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âèfe, qui ne Hil sorrécot que dix ans.
BOYBB ^Pnul), né dans le Condo-^ mois vers 1GI5 , fit partie, en 1644, de* l'expédition coinniaridée par .M. de lîretigny, et dont le but était d^-issurer à la France la possession de la Gofane.
A son retour, il |)ublia un récit détaille de cette expédition sous ce titre : Helation de ce qui s'est fait et passé au voyage de M, de Bretigny a CAmérique ocMBKkik, avec un dictUmnaire de la langue, Paris , 1654 , in-8». Cet ouvrage est estimé.
BoYER (Pierre), oratorien, né à Ariane en 1677, partagea, la haine de sa congrégation contre les jésuites, et ftit un de leurs plus terribles et de leurs plus spirituels adversaires. Il composa avec beaucoup de verve le Parallèle de la doctrine des païens avec celle des Jésuites èt de la constitutioUy 1736, in-13 et in-8% ouvrage que quelques critiques ne craignirent pas de comparer aux Lettres provinciales, mais que le parlement condamna à être briUé. Ce qui provoqua cette condamnation, c'est que, dans son livre, Boy^ n'avait pas plus mé* nagé la bulle uhtgenitus que les jésuites; il avait eu raison, car elle était véritablement leur ouvrage. Son opposition a cette bulle le lit emprisonner au mont Saint-Michel, puis à Yineennes, où il mourut le 18 janvier 1755. On a également de lui : Juste idée que Voa doit se faire des jésuites.
BoYER (Pierre), ministre des réformés, a écrit un Abrégé de C histoire
des f^audois, la Haye, 1691 , in-12.
BoYER (Pierre-Denis), né aux environs de Rhodez, en 1766, embrassa de bonne heure Tétat ecclésiastique, émigra pendant la révolution, rentra en France en tSOl , et s'unit alors à M. Emery pour relever le séminaire deSaiiit-Sulpice. I/abbé Frayssinous se Tassocia ensuite, et.commènça avec lui les conférences qui firent alors tant de bruit. Depuis, M. Boyer s'est distingué parmi les plus violents adversaires de M. de la Mennais, et a publié un assez grand nombre d'ouvrages qui n'eurent pas, à beaucoup près, le méaie suoeès que ceux de Te-
loquent auteur de F Essai sur I^Miffêrence,
Boyer (Pierre-Fr.-Xavier, baron) , néàBelforten 1760, s'engagea, en 1792, comme volontaire, fit les campagnes des l^rrénées, d'Italie et d'Égypte.
Rentré en France après le traite duEI- Arish, il suivit le général Leclerc à Saint-Domingue, où il séjourna peu.
Chargé d'apporter au premier consul . • la nouvelle de la mort du capitaine général, il fut pris dans la traversée, conduit à I^onares et échangé bientôt après. Il rejoignit ensuite l'armée, fit les campagnes d'Allemagne, d'Espagne et de Portugal. JVommé général de division, le 18 février 1814, il leva un corps franc au retour de Napoléon, et fut porté sur la liste des proscrits à la seconde restauration. Cependant il ne tarda pas à obtenir Tautorisation de rentrer en France, oà il te livra aux arta et à la peinture. 11 fut admis à la retraite à la (in de 1824, et appelé vers la même époque auprès du pacha d'Égypte. il s'occupait des moyens de discipliner les troupes de ce prince, lorsque, deux ou trois ans après, une mésintel* ligence survenue entre lui et Mohammed-Laz, ministre de la guerre, le força à quitter l'Égypte. Kétaoli sur les cadres d'activité, après lu révolution de juillet, il commandait en 1881 la divi* sion et le territoire d*Oran en Afrique, et fut mis en disponibilité deux ans après. II figure depuis 1839 sur le cadre de réserve des officiers généraux.
Boyer DE rficB (Guillaume), troubadour du quatorzième siècle, né à INice , et qui , d'après Nostradamus , joignait à ses tafents poétiques des connaissances très -étendues dans les sciences physiques et mathématiques.
Malheureusement on ne connaît ni les chansons qu'il adressa à une demoiselle de la maison de Berre, ni le Traité d" histoire naturelle aue Nostradamus lui fait dédier à Rooert , roi de Sieile, comte de Provence. Vod»
quMl composa pour Marie de France, épouse de Charles, duc de Calabre, n est pas de nature à donner une grande idée de ses facultés lyriques.
Les comtes de Provence l'ayant nommé podestat de Nice , restine de ses oon»»
110 SOT KUmVEHS. MIT
fitniiijces le caainiuKiaMeBtte charge, ci perte de ses ouvrages est d'autant plus regrettable que, s'il faut en croire jN'ostradamus , il. aurait servi de nioilèle k iHQsifurs troubadours, qui , pour être phas tùrs de plaire au puDiîe, faisaient pasailreleuirs (Mècef sot» son nom.
BoY£B DE Rebeval (le baron Joseph), aé à Vaucouleurs en 1 768 , entra •Mimraioe ûa fil avec dîstinctioa presque- toiit«s les «eenipagnes de la dévolution, et gagna par des actions d'éclat tous les grades auxquels il fut élevé soccessivement. Il fut nommé, m 1807, «cHond d*aki réginieDt'de fti* •yieni*t:basseurs. Après aToir organisé ce corps , il le conduisit en Poméranie, et s'avança sur Colberg, dont il avait reçu ordre de faire le blocus. Le fort 4e Neugarten gênait les approches de k plMi»;«il9aiiV «itiié M rnîtie» de yiistes marait^ Il n'élait Mceseîble qte par un diemîn creux que balayaient trois pièces de canon. Cependant il était ui^ent de s'en rendre maître^ |l03r«r*lw «hareé de l'empoiter; il pamnoe, ouvre 1 attaque, mais, trouvant bientôt qu'elle est lente, indécise, il arme ses soldats de planches , de fagots, s'élance à leur téte à travers la mitraille, arrive aux fossés, les corn- Me, force les rempertv, et fett mettre bas les armes à la garnison. Il se ren« dit en Espagne :i la fin de' la campagne, puis revint en Autriche, combattit à £ssling, fut nommé général de brigade le 6 juin , et ^eommandant de k Légion d*nonneiir le 2t septembre suivant; puis il retourna encore en Espagne, fut fait adjudant général de la garde sur la fin de 1811, et partit pour la campagne de Russie. Blessé à la bataille de la Moskowa, 11 n'en resta pas moins à la téte de ses troupes, fit la campagne de Saxe, se distingua à la bataille de Wurtchen, fut blessé à celle de Dresde, et nommé général de dîTlsfon. Il ne combattît pas avec moins de valeur Tannée suivante; il joignit à Néry plusieurs divisions ennemies qui se ralliaietit à Schwartzenberg, les attaqua au milieu de leur mouvement, les culbuta, et les IÉii{B à la rslrafteb II assista , le 7 mars
suivant, à la bataille de Craonne, y reçut deux eontusions qui ne l'empêchèrent pas de suivre l'ennemi, de déployer la plus brillante valeur à Laou, à Arcis-sur-Alibef od H enleva le village de Torey, et sous les murs de Paris , où tous les efforts de l'ennemi n'avaient pu l'ébranler, lorsque la capitulation fut signée. Le général Boyer reprit les armes en 1815, combattit avee sa valeur ordinaire, se retka après le licenciement de l'armée dans sa terre de Rebeval^ où il mourut en
BOYEB D£ SâINTE-MàBTUE (Louls-
Ansehne) { dominicain,' est auteur «le
V Histoire de Véglise cathédrale de Saint - Paul- Trois - Châteaux , Avignon , 1710, in-4«; et de V Histoire de l'vgiise cathédrale de f^aisouj Avignon, 1731, ib-é*. ' . \ BoTBE- FoNVBÉDB. Yoyez Foir-
Royfb-Peyreleàu (Eug.-Édouard , baron de), né à Alais, département du JXord, entra au service, en 1793, eomme sknple soldat, et fit les campagnes d^Italle. ^ommé ensuite aide de camp, puis chef d'étrit-ninjor de l'amiral Villaret-Joyeuse, il lesuività la IM arti niqu e,attaquée peu de tem ps a près par les Anglais avec des forces bien supérieures. Bojrèr sy distingua par son activité et son courage. Mais la garnison fut obligée de céder au nombre et de capituler. Villaret-Joyeuse fut accusé, malgré la vigueur de sa défisnse, de n'avoir pas %iit tout ce qu'il aurait pu. BoycNPeyreleau , qui avait partage les dangers de son général, voulut partager aussi sa disgrfice; il le suivit en France, et l'accompagna ensuite à Venise. Cependant, en 1812, il reçut l'ordre de rejoindre l'armée en ItUBsie, devint adjudant-commandant, puis ehef d'état-mnjor de la garde impériale. Il entra ensuite dans le corps de cavalerie du général Latour-Maubourg , protégea la retraite des troupes françaises, de Leipzig à Mayence, et fut un des officiers qui déployèrent iè l)lus de bravoure dans les sanglantes affaires dont les plaines de Champagne furent le théâtre. Nommé ensuite com»
mandant en second de la OnadMoupe ,
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i} y arbora le drapeau tricolore, et £ut, après les cent jours, condamné à mort pour ce fait; mais sa peine fut commuée en vixi^t années de détention, qui furent ensuite réduites à trois années de prison, après lesquelles il fut r^ndu à la liberté et réintégré sur les cadres de Tarmée parmi les colonels en demi-solde. U a publié, en t833, Des Jatilles françaises et particulièrement de la Guadeloupe , jusqu*au l**" novembre 1816, 3 vol. in-8**.
BoYssiÈBES, terre et baronnie dans ' leQuercy,à huit kilomètres nord*oue8t de Cahors.
BoYViN (René), l'un des premiers graveurs français, naquit à An^jers Vers lâSO, et niourut a Rome en 1598.
On ne sait pas quel fut son maître, mais il est probable qu'il se forma d'après le Pnmatice, qu'il vit à Fontainebleau, et en général d'après les maîtres italiens. On lui doit un portrait (Le Maroti Jgar et Ismael^ Des bandits qui pillent la charrette d'une pai/san?ie; le Triomphe des vertus et la défaite des vices; François marchant au temple de Clmmortalilé; ces trois dernières gravures exé- <Sntées d'apès maître Roux. Mais son œuvre principale est la collection de |;ravures qui fait partie du recueil intitulé: Ilisforia Jasonis Thessalim principis , de colcliica velleris aurei expeditionty cum fig. a Léonard. Tyrio pictia était, Boyvino mre excu* sis; cumque earum exposition e i-er^ sihus priscorum, a Jac. Cohorrio, Parisiensi : édita a Joan. de Mauregardj Paris, loCa, in-fol. obi.
• BozAS, terre et seigneurie du Vivarais, à dix kilomètres nord-ouest de Tournon, érigée en marquisat en 1603.
BozE (Claude Gros de), né à T.yon, en 1680, se destina d'abord à la magistrature , fit son c\roit à Paris , et y fut reçu avocat en 1098. Cétait uo uflatge établi depuis longtemps à Lyon, qix^un jeune avocat prononcent chaque année, le jour de Saint-Thomas, une harangue solennelle , en présence de tous MM fonedonnaires , et joutt ce jour-Ià de toutes les prérogatives du jpcévdt des marchands. De Boze fut
CE. MS tll
choisi, en 1699, par les magistrats de Lyon , pour prononcer ce disours. Il 8*âcquitta avec distinctkm de ieetH tâche difficile; et ce premier sueeît
semblait devoir décider pour le barreau sa vocation encore incertaine, lorsque la connaissance qu'il Ut, à so^ retour à Paris, de trois numi^nui* tes célèbres, VaHIant, Oodinet>^ii le P. Hrirdouin , le détermina à se Ivi vrer exclusivement à l'étude de l'antiuité. Il fut nommé, en 1706, élèfe e l'Académie des inscriptions, devikiti Tannée suivante, p^nslounabra dè oMIt société, et lut élu, la même année « secrétaire perpétuel , quoiqu'il n'eût que vingt-six ans. En 1715, il refusa la place dé sous-précepteur du roi Louis XV, et- fut admis à TAcadémie .
française comme successeur de Féne« Ion. Nommé, en 1719, garde du cabinet des antiques , il se défit aussitôt , pour n'avoir plus à s'occuper que de . ce cabinet , de la riche collection qu'il avait formée lui-même, et qui passait, avec raison , pour une des plus belles qui existassent à cette époque. Le cabinet des antiques fut transféré, en 1741, de Versailles à Paris; de Boze donna. Tannée suivante , sa démission de secrétaire perpétuel de l'Académit des inscriptions et belles-lettres, afin de pouvoir donner tout son temps au classement devenu nécessaire par cette translation. Ce classement et le catalogue, pour la rédaction duqdel il Wd« Joignit, en 1745 , Tabbé BartfaélAnjr, qui devait ^tre plus tard son successeur, sont au nombre des plus importants services rendus par de Boze à la science. Ce savant mourut à Paris; en 1753,^ dans sa soixante-quatorzième anncc.C'està lui que Ton doit F^w^ofr* de t .Écadémie des inscriptions et bel'les- lettres, et les Éloges des acadé' miciens qui se lisent dans les quinze premiers volumes du recueil de oeiti« société. Il a, en outre, enrichi ee cucil d'un grand nombre de savants mémoires , parmi lesquels nous citerons seulement son Histoire de l'empereur TWieus, édaircie par k»
daillesy oii il a traité, avec une grande
érudition , uo point important de bm
Sis
mgA,
nationalflt. Ifoot eteonSt
en outre, parmi ses autres ouvragist:
V Explication d'une inscription antique trouvée à Lyon, où sont décrites les particularités des salifiées que les muimu appelaient Taurobth tes, 1705, in^; las Médailles sur les principaux événements du ré^ie de Louis le Grand, nouvelle édition, 1723, in-fol.; enfin, le catalogue de sa curieuse bibliothèque , imprimé en
1745, iii-fol.t à Yingt-cinq exemplaires amtefloant, et fort recherché des curieux.
BozE (Joseph), peintre, né vers
1746, mort en 1826. Cet artiste, quoique fort médiocre , doit ooeoper une place, sinon supérieure, du moins intéressante dans riiistoire de l'art français. Il vécut pendant la révolution; alors deux systèmes, deux sociétés se combattaient, raristocratied'un côté, la démocratie de Tautre, chacune ayant ses idées, sa tradition et ses espérances. En politique, la lutte est évidente; elle existe aussi, bien que moins apparente, dans la littérature et les arts. Il y eut alors un art démocratique , on art anarchique et hébertiste, un art jacobin et spiritualiste , un art monarchique quand même; et pendant que Hébert faisait abattre les clochers, parce que , plus élevés que les autres aionuments, ils blessaient Tégalité; pendantqne David faisait le programme de la fête à TÈtre suprême, que les jacobins avaient fait décréter par la i^ionvention , Boze faisait de lart monarchique, dè même que les royalistes reconnaissaient Louis XVII po'ur roi.
Fidèle à la cause royale, il brava îa mort dans le procès de Marie-Antoinette, et fut jeté en prison. Il n'en sortit qu'après le 9 thermidor, et passa en Angleterre. Avec la restauration , il revint en France; et tandis que l'ancien régime se reconstituait autant que possible , Boze , de son cuté , se remit a faire de l'art monarchique. Mais alors il n*était plus seul; d'autres manquant à leur mission, ou entraînés par Tappât de l'or, changèrent de direction , et après avoir fait de l'art philosophique, de Tart miliuùre, ils llrent de l'art d«
sacristie. Boze avait le mérite, ao moins, d'être fidèle à sa tradition; il
avait peint Louis XVI, il peignît Louis XVIIL IL aurait peint Charles X, si la mort qui le frappa en 1826, ne lui avait enlevé cet honneur.
Mais de même que Louis XVIII et Charles X n'avaient pu reconstituer la vieille monarchie, de même Boze et ses imitateurs ne purent empêcher cette triste école de peinture de la restauration de disparaître en juillet 1S30 , avec ceux qui la soutenaient.
Bozox. Voy. Provence (rois de).
Bba (Théophile), statuaire, né ^ Douai le 24 juin 1797, élève de Story et de Bridan fils (*), obtint , en 1818, un second grand prix pour son basrelief de l'exil de Cléombrote. Cet artiste a exposé, en 1819, Àristodème au tombeau de sa fille ( pour la ville de Douai } ; en 1822 , smnt Pierre et saint Paul l^our l'église Saint-Louis), Ulysse dans file de Calypso et Jean de Bologne; en 1824, Pierre de FranqueviUe^ Philippe de Comines ^ le baron Dubois ; en 1 827, le duc de Berri
i statue en bronze pour la villede Lille); p duc d\1ngouléme au Trocadéro; en 1836, le sire de Joinville (pour le musée de Versailles) , et les bustes de Broussais, du maréc/utl Mortier et de M. Guisùt; en 1837, le Régent, le maréchal Mortier ( statue en bronze pour la ville du Cateau-Cambrésis , re> faite pour le musée de Versailles) : en 1839, une Statue de sainte Amélie.
M. Bra appartient à l'école dite classique pure; c'est assez indiquer que son dessin est correct ; ses compositions sont d'ailleurs animées, et l'idée qui les a créées se fait facilemeut sentir.
Bbàauers, ou fetseurs débraies de fil (voyez Tàiixburs).
Bbabançons, Brabantiones , Bre»
banciones ,* Brebantini , noms par lesquels on désignait, au treizième siècle, les aventuriers dont étaient formées les bandes de mercenaires qui se met* talent indifféremment au service de tous les princes, et qui jouèrent on
C) D autits disenl de Roland et de Slouf.