur de Lorient. Il prit part, en l'an x, 5 la tête de 300 hommes de la marine, à l'expédition de Saint-Domingue, et fut nommé,, à son retour, en Tan xi, l<eater nant-eolond aide de camp du général Davoust, qui commandait le troisième corps de l'armée d'Angleterre. Il se distingua dans tous les engagements de la flottille française qui eurent lieu entre Ftessingue et Ambleteuse, et principalement à eelle de messidor, an xTïi, sous le cap Griiiez.

Durant l'empire, comme pendant le consulat et la république, Bourke soutînt avec un rare eoiurage l'honneur des armes françaises. A la batailla d'Austerlitz, avec une partie du IS' léger, il contint Tennemi, qui voulait prendre en flanc notre armée, et déjoua toutes ses tentatives. Dans Iji campagne de Prusse, il s*empara d*nn équipage de pont sur la Saaie, et porta les postes de cavalerie légère jusqu'à Frevberg. Cette belle action lui mérita le titre de commandant de la Légion d*honneur. Dans la deuxième campagne d'Autriche, en 1809, sa rare opiniâ> treté contribua puissamment à la prise de trois mille Autrichiens qui défendaient une des portes de la ville de Ratisbonne. Sur le champ de bataille de Wagram , où il eut deux ohevaut tués sous lui, il fut nommé général de brigade. L'armée anjîlaise ayant dé»

barque dans l'île de Waleheren, il se porta en toute hâte à Anvers et entra, à la létede sa brigade, le 15 novembre 1809, dans le fort de Bats, et à FleMla* gue, le 1 5 décembre de la même annéa» De 1810 à 1813, il se signala par des prodiges de valeur en Espagne, où il cul-

•ou

buta toutes les bandes de Mina. Nommé lieutenant général et gouverneur de Wesel, le 7 novembre 1813, il n« consentit à rendre œlte place sm Prussiens que sur Finjonction de Louis XVIII. De même, en 1815, ce ne l'ut qu'en exécution des traités de Paris qu'il remit à Tarmée russe la ville de 6ivet, dont xMapol^on lui avait oanfié la éékwi il sa reti«a alofâ avee le peu d'hommes qui lui restaient, dans la citadelle de Charieipont, où il se maintint tant que dura rinyasiûn étrangère, et qM'il ainsi la gloi/e de conserver à & Fvanoa. En l«ta> le général Bourke Ht ia eampa*

^jjae d'Espagne. Ce n'était pas un tacticieu de premier ordre, mais son impétuosité et sa constance le rendaient terrible dans uo coup da noain* Kien ne put refroidir ion ardeum ni l'âgai ni les blessures, ni la richesse. Il aimait la France avec passion et donna, comme on l a vu, de nombreuses preuves de sua patnutisme. Aussi peut-un

dire q^MI fut un des nuitllaurs soldats ^ cette légion irlandaise, qui en ren* îermait de si braves et qui se montra si fidèle à ia f «uice, sa patrie adopr tive.

BouBLÉ (Jacques), né dans la cou-: de 1793, une partie de celle de 1794^ e( rant du seizième siècle, à Longménil, passa dans la Vendée, où i| ^t m\ diocèse de Beauvais, docteur de Sor-r major général de l'armée comn^andÀ bonne et curé de la paroisse Saint- par INI. de Scépeaux. Hoche étant pnr- Gernipin le Vieil, de Paris, s'est fait venu à pacilier In Vendée, le comte connaître par la publication d'ungraoii Bourii^qn^, qui avait déjà été une ■oniteed*QUvrages. Nous nous ppm#i première fois envoyé en ^ngletarr^ rons à citer les Regrets sur la m^i^ nair les Vendée^St retpurna a l^ondres^ kasUve de Ckarlfs /A', ro/rf^ France^ d'où il fit tous ses efforts pour rallu- Paris, 1574, in-8", livre dans leouel mer la guerre civile. INOnmic , par le dofiùue uue certaine ei^altation OWOt conUe a'i^noisi, pommaudant des prpr ligua* On peu( adresser Ip m^mp reT vinoas dû Maine, perche, etc., M proche à son Discours sur la prise revint en Bretagna 49ns les prenii^ Mende par les hérétiques^ en 1.5G3, nioisdel799, passa dans le I\lain6, Paris, 1680, in-S". Cest a tort que et se mit à la tête des royalistes, quelques bibliographes ont dKstin<2ué avec lesquels il attaqua les républir deux auteurs dt| meute npm, Tmii s'ap- cains à Saumur , et repiporta pn pelant Muoqwi^ at i*aulr# «fim/ ies sucrés important qui ne tarda pas 1 deux Bourlé p*ea font qu*UOf pt Per- grossir sa troupe, il pénétra ensuitp reur paraît uniquement provenir dece oans la ville du ÎMans, où vivra longue le prénom de Bourlé a quelque- temps le souvenir des ravages et des ois été désigné seulement par la lettre massacres au^vquels s§ livrèrent, C^

lnltitla i au téte da ^s ouvrages, fiiriei^x, et dont Ifi i«spçmsabili);é ^oi^

^OUliLBif oin: (Louis de), fut envoyé à Pise, en 1664, par Louis XIV, pour obtenir réparatiou des ipsull^s qui avaient été fai^s au duc de Gréqqi, lors (je son ambassade à îlome. Il ué*^ ^ocia le traité de Pise, dans leque) étaient stipulées les excuses qui der vaient être adressées au roi de France,

BQ^jftLET'r^;, ^Q}^rlote m ba^relet^ eipàcp ^ m^H^ «rw^9 (le elqus , m% ap U4aga dan« |as guprr^^ (|u moyen âge.

BoiiBHONT, B^rnon%s mons, petite ville de l'ancipp passigny, à qua^e n^yriamètrasd^Cbamnop^, aujourd'hui chef- lieu de cantaf) qu qépartemen^ de la Haute-Marne. Cette ville, dont la population n est que de onze cent dix-huit l^bitants , possède une bif bliothèque de |^mt mille volumes.

Quelques auteurs tont ^«inonter Tord gmeoe Bourmônt à Tépoque gaulois^*

BouRMONT (Louis- Auguste-Victor, comte de Graines de), ne en 1773, était Qfljcier aux gardes françaises quan|| ia révolution éclata. OpposI aux idées constitutionnelles, il am^ gra dès 1789, devint aide de camp du prince de Condé, avec lequel il pénétra en Champagne, (it la campagne

/L.'UmVÉRS.

BDV

les prévenir. Cependant les victoires des troupes républicaines ayaot enlevé aux reb lies tout espoir de succès, le comte de Bourmont abandonna leur cause et fit sa soumission à la république. Il vint s'établir à Paris, où il épousa mademoiselle de Bec de Lièvre, d'une ancienne famille de Breta-

§ne. Se montrant alors très- empressé e plaire au premier consul. Il reassit, en courtisan adroit, à lui inspirer de la confiance et acquit du crédit auprès de lui. Le jour de l'explosion de la machine infernale , il se rendit dans la loge de Bonaparte et demanda la punition des jacobins qu'il accusa d'être les auteurs de cet attentat. Mais cette dénonciation avait donné des doutes au gouvernement sur la bonne foi du comte de fiourmont; Fouché, ministre de la police* fit surveiller sévèrement sa conduite. Quelque temps après, de nouveaux soupçons s'étant élevés contre lui , il fut fenfernié au Temple, transféré ensuite à la citadelle de Dijon , et de là à celle de Besançon, d'où il réussit à s'évader deux ans après, et se réfue;ia en Portugal avec sa famille. Ses biens ne furent point séquestrés. Rentré en France après la prise de Lisbonne par le général Junot, en I808,ie comte de Bourmont, qui n*avait encore montré qu'un attachement fort suspect à la nouvelle cause qu'il avait embrassée, parut alors s'y dévouer franchement.

Il fut nommé colonel adjudant-commandant de Parmée de r^aples , d'oij îl passa à l'état-major du prince Eu-

§ène, avec lequel il fit la canipai;rie e Russie. Employé en 1813, dans le ir corps, il assista aux batailles qui forent livrées sur les bords de rKlbe.

Nommé général dans le courant d'octobre de cette année , il eut, en 1814, le commandement d'une briî;ad6 du corps de reserve, avec lequel il se signala par sa défense de Nogent, ou il fut blessé. Sa belle conduite, dans cette circonstance, lui valut le Çrade de général de division. Il n'en tut pas moms un des premiers à reoonnatlrerautorité du roi Louis XVIII, qui le décora du titre de grand of-

ficier de la Lé^çion d'honneur et le nomma commandant de la 6" division militaire à Besançon. Il était encore dans cette ville à l'époque où Napoléon débarqua sur les côtes de la Provence.

L'ordre lui fut alors donné de se réunir au maréchal Ney, et il fut témoin de la défection des troupes. Pendant les Cent jours , M. de Bourmont se rendit à Paris , s'insinua de nouveau dans les bonnes grâces de Tempereur, et obtint le commandement de la G*^ division du r*orps d'armée, commandé par le générai Gérard. Il prit la route 4le Flamfre ; et, la veille de la bataille de Waterloo , il passa à 1*00nemi. Il figura ensuite dans les procès du maréchal INey et du général Bonnaire , et contribua beaucoup par ses dépositions à la condamnation du premier. En 1816, il fut nommé commandant de Tune des divisions de la garde royale. Lorsqu'en 1823 , l'armée française entra en Espai;ne , le comte de Bourmont y commanda la division d*infanterie de la garde/oyale attachée au corps de réserve. En 1829, il fît partie du ministère Polignac, avec le portefeuille de la guerre. Ce fut lui qui, en 1^30 , commanda l'expédition d'Alger. Il dut à cette circonstance de n'être pas intf>liqiié dans le procès des ministres après la révo* lution de juillet. Charles X , après la prise d'Alger, n'avait pas craint de nommer M. de Bourmont maréchal deFranee; le nouveau gouvernement iîit mieux inspiré, en refusant de lui reconnaître ce titre, et en lui donnant le lieutenant - général Clausel pour remplaçant dans le gouvernement d'Anrique. Depuis lors , M. de Bourmont essaya de ranimer la guerre de la Vendée, oii il accompagna la duchesse de Berri dans sa toile entreprise. Il mit aussi son talent militaire au service de don Miguel en Portugal. Ce dernier acte a autorisé le gouvernement à lui appliquer tout récemment les dispositions du code concernant les Français qui servent , en pays étranger sans autorisation :

-M. de Bourmont a cessé d'être Français. Telle devait être la An de rbomnM

qui abandonna la Vendée pour la ré*

Eublique , Napoléon pour les Bourons: , les Bourbons pour Napoléon ,

f)uis enfin, par une dernière traliison, a plus infâme de toutes , déserta les rangs français au moment da combat.

Vainement ses fils , animés de sentiments qui les honorent , ont tout fait pour laver son nom : il est des taches qui ne s'effacent pas. La France admire lear piété filiale, elle plaint leur malheureuse destinée ; mais , tout en les plaignant, elle ne peut sacrifier rhonneur national à des exigences de famille, et persiste dans sa triste conviction. D ailleurs , aue pourrait son indulgence contre la flétrissure historique de Tordre du jour qui annonce la désertion de leur père ; contre cette autre flétrissure historique renfermée dans ce mot de Tempereur à Sainte- Hélène : « ^onrmofi^ eU UM de mes errMtrM. »

BouBNAZEL , terre et seigneurie dans le Rouergne , à trente-quatre kilomètres nord-est de Montauban , érigée en marquisat en W24.

BouBNON ( Jacques-Louis , comte de), né à Metz , quitta le service militaire à répoqiJp de la révolution , et alla grossir le nombre des émigrés.

Apres avoir fait la campagne de 1792, il se rendit en Angleterre, où il s'adonna exdusirement à son goût pour les sciences naturelles. La minéralogie, spécialité dans laquelle il avnit déjà acquis quelque renom, tut le principal objet de ses études, et il ne tarda pas à ébe admis dans le sein de la société royale de Londres. Il fut un des savants qui contribuèrent le plus à la formation de la société géologique , dont les travaux ont aidé la science à faire de nouveaux progrès.

Bevenu à Paris, en 1814, M. de Bournon reprit le chemin de Londres, en 1816, et ce ne fut qu*après la seconde restauration qu'il effectua son retour deliniiif en France. Alors Louis XVIII le nomma directeur général de son cabinet de minéralogie.

Bournon - Mall4bme (comtesse de), membre de l'Académie des Arcades de Eome, née à Metz, eu I7a4,

a publié un grand nombre de romans,

dont la plupart ont eu du succès à

l'époque où ils ont paru , mais qui sont complètement oubliés maintenant. (Voyez B OMAN s.)

BoiTBNoimLLE, terre et seigneurie

du Boulonnais , à douze kilomètres E. de Boulogne , érigée en duebé en

BouBOTTE (dom François-Nicolas), bénédictin de la congrégation de Saint- Maur, Ait un de ceux oui terminèmt V Histoire générale au Languedoc, dont le cinquième volume, publié par dom Vaissette, s'arrêtait à l'année 1643. On a en outre de lui : Mé* nuHre surladescr^4ùn géograplUque et historique du iMîiguedoe. 1759, in - 4° ; Recueil de fois et autres pièces relatives au droit public et particulier du Languedoc. Paris, 1766, in-4*: Arrêts et défiions qui établis^ went la possession de souberaineté et propriété de Sa Majesté sur le fleuoe le Rhône d'un bord à l'autre. Paris , 17G;>, in-4*; Précis analytique du procès intenté à la province du Languedoc par Us états de Provence, concernant le Rhône et ses dépenf dances. Paris, 1771, in-4*. Dom Bourotte était né à Paris en 1710; on ne sait pas au juste la date de sa mort.

BouBOTTB, sergent d*artillerie, sV perçut, le 16 avril 1807, au siège de Nice , qii*un obus venait de traverser le parapet et de s'introduire dans le petit magasin à poudre de la batterie où il savait que plusieurs bombes et obus chargés étaient déposés. Sans hésiter, Bourotte pénètre en rampant sur les genoux dans ce réduit , où la mort paraissait inévitable; il saisit l'obus, recule et le fait rouler au milieu de la batterie, oik il éclata à l'instant sans blesser personne. La croix de la Légion d*lionnear fut accordée à ce brave.

Bourreau. Voyez ëxecuïëua des arrêts de justice criminelle.

BouBBBB. — Cette danse , d*un mouvement fort gai, et à deux temps,

est originaire d'Auvergne. A la voir aujourd'hui à Paris, reléguée, avec ses petites allures , dans quelques ca- ^

MNJ

BOV

.iitrets fréquentés |Nir de paurrés Auvergnats i qui devinerait le rôle brillant qu'elle a longtemps joué en irUnce ? Introduite à la cour par Marguerite de Valois t fille de Catherine de Médicis « qui avait les jambes fort belles , la bourrée y surnéda aux basses danses , où Ton marchait au lieu de sauter. Elle fut très à la mode de- . puis Charles IX jusqu'à Iiouis XIII , et redevint eu Togue sous la régence. Au- Jeuhl*hui par un effet des vicissitudes étérnelles de la n»ode, elle est bannie de la bomie société, où la bctëse danse a repris son empire.

BooBBis (Edme-Bemard), né à Di* jon en 1652, et mort dans la même tille, le lie mai 1722, était de la congrégation de rOratoire. Prédicateur, théologien, il a, en outre, composé un assez grand nombre d'ouvrages. Quel- ^iiès-uiis louehent iedlreetement à l'histoire de France, comme les Omférencss ecclésiastiques du diocèse de Langres. 1684,2 vol. in-12, et VAbréyé de la vie du père François de duniy^ prêtre de rOraHMre; I69ë,

BbuBBEMBB (If icolas de Matpas) , né à Dole en 1006, fut conseiller au parlement de Franche-Comté en 1674, et mourut dans sa ville natale en 1681. JVdus ne te iheiitionnons Ici aue parce qu'il prononça , en 1632 , vOmUon Junébre de Cleriadus de f erfy^ tgùk" terneur de Franche-Comté,

BouBRELiEBS. — La Corporation des bourreliers était une des plus anelehnes de Paris. La ehetalorie, et les (eux que préftHilt la noblesse, avaient, dès les premiers temps du moyen .Ic^e , donné naissance à de nombreux métiers, qui s'étaient partagé la fabriefltioil des divers objets qui composaient réqui|iement du chèfalier M te harnachement de sa monture. Ces métiers, plus nombreux qu'on ne le croirait d'abord, parvinrent bientôt à un assez haut degré de prospérité, puisque les artisans qui les pratiquaient trouvaient, eu se livrant aux spécialités les plus restreintes, les moyens de s'enrichir. Les bourreliers, pai* exemple) ne s'oecupaient que de la fabrica-

tion des colliers et des dossiën ^ selles ; les autres parties de l'équipement étant du ressort d'autres corporations, telles que celles des selliers, des lormiers, ou faiseuN de brides et de mors , des blasonniers et des chapuiseurs de selles et d'arçons. Ces corporations si voisines devaient souvent empiéter les unes sur les autres ; aussi elles étaient souvent en contestation , et It soin de les maintenir dans leurs attributions respectives n'était pas le moins pénible de ceilx auxquels devait se Uvrer la garde de la prévôté de Paris.

ÏMi reste, les statuts de te eemnm- ' nauté des bourreliers n'avaient poiir objet que d'assurer In bonne qualité des objets fabriqués par ces artisans.

Ils ne contenaient aucune disposition remarquable , et qui mérite d'être citée. Au moment où les corporatitfis furent supprimées , il fallait , ' pour être admis dans celle des bourreliers, avoir fuit cinq années d'apprentissage, deux années de compagnonnage, et présenter nn chef-d*ceum4 dont les nls de mettres seuls étaient exempts.

Le brevet coûtait soixante-douze livres, et te maîtrise neuf cent cinf daale livres.

BouBAiBNNB (Louis-Antoine Fau* fèlet de), né à Sens en 17(19; Ait à

l'école de Brienne le condisciple , l'ami et le confident de INapoléon. Il alla ensuite à Leipzig étudier le droit et les langues étrangères; puis il visita la Pologne, et, à soli retour en France en 1792 , il fut nbmhié secrétaire de légation à StUttgardt , où il se rendit quelques jours avant le 10 août. La guerre qui éclata entre l'Allemagne et la France le ramena un instant à Paris; mais 11 retourna presque aussitôt à Leipzig, et s*y maria. Ses intellipenres avec un ae:pnt de la république française excitèrent bs soupçons des émigrés, alarmèrent les autorités , et l'électeur de Saj^e ordonna l'arrestation de ces deux personnages. Après soixante-dix jours de captivité, de Bourrienne fut mis en liberté, mais il se vit forcé de quitter immédiatement la Saxe et de rentrer en France, il

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arait été ihscrit sUr la liste des émigrés : quoique u'itispirant que peu de confiance au gouvernement, il parvint cependant à m faire rayer. Mais il rwta dans Toubli jusqu en 1797, épo- * que où des triomphes dont l'h-stoire n'offre point d'exemple fixaient déjà sur Napoléon l'attention du monde.

Bourrienne se décida alors à écrire à •on andien condisciple pour lui demander Tautoriiation de se rendre au-

{>rè8 de sa personne. Le général de 'armée d'Italie l'invita à venir le joindre sur-le-champ à Gratz en Styrie , et dès <pu*il fut arrivé, il le fit son secrélaire intime, l'emmena dans toutes ses expéditions, l'etciblit auprès de lui au palais des Tuileries, et le lit nommer conseiller d'État, le 20 juillet 1801 ; mais cet excès de confiance et de faveur cessa tout à coup. Compromis par la banqueroute de la maison Coulon, de Bourrienne he put cacher la partqu'il avait prise aux opérations de cette maison, et Napoléon , irrite , féloigna de son cabinet* Il parvint pourtant^ aidé de Fouché, à se faire nommer chargé d'affaires de France à Hambourg, a\ec le titre d'envoyé extraordinaire près le cercle de Basse- ' Saxe. 11 conserva cet emploi jusqu'en 1610, époque où des phinles nombreuses engagèrent l'empereur à envoyer à Hambourg un homme de confiance pour y examiner la conduite du €hargé d'aflaires.Ce commissaire évalua à deOi millions de fr. les exactions commises par de Bourrienne. Napoléon se montra indulgent, et condamna seulement le coupable à restituer la moitié de cette somme. Mais cette affaire avait entraîné des longueurs, et 1614 était d^ arrivé que Bourrienne -n'atait pas encore effectué sa restitution. A peine le îiouvernement provisoire fut-il institué, (ju'ii alla offrir ses services au prince de Talle)'rand. Celui-d lui fit donner la direction générale des postes, et le gouvernement provisoire lui accorda la remisedu million que l'empereur l'avait condamne à restituer. Mais à l'arrivée de Louis XVIII, de Bourrienne fut obligé de céder sa tfatte à M. F crrand. 11 fat alors nommé

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conseiller d'État honoraire. Le 12 mars 1815, au moment où l'empereur sortit deTile d'Llbe, de Bourrienne fut nommé préfet de police. Son premier acte fut designer Tordre d'arrêter ledue d'Otrante (Fouché), qui lui avait rendu d'eminents services. Il alla ensuite avec d'autres transfuges, dont il était le digne collègue, composer le conseil de cette dynastie que rétraoger nous imposait, et contre laquelle la France épuisée faisait ses derniers efforts. • Louis XVIU le nomma alors son chargé d'alfaires a Hambourg: mais il n'eut pas le temps de remplir cette place.

Après la seconde restauration , il fut nommé conseiller d'Rtat, et, peu de temps après, fut envoyé par le département ae l'Yonne à la chambre des députés. Il y vota constamment avec la majorité. Réélu en 1831, il sapa sans ména<jçement, dan$ son rapport sur le budget , les institutions libérales, et rien de tout ce qui tient à la gloire de la nation ne fut épargné; aussi reçut-il de ropposition le sur^ nom d'Omar. Réélu à la chambre seiK tennale, il y vota dans le sens de M. de Villèle, dont il rédigeait, dit-on, chaque année le budget , service qui était annuellement pa^é au prix de cent mille francs. Mais bientôt le dérani^ ment de sa fortune devint tel, qu'il fut forcé de s'enfuir en Belgique pour • échapper à ses créanciers. Il se réfugia a Fontaine-l'Kvéque, près Charleroy, chez la duchesse de Brancas, et trouva le moyen de s*y créer de nouvelles ressourcés, en vendant pour soixante mille francs, au libraire Ladvocat, le droit de publier, sous son nom, dix volumes deses mémoires. Ces mémoires, rédigés sur des notes four^ nies par de Bourrienne, par Bl. de Yillemarest, contiennent sur Napoléon des calomnies qui ont achevé de perdre Bourrienne dans l'opinion pu- ■ blique. Cet homme était encore en Belgique à l'époque de la révolution de juillet. La nouvelle de cet événement le chagrina vivement. Son esprit s'égara tout a fait , et l'on fut obligé de le conduire près de Caen, dans une maison destinei aa tnitencnt des

TOir LtJNIVERS

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aliénés. C'est là qu'il mourut en 1834.

Bourru (Edme-Claude), dernier doyen et bibliothécaire de rancienae fecalté de noédecine de Paris, mort en 18S8, à quatre-ving^8eize ans, est auteur d'un assez grand nombre de traductions de livres anglais, et de quel(|ues ouvrages -qui ont eu peu de succès. !Kous citerons seulement son JÈloge funèbre du docteur Guillotin, 1814, în-4«.

BouRSAULT (F.dme), né à Mucitl'Évéque en Bourgogne, au mois d'octobre 1638 , et mort à Montluçon , le 15 septembre 1701 , est un deoesauteurs dramatiques qui , au dix-septième siècle, eurent de la vogue à défaut de gloire, et dont quelques productions sont encore estimées aujourd'liui. On joue et on applaudit encore le Mercure galant, qui est la meilleure comédie de Boursault. Lorsqu'il vint à Paris,, en 1651, il ne savait encore que le patois de sa province; quelques années après il était devenu un écrivain assez remarquable pour qu*on le chargeât de composer un livre destiné à l'éducation du dauphin. Boursault plaisait par les qualités du cœur, aussi bien que par celles de l'esprit ; son caractère franc et ouvert lui fit beaucoup d'amis. Il fut lié avec la plupart des gens de lettres ses conteniporains , si l'on en excepte Molière, contre lequel il se crut des griefs et qu'il eut rimprudence d'attaquer dans une satire. Molière prit sa revanche dans V impromptu de FersaUks^ et nomma même son adversaire dans la scène oij il le jouait. Ce qui fait plus d'honneur à Boursault que tout Tesprit qu'il mit dans cette querelle, c'est la manière dont, à une autre époque de sa vie , il se conduisit à l'égard de Boiieau. Etant receveur des tailles à Montluçon, il apprit que Boiieau , qui était veriu à Bourbonne pour sa santé, se trouvait, par le manque imprévu d'argent, dans le plus grand embarras. Il accourut aussitôt, quoique Boiieau l'eilt maltraité dans se satires, et lui offrit sa bourse avec une générosité si franche , qu'il lui lit accepter un prêt de deux cents louis.

A une grande vivacité d'esprit, Bour-

sault joignait une indépendance de caractère et d'opinions qui nuisit quelquefois à sa fortune. Dans sa Jeunesse, une gazette qu'il rédigeait et qui lui avait valu d'abord une pension de deux mille francs, fut supprimée à cause de la liberté avec laquelle il y attaquait plusieurs personnages de cour et entre autres , le confesseur de la reine. Le hardi journaliste n'échappa même à lu Bastille que parla protection du grand Condé. Plus heureux au théâtre, il vit représenter quatre-vingts fois de suite le Mercure galant, pièce dont le fond est très-léger, mais où l'on trouve ce qui, au déraut de caractères et en l'ab* sence d'un plan et d'une action , peut faire vivre un ouvrage au théâtre, de la gaieté. Dans les détails, Boursault a une gaieté si aisée, si naturelle , qu'il s'approche souvent du vrai comique, et que quelques endroits de son dialogue rappellent le style de Molière.

Ce n'est qu'une pièce à tiroirs ; mais des scènes telles que celle des procureurs, et cette autre oili un soldat ivre s'irrite des solécismes qu'une irrégularité de la langue lui fait commettre, attestent un génie vif, enjoué, facile.

Les mêmes qualités se retrouvent, uoique à un degré inférieur, dans les eux comédies û'Étope à la ville et à* Ésope à la cour. La dernière ne fut jouée qu'après la mort de Boursault, et l'on en supprima à la représentation quelques vers qui parurent une allusion maligne à Louis XIV. A' la ville et à la cour, Ésope est un homme d'esprit, un moraliste aimable : mais, à la ville, il a le tort de débiter des fables composées pour la plupart sur des sujets déjà traités par la Fontaine, et, à fa cour, le tort bien plus grand encore d'être ce que ne sont point ordinairement les bossus ni les sages , c'est-à-dire, amoureux. Témoins de ses succès , les amis de Boursault lui proposèrent de le présenter aux suffrages de l'Académie. 11 refusa, disant' qu'il n'était point assez instruit : il est vrai qu'il ne savait ui le latin ni le grec; mais la manière dont il écrivait le français le rendait digne du fauteuil, et son refos d*y prétendre est un trait

de modestie qui le fait aimer. Du reste, les seuls titres de Boursault étaient ses comédies. Il ne ût dans la tragédie que des essais malheureux. Marie stuart et GermanicuM eurent peu de succès , et on ne se souvient aujourd'hui de la dernière de ces deux pièces, qu'à cause de la querelle qu'elle excita entre Corneille et Racine. Corneille parlant du Germanicus à l'Académie, en fît réloge, et alla jusqu'à dire qu'il ne manquait à l'ouvrage que le nom de Racine. Le compliment n'était flatteur que pour Boursault, aussi Racine le prit-u fort mal, et les deux crands nommes en vinrent à des paroles piquantes, dont ils gardèrent l'impression et qui augmentèrent encore leur éloi^nement Tun pour l'autre. Le souvenir du dédain que Radne avait mon^ tré pour le Germanieus, a'sans doute influé sur le jugement que Boursault a fait de Britannicus dans la préface de son roman A\4 rte mi se et Potiante. Il y a bien de la légèreté ou de l'injustice dans la manière dont 11 parle de ce chef-d'œuvre. Malgr^ ce tort, Boursault est un de ces hommes de lettres aimables dont on aime à t^arder le souvenir et dont on lit avec plaisir quelques ouvrages. On a encore de lui , la Satire des SaUrei^ en un acte; iVe pas croire ce qu'on voit; des lettres; un recueil de contes , d'épigranuues et de bons mots.

Boubsaulx-Mâlh£AB£ (J .-Franç.), avait été successivement comédien ambulant, directeur du théâtre de Marseille, puis de celui de Palerme, où il avait acquis une fortune assez considérable, lorsqu il vint, en 1789, établir à Paris, rue Saint-Martin, le Théâtre de Molière y qui eut peu de succès. S'étant lié d'amitié avecCollotd'Herboisqui, comme lui, avait été comédien, Boursault se jeta dans la politique. 11 fut d abord électeur en 1792, puis député suppléant du département aela Semc à la Convention nationale, où il n'entra qu'après la mort de Louis XVI.

Envoyé,commereprésentantdu peuple, dans la Vendée, il y contraria continuel* leroent les projets de Bollet, sou collègue, ainsi que ceux du ^éoéral Hochet

dont tous les efforts tendaient à la pacification de cette contrée. Il y eut, à cette occasion, plusieurs accusations portées contre lui : il fut surtout dénoncé par l'assemblée électorale, dans la séance du 27 novembre 1793, comme ayant acquis, par des moyens illicites, une fortune considérable qui montait , disait-on , à plus d'un million et demi. Après le 27 juillet 1794, il fut envoyé à l'armée du Nord pour calmer les divisions qui y régnaient ; mais , loin d'y réussir, il s'aliéna tous les esprits. Plus tard, il demanda qu'on poursuivît les assassins de Ferraud, et engagea les tribunes à défendre la Convention. Peu avant le 13 vendémiaire an IV, il tut envoyé de nouveau en mission dans le comtat Venaissin, OÙ , suivant Pradbomme , il augmenta encore sa fortune d*une manière scandaleuse. Toutefois, ce fait n'est pas prouvé. Après la dissolution de la Convention, il établit, dans sa salle de la rue Saint-Martin , un théâtre des Aldriétés étranaéres^ où Ton ne représentait que <M8 pièces traduites. Mais cette entreprise ne réussit pas. Il eut plus de succès dans celL'î des boues et des fosses d'aisances de Paris, qui lui procura d'immenses bénéfices. Plus tard, il obtint, avec M. de Chalabre, la ferme des jeux. Retiré ostensiblement de cette entreprise, il s'occupa ensuite de la culture des plantes exotiques, et son jardin devint un des plus brâux de TEurope.

BouBSE. — La bourse était, au moyen Tïge , une partie indispensable du costume; elle s'attacliait à la ceinture, et l'on avait trouvé moyen d'y déployer un grand luxe. Les bourses des honmies étaient en peau , ornées de grelots et de clochettes d'argent.

Celles des femmes, d'une étoffe plus légère , velours ou cendal , étaient enrichies de broderies d'or et de pierres précieuses. « Je donne , estil écrit dans un testament cité par dom Carpentier (*) ; je donne à Agnès, femme Pierre Pouchio, une bourse de

(*) Supplément au Glossaire de du Gange, au mot JBwifu

l'BUiteiis.

Telours vermeil , et urid; bourselot cloqueté d'argent. « L'usage des bourses était tellement répandu » que leur fabridatiod sufBiait pour ûiire lim Aiui ndtnbrftuMs eoitioratioiil (TOjm

BOUBSlEâS).

BôUBSB COMMUNE. On appelait ainsi une société que deux ou plusieurs pméanH 4» même profimoh ftii« saitni ebtM ëllès péùt M Hferantif

mutuellement de la concurrence , et partager les profits. Les secrétaires du roi f les Commissaires du Cliâtelet, les huissiers du parlement, faisaient hûùm èomiiitiiié; On pètit «uxire ddnnér ce nom à l^associatioil qtitt forment lès jeiines gens appelés parleur âge au service militaire, pour racheter ceux d'entre eux que le sort

dëftlgnm.

BUtJft^ DB COUiidU , somme ânilliêllè assignée eh vertu d'une fondation , ou par lé gouvernement , pour Tentretien d'un étudiant dans un collège. La plupart de nos éiablissementt dMnfttructioii publique pd^sé^ dëiëittt avant la révolution, un grand nombre de bourses. C'était à servir cfes bourses qu'étaient destinés les grands biens dont la générosité de nos pèrdè atail doté fantsiftiin» Université el Ito autres eorporations enseignant tes. Malheureusement , ces corporations faisant toutes partie du clergé , letirS biens , confondus avec ceux de ce corps, furent avec eux déclarés propriétés nationales. Il est vrai que rAsseinblèe détriara alors qu*en prin* cipe , la nation était obligée de pourvoir à rinstruction des citoyens , et décréta , en conséquence , que désormais l'iBstrtietieii , à totli I6b degrés, sérait gratuite pour lottt le nionde« 9|àis, dans la suite, un gouvernement, guidé par d'autres principes, parvint au pouvoir. L'Étut jouissant des biens ^i avaient appartenu aux anciennes eorporâtiOne enseignantes , on në poQvdit abèlir fcntièremènt Téducation gratuite; niais on la restreignit considérablement, et on l'accorda comme une récompense ou comme une laveur am enteti dei eitqjrene i|tti sTaient rendu des aerrices, ou dom oH en et*

pérait. Tel est encore actuellement l'état de rinstitutioh des bourses de collèges.

BdOBss, petfl sae dé laifetai noir,

oh les hommes , au siècle derniw, renfermaient leurchevelure. La bourse se serrait avec des rubans , que l'on attachait ensuite par devant.

BOUBSES DB COMMEliCE. — L*éta«

blissement des bourses dé oommiiree

ne date pas de fort loin en Ffance; lei bourses de Bruges, Amsterdam, Venise et Londres , florissaient longtemps avant celle de Lyon, la plus ancienne que nous ayons possédée. Olle do Toulouse fut fondée, en 1549, sous Henri 11; une ordonnance de Char* les IX en établit une à Rouen en 1566; enfin ce tut seulement en 1724 que le gooTernement aotoHsa à l^aris les réunions de né§eeiantBetdtebiftq«iiers.

Les banquiers se tenaient autrefois dans la grande cour du palais, audessous de la galerie Dauphine. Ce lieu s'appelait la Place du Change y et (fest à son TOisliiiige que le pnt conna sous le hom de Pont-au-change doit la dénomination qui le distingue encOTO aujourd'hui. Dans la suite, les banquiers allèrent s'établir dans la rue Quineampoix, qui devint bientôt lé centre du grand ooMmttce dè PaHSi et le lieu où se traitèrent les affairM les plus importantes. Mais ce fut surtout à l'époque de rétablissement du système de Law que cette rue devint le tliéétre âes plus grandes réunions do spéculateurs.

Depuis que les guerres ruineusés de Louis XIV avaient forcé de recourir au crédit pour couvrir les dépenses extraordinaires , il s'était formé a Paris dés agioteurs qui cherchaient à ftiiro fortune, en vendant ou en achetant lea papiers émis nar le goavernement.

Quelques-uns de ces hommes, d'une probité douteuse, avaient aussi établi^ déni la tue Quineampoix, des cottu»^ loirs où ils vendaient et achetaîentraS effets publics à bureau ouvert. Mais après l'établissement de la Compagnie des Indes et de celle des fermes , l'affluenoe fut telle dans ces bureaux, tfoj» éiroits pour oontaolf toué lii

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