‹ France (volume 3)Chapitre 75 sur 105 · ERS. «M · texte numérisé non relu

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gne trouvera sa place" ailleurs. (Voy, Convention , Girondins, INIonta.-

GNABDS, Tfi£NTE £T UN Ukl rjournéd

du]). Disons seulement que c est surtout à Brissot que s'attacha la haine populaire qui ne tarda pas à s'élever contre les girondins , désignés alors sous le nom de brissotms. Le 31 mai, trentetrois sections de Paris vinrent demander à l'Assemblée l'expulsion de vingt-deux députés , en téte desquels se trouvait Brissot. Deux jours après , l'Assemblée prononça contre ces députés un décret d'arrestation auquel Brissot se Soumit d'abord. Cependant , il céda ensuite aux conseils de l'amitié et voulut se réfugier en Suisse; mais il fut arrêté à Moulins , et traduit en octobre devant le tribunal révolutionnaire. La perspective de l'échafaud n'altéra point son courage. Il se défendit avec calme et mourut avec courage. La Convention accorda, en l'an IV, une pension de deux mille livres à sa veuve.

Brissot, par ses théories sur le fédéralisme des quarante-quatre mille mutiicipalités, est le plus coupable des girondins : aussi le peuple ne se trompa certes pas lorsqu'il appela brissolins la droite de la Convention. Les idées de Brissot y germaient : un moment elles furent réalisées , après le 2 juin. Ts'ous avons décrit dans les Annales cette révoltu impie des girondins, leurs alliances avec les royalistes et avec l'étranger, les trahisons des généraux de leur parti ; à tous ces crimes politiques Brissot prit part comme conseiller et comme auteur; c'est donc sur lui que doit retomber la responsabilité des ftinestes suites qu'entraînèrent ses doctrines et sa conduite politique.

Brissotins, nom que Ton donnait aux membres du parti dont Brissot était le chef. Ce parti fut renversé le 31 mai 1793, par celui de la Montagne. On donnait encore aux brissotins le nom de fection des hommes d'Ëtat.

Bbiteste (siège de). — En 1622, le duc de Vendôme, à la téte de sept mille hommes, vint assiéger cette petite bicoque située en Guyenne et défendue seulement par cinq cents hom-

Ml tRANGE. * mi) 4(yfe

mes. Us résistèrent néanmoins avec Cest dans cette ville. que Gonde-

tantde videur ^e le duc leva le siège , liatid , qui se disait fils de uotaîre , fut

après avoir donné cioq assauts et perdu élevé sur le pavois et proclamé roi

quinze cents hommes. d*Aquitaine, en 585. Elle dépendait

BBiTOMABjChef insubrien qui com- autrefois du Périgord, et en fut détamandait le corps des Cisalpins, dans la chée sous Charles V, à la prière du guerre que les Gaulois d'Italie décla- pape. Grégoire XI, pour être réunie rèrent aux Romains, Tan 235 avant au Limousin. C'était avant la révolu- Jésus-Christ. Il prit part à la bataille tion le cheMieu d'une élection, d'un de Fésule» où les Romains furent présidial et d'une sénéchaussée. Elle vaincus, et disparut à la journée de avait la prétention d'être la capitale TélamoiK par laquelle uËmiiius vengea du bas Limousin, et avait eu avec cette défaite» Soo nom parait signifier Tulle et Uzerche de longues discussions le grand Breton, En effet, tnor en pour obtenir le siéae die la sénéchauslangue galliqiie, mintt^r en cambrieni sée. Brives possède maintenant des voulait dire grand. tribunaux de première instance et de

BmvAL (Jean) était procureur gé- commerce, un collège communal, un uéral syndic du département de ia petit séminaire et une petite bibiio- GorrèM, lorsauMl fut, en 1791, élu thèque publique. Sa population est de député de ce département à TAssem* huit mille trente et un habitants, blee législative. Il s'y montra l'un des Le cardinal Dubois , le maréchal plus zélés défenseurs du peuple, de- Brune et le directeur Xreilbard sont .manda, eu 1792, la conversion en ca- nés dans cette ville, nons des statues de bronze des anciena Bbives (monnafede).— Brives, qui ne rois de France, et dénonça ensuite les '{lortait, sous les Mérovingiens, que le chevaliers du poignard, qui se ren*- titre modeste de i^îcusy jouissait cédaient chez la reine pour y conspirer pendant du droit de battre monnaie; contre le peuple. Élu a la Convention , c'est ce qu'atteste un irie/is où l'on voit il vota la mort de Louis XVI, sans d'un côté, autour d'une efGgie royale, appel et sans sursis. Après le 81 mai, ces mots bbtvàyîco, et de Tautre le il se rendit à la commune de Paris, nom du monétaire chargédeladirection pour la féliciter de sa conduite dans de l'atelier établi dnns cette ville, falcette révolution. Au mois d'août, il comonet, avec une croix latine dans fut chargé d'une mission dans le dé- le champ. Comme en France, un assez partement de l'Allier. Il fut un des jgrand nombre de localités ont porté le moteurs de la journée du 9 thermidor ; nom de Briva , on pourrait peiit«étre vota, en fructidor an m, le rappel en douter de l'attribution que nous pro- France de M. Talieyrand-Périgord, posons, si notre trîens n'offrait une et, dans le même mois, devint mem- frappante analogie de style avec les bre du Conseil des Anciens , où il parut tiers de sous d'or frappés' à Limoges , rarement. Après le 18 brumaire, H SaintTrierde laPercne, Ambosac, et^ devint juge de la cour d'a])pel de Lf* les autres villes du Limousin. On ne* moges, et en exerçait les fonctions en connaît pas d'autre monnaie de csette 1815, lors du second retour des Bour- localité.

bons; atteint alors par la loi d'amnistie Bbixen {prise de). — Lors de son

du 16 janvier 1816, il fat forcé de eirpédition ou Tyrol, en 1797, le gé-

s'expatrier, et d'aller chercher un asile neral Joubert, après sa victoire sur

sur la terre étrangère. Il se retira à les Autrichiens, près de Clausen, s'ap-

Constauce, oii il est mort. procha de Brixen, ville intéressante

Bbives-la-Gaillabde , Briva cur- par sa population et ses richesses , et

retia, petite ville du bas Limousin, s'en empara à la suite d'une action où

^jounrJuii cbef-lieu d'arrondissement le général Dumas se signala spéciale*

du département de la Coixè»» à viqgt ment par sa bravoure^ On ytxom

Kilomètres de Tulle. dHnunenses mi^gaslDa

; Bbizajid (Jean-Baptiste Britard,

dit), comédien célèbre, naquit à Orléans, le 7 avril 1721. Il étuma d*abord la peinture sous Carie Yanloo; mais son goût le porta bientôt vers le théâtre. Après quelques débuts en province, il fut admis au Théiltre-Français, où il ne tarda pas à être remarqué.* Malgré sa jeunesse, c'était surtout dans les rôles de pères nobles et de rois qu'il se faisait applaudir. La dignité de son Jeu, que relevait encore une belle téte couverte de cheveux blancs, le lit trouver excellent dans les rôles du vieil Horace et du IJenri IF de la ParHede chasse. Il avait remplacé au théâtre le fameux Sarrasin, dont il égala la réputation. Peii d'acteurs ont eu autant d'intellif^ence, de goût et de noblesse; mais il n'entraînait pas assez son public. Plusieurs contemporains Vont acicueé de manquer de chaleur et de mouvement. La Harpe s*exprime sur lui, dans sa correspondance, avec une sévérité qui s'explique par la mauvaise humeur que lui causait un des faux pas de sa muse Magique, La tra< gédie des Brames, dont le principal rôle avait été rempli par Brizard, ayant échoué complètement, la Harpe s'en prit à l'artiste d'un revers que, sans doute, il ne devait attribuer qu*à luimême. La critique médisante prétendait que Brizard devait moins ses succès à son jeu qu'à l'effet produit par ses beaux cheveux blancs. Ils avaient pris cette couleur avant l'âge, par suite d*un accident qui faillit lui être funeste. Dans un voyage sur le Bhdne, la barque qui le portait ayant chaviré, il resta suspendu à un anneau • de fer, sous une arche du pont, et la frayeur qu'il éprouva, en attendant du secours, fut telle que sa tête blanchit à l'instant même. Il se retira , le 1 avril 1786, du Théâtre-Français, après y avoir joué p'Midant vingt-neuf ans.

Dans cet espace de temps, il avait créé plus de vingt rôles dans la tragédie, et un grand n'ombre d'autres dans la comédie et le drame. Il mourut à Paris, en 1791. On voyait au musée des monuments français son tombeau, sur lequel on avait fait graver une épi-

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