‹ France (volume 3)Chapitre 6 sur 105 · BIT · texte numérisé non relu

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nage, il regagne Kirn, où, avec ses deux autres bataillons, il s'empare de tous les débouchés de cette position et y arrête l'ennemi. Bisson tut un des or* ficiers qui se distinguèrent le plus à Marengo, au passage du Mincio , et dans les campagnes de Prusse et de Pologne. Il tut successivement gouverneur général de Brunswick , de* la Navarre, du Frioul et du comté de Gorizia. Nommé commandant de la troisième division de l'armée d'Italie, il mourut à Muntoue le 26 juillet 1811.

BiTAUBB (Paul-Jérémie), naquit à Kœnigsberg, le 24 novembre 1732, d'une famille française, que la révocation de l'édit de Nantes avait forcée de se réfugier en Allemagne. Dès son enfance , il manifesta un grand penchant pour les lettres et surtout pour l'étude des auteurs anciens, parmi lesquels Homère était l'objet de sa prédilection. Sa traduction libre deVlfiade,

f>ubliée à Berlin, en 1762, lui concilia a bienveillance du grand Frédéric, qui le nomma membre de l'Académie de Berlin , et l'autorisa à aller perfei:tionner son ouvrage en France. Au bout de quelques années de séjour, il publia V Iliade entière (1780), et commença la traduction de V Odyssée, qui parut en 1786. Ces travaux lui obtinrent bientôt le titre d'associé étranger à l'Académie des inscriptions. Cette feveur redoubla Tattactenient de Bitauhé pour la France, h laquelle il résolut d'appartenir comme citoyen, sans toutefois méconnaître les bienfaits de Frédéric. Il fut incarcéré avec son épouse, en 1794 et remis en liberté après le 9 thermidor. En 1796, il publia les ^atat?e5, composition purement historique, à laquelle il aonna néanmoins le titre de poëme, et qui obtint du succès à cause des sentiments patriotiques qui y sont exprimés. A la formation de Tlnstitut, Bitaubé fut nommé membre de la classe de littérature et des beaux-arts. Il nioiinit à l'âge de soixante-seize ans , le 22 novembre 1808. Outre les ouvrages dont nous avons parlé, il a encore publié les suivants : Eloge de Pierre Corneille , in Berlin , 1769 ; Examen de là

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wrofmUm de foi du vieafre taooyard, in-8*, Berlin, 1763; Hermann et Doiih ihée, traduit de Goethe; De t influence des belles-lettres sur la philosojjhie^ in-8s Berlin, 1767; Joseph y poëme, iD-18, 1786. Ce poème en prose est le meilleur ouvrage de Bitaubé, et n'est cependant pas tout à fait exempt des défauts ordinaires de l'auteur, dont le style renferme une foule d'expressions impropres, qui décèlent un homme étranger à la languedans laquelle i 1 écrit.

BiTCHE {Biékscum)y petite ville du département de la Moselle, à dix lieues de Sarreguemines, peuplée de trois raille cent trente deux habitants. (Tétait, dès le onzième siècle, une place Importante, et le chef*lieu d'une seigneurie considérable qui avait le titre de comté. Cédée, en 1297, par le duc Ferri III au duc de Deux-Ponts, elle fol confisquée, en 1571 , par Charles 111, duc de Lorraine , sur le comte de Ha* nnu ; et, depuis cette époque, elle ne cessa plus de faire partie de la Lor- * raine. Les Français s'en emparèrent en 1624, et la eonservèrent jusqu'en 1698, époque où elle fut restituée au duc Léopold. Elle fut enOn cédée à la France avec la Lorraine, en 1737. Les Prussiens tentèrent Inutilement de s'en emparer le 15 octobre 1793.

Elle fut attaquée, dans la nuit du 16 àu 17 novembre de la même année, par un corps de quatre mille Autrichiens.

Le deuxième bataillon du Cher, commandé par Augier, et secondé par la brave population de la ville, repoussa reonenri avec vigueur et lui frt cent cinquante prisonniers. [Voyez Bsl-

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