‹ France (volume 3)Chapitre 76 sur 105 · BRO · texte numérisé non relu

BRO

taphe en vers composée -par Bucis.

Brizard (Gabriel), avocat au parment, né à Paris vers 1730, a publié plusieurs ouvrages, dont les plus importants sont une Histoire généalogie que de la maison de Beaumont en Dauphijiéy Paris, 1770, 2 vol. in-fol., imprimés aux frais de M. de Beaumont, archevêque de Paris; un Discours historique sur le caractère et la politique de Louis Xi y Paris, 1790, m-S**, et une Dissertation sur là Saint Barthélémy y Paris, 1790 , 2 part. in-8". Brizard est mort de chagrin et de misère en 1793.

Bbochabd (Bonav.), cordelier, en- ^prit le voyage de la terre sainte en 1533, avec Greffin Arfagart, seigneur de Courteilles, chevalier du Saint-Sépulcre. Il écrivit en français la relation de ce voyage, dont le manuscrit est conservé dans la bibliothèque du roi.

Brochard a été souvent confondu avec Brocard, ou plutôt Burkardt, dominicain né en Alsace, qui vécut dix ans au monastère du Mont-Sion, ver^ le milieu du treizième siècle, et laissa une relation fort curieuse de ses voyages, dont une traduction en vieux français.) été publiée sous le titre de Mer des ^ hi^stoîreSj Paris, 1488, 2 vol. in-fol.

Brochard (l'abbé Michel) , professeur au collège Mazarin, mort vers 1729, littérateur instruit et savant bibliographe , à qui l'on doit la BibliO' theca layana, imprimée par I\Iartin, Paris, 172Ô, in-8 , avec une bonne table des auteurs. Il avait fait aussi le catalogue de sa propre bibliothèque, qui fut publié de même par IMartin, avec une table d'auteurs, sous le titre de Musœum selectum^ Paris, 1725, in-8».

Brochet (Jean-Étienne), ancien arde de la connétablie,^juré au triunal révolutionnaire, et admirateur enthousiaste de IMarat, dont il avait déposé le cœur dans un vase précieux pns au Garde-Meuble^ fut arrêté après le 9 thermidor, et ne recouvra définitivement sa liberté qu'au 13 vendémiaire. Il établit alors une boutique d'épicerie. Mais à la suite de l'attentat du 3 nivôse an ix, il fut compris dans

BEI • L'UmVERS-

le sénatus-consulte de déportation , et conduit à Oléron, puis à Cayenne, d'où il obtint, huit mois après, Tautorisation de rentrer en lYaDce, mais à la condition de résider à quarante myriamètres de Paris. Il mourut à Sens, en 1828, a Tâge de soixante et dix ans.

Bbochdbe. Voyez Pamphlet.

Bbocq (Dom Théodore Talon de), reh'gieux de Tabbaye de Saint-Arnould de iNTetz, né à Châlons-sur-Marne vers 1680, mort à Metz en 1762, a laissé un manuscrit auquel il avait consacré dix-neuf années de trarail, sons le titre de Recueil hiitorique de ce qui est arrivé déplus remarquable dans la ville de Metz, depuis le temps de Jules- César jusqu'à présent (1766), 2 tomes in-4'*. Cet ouvrage, où Ton trouve beaucoup de détails curieux, faisait partie de la bibliothèque de M. Teisaier, mort récemment préfet de l'Aude.

Bkodeau, nom d'une famille originaire de Tours, et qui a produit un grand nombre d'hommes distingués dans les lettres et dans la jurispradence. Les membres les plus connus sont : Fictor Brodeau^ valet de chambre et secrétaire de Marguerite de Navarre et de François I", qui mourut >ers l'an 1540. S«i productions, assez neu nombreuses, sont aujourcrhui ou- Dliées. Les principales sont un poëme en vers de dix syllabes , intitulé :

Louanges de Jésus-Christ^ Lyon, 1540, in-S**; et une Épî^ d^un pécheur à Notre-Seigneur^censurée en 1541 par la faculté de théologie. Ces pièces ne sont pas absolument sans mérite. La versiOcation en est assez facile , le style coulant et nafîf ; les idées sont souvent ingénieuses. Par une confusion qui fait honneur à Brodeau, on attribua son Huitain pour deux frères mineurs à Clément Marot. Du reste^ ce poète estimait Brodeau , et il le cite dans ses oeuvres avec éloge.

Jean Bbod^au, né en 1600 d'un valet de chambre de Louis XII , mort à Tours en 1563, fut lié avec les plus célèbres érudits du seizième ^siècle, parmi lesquels il occupe luitmèm» un nuig distingué. On ki

doit dix livres de mélanges, Bâle, Oporin; 1555, in-8*; un Commentaire sur l'anthologie grecque, imprimé à Bâle, en 1549 , in-iblio, sous le titre î Epigramm. grsec. Ubri septem; des notes sur Martial j Leyde; et un Commejitaire sur les trageiiies d'Euripide, Bâle, 1558.

JuBen Bbcdbau fut Tun des juris»

consultes les plus savants du dix-sep* tième siècle. On a de lui des Notes sur les arrêts de Louet, qui ont été souvent réimprimées: des Commentaires sur la coutume de Paris, 1658, 2 volumes In-folio; îAmn^FtedeChitur" In Z>{/motti^ii|. Paris, 1654, iQ-4*; ce savant juriscoBSuite mourut à Paris

en 1681.

Son (ils, Pierre-Julien Bbodeau, et son petit-fils, JvUef^Sîman Bboi>eâu, remplirent des fonetions importantes dans l'administration, et se distinguèrent aussi par leurs talents comme littérateurs.

Bbodbquims ou bottes fauves. I^om d*une ancienne chaussure qui, du temps de Villon, était uniquement réservée aux galants. « Une autre espèce de « brodequins était, dit le Duchat, une « sorte de chausses semelées, dont la « tige était d'une peau qui se retotir- « naît aussi facilement que le cuir d'un « ^nt. « Froissart appelle brodequin une espèce particulière de cuir. (Voyez Chaussure.)

Bbodequins. Nom de deux instruments'de torture, dont Tun était une chaussure de parchemin, avec laquelle on enveloppait la jnmbe du patient, pour l'approcher ensuite du feu. Le parchemin, se contractant alors, comprimait douloureasemént la peau. Le second consistait en quatre petites planches fortes et épaisses, que l'on )laeait autour de la jambe, et que 'on serrait fortement avec des cordes, des coins de fer ou de bois que Ton faisait ensuite entrer à coups de maillet dans l'intervalle des planches, et qui comprimaient la jambe avec tant de force, qu'il suffisait ordinairement de quelques minutes pour en briser les OS.

Bbodbubs (corporatîondes)*"- Vov

m M LTUBOVERS. MO

mi

la fin du treizième siècle, « le commun des broudeurs et des brouderesses de la Tille da Paris , cspedalenent

Jehannette la Blancbey

Colin la Malice,

Jehanne la Béguine,

Sédiie la Tonnelière ,

Marie la Soumetîère ,

Thiphaine la Pouvrièn*

Marie la Menacière^

Anice la Boitière,

Douce la Courteroane,

Jehanne la Pelée,

Tsibelot te Parcheminière,

On^etle te BiovdaiMad des YUes,

et Colin li Broudeeur qui demeure avecque madame Branebe (*} , »

se réunirent devant Guillaume de Hangest , garde de la prévôté de Paris, afin a*arrêter les statuts de leur métier. Le règlement voté dans cette réunion, et promulgué ensuite par l'autorité, tie contient aucune disposition bien remarquable. On y voit seulement qu'il était interdit aux maîtres ou maîtresses d'avoir plus d'un apprenti à ia fois; que le temps de Tappren tissage défait être de huit ans au moins; que les gens du métier ne pouvaient travailler le soir ni les dimanches et fêtes, etc...; et que quatre jurés nommés et pouvant être révoqués par le prévôt étaient chargés de faire obaerfer toutes ces dispositions*

Les membres de cette corporation ae réunirent de nouveau, en 1316, chez le garde de la prévôté, pour y arrêter un second règlement. Parmi les fiersonnes présentes à la délibération, on remarque les suivantes :

Marguerite aux Tresses,

Jehnnne la Courtiliière,

Pernelle la Gaye,

Aalis te Moustadière,

Margot rEnluonineresse,

etc.

Ce règlement , oonfirmatif du précédent, ne contient de plus que quelques dispositions ayant pour but de pré-

(*) Livre des méden, pi§. 879 et saîv. di l'édidoii Oiffiag.

venir les fraudes auxquelles pourrait donner lieu remploi de mauvaise soie 4M1 de roauvate or.

: La communauté des brodeurs reçut

encore, en 1648, une nouvelle organisation; les statuts qui leur furent ^donnés alors étaient encore en vigueur à Tépoque où les corporations furent abolies. L'apprenti«age était alors de six ans et 1^ compagnonnage de trois ans. Le brevet coiUait trente livres, et la maîtrise six cents livres.

BboglibouBboglig, nom donné, en 1743, à la baronnie de Ferrières, érigée en duché héréditaire en faveur du maréchal François-Marie de Bro* glie. Voyez Fëbbiéres.

Bboolie (famille de). Les Broglie descendent d'une femiDe originaire de Quiers en Piémont. Leur nom primitif était Broglio , mot qui veut dire intrigue en italien ; et ce n*est qu'après quelque temps qu'il fut francisé, et devint ce quMI est.

FrançoiS'Marie de Bboglio est te premier dont Thistoire fasse mention- Il était page du prince Maurice de Savoie, et il se signala en 1639, comme ca|)itaine des gardes de ce prince, à la

Snse de Cbivas , de Quiers , de Trin, e Montcallier, et au sié,ge deConl, qu'il défendit pendant trois mois contre les Français. Par lettre du duc de Savoie , du 1 1 novembre 1643 , il fut créé comte de Aevel^ ce qui ne Tempécha pas de quitter son pays peu de temps après , pour venir s établir en France. François -Marie de Broglio s'attacha à la tortune du cardinal Mazarin, et entra dans l'armée française , OÙ il était déjà capitaine du régiment de cavaterie italienne , en 1647. Il se fit remarouer, en plusieurs occasions, par une oravoure peu commune , et par une souplesse de caractère qui lui permit de tirer parti des troubles de la fronde. Les oiens appartenant à plusieurs gentilshommes passés au service de rF.spnî:^ne ayant été confisqués, le comte de Broglio obtint, en 16ât , une partie de leurs dépouilles.

Il en fit usage pour lever un régiment de cavalerie étrangère qui porta' son

nom. Il fot tué AU de Valeucet

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