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L'UIflVERS.
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tîllerie de l'autre côté du Tésin, son in- Ànterie en Piémont et jusqu'en Provence, et concentra le reste de Tarmée dans Biagrasso, où il résolut d'attendre les troupes fraîches qui devaient lui arriver de France.
Sur ces entrefaites, Prosper Colonne, vieillard infirme, qui commandait l'armée ennemie, mourut et fut remplacé par Lannoy, vice-roi de Naples, sous les ordres duquel vinrent se ranger le connétable de Bourbon, Pescaire, et Françéis Sforza, duc de Milan.
TandisqueBonnivetenvoyaitBayard occuper Rebecco ( février 1524 ) , et s'exposait ainsi à éprouver un échec que de meilleures dispositions auraient fm éviter, les alliés recevaient des renforts considérables, et prenaient la résolution de passer le Tésin pour s'emparer des places situées nu delà de ce fkuve, couper les vivres aux Fran-
Sis, et les enfermer entre le Tésin et ilan. Ils effectuèrent en effet ce mouvement (2 mars 1524), et s'emparèrent de Gambalo. L'amiral craignit alors de perdre Vigevano et le reste de la Lomeline; il passa aussi à la hâte le Tésin , plaça son avant-garde autour de Vigevano et son corps de bataille à INIortaro. Ce poste était encore avantageux , et l'armée pouvait s'^ maintenir uuelque temps sans courir le danger d être affamée; les vivres loi arrivaient da Hontferrat, da Vercellois et du Novarèse, pays avec lesquels elle avait conservé des communications.
Mais , au lieu d'accepter la bataille que Bonnivet leur présenta sans succès deux jours de suite, les alliés s'eniparèrent de Sartino , vers le confluent du Pô et de la Sésia, puis remontant cette rivière, ils se rendirent nxiîtres de Vercelli. Les Français se trouvèrent alors réduits aux vivres que leur fournissait le Novarèse , pays épuisé de-
f)uis longtemps, et les chemins par esquelsiIspouvaientregagneriaFrance étaient à peu près coupés. Il restait cependant encore une espérance à Tamiral : six mille Suisses , soutenus par quatre cents hommes d'armes, arrivaient du côté d'ivrée. Us devaient
passer la Sésia au-dessus de Vercelli , et joindre Bonnivet à Novarre. Six mille Grisons s'avançaient d'un autre
coté vers le Bergamasque, et devaient opérer à Lodi leur jonction avec le prince Bozzolo qui les y attendait.
De là ils devaient fiiire une diversion au delà de Milan , pour y faire revenir les confédérés , tandis que Bonnivet , renforcé par les Suisses, reprendrait l'offensive.
- Les confédérés , instruits de la marche des Suisses et des Grisons , 8*atta»
chèrent à entraver leur jonction ; leur armée se plaça entre Novarre et la Sésia, et se tint prête à en disputer le passage aux Suisses , tandis qu'un détachement considérable, traversant le Tésin, allait harceler les Grisons, et les forçait à regagner leurs montagnes.
Ce résultat obtenu , Jean de jMédicîs , qui commandait ce détacliement , revint sur le Tésin, et réussit à détruire le pont de bateaux que Bonnivet avait fait établir près de Buffarola. Les^illiés s'emparèrent alors de Biagrasso ; mais ils y trouvèrent la peste qui avait commencé à s'y manifester, et qui, portée par eux à Milan , y fit périr en moins d'un mois plus de cinquante mille habitants.
Le camp français ne fulpas à l'abri de ce fléau, oui vint aggraver de la manière la plus fâcheuse la déplorable situa* tion de l'armée qui commençait à souffrir cruellement de la famine ; et, d'un autre côte, le débordement de la Sésîa sur la rive où se trouvaient les Suisses, fournit aces derniers un prétexte pour ne point passer la rivière. S'ils n'avaient pu, en se joignant à Bonnivet, le mettre enétatdese maintenirdans le Milanais, ils auraient du moins assuré la retraite de l'armée. Mais en vain l'amiral les sollieita-MI de nasser la rivière; ils prétendirent qu en ne leur envoyant pas ^ Ivrée les hommes d'armes qui devaient les soutenir, il les avait dégagés de toute obligation, et ils se retirèrent.Ce malheur en amena un autre; lorsque les Suisses qui étaient dans le camp français virent leurs compatriotes s'éloigner, ils se débandèreat el coururent les rejoindre.