CE. BIS
le comte de Lorges. Ce dernier fît faire si à propos une décharge de mousquetcrie sur les Espagnols qui pressaient la gendarmerie, (Qu'ils furent forcés de reculer assez lom pour donner au reste de Tarmée le temps de se mettre en sûreté.
Contents d'avoir vu les Suisses rentrer dans leur pays, et les Français se diriger vers le Pas de Suze et le Dauphmé les i;énéraux ennemis ne songèrent plus a inquiéter la marche de l'armée. Le château de Crémone s'était rendu quelque temps auparavant, et il ne restait plus aux Français en Italie que I/kIi et Alexandrie, qui, ne pouvant plus être secourus, ne tardèrent pas à se rendre.
BiABD (François), peintre de genre, né à Lyon , en 1800 , est élève de l'école de cette ville. M. Blard a acquis une célébrité fort grande auprès du public parisien par ses travaux dans le genre comique; il est vrai dédire que ces futilités sont fort amusantes; ainsi, ses ComééUens anUntlanis, le Bap' téme sous la ligne , le Bon gendarme^ « la Garde nationale de campagne ^ sont des tableaux d'un comique franc et légitime. Mais lorsque M. Biard reproduit les Suites d'un bal masqué, il rait un abus blâmable de son talent. M. Biard, depuis quelques années , a f;iit quelques tableaux de style ; et nous ne pouvons qu'applaudir aux belles qualités que l'on trouve dans ces œuvres. Il a exposé , en 1886 , un Branle^ bas de comotU à bord d'une frégate; en 1837, Duquesne délivrant les captifs d'Alger; en iS^S, Sacrifice de la veuve d un àramine; le Désert; en 1839, Embarcation attaquée par des ours blancs,
BisoT ou BizoT (J. L.), savant, né à Besançon en 1702 , a construit, dans un des' faubourgs de cette ville, un cadran solaire fort ingénieux, dont Lalande a donné la descnption dans le Journal des savants du mois de juin 1758. Un ange peint contre la muraille est abrité par un toit incliné sur lequel sont découpées a jour les heures et les demies, depuis onze Jusqu'à cinq, et cet ange indique du dtoi^
un ^oinf Stiô^ lequel rbàlt« iMA Be
"(dessiner en traits lumineux , lorsque le soleil donne sur le toit. Bisot a publié, dans le Journal encyclopédique, un mémotré sut les mesures île lu franehe-Gomié, et plusieurs oi)ser votions fort curieuses sur la chimie et la météoroloiîie. On lui doit en outre plusieurs brochures intéressantes, dont on peut voir les titres dans la Biographie unirersélle.
BLÀwmBr (Frédéric), chirurgien distinizné, naquit le 2 décembre 1798, à Aubigny, département du Cher. Il fit ses études au lycée de Bourges, et vint à Paris pour étudier la méidecine, où il devint bientôt un des plus brillants élèves de Técole. Il fut reçu Buccessivement élève de l'école pratique, externe, puis interne dans les hf)pitaux, aided'anatomie, et cntin prosecteur à la faculté de médecine, à la suite de concours dans lesquels il lit preuve d^un talent reimarquable.
Reçu agrégé près la faculté de médecine, il fut bientôt nommé chirurgien
' du bureau central en 1825 ; en 1827, chirurgien de l*hôpital Beaujon , et plus tard chirurgien de mdtâl-DieU. A la suite d'un concours ouvert devant la faculté de médecine de Paris, il obtint la place de chef des travaux anatomiques , lorsque déjà il était membre de FAcadémiede médecine et de plusieurs
• sociétés savantes. Quoique se livrant avec le plus grand succès à l'enseignejuent public de l'anatomie et de la médecine opératoire, M. Blandin a encore trouvé le moyen d6 publier : r un Traité d'anaioioiîe des réglons; 2* un Traité d'anatotnie descriptive; 3" une édition de l'Anatomie générale de Bichat, avec de nombreuses notes; 4° plusieurs aHides dans le iHcMm»
noire de médeàine ei de chirurgie pratiûué; 5« des ^lémoîres originaux dans le Journal hebdomadaire, uont il fut un des fondateurs, et dans la Bibliothèque médicale; G" enfin plusieurs thèses de concours i outre sa thèse inaugurale qui fut soutenue le 9 dé- . cembre 1824.
- Blondel (Merry-Joseph), peintre d'histoire, né à Pans en 1781, est éièTC'
(de If. Rëgnault. Il a obtènli, en lÉfbs,
le grand prix de peinture sur le sujet à'Énée emportant son père Ânchise.
M. Blondel est auteur des tableaux sUivànts i ffomêré dana Athênee (1813), £énMe eUt iesèmU de VAtaxe (1812), Évanouissement d'Hêcube (1814) (musée de Dijon), Imuis Xll à son lit de mort (1815) (musée de Toulouse), Philippe- Auguste à Bowhu» (ISld) (gatem dtt Palais- Roval), V Assomption de la Fierge (église de rAssofnption), le Christ enseveli par Joseph d Arimathie; deux compartiments du grand escalier du musée, représentant la éhvte dleate et Éoie aèphaUJMLnt les vents contre la flotte troyenne ; le plafond de la salle de t^enri lî au Louvre, représentant la dispute de Minerve et de Neptune, la Paix et la Guerre (1822); sainte ÉUsaheth de Hongrie déposant sa couronne aux pieds de rimaqe du Christ (1824) (église de Sainte-felisabeth); Assomption de la Fiercje pour Rodez. En 1827, M. Blondel a peint le plafond de là grànde salle du conseil d'État au Louvre, représentiintAi/^imee recevant la Charte ; les voussures de cette salle offrent huit sujets de l'histoire nationale; savoir: Louis le Gros donnant les premières chartes de eomnume; saint Louis dunnùnt la pragmatique sanction; Louis Xf 'JIl maintenant là liberté des cultes; la création du conseil d'Etat par Louis XI f; l'ajjranchissement des serfs par Louis le Gros; la création des chambres par Lotds XFIH; Vaistallation des parlements par saint Louis; la cour des somptes créée par Philippe le Bel. Ce bel et grand ouvrage dil au pinceau de M. Blonde! est l'une éhs plus belles fseintures monumentales et nationales que renferme le Louvre. On lui doit encore le plafond de la première salle du conseil d'État, représentant la France victolieuse à Bouvines: {a galerie de Diane Fontainebleau; a la Bourse « laJu^* Uce qui protège le Commerce, et six bas-reliefs en grisailles ; la France qui a reconquis les trois couleurs aux Journées de juillet 1830; U portrait de
ii6i m
Percîer (1839). M. Blondel est nicml}re de l'Académie des beaux-arts depuis 1882.
BLOtmt (Quillaume-Abel ) , architecte, IIP à Pnssy en 1795, fut élève de Delespine, et a obtenu, en 1817, le second grand prix et le premier en 1822.11 envoya d'Italie, en 18S5, à récole desbeaux-arts, larHUturaHùli^ des Thermes de ChracaUa, en dik planches. Ce beau travail, qui a été
f)ublié en 1830, le fit admettre parmi es membres de la commission ue iMofée, et (f est à lui que l'on doit le nlUB grand nombre des planches de rou* Vrage publié par cette comnnssion. 11 fut cliarc^é. en 1833, déterminer CÂrc de triomphe de l'Étoile, et on ne sau- 'rait qu'applaudir à la manière dont II s'est acquitté de cette honorable mi^* sion.
BoBEcnE. (Voy. Saltisibanqubs.)
BoicHûT (Guillaume), sculpteur, né en 1738, à Châlons-sur-Sadne, alla étu- 'dier âon art en Italie, et s'attacha de préférence à dessiner diaprés Tantique. A son retour, il exécuta pour sa ville natale deux anges destinés à soutenir la chasse de saint Marcel , dans réélise de ee nom. Peu après II alla à Dijoti, et fit, pour le réfectoire de Tabbaye de Sainte-Bénigne, une suite de bas-reliefs fjui ont été malheureusement détruits. On peut encore voir, à la salle de TAcadémie, trois bas-telleft de cet artiste, dont la pureté de dessin et la simplicité de composition sont audessus de tout ( loge. Bolchot vint en- Ihi à Paris, et sf t:t connaître par l'admirable bas-relief qui forme le retable do mattre-autel de l'église de Montmartre. Reçu agrégé à l'Académie de pemture et* de sculpture en 1789, il exposa la même année trois sujets, parmi lesquels était sa statue de Té" Uphe arrachant dê sa éutssB une flèche lancée par AekUle, et huit dessins; en 1791, Dîomkle enlevant le palladium, et une urne cinéraire ofnée d'un bas-relief d'une belle composition; en 1801, Xc^ bustes de Denon et de Bernardin de Saint-Pierre^ en .1806, les bustes de Michel-.ingeetdu général fVairin, Boizot avait coo*
NGi:/ MI m
couru, en 1793, pdut la statue colossale du peuple, et avait été récompensé; cependant le eottvememènt tte remploya pas; ausiifilt-il obligé pour vivre (Palier à Autun professer le dessin , à l'école centrale de cette ville. Lorsque l'Institut fut créé, Bolchot en fut aussitôt nommé correspondant Il ne revint à Paris que vêts 1801. Cette absence de la capitale -à une pareille époque, et plus encore son extrême modestie, ont empêché que sou nom ait obtenu la célébrité que ses ouvrages doivent lui assbrer; pour nôus , nous n'hésitons pas à dire que Boichot est l'un des meilleurs sculpteurs français. Il mourut le 9 décembre 1814. Ou possède à Paris plusieurs ouvrages dé oet artiste, entre autres un Hercule assis, qui était autrefois placéau portique du Pafithéon, legrana bas-relief du porche de Sainte- Geneviève, 'la statue de saint Kocli a l'église de ce nom, les fleurs du grand portiqne de l'are do Carrousel , dont le dessin et le goiU sont si parfaits, II a dessiné les vignettes du Théocrite, de l'Hérodote , du Thucydide et du Xénophon , publiés par Gail.
BoTSFamotiT (Charles de), peintra d'histoire et de portraits, ancien chevalier de Malte et page de Louis XVI.
De Boisfremont futobligé, par les événements, de passer en Amérique; la néoessité le fit peintre. Secondé pat d'heureuses dispositions 4 II n'eut point de maître; mais à son retour en France , il se mit à imiter la manière de Prud'hon. On a de cet artiste : La mort d'Abel (1803), les reprochée d^ Hector àPlMe, la Deseen$e (t Orphée ttuœet^/erSf la Clémence de Napoléon envers la princesse de Hatzfeldj exécuté en tapisserie aux Gobelins ; f^irgile lisant son Enéide dewmt Ju§nitB et OekoHe, ^É^kmtion de Jttpiter tifr le moni léktf plafond du pavillon de Marsan; Ulysse déguisé en mendiant, f 'énus et Âscor gne, Psr/ché et l'Amour, la Samaritaine, là Mort de Cléopàtre (ces deux derniers att musée de Aouen)^ C'eftt à Boisfremont que Ton est redevable des procédés à raid» desquels on eit
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mai' - L'UIilYEES.
parvenu à conserver et a rétablir les peiiHiim du chtteaa de Versailles, étaient dans un état de dégradation extrême. Cet artiste distiogue est mort
en 1838.
BoizoT (Simon -Louis), sculpteur, naquit en 1748, à Paris; il étudia la sculpture sous la direction de Michel- Ange Slodtz, et à dix-neuf ans, en 1762, il emporta le grand prix sur le sujet de ta Mort de Gennanicus , et alla en Italie. A son retour, il fut reçu agrégéàrAcadémIeen 1773, et exposa la stcUue eii pied de Louis Xf^ pour Brest; en 1775, Prométhée formant r homme du Hmon de la terre; les bustes de Louis XF et de Hallé ; le 98 novembre 1778, il devint membre de TAcadémie sur sa figure de Méléagrey qu'il exposa en 1779, ainsi
2ue le buste de Racine; en 1781, le uite de Marie-Antoinette ; le Baptême de Jésus, bas-relief de seize pieds sur huit , à la chapelle des Fonts à Saint- Sulpice; en 1785, le buste de Louis XVl; une statue de Racine (à Plnstitut), et un Mercure ; en 1789, le buste de Necker ; deux statuettes représentant r.r/m<M^elfo7*eiM(ires«e; en 1798, un Républicain maintenant l'union et l'égalité; le modèle de la statue colossale du peuple^ pour le Pont-^euf; ie Génie des arts réveillé de son asso^rtssemeiUparla Sagesse; ea Tan y, une Bacchante; en Tan yi Je médaU' Ion (te Bonaparte et le buste de Daubenton; en l^n vu , quatre bas-reliefs pour un salon du Luxembourg, alors 1 palais directorial ; en l'an yiii, le Génie ^ de la France nieUnieux offrant la paix; en l'aoïx , le buste du général Joubert; en 1806, le busfe de Jos.
y émet. Boizot a exécuté les ligures allégoriques de la colonne de la place du Gbfltelel, et la FîcMre dorée nui couronne ce monument est regardée comme son chef-d'œuvre. Il a fait aussi les modèles de vingt-cinq panneaux de la colonne Vendôme. Championnet Tavait chargé d'élever le monument que l'armée de Sambre-et- Meuse avait voté à son général , Hoche; mais ce mausolée n'a pas été acbef é. On voit à Versailles deux bu^-
tes de Boizot; l'un représente Jch sepk II, et l'autre Racine, Boizot, adjoint à professeur à l'ancienne académie en 1785, fut nommé professeur à l'école impériale en 1806; il tut aussi attaché à la manufacture de Sèvres et à celle des Gobdius commedessinateur ; cependant, son dessin n'était pas toujours pur, et se ressentait du goût trop facile du dix-huitième siècle.
BoNET (J.-P.-Fr., comte), pair de France, lieutenant général, gprand-croix de Tordre royal de la Légion d*honneur, est né à Alençon en 1768. Au moment de la révolution , il servait comme soldat dans le régiment de Boulonnais ( soixante - dix - neuvième d'infanterie). Nommé sersent dans un bataillon de volontaires de son département , il passa par tous les grades inférieurs, et il était parvenu à celui d'adiudaiit générai, lorsqu'il futnommé général de brigade en 1794. Il fit, eu cette qualité, à l'armée de Sambre-et- Meuse, sous les ordres du général Jourdan , les campagnes de i 794 et 1 795, et se signala au combat de la Chartreuse, en Belgique, le 16 septembre 1794, et à toutes les afifoires auxquelles il prit part. Il fit ensuite, avec la même distinction , les guerres d'Allemagne et d'Italie, de 1796 à 1799. Ses hrillauts laits d'armes pendant la campagne d'Allemagne de 1800, notamment à la bataille de Hohenlinden, où il commanda une division, sous les ordres du général Grenier, attirèrent sur lui l'attention du nremier consul. Devenu général de division le 97 aodt
1803, il alla prendre le commandement de la vingt-sixième division militaire à Aix-la-Chapelle, el fut envoyé, en
1804, au camp de Brest, sous les ordres du maréchal Augereau. Il resta ensuite en non*activiâ , depuis le 80 thermidor an xni jusqu'à la fin de
Appelé alors au commandement d'Aranda , il se fit particulièrement remarquer pendant la campagne d'Espagne de 1808. Employé sur la côte septentrionale de la Péninsule, contre les insurgés de Galice, il battit, dans diverses rencontres , les généraux Ba-
FaANCE.
lesteros et Marquesito. En novembre 1809, an moment où il venait d^étre appelé au commandement de la troisième division du deuxième corps de l'armée d'Espagne, il fit éprouver à ces deux généraux un éciiec considérable à rafiaire de Saint-Ander.
En 1810, le général Bonet , qui venait fie quitter le commandement de Saint-Anaer pour prendre celui d'une division isolée de l'armée d'Espagne , pénètre dans les Asturies areeles fidfiles troupes placées sous ses ordres, pousse Tennemi devant lui , se porte sur la Déba pour y recevoir les munitions dont il avait besoin, et retourne à Oviedo, cbef-lieu de son commandement. Les difficultés qu'il éprouvait pour alimenter sa division le déterminèrent à tenter de passer sur la rive gauche de la Corneiilana pour y étendre ses troupes. Ce projet, exécuté le 2S mars , avec autant iPaudaee que d'habileté , réussit aa delà de toute espérance.
Le 14 juillet 1811, un corps espa-
fnol, descendu des montagnes de Viilaranca , en Biscaye , se disposait à pénétrer dans les vallées environnantes ; le comte Bonet marche avec résolution à sa rencontre, le disperse, et préserve la partie du littoral occupée par ses troupes d'une invasion d'autant plus dangereuse qu^elle pouvait compromettre les corpsqui appuyaient sa droite et sa gauche. Le mois suivant, il se trouva opposé à l'armée de Galice, la tint longtemps en échec et
rirvint, par ses savantes roanceuvres, la défoire entièrement, les 5 et, 6 novembre suivant. Il se signala d'une manière brillante à l'attaque de Celdessajoras , parvint, dans le mois de décembre, à se rendre mattre des Asturies, et à s'emparer de soixante bâtiments anglais et espagnols en station dans le port de Gijon et dans les ports environnants.
Pendant la retraite que Tarmée de Portugal , commandée par le maréchal Marmont , exécutait sur le Duero , le
f général Bonet fit encore preuve de taents et d'intrépidité. Il s'opposa vivement, avec le général Clauzel, à ce
que Marmont livrât la bataille des Arapiles : n*ayant pu vaincre fobsti*
nation du maréchal, il dut céder et combattre. Le 22 juillet 1812, jour de la bataille, sa division, qui était à l'avant-garde, s'empare d'un des mamelons des Arapiles, au moment où j montait une colonne de troupes poi^ % tugaises. Il la culbuta et allait s'emparer d'un second mamelon lorsqu'il fut prévenu par une division anglaise. Il 16 maintint dans sa première position, où Marmont (it établir une oatterie.
On connaît le résultat déplorable de cette bataille. Le lendemain, le général Bonet se signala par sa bravoure et son habileté au combat de Penaranda, où il reçut une blessure asses grave»
L'empereur, au commencement de 1813, lui confia le commandement d'une division de la grande, armée , sous les ordres du maiechal Marmont.
Le 2 mai , Bonet prit une part active à la bataille de Lutzen, où il soutint avec fermeté plusieurs charges de cavalerie, dans lesquelles l'ennemi éprouva de grandes pertes. Il se distingua le 10 à la bataille deBoutzen, le 8 sur les hauteurs de Dohna, et le 10 dans la plaine de Tœplitz. Il se battit avec la plus grande valeur contre des forces supérieures, et n'abandonna le champ de bataille que lorsqu'il reconnut l'impossibilité ne résister plus longtemps a un ennemi supérieur en nombre.
La restauration ne répudia pas, du moins en apparence , les services du général Bonet. Le 70 mars 1815, Napoléon , qui connaissait son patriotisme, lui confia le commandement de la
{)lace de Dunkerque, menacée par 'ennemi qui réunissait toutes ses forces sur cette ligne de nos frontières.
Après le désastre de Waterloo, Bonet se condamna à la retraite, et ne reparut un moment que sous le ministère du maréchal Gouvion-Saint-Cyr.
Le pouvoir royal, plus éclairé, seinblait alors vouloir marcher dans les voies de la charte qui promettait la liberté, et le comte Bonet fut appelé au commandement de la treizième division à Hennés.
Le jbur où le duc de Feltre parvint au Biinwtèn d« ta gntrre, le général B<h net rentra dâns la vie priyée. Depoii
lors et pendant toute In durée du sys-* tènie diriaé contre In gloire et les libertésdela France, il demeura sans emploi et fui mis à la retraite par or* . donnancedu 16 février issft.
La révolution de juillet 1830 le fit rentrer dans les cadres d*activité de Tétat- major général de l'armée. Au commencement de 1831 , le roi le nomma eommlssalre extraordinaire àSns les quatrième, douzième et ireU zième divisions militaires, lui conféra, le 20 avril , le titre de çraiid-croix de Tordre royal de la Légion d'honneur, tt le comj^rlt danfi la promotion des pairs de, France faite le 19 no?etoibrt suivant.'
Arrivé à Nantes le 14 juin 1835, il s'occupa immédiatement du désarinemeni des habitants > et rétablit la tranquillité qui atait été un instant meDBGée dana Ms' départements de V'Ouest.
Nommé, en 1832, président de la commission spéciale envoyée par le gouvamèmcnl en Afrique, le général lonat rentra en France Tannée suivante^ après avoir accompli sa mission avec la plus haute intellicjence. Sa santé ne lui permettant plus d't'tre employé activement, il entra, en 1835, dans le cadre de vétérance, aujourd'hui cadre de réserve. Le g|énéral Bonet trouve une honorable récompense de ses glorieux travaux dans Testime publique qu'il s'est acquise par son dé- ?ouemeflfi d la patrie et par ses talents militaires*
BoNNEFoND, chef de l'école lyonnaise moderne et directeur de Pécole de peinture de cette ville, a exposé, en ]80t, un tableau représentant des Pe- Uiê SùWffàtds; en 11119, meMar- ^attde de gibier ijffranf me votaiÙe à une jpjme femme de la Firrsse; un Fieilhird aveugle coiuhnt par sa pe* tiie fUle; en 1822, un Maréchal /(?rrant près (ttme forae; en 1824, la Chambre à Amer; le Triife retour des petits Savoyards ; une Scène mi* Utairei eu 18^7, une Jeune femme
àccablée par les fatigues du voyage ëe Rome, et des Bergières de la pagne de Borne JoweaU avec un hergef endormi; en 1834, le portrait de Jacquard. Le musée de Lyon renferme plusieurs tableaux de M. Bonnefond*. Ce neintre a un dessin plus agréable quetsorrect, on coloris plus vif que vigoureux: mais ses compositions, sans être d'un caractère élevé, ont du charme et sont toujours de bon goût.
BouciiAKD. Voyez Moktmobency.
Bouches a m. Voyez Abmes a ipsu, Canons, Mortibbs, etc. ^
BoTiLOii (combat du camp de). — \ L'armée espagnole , forte de trente mille hommes , et commandée par lef comte de la Union , était concentrée dans la plaine de Èoulou , et enfermée dans des lignes fortiOées et garnies d'artillerie. Deux redoutes, celles de Montesfjuiou et de la Trompette , construites avec le plus grand soui, couvraient le flâne droit du camp le plus exposé aux attaques des Français. La gauche desKspagiiois s'étendait depuis Céret jusqu'à Orms, et leur droite s'appuyait sur CoUioure et Port -Vendre, qUMis decopaient.
Le comfté de saint publie en?0]fait à Dugommier courriers sur courriers pour l'enîîager à attaquer ces deux places ; mais la connaissance que le général avait des lieux et des dernières oisfiositions prises par Tenneml lu!
avait démontré les inconvénients de ce plan ; il se détermina à agir d'après ses propres vues , et à attaquer les Espagnols dans leur position de £oulou. Il chercha d'abord à leur donner le change en ébranlant sa droite, et en y attirant une partie de leurs forces.
Ce mouvement occasionna le combat d'Orms, où la gauche du comte de la Union fut défaite, le 28 avril 1794.
« Le 30, Tattaque fut générale sur toute la ligne. La division du général Pérignon , forte de six mille hommes d*infanterie et de mille chevaux, passa le Tech a Saint-.Jean-de-Pages et Banyuls-les-Apres. Le but de ce mouve* ment était de s'emparer des redoutes de la Trompette et de Montesqiiiou , afin découper la droite des Espagnol - par
ËÙtS
liou
h éèMi de ta lighë , ek* d^iéMJ^fiéir tine colonne fratiçai8è4 Cè chemin était ainsi la retraite des troupes du camp le seul qui pût encore offrir une re-
sur Beilegarde. Une colonne se portait en même temps sur Banyuls, pour menacer les Espagnols postes sur les Aeût l'iVes du tecb. La brigade du gé-
tiéral Martin , dépassant le centre de *ârinéè bar une matche brusque et forcée , nevaît gagner le sommet des Albères pour s'emp;irer de cette position. Tous ces mouvemeiits s'exécutèrent avec une elitréme précision. Le
traite facile. La nouvelle qu'il était coupé ôtait toute espérance de saint; aussi la déroute qui s'ensuivit fut-elle une des plus complètes que Thistoirè militaire nous retrace, et quelques écrivains n*ont pas craint de la mettre en parallèle avec relie de Kosbacli. Le comte de la Union ne parvint à rallier ses troupes que plusieurs jours après, lous les murs de figuières. Cepen-
énéràl ^érignon attaqua la redoute 4ant ce général avait eu la précaution
avec la plus grande de faire porter au général Navarro
de In Trompette
résolution. En vain le commandant ^espagnol opposa-t-ii une vive résistance, la redoute fut emportée malgré les secours qu^amenait le prince de Montfortes. Une autre partie de la division Pérignon effectuait en même temps Tattaque de la redoute de Moiitesquiou , où les Espagnols se défendirent encore avec plus a*opiniâtreté au'à la Trompette. Après plusieurs netires de combat, les Français n'avaient pu parvefiir à forcer les prejniers retraiicliements , lorsque le ge-
l'ordre d'abandonner lîagnols-de-Marende et Argèles , de se mettre en mesuré de conserver CoUloure et Pori- Vendre, et de lui envoyer de suite
cinq cents clievaux , avant que le col de Bngiiols fût occupé par les Français. Si le général P^avarro n'eût pas exécuté ce dernier ordre |avec ponctualité « la tinioD se serait ttouvé dans la néoeasité d'abandonner Aiguières (*). »
La perte des Espagnols fut très-considérable; ils laissèrent sur le champ de bataille et dans les montagnes un
néral Pérignôn^fit marcher à leur grand nombre de morts , et on leur
-secourt une partie des troupes qui ve- ut plus ae deux mille prisonniersi
naient de s'emparer de la première Le succès qu'avait obtenu Diigom-
redoute. Ce renfort décida la prise de mier fit oublier sa désobéissance aux
la seconde redoute, (|ui fut bientôt as- ordres du comité de salut public ; la
saillie et enlevée par les grenadiers Convention, à la pouvelle de sa vic-
irancais. Le consmandant espagnol ^ jtoirei déclara que l'armée des Pyré-
don Francisco Yénégas , fut blessé de nées et le général qui la commandait
deux coups de feu dans cette action, avaient bien mérité de la patrie.
« Il était nuit, et les feux allumés ar le général Martin sur la hauteur les Albères annonçaient la réussite de cette troisième attaque. Banyuls avait été également forcé , et la division de gauche avait pris position près de ce village, attendant le jour avec une
BouBJOT (Ferdinand), arcbitecte, né à Paris eu ^768 , fut l'élève David pour la pemture, de Renard et de Leroy pour rarchitecture. Après avoir obtenu plusieurs médailles à l'Académie, M. Bourjot alla remplir, à Gênes, les fonctions d'ingénieur arcbitecte. De
grande impatience. retour eu France, il a construit à Dijon « Le 1* mai ,* à cinq heures du ma- et à Douai divers édifiées. Il est aussi tin, les Français marchent sur lee Tauteurde plusieurs projets remarquadeux rives du Tech , et attaquent si- bles : nous citerons , entre autres, ceux multanément le camp de Boulou. E'a- de V hôtel de la caisse descompte À^Vd^larme était répandue parmi les troupes ris, du grand lhéàtre{lb'2à) et de la priqui les défendaient. La prise des deux son de ia Quarantaine h Lyon (1826). redoutes, Toocupation des Albères n a exposé, en 1834, quatre dessina re^ avaient paralysé leur courage. La ter- piésentant des vues ie MartMe, Di" reur augmenta lorsqu'on apprit que le
chemin de Beliegarae était occupe par C") Victoireâ et couquètet des Fran^us,
B«l L'UNIVERS.
joiiy Lyon y et la cafhédrale du Puy; en I83â, la retraite d'uiie armée et la we des TuiMes; en 1836, le chà' Uau de H^ulfang; on lui doit aussi un fort heau dessin à la sepia , représentant la vue générale de Gênes,
Bouton ( Charles -Marie), peintre dMntéricurs , inventeur du diorania avec M. Daguenre, est né à Paris le 10 mai 1781 , et n*a jamais eu de maître* Les principaux ouvrages qu'il a exposés sont : en 1810, les souterrains de Saint-Denis et une vue de la porte Saint'Jaeques à Troyes; en 1814, V intérieur de$bains de Julien, et trois intérieurs du musée des Petîts-.4iigustins; en 18 i 7, une vue de la chapelle du Calcaire à Saint- Roch; en 1819, saint ijouis au tombeau de sa mère , Oiarks Èdouard et Michel Cermi^ tes; en 182{2 , Jeanne Gray allant au supplice; en 1833, vue de la cathédrale de Chartres; en 1834, vue iniérieure de f église d'Eu. M. Bouton est Tun des premiers artistes qui aient entrepris la réhabilitation de Tart du moyen 5ge et de Tart gothique. Ses vues du musée des Auaustins firent, lorsqu'elles furent exposées (1812, 1814 et 1817), une profonde impression.
Bbtck ou Bbig, abréviation des mots Rrigantix, Bbiganttne, espèce de navire a ^leux mâts dont on lait un fréquent usage dans notre marine marchande et dans notre marine militaire. L'emploi des bricks n'est cependant pas très-ancien chez nous ; le P. Daniel , gui éerivait en 1721 , ne
les comprend pas dans le nombre des navires en usage de son temps ('). Ces bâtiments , qui ont quelque ressemblance avec les goélettes, en différent pourtant dans certaines parties de leurgréement et de leur mâture. Ils sont généralement plus petits que les trois-mâts , en France surtout , où ou ne grée en bricks que des navires d'assez médiocre tonnage ; il en est peu , chez nous , de trois cents tonneaux , et la difficulté que présente leur manœuvre, parce que les parties du
ârépment y sont moins divisées que ans les trois-mâts , tend à diminuer tous les jours le nombre de ces bâtiments. On nomme quelquefois corvettes-bricks, dans la marine militaire, les grands bricks de guerre ; aujourd'hui, toutefois, le nom de corvette est plus généralement employé pour désigner les bâtiments de l'État, à trois mâts , d'une dimension inférieure à celle des frégates.
Brunck (Joseph) fbtélu, en 1790, président de l'administration départementale du Bas-Rhin , et, en septembre de l'année suivante, député à l'Assemblée législative; il s'y déclara pour les constitutionnels et vota constamment avec eux. Envoyé au 20 Juin 1793, avec vingt-trois de ses collègues, au château des Tuileries pour veiller à la sûreté du roi, il vint rendre compte à l'Assemblée des événements de cette journée , y prit la défrase de la Fayette et contribua à le faire acquitter.
(*) Hîitoire de b milice française , t. II,
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Gabàl ou Càbau. Ce terme de coutume avait plusieurs significations.
Dans les anciens auteurs , il est employé dans le sens de somme capitale, principale, et s'applique particulièrement aux biens, facultés et dettes des marchands. Un statut du comte de Toulouse, de 1197, porte que, «si un débiteur ne peut pas pnyer son créancier, il sera, à la requête de ce dernier, détenu pendant huit jours au château; qu'après rexpiration de ce délai, s'il ne paye ou ne s'arrange pas, II sera remis entre les mains de son créancier , qui pourra le mettre aux fers dans sa maison, lui donnera du pain et de l'eau jusqu'à ce qu'il ait payé son eabalf » c^est-à-dire le capital de la dette.
Dans la coutume de Bordeaux , le mot cnbal correspondait au mot latin peculium , et avait la même signiGcation. ( Voyez Pbciïlb. ) Il désignait aussi les biens de la femme qui ne faisaient point partie de sa dot, et encore la portion qui lui revenait dans les acquisitions faites par son mari lorsqu'elle était commune en biens avec lui. La coutume de Bayonne, tit.
m, art. 21 , 22 et 23 , ainsi que celle de Bragerac, art. 114, employait le mot cabal ou cabau dans le sens que nous doouons à celui de cheptel. C'était une mise en sodélé de bestiaux, dans laquelle la perte et le profit se partageaient entre les associés. Le mot cabal ou cobau est maintenant hors d'usage.
Cabanis ( Jean-Baptiste \ cultivateur, né à Tssoudun, dans le Limousin, en 1723 , et mort en 1786. Destiné à la magistrature , il renonça à cette carrière , et se voua à l'agriculture. Toutes ses expériences furent foites dans ses terres , et leurs brillants résultats attirèrent l'attention de Turgot, alors intendant du Limousin , qui favorisa les utiles travaux de Cabanis. Le {Principal titre de gloire de cet honorable citoyen est
son Essai sur la areffe, ouvrage couronné par rAcadânie de Bordeaux en 1764, et imprimé par ordre de l'Académie. Cabanis contribua en outre à l'introduction des mérinos en France, à l'amélioration de la race des moutons du Berri et du Limousin, et il fit tous ses efforts pour rendre gâi^ale dans son pays la culture de la pomme de terre.
Cabanis ( Pierre - Jean - George) , naquit à Gosnac , département de la Charente-Inférieure, en 1757. Après avoir fait avec peu de succès ses études au collège de Brives , il fut amené à Paris, et se vit, à peine âgé de quatorze ans, abandonné complètement à luimême. Libre alors de se livrer à ses penchants, il sentit s'éveiller en lui le goût de l'instruction , et son activité pour le travail se déploya tout entière. Il tourna d'abord son esprit vers les études classiques , relut avec soin les auteurs grecs et latins, et parvint à remplir les lacunes de sa première éducation. Il suivit ensuite avec zèle les cours de physique de Brisson ; mais ce fut surtout Locke qui captiva son attention; il y puisa ce ^goût pour les études philosophiques, qui plus tard devint Pune des cnuses principales de sa réputation. Au bout de deux ans, son père l'engageait à revenir près de lui, lonqu'un seigneur polonais qui retournait à Varsovie lui proposa de l'accompagner en qualité de secrétaire.
Cette proposition décida du sort de Cabanis. Il partit pour Varsovie. C'était en 1773, époque où il fut question du premier partage de la Pologne.
L'état affligeant de ce malheureux pays , les intrigues dont Cabanis fut le témoin , lui inspirèrent un mépris
f)récoce pour les hommes , et une méancolie profonde. A son retour à Paris , après deux ans d'absence , il fut présenté à Turgot, qui était l'ami de son père , et qui l'accueillit avec une extrême bienveillance. Mais la disgrâce de ce ministre priva bientôt Ca-
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bonis de Tappui qu'il espérait trouver en lui. li se lia alors avec Roucher, dont la conversation éveilla en lui le
§oût de la poésie; maïs son père, qui ésirait lui voir un sort assuré , l'engagea fort(Mnent à choisir une profession lucrative et honorable , et lui indiaua l'étude de la médecine comine celle (|u| convenait le plus à son c^^ractèw indépendanl. Cabania devint rélève de Dubreuil, qu'il suivit pendant plusieurs années au chevet du lit des nialades. 11 lit des progrès étonnants; mais son assiduité à Tétude ne tarda pas é altérer sa santé, il fut obligé de chercher une habitation à la campagne; il clioisit Auteuil , où la çonn.iiiisance qu'il y fit de la veuve d'Uelvetius devait bientôt le repeindre parmi les hommes les plus célèbres de cette époque t Condilwe, d'Alem* bert« Diderot, Franklin* Jefferson, Thomas , et beaucoup d'autres. Jus- • qu'au niomeiit de la révolution, Cabanis nç s'occupa que de son nouvel état; |( fit imprimer, en 1789, un ouvrage mtitplé Observatiom sur les hùf4*' faux, Paris, in-8°, qui le fit admettre au nonibre des membres de Tadministrjitiûn des hospices de Paris. Ce fut ajqrs qu'il se li,i av^q Mirabeau, Pans lf!S derpiefa temps de la vie de ce ISrand orateur, Cahanjs lui prodigua, comme médecin et coumie ami, les plus tendres consolations et les soins les plus assidus, Après @a mort, il s'elfor^^fi de défendre sa mémQîre des attaques dont elle fut Tobjet. Pendant sef visites chez Franklin, il devint nussi Tami de Condorcet, dont plus tard il épousa la belle-sçt'ur, mademoiselle Charkjttp .Grouchy, sœur du général de ce nom, |1 vivait retiré depuis son mariage, quand S3 carrière nublique commença.
A roriranisation des éeoles eentnilés, en l'an iii, il fut nonniié professeur d'hygiène; eu l'an iv, membre de Flnsifinti ai plus tard professeur de médeojnaçiiniQUe à IVcole de Pai is. Député en l'an vi au Couseil des Cinci-(]ents, il y siégea jusqu'au 18 bruuiaire an
Ï\il j et lut ensuite nonimé membre U sénat conservateur et commandant de |a l^é^ion d'honneur. Des travauii
sa santé. Il se retira , en 1807 , chez M. Groucby, son beau-père, qui habitait une campagne çrès la petite ville de Meulan. Il y jouit d'an repos qui lui fut d'abord favorable, et sa santé semblait se rétablir , lorsque, le 5 mai 1808, une attaque d'apoplexie l'enleva à ses amis et aux pauvres , qui le re-
â rettèreot. Cabapis fut un savant digne 'une haute estimp. Véritable ami <iB l'humanité, tous ses écrits tfndirent vers un but utile. Une critique sévère lui a cependant reproché d'avoir eu des vues plus théoriques quepratiques, plus spécttialives j|ue susoeptiblea u'applîca* tion : ses livres décèlent, en ^et, plutôt un savant de cabinet qu'un praticien consommé. Ses prineipaux ouvrages sont: Jourml de la maladie et ae la mort de Mirc^beau ; ce mé* moire est une réponse aux cntiqiiaB auxquelles l'auteur fut en butte h roil* casion du traitement qu'il avait employé; Lssai ,snr les secours publics, 1793, ouvrage contenant la substance de différents rapports fôtts par raii« teur à la commission des hospices de Paris; Rapport fait au Conseil des Cinq-Cenis sur Vorganisation des écoles de médecine ( 29 brumaire an vii ) , dans lequel l'enseignement clinique est considéré comme la hase de l'instruction médicale; Degré de certitude de la médecine^ Pnris , 1797, in-8", ibidem y 1802 ; Trailé du phy signe et> du moral de I homme^ Paris, laos à 1803, in-S", le plus beau titra (je Cabanis à l'admiration de la postérité; Coup d'œi/ sur les rcrolut lotis et la reforme de la médecine ^ Paris, 1«04 , in-S" , travail qui contient les matériaux dTuoe boune histoire de la médecine , depuis son origine oonnuf jusqu'aux temps modernes; Observa' tioJis sur les affections catctrrhales, Paris, 1807 , in-8". On a donné une édition des ouvrages scientifiques 4e Cabanis en quatre vol. in-8*, U a de plus fourni différents morceaux dam les journaux de l'époque. Ses productions purement littéraires sont : iVe% langes de littérature aliemande, con* tenant sept n^orceaux, dédiés à M. HeK xétiw; le Serment d'un médecin, par
lequel il. 9t 8«a adim à la ^oç^icii
une traduction mamuKTîte iTiuiq