‹ France (volume 4)Chapitre 11 sur 79 · CAL L*UN · texte numérisé non relu

CAL L*UN

fut rédigée dans le synode tenu à la Rochelle en 1571 ; mais le temps a apporté des modiûcations à Tœuvre du réformateur. conduite des dtscî* pies de Calviu se distingue aujourd'hui par cette tolérance dont nous avons vu qu'il était si éloigné lui-même, et par ce doux enseignement moral que nous avons signalé comme l'élément qui manquait te plus à sa doctrine. Le^ ministres réformés de France ne sont plus orthodoxes, il est vrai, aux yeux d'un bon nombre de leurs coreligionnaires de l'étranger, qui trouvant trop de morale et pas assez de dogme dans leurs ihstructions, les accusent dé tendre à abandonner la loi évangélique pour les simples préceptes de la raison numaine. C'est une question qu'il ne nous appartient pas ue décider. iSous nuirons pas non plus rechercher jusqu'à ^uel point on peut reconnaître les cent erreurs qOe reproche aux calvinistes le P. Gaultier dans sa chronique , et à plus forte raison les quatorze cents que leur impute le P. François Fenardentdans sa TAeotnachia cab^ nisUt.

Nous croyons devoir terminer cet article par quelques mots sur les différentes dénominations qui ont servi à designer en France les partisans de la réforme de Calvin. Le terme générique de protestants, le plus en usage aujourd hui , mais qui s'applique à une foule de sectes différentes, leur a été donné par suite de la protestation que firent, en 1529, les réformés contre la diète de Spire, qui voulait déférer à un concile le jugement de leur doctrine. Celui de huguenots, que l'on employa presque exclusivement pendant les guerres de religion du seizième siècle, et que l'on écrivit d*aborcl êgnoUy vient de l'allemand Eid^feiwsseriy qui signifie allié par serment. Il désigna d'abord, selon Maimbourg, les Génevois qui s'étaient réunis aux habitants de Fribourg contre le duc de Savoie, et ne s*appliqua exclusivement aux calvinistes que quand ceuxci furent devenus le parti donnnant à Genève. On employa encore le nom de sacramentaires pour désigner ceux des protestants qui . comme les zwin-

gîiens et les calvinistes , adoptèrent le sens flguré dans l'explication des paroles sacramentelles de l'eucharistie.

GAltisson, petite ville du départ»* ment du Gard , à douze kilomètres de ISÎnies ; population , deux mille six cent quatre-vingt-douze habitants. Cette ville, qui était autrefois une des vingtdeux baronnies des états de Languedoc, fut érigée en marquisat en 1644.

CamàIl. — Vêtement ecclésiastique qui doit son origine à la chape des anciens temps, ou tout au moins au ca-

{)uchon des moines. Ce ne fut que vers a fin du quatorzième siècle ou au couimencement du quinzième, oue les cba^ noines et les autres ecclésiastiques commencèrent à s'en revêtir. Un concile tenu à Bâie en 1435, un concile provincial , pour le diocèse de Reims^ tenu à Soissons en 1456 , et les couf èiles provinciaux de Sens , en 1400 et en 1485, défendirent aux chanoines de porter le ratnail pendant les ofûces divins; mais un autre concile provincial du diocèse de Sens, tenu à Paris, en 1528, ayaut révoqué cette défense, tous les gens d'Église ont porté, depuis ce temps, le camail à réglise, sauf quelques clercs réguliers dans le temps où il y en avait. On lit dans nos vieux historiens que les chevaliers avaieut, ên mailles de fer, une armure de tête que l'on appelait camail, ou mieuXf cap de mailles. Il est à présumer que c'est de là qne vient, sinon le camail des gens d'Eglise, du moins le noo^ que porte ce vêtement.

Gamaldulbs, ordre d*ennitee. soumis à la règle de Saint-Benott, fondé vers le dixième siècle par saint Ronujald,gentilhoniinede lîavennes, dans la solitude de CamaldoU , au milieu des Apennins. Ces religieux portent l'habit blanc, la barbe longue, et sont chaussés de sandales. Ils avaient six maisons en France avant la révolution.

Celle de Grosbois (Voy. ce mot), où re^iduit le supérieur général , était la plus considérable.

Cahabous (la), Camarià, ou tn« sida de Camarîcis, grande Ile formée par les deux branches principales du Rhône à son embouchure. Cette île renferme neuf villages, un grand nom-

ijiu^ jd by GoOgl

Im de mafwxM de campagne , et près de trais cent cinquante mas ou fermes*

Sa superficie est évaluée à cinquante mille hectares, dont un cinquième environ est cultivé; le reste est occupé par des étangs, des marais , des pâturages qui noorrissent un grand nombre de -bestiaux. La Camargue est proté* gée contre les inondations du (leuve par de fortes digues; elle n'est séparée de la nier que par des dunes mobiles.

Une société sVst formée dans ces der* nières années pont dessécher et rendra à la culture les parties de ce vaste ter»> ritoire occupées par les eaux, et pour défricher celles qui sont encore incultes. Déjà d'importantes résultats ont été obtenus.

CàMàXiLhk.^ Ge mot appartient à la langue espagnole , et signifie proprement une petite chambre; c'est un diminutif du mot camara ^ par lequel on désigne en Espagne la chambre d'honneur^ la chambre par excellence du roi , tindts que la eamarUia est le cabinet ou le prince reçoit ses plus intimes Confidents, c'est-à-dire, ses courtisans les plus vils et les plus en faveur, qui le dominent et deviennent quelquefois plus puissants ^ue les mi** nistres. Oe la est vemi Tusage de désigner par te mot de eamarilln cette sorte de conseil privé que se donne le chef d'un État, conseil composé le plus souvent des compagnons ordinaires des plaisirs du prince, des confidents de secrets qu'U n'oserait pas avouer à d'autres, soit qu'ils concernent ses affaires personnelles, soit qu'il s'agisse des affaires de l'État." Quelques-uns de ces hommes, capables M toute espèee de dévoilement plus ou moins honteux, font quelquefois partid de sa domesticité , et parviennent cependant au ministère et sont chargés déjouer le premier rôle dans l'État.

Les membres de ces réunions ne sont pas toufonrs des hommes ; les Main^ tenon, les Pontpadour, les Dubarri ont joué un rôle important dans les camoriUa de l'ancienne monarchie.

CAMA.TALLICI , peuple gaulois cité iiar Pline, comme habitant le voisinage de ]larieiile.'Oo «^accorde maintenant

FRAJSCE. iCAM 8S

à placer te territoire des Êainatatliei à

Ramatuelle, département dii Var.

Cambacbbès (Etienne-Hubert de), frère du suivant, né à Montpellier, le 1 1 sej)teinbre 1756, embrassa la carrière ecclésiastique. Il ne prit aucune

8 art â la révolution ; ihais Télévation e son frère aux premières charges de l'Etat, après les événements du 18 bruniaire, le fit monter rapidement aux degrés les plus éminents de la hiérarchie religieuse. iNommé archevêque de ^ouen le li avril 1802, il fut pour^ vu , l'ann^ suivante, du chapeau dé cardinal, et reçut ensuite le. cordon de grand officier de la Légion d'honneur. Le collège électoral du départe; ment de l'Hérault l'ayant élu candidat au sénat conservateur, il y fut appelé le 1" février 1805 , et ne s'y montra pas le moms adulateur. La bataille d'Austerlitz lui offrit l'occasion de manifester, dans un mandement qui se (îj; remarquer, toute sa reconnaissance et toute son admiration pour le prince qui lui avait donné de si grandes marques de sa faveur, lilaîs les désastres dé 1813 et 1814 ébranlèrent le dévouement du prélat courtisan, aussi bien que celui de tant d'autres. Il adhéra le 8 avrî) aux résolutions du sénat, relativement à la déchéance de l'empereur. En I815y Napoléon , fermant les yeux sur le

f)assé, comprit l'archevêque de Rouen, e 2 iuiu . dans la composition de sa cbainore des pairs. La rentrée de tiOuin XVIII força le cardinal Cambacérès s'éloigner 'de la scène politique et retourner à ses fonctions épiscopaJes* Il est mort le 25 octobre 1818.

Cambacër£S (J.-J. Kegis), duc de Parme, naquit à Montpellier, le 15 octobre 1753, d'une famille olstin^ué^ dans la magistrature. Il était conseiller à la cour des aides de cette \'ille lorsque la révolution éclata. S'étant montré favorable au nouvel ordre de choses, il fut appelé à divèrses fonctions publi(}ues, qu'il exerça jusqu'en décembre 1792, époque de sa nomination à la Convention nationale par le département de l'Hérault. Plus ambitieux

nue dévoue à la république, il chercha oès lors à tirer parti des événements

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dans son intérêt personnel , et à toujours se ménager une issue pour l'avenir. Lors du procès de Louis XVI, après s'être prononcé pour raflirmatt^e dans la question de la culpabilité de ce

E rince, il vota ensuite avec tantd'amiguïté sur Tapplication de la peine, que lui-même ne put jamais prouver à la Convention et à la Restauration, s'il était on s'il n*était pas régicide. « Ci- « t03[ens , dit-il , si Louis eût été con- « dnit devant le tribunal que je prési- « dais , j'aurais ouvert le Code pénal , « et ie l'aurais condamné aux peines « établies par la loi contre les conspi- « rateurs ; mais ici j*ai d'autres devoirs « à remplir. L'intérêt de la France , « l'intérêt des nations ont déterminé « la Convention à ne pas renvoyer « Louis aux juges ordinaires, et a ne * point assujettir son procès aux formes «prescrites. Pourquoi cette distinc- « tion? C*est qu'il a paru nécessaire de « décider de son sort par un grand acte «de justice nationale; c'est que les « considérations politiques ont dû pré- « valoir dans cette cause sur les règles «de Tordre judiciaire; c*est qu'on a « reconnu qu'il ne fallait pas s'attacher « servilement à l'application de la loi , « mais chercher la mesure qui parais- « sait la plus utile au peuple. La mort « de Louis ne nous présenterait aucun «de ces avantages; la prolongation « de son existence peut au contraire « nous servir : il y aurait de l'impru- « dence à se dessaisir d'un otage qui « doit contenir les ennemis intérieurs «et extérieurs. D'après ces considé- « rations, j'estime que la Convention nationale doit décréter que Louis a « encouru les peines établies contre les «conspirateurs par le Code pénal; « qu'elle doit suspendre Texécation du '« décret jusqu'à la cessation des hos- « tilités, époque à laquelle il sera défî- « nitivcment prononcé par la Conven- « lion , ou par le Corps législatif, sur « le sort de Louis qui demeurera jus- «qu'alors en état de détention; et, « néanmoins, en cas d'invasion du ter- « ritoire français par les' ennemis de « la république, le décret sera mis à « exécution, v Devenu membre du co-

mité de salut public, au mois de mars 1793, il dénonça Dumouriez qu'il avait défendu quelque temps auparavant, afin d'éloigner les soupçons'de complicité que celte d^eose pouvait fair^ planer sur lui , après la défection du vainqueur de Jemmapes , et annonça l'arrestation de plusieurs des complices du général. Le 14 mai , il s'opposa à ce que chaque député fût tenu de justifier l'état et l'origine de sa fortune. A la journée du 31 mai, comme à celle du 2 juin , Cambacérès , forcé de sortir de sa circonspection et de sa neutralité, vota avec la majorité en fiiveur de la proscription de la minorité. Quelques jours après, dans la discussion sur l'état des enfants naturels, il développa des considérations d'un ordre supérieur et s'éleva à une véritable éloquence. Le IC juin, il demanda l'établissement des jurés en matière civile. Au mois d'octobre suivant , il exposa son premier projet de Code civil , devint président de la Convention , et contmua de s'occuper de matières législatives dans les comités jusqu'au 9 thermidor. Le 9 octobre 1794, il rédigea et fit adopter une adresse au peuple français , que l'on peut regarder comme îe premier manifeste de ces hommes neutres, devenus puissants àprès la chute de la Gironoe et de la Montagne, et qui inventèrent ce système de bascule qui fut si nuisible au développement de la révolution.

Cambacérès s'opposa au rapport des lois révolutionnaires , notamment de celle du 17 septembre, demandé par la section du Panthéon ; présenta quelque temps après un nouveau projet de Code civil, et lit passer à 1 ordre du jour, en janvier lt9d, sur la mise en liberté des membres de la famille royale, détenus au Temple. Appelé dans le sein de la commission chargée de préparer les lois organiques de la constitution de 1793, il en modifia l'application et les conséquences, selon les ttoavdles idées dominantes, et proposa de substituer la peine du bannissement à celle de la déportation , prononcée contre les prêtres perturbateurs. Cependant, il ne put échapper*

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ÎBiprès les événements du 13 vendéniinire , à l'accusation de royalisme qu'il repoussa avec une grancie véhémence , mais dont il ne se lava jamais complètement. Entré au Conseil des Cinq-Cents avec les deux tiers des oon« ventionnels , il y développa de nouveau les bases d'un Code civil , fit créer une commission chargée d'examiner les actes du Directoire, lorsqu'ils porteraient atteinte au pouvoir législatif, fat porté à la présidence, le 22 octobre 1796, et sortit de l'assemblée le 20 mai suivant. Réélu, en 1798, par le corps électoral parisien , séant à r Oratoire, sa nomination fat de eelles pue ' le Directoire annula par le coup d'État du 22 floréal. La journée du 30 prai^ rial,dans laquelle la majorité républicaine du Corps législatif recomposa le gouvernement dictatorial, porta Cambacéiès au ministère de la justice , ce qui le mit dans une position fiivorable pour prêter main forte à la conspiration du 18 brumaire, contre ceux dont il avait surpris la confiance. Bonaparte en. fit son collègue au consulat, dès qu'il put se débarrasser de Sieyès , et lui conféra ensuite, sous l'empire, le titre d'archichancelier et de prince.

Cambacérès prit une grande part à la confection du Code civil , présida souvent le sénat, montra, dit-on, en 1813, h roocasion de la tentative audacieuse du général Mallet, un peu plus 9e calme et de fermeté que certains autres grands fonctionnaires; détermina, en 1814, l'impératrice régente à se retirer au ddà de la Loire ; Vy suivit lui-même, et envoya néanmoms, dès le 9 avril , son adhésion aux actes du sénat qui excluaient Napoléon du trône, et vécut ensuitedans la retraite jusqu'au 20 mars 1815. Ayant repris, à celte époque, le titre et les fonctions d*archtcnancelier, il devint membre de la chambre des pairs, qu'il présida même plusieurs fois; mais le second retour des Bourbons le força de sortir de France, comme régicide, et de se réfîigier en Belgique. Il y resta jusqu'en ' 1818 , et fîit alors rappelé par le ministre Decazes, qui lui fit obtenir, de la munificence de Louis XYIIl, le

titre de duc. Aux élections de 1820, Cambacérès se montra reconnaissant :

il vota avec les fidèles amis de la monarcliic. Il mourut en 1824. Savant Jurisconsolte , politique délié, Cambacérès a mérité plus que personne cette qualification d'équivoque , appliquée par Robespierre à un des membres du comité de salut public. C'est un des acteurs de la révolution française qu'il est le plus difficile de juger, et cependant il en est peu qui se soient aussi constamment soutenus aux affaires et qui aient occupé, auprès de Napoléon, une plus haute place. S'appuyant tour à tour sur tous les partis, ne s'avançant Jamais que lorsqu'il ne pouvait pas faire autrement, mêlé à toutes les entreprises qui ont changé les formes du gouvernement , niais n'y coopérant que d'une manière indirecte, il dut sa plus grande élévation à l'assistance ôu'il prêta à Napoléon, sinon pour devenir consul, du moins pour prendre la couronne impériale. Comprenant qu'il ne pouvait rien par lui-même, et qu'il y aurait de la folie à vouloir lutter contrôla puissance, il consentît facilement à se démettre de la dignité consulaire pour devenir le premier conseiller du nouveau monarque. Il donna à Napoléon plus d'un bon conseil , que ce prince eut le tort de ne pas suivre; mais, par ses goûts aristocratiques et rétrogrades , il contribua beaucoup à égarer la politique impériale dans la route où elle s'est

Serdue. Napoléon lui-même, dans ses lémoires, le représente comme le par* tisan des vieilles institutions. Qui aurait cru cela de l'homme qui joignit sa voix à celle de Danton pour demander l'établissement du tribunal révolutionnaire? Il a publié : Projet du Code cioU et discours préliminaire, 1 794 , nouvelle édition, 1796, in-8<>. Ersch lui attribue encore : ConstiUttîon de la république française , avec les lois y relatives, précédées et suivies de tables chronologiques et alphabétiques y 1798*5 vol. m-13 (ouvrage composé en société avec Oudot, conventionnel).

Gambàcsbès (le baron); neveu des

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précédents, né le }3 noyeri^bre t77§, ' embrassa en 1793 îa carrière militaire,

et fit les campagnes d'Espagne et au Rhin. Il se battit aussi dans la Vendée, assista aux batailles d'Austerlitz et d'Iéna , fut fait général de brii^ade le 10 juillet 1806, prit part ^ la guerre d'Espagne , reçut le coqomandement du aépartement du Mont-Tonnerre, reparut à la grande armée en 1813, combattit vaillamment aux brillantes journées de Lutzen, Baulzeu et Dresde, et commanda le département d'Indre-et-Loire en f814. La restauration le mît successivement en disponibilité et en retraite. La fierté de caractère du général Cambacérès l'empêcha , malgré son nom, d'avancer trèà-rapidement. Il est mort en 1826.

Cambacebès (l'abbé de), oncle des précédents, archidiacre de l'église de Montpellier, naquit dans cette ville en 1721 , d'un conseiller à la cour des comptes du Languedoc. II montra de bonne heure un goût décidé |>our Tétude des auteurs sacrés, et après s*étre bien pénétré de la lecture de Bossuet, et surtout de Bourdaloue, il se destina à la chaire. Ses succès furent brillants, et, quoiqu'on fût dans une église, des applaudissements universels se firent entendre lorsqu'il prononça son panégyrique de saint Louis, en 17G8. Lié

.avec les littérateurs les plus distingués de son temps, il vécut toujours d'une

'manière modeste , et mourut 6 novembre 1803. On a de lui : 4* Pané* gyrique de saint Louis ^ 1768, in-4<»; 2" SennonSy 1781, 3 volumes in-12; deuxième édition , 1788 , 3 volumes in -12, avec un discours préliminaire.

GahbàulbsC*), chef gaulois à la solde des rois de Macédoine, entra pour son propre compte dans laThrace, en ravagea les frontières, comme le firent ensuite Cerétrius, Léunor, Lutliar, Gomontor ; il rapporta decette expédition au milieu de*> Gallsdu Danube un butin considérable, dont la vue décida ses compatriotes à tenter contre la Grèce cette invasion qui vint, en

Camh, Ibvoei M, destnictini).

379, échoc^er à Delphe^ et aux Thç|mopyies.

Gavbefobt ( I4puis-Jean ) , lieutenant au 122* régiment d'infanterie de ligne, chevalier de la Légion d'honneur. Cet officier, ù la bataille du pont de Lodi, manceuvrant un obusier avec deux de ses camarades, traversa plusieurs fois le pont pour aller cher&nr les obus sous le feu de l'artillerie ennemie, et tomba à coups de baïonnettes sur les canouniers autrichiens, qu'il tua sur leurs pièces. J^\i démocus de la forteresse dis Pesçhiere , il saute le premier dans une redoute, s'empare, avec deux de ses camarades , de deux pièces de canon, les tourne contre l'ennemi , qui lut mis en pleine ^éroute.

A la bataille des Pyrfunicjes, i\ arrad^ un étendard des maîj^s d'uji l^i^i^eluk ; à Jaffa, {1 |nqf|fi| ^ preipior à l'assaut.

Cambehg (combat de). Lorsque l'armée de Sambre-e^-iV|euse, commaiidée par le général Jourd^n, reprit l'offensive (1796), les Âutricbiens, sous . les ordres de Wartenlebens , avant pprouvé un premier échec à Wiflendorf , et voyant la ville et le pont de Runcfcel au pouvoir des Français, s'étaient retirés sur1?riedberg,en arrièw de la Lahn. Jourdan s*étajt mis au^ sitôt en devoir de porter ses divisions sur l'autre rive de cette rivière. Dés que le gérierai Ch^n)piç|l:^net l'eut passée à Munckel, il lui ordonna de marcher sur Camber^. Bn opérant oe niouvement, Championnet rencontra l'arrière-garde du général Werneck, et crut devoir l attaquer. Les escadrons autricbieus se déployèrent dans la plaine en avant de Gamberg ; la cavfilerie française, commandée par le général Klein, les chargea avec impétuosité, les culbuta, et les força de se retirer en arrière de Gamberg. Klein s'élança^ aussitôt à leur poursuite ; mais if vmt se heurter contre Tin^nterie du général Werneck. Gette infanterie était rangée en bataille derrière les bois qui s'étendent à droite et à gauche de la chaussée qui conduit au village d'£sb. Des feux très-nourris de moiis^ueteriç lo lu^tf»

itiïl UQ moment notre a|v«^rie ; piais le général Championnet étant arrivé pour la soutenir, avec de l'artillerie , I ennemi ne tint pas plus longtemps , et continua sa retraite. Cli«mi«

S'ottoet prit jpositiop en avant da' imbeig, et lit poursuivre Pennemi

Îtar son avant -garde, qui s'établit à Lsch. Les Autrichiens, dans ce mouvement rétrograde, essuyèrent des perte9 assez copsidérab|es. L'honneur di^ combat <|0 Cambera ravîent tout en^ tier à la cavalerie française , et parti<« culièrement au douzième de dragons et au treizième de chasseurs, qui avaient chargé les Autrichiens en avant de Camberg avec une vigueur remar"»

quabie.

Camb^bt (I^obert), créateur de Fopéra français, naquit à Paris vers 1628. Après avoir été l'élève de Chambonnières , il deviiit organiste de l'église collégiale de Saint-Honoré, et, dès 1666, il était surintendai^l de la musique d'Anne d'Autriche. Le cardinal Mazarin ayant, en 1647, introduit l'opéra italien en France, et ayant fait jouer Orjeo eU f-ure^ice, Perrio (voy. 00 BOniQ résolut, en |6fi8, do foiMler un thêatro où l'on jouerait dep pièces en musique. Il composa dans ce but la Pastorale, première comédie française en musique, ej, chargea Camberi d en faire la partition» L'ouvrage fut représenté, ep à I^^y, et réussit au delà de toute éspérance* Louis XÏV et Mazarin , ravis, engagèrent les auteurs à continuer. En conséquence, ils composèrent Ariane ou le Mariage de fiacch\is^ mais la -mort du cardinal Cl 661) arrêta la représentation de cet opér^. Le 28 juin 1669, l'Académie de musique fut créée, et Pomone, le premier opéra français régulier, fut joué en ^671. En 1672, Cambert composa une pastorale, dont lo titre était s pem«9 et les pla^ •séfv de r amour (conservée en manuscrit à la bibliothèque royale). Mais cette année mêine, le privilège de l'opéra ayant été donné à LuUi , alors toutpuissant à la cour, Cambert, irrité <|e Mtto iajustico, se retira en Angleterre, *it dtviiit màsn dos musiciens 4^

Obatles H* U y mourut en 1977, Quelques fragments de Pomone ont été

publiés in-fol.

Cambtovicenses , peuple gaulois, inscrit sur la table de Peutinger, entre jiipt» NUenU (Bourbon Lancy) et Aquœ ^ot<r6ottia3 (Bourbon TArchambault). On s*accorde maintenant à placer le territoire des Gambiovicenses dans Tancien archidiaconé de Çhambon, diocèse de Limoges.

Cambis (nàauioh de). Cette an^ donne femiUo, originaire du comtat Venaîssin, a produit quelques person* nages dignes d'être cités.

Jos,-L.'Dominiqu€y marquisde Cambis-VeU'EAON, colonel général de l'inr fioterie du comtat Venaîssin, né Avignon en 1 706 , mort dans la mémo ville en 1772, avait formé une nombreuse bibliothèque qu'il allait rendre publique lorsque la mort le surprit. Xi ^ publié le Catalogue raUomé des mch nmertti de eom cabinef* Avignon , 1770, 1 vol. in-4', rare et recherché.

Cambis-Velleron avait réuni beaucoup de matériaux ppur Vbistoire de sa par trie.

JMqrd'/otef^ de Cambis, seigneur de Fargues, est auteur d'un Recueil des saints qui sont honorés dans Avignon j in-12; et de M émoi' res sur les troubles et séditions ar^ rivés dans Avignon jusques et inclus Vannée 1665, manuserlta.

Marguerite de CAVBiSy baronne d'Aigremont en Languedoc, morte à la lin du seizième siècle, a traduit une Lettre de Boccace sur la consolation, et un ouvrage de George Trissino, intitulé : Devoirs du Pèupage, Lyon, 1654 et 1556.

Joseph de Cambis, né en 1760, a été capitaine de vaisseau avant 1793, et inspecteur de marine sous le consulat.

Cawbistbs. Cet ancl«i mot sert à désigner les courtiers qui se livrent

exclusivement à la négociation des traites et lettres de change. Il vient de cambium, qui, en basse latinité, signifie change, échange,

Cambolas (J. de), nrésident du parlement de Toulouse. On 41 lui :

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L'UNIVERS

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cisions iwtahles du parlement de Tottkmse, reeueUHes par de Cambo^ las. 1671 et 1681. Ce recueil était très^ estimé dans l'ancien barreau.

CA5IB0LECTRI. On Connaissait, dnns l'antiquité, deux peuples gaulois de ce nom: le premier, désigné pari epithète û'jéUantici, habitait les environs de Gap; Tautre faisait partie de l'Aquitaine; M. Walckenaer place son territoire h Cambo, airondissement de Bayonne.

Câm£u.n (Charles- Antoine) , peintre de décorations, né à Paris en 180S, élève de M. Cicéri. Il a exécuté un grand nombre de décorntions pour les théâtres de Paris , de Lyon et de Brest , en société avec M. Pilastre, et a acquis en ce genre une réputation justement méritée.

Cambon (F.-T.) , né à Toulouse en 1716 , embrassa l'état ecclésiastique, et fut élevé, en 1768, à l'évéché de Mirepoix, où il se lit remarquer par la pratique de toutes les vertus chrétiennes. Maiheu r eusement, M. de Gam^ bon ne se renferma pas toujours dans le cercle de ses fonctions pastorales, et voulut se mêler aux débats politiques de la révolution. Il écrivit contre ks décrets de l'Assemblée consti* tuante, et fut dénoncé, àeette occasion, par les administrateurs du département de la Haute-Garonne, le 20 novembre 1790. Il niourut quatre ans après, à Toulouse.

Cahbon (Jean-Louis-Auguste-Eramanuel de), premier président du parlement de Toulouse, naquit dans cette ville en 1737, et y mourut en 1807.

Il remplissait les fonctions d'avocat général près de ce parlement, lorsqu'il y fit déclarer la validité des mariages protestants. Il acheta en 1779 une charge de président à mortier , et devint, en 1786, procureur général.

Membre de la première assemblée des notables, en 1787, il fat nommé premier prudent do parlement de Toulouse , et nppelé peu après , en 1788 , à la seconde clKunbre des notables. Il émigra ensuite, et ne rentra en France que. sous le gouvernement consulaire.

CàXBOV. (Joseph), député à l'As-

semblée législative et à la Convention nationale , né ft Montpellier, en 1764, d'une famille de négociants, gérait, avec ses frères, la maison de corn- .merce de son père, lorsque la révolution pénétra dans son pays. Cambon en accueillit les principes avec enthousiasme. Aussitôt après la fuite du roi, au mois de février 1791, il fit proclamer la république au milieu de ses compatriotes. Nommé par eux à l'Assemblée législative en septembre de la même année , il y professa avec cha- .leur les doctrines démocratiques. Cependant, il s'occupa d'une manière spéciale de l'administration des finances, et il est peu d'actes dans sa car-: rière législative qui n'aient eu pour objet, au moins indirect, cette partie importante des Intérêts publics. Il demanda, contre l'opinion des girondins, que les prêtres fussent assimilés au reste des fonctionnaires publics, et que leurs traitements pussent être suspendus en cas d'infidélité, ou de désobà»> sanee aux lois de l'Etat; il étendit cette mesure aux généraux d'armée et aux ministres, et lorsqu'en 1792, Bazire eut proposé la confiscation des biens des émigrés, il fit rendre la loi qui déclarait ces biens en état de séquestre, « afin, disait-il, de priver « les ennemis de la patrie des moyens « de lui faire la guerre, et d'avoir, «dans la Jouissance de leurs biens, « l'indemnité des dommages qu'ils « pourraient cifbser à rÉlat. » Cependant, il parut se rapprocher un moment du parti constitutionnel, et lorsqu'en août J792, la section Mauconseil vint déclarer à la barre qu'elle ne reconnaissait plus Louis XVI pour roi, il s'éleva avec force contre cette déclaration. Cependant, après le 18 août, ce fut lui qui fit à la Convention un rapport sur les pièces qui établissaient la culpabilité de Louis XVI; et, peu de jours après, il fit décréter d'accusation les ex-ministres Narbonne, Lajard et de Grave. A peine descendu du fauteuil de président de l'Assemblée législative, Cambon vint siéger sur les bancs de la Convention, il s'eiupressa d'y dénoncer la finiille de Bia-

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rat et la commune de Paris; il provoqua même la mise en accusation de rex-ministre Lacoste et des ordonnateurs Malus, Servan, Despagnac et Marichal , pour les marchés qu*ils avaient consentis ou contractés; fit décréter le remplacement du commissaire liquidateur Dufréne^aint-Léon, et nommer des commissaires spéciaux chargés de vérifier le service de la comptabilité de Dumouriez ; il accusa même ce général au sujet de sa lettre à ia Convention , et obtint l'étatrlissement d*une administration provisoire pour les pays conquis. Dans le procès de Louis XVI, il vota la mort sans appel et sans sursis ; combattit avec énergie, le 10 mars 1793, l'établissement du tribunal révolutionnaire, soutint que le mode d'organisation proposé par Robert Lindet Sait attentatoire à la liberté des citoyens, et demanda que les jugements fussent rendus par jurés. Déjà membre du comité des finances, il.fut, le 7 avril, appelé à celui de salut public , où il se montra plus que jamais opposé à la commune de Paris. Au 2 jum, lorsque la Convention, voulant faire preuve de liberté , sortit en corps dans le jardin des Tuileries, il alla se placer au milieu des membres du parti girondin dont les jacobins demandaient la téte, et n'ayant pu empêcher le décret d'arrestation qui lut porté le jour même contre ces dépiutés, il déchira de dépit sa carte de député. Cependant, peu de temps après, Gambon se rapprocha du parti de la Monta£;ne et de la Commune. En juillet 1793, il fut chargé d'un rapport sur la situation de l'État, les opérations du comité de salut public et la correspondance qu'on avait cru voir entra la conduite des puissances étrangères et les projets des ennemis de l'intérieur ; trois mois après, U lit ordonner la clôture des barrières de Paris , et décréter l'arrestation de ceux qui ebercberaient à se soustraire au service militaire; il fut élu président de TAssemblée en août 1793, et prit, en mars 1794, la parole pour attester la culpabilité de Jbabre d'Églantiue, accusé d'avoir fiadsifié le décret relatif

à la Compagnie des Indes. Ce fut la même année qu'il lit à TAssemblée son célèbre rapport sur l'administration des finances, et donna à la France le premier modèle de grand-livre de la dette publique. (Voyez Dette publique.) Dans la lutte qui amena le 9 thermidor, Cambon prit parti contre les cbefs de la Montagne. Ce fut même lui qui , le premier, porta contre eux la parole, et se présenta comme l'un des accusateurs de Robespierre. Maïs à peine les thermidoriens eurent-ils triomphé quils se toomèmt contre lui. Accuse comme complice des ty»

rans par Bourdon (de POise), Rovère, André Dumont etTaliien , il n'échappa au décret d'arrestation lancé contre lui que par la fuite. Caché dans un grenier de la rue Saint^Honoré, il sut se soustraire à toutes les recherches gu'André Dumont et Tallien firent faire pour se saisir de sa personne; cependant, après l'amnistie du 4 brumaire an IV, il sortit de sa retraite , et se rendit dans une campagne, près de Montpellier, où il se consacra tout entier â l'agriculture et aux jouissances paisibles de la vie privée. Nommé en 1815 membre de la chambre des.

représentants, il montra beaucoup de modération dans cette assemblée, et ne prit part gu'aux discussions relatives aux réquisitions de guerre et au budget. Sa carrière politi(jue se termina avec la session de cette assemblée.

Atteint par la loi d*amntstie de 1816, il s'éloigna de la France, et se rendit à Bruxelles, où il mourut en 1820.

Camprat , Cameracum, ancienne capitale du Cambrésis , est nommée pour la première fois dans l'Itinéraire d'Antomn ; cependant ^uel(}ues auteurs pensent qu'elle existait déjà à l'époque de la conquête romaine. Quoi qu'il en soit, elle devint, après la destruction *de Bavay , l'une des places les plus importantes de ia Gaule-Belgique. Glodion, des Francs étabh's à Tongres, s'en empara en 445 ; mats sa domination n'y fut pas de longue durée : vaincu deux ans après par Aëtius, au bourg llclena, sur le bord de la Canche, il fut obligé de se retirer

4P ' mm L'umYPL& çun

dm pe» uiçmoe^ possessions 4tf prières de leur éréque, les assiégés ré-

boras du Rhin. Hais les Francs ne sistèrent vaillamment. Les Hongrois,

tardèrent pas à revenir, et, dès 481, rebutés , demandèrent alors la paix ,

nous les trouvons établis à Cambrai, et promirent de rendre tout le butin,

SOUS le commandement d'un roi nom- si on leur rendait la téte du neveu de

ihé Ra^nacaire. Oq «sait, comment leur roi. Les assiégés, craignant quel-

Clovis se défit de oi| chef, et fit re- que fourberie, rejetèrent ces proposi-

connaître sa ' royauté aux guerriers tions , et les Hongrois recommencé-

qui lui obéissaient. Clovis avait soii- rent leurs attaques avec une nouvelle

dément établi la domination des Francs fureur. Mais les habitants firent des

dans la Gaule ; la ville de Cambrai prodiges de valeur, et Tenuemi vaincu

resta soumise aux princes de sa fat se retira honteusement, en détruisant,

mille , tant que dura leur règne dans pour assouvir sa rage, tout ce

les Gaules. Chilpéric s'y retira en avait 'd'abord épargiM 4anB IsS «ovi-

584, avec ses trésors et ses effets les rons de la ville (*). »

{>lus précieux. Sous la seconde race, Nous avons raconté dans les Aw-

ors du partage des tUalâ de Lothaire. nales (tome r% page lâS) l>établis«

élle échut à Charles le Chauve. Les sèment de la commune de Cambrai;

llormands la prirent en 870 , massa- nous ne reviendrons point îei sur 66

crèrent la pins grande partie des habi- sujet.

tants de cette ville, et y firent un butin Pendant les guerres de Pbili'ppe de

immense. Dans la suite, Cambrai passa Valois contre le roi d'Angleterre , la

à Cbarles le Simple , ^ui la céda , en ville de Cambrai , qu'un traité récent

922 , 1 l'empereur ^enri I*'. venait de céder à la France, ftit assié*

« Les Hongrois, commandés par un gée inutilement par une armée de qua-

chef nommé Bulgius, pénétrèrent, en tre-vinp^t mille Anglais. Pbilippe de

ë53, dans le diocèse de Cambrai. Pen- Valois, pour récompenser les habi-

dant qu'ils pillaient la contrée, emme- tants de leur courageuse défense, leur

nant [es haoîtants avec eux et brûlant accorda de grands privilèges. Après

les églises^ l'évoque Fulbert, pour sau- avoir longtemps fait partie des do«

ver la ville et ceux qui s'y étaient ré- maines de la maison royale de Bour-

fugiés, l'entoura de remparts. L'évé- gogne. Cambrai fut livré, à la mort

nement justifia ses précautions : quel- du dernier prince de cette maison,

ques jours après l'achèvement des ou- aux troupes de Louis XI , qui , d'a-

yra^es , .les Hongrois tombèrent sur près une convention, la rendit à Tem-

la ville, et pendant trois Jours acca- pereur, en 1478. Charles-Quint y fit

blèrent de toutes sortes de maux le Mtir une des plus fortes citadelles de

pays d'alentour. Après un assaut qui l'Rurope. Plus de huit cents maisons,

ne leur réussit pas, ils allèrent camper une partie de la ville de Crèvecœur ,

dans une plaine voisine de l'Escaut, ainsi que les châteaux de Cavillers,

pour s'y reposer et se repaître de Escaudœuvres , Rumilly , Fontaine ,

viandes, après quoi ils se proposaient Saint-Aubert et Cauroy, furent démo»

de revenir contre la ville. Pendant ce lis pour fournir les miatériaux néoes-

temps, quelques-uns d'entre eux, le saires à cette construction,

neveu du chef à leur tête, tentèrent La ville de Cambrai, assiégée inuti-

une nouvelle attaque \ mais ils furent lement par Henû II en 1553, fut prise battus par un brave citoyen nommé *eh i&Sl'parle duc d*Alençon , qui en

Eudes, qui tua, après une défense dé- donna le commandement à Jean da

sespérée, le personnage qui corn man- Montluc, seigneur de Balafîny. Le

dait la troupe. On pifiça sa têie sur le duc de Parme l'assiégea vainement mur, au bout d'une lance. Bulgius, à

cette nouvelle , entra en ftireqr , et (*) l. Dussieux, Essais historiques sur lee

l'assaut recommença. Soutenus par invasions des Hongrois en Europe, et spé-

ranioar de la ]^trie les j^ervenfes oalonent en France, puis, xss^^in s*.

ln^it^iam duinrlipep^ Ifiiies portes aux l^pagnolp* TuffiiiM tè^ta inutiltment de s'en en)|^rer en 1657 ; mais Louis "X.IV la prit en 1677, après neuf jours de trancnée ouverte. L'article 11 du traité de Niiuègu^ en assura ensuite la ppç^e^^iQii à la Franpe. i^Ue ^1 encore a^Mégée inqtilemanl; pas iet Autrichiens en 1793.

LVvêclié de Cambrai date du cinquième siècle. Il fut, en 1559 , à la prière de Philippe II, roi 4 E^agne^ érigé en ^fcbevéché par Paul jV, qm ' lui donna pour suffrai^ants les évéques d'Arras, Tournai, Saint-Omer et Namur ; cet archevêché fut supprimé pendant la révolution. Le siège de Cambrai fut rétabli par le concordat, mais avac son aiipiau titf« Cévéché, qu'il oonaerre encore aujourfTiiai. Il s'est tenu dans cette ville deux conciles pendant le quatorzième siècle; le premier en 1303, le second ep 13S3.

Cambrai était, avant la révolution, le chef-iieu d*un gouvernement particulier, et le siège de plusieurs juridictions, savoir : le bailliciue de la Feuillée, le magistrat, rofUcialité, le bailliage du Gaipbresis, ceux des dia-

Sitr^s de relise roétropolitaina , de atnte-Croi]( , de Saint-Aubert et du Saint-Sépulcre. Aujourd'hui, c'est l'un des chefs-lieux de sous^prelecture du département du ISord , une place de guerre 4e deui^ième classe , 1^ siège de tribunaux de première inalance et de commerce. Cette villa possède d'ailleurs un collège communal , un séminaire diocésam , et une bibliothèque publique de trente mille volumes. La population de Cambrai est aujourd'hui de dix-sept miile six cent quarante-six habitants. Enguerrand de Monstrelet et Dumouriez sont nés à Cambrai.

Cambbai (attaque de). — Après la prise de Yalenciennes par les Autril^iens, en 1793, Tenoemi joignant ses troupes de siège à celles qui se trouvaient déjà dans le camp de Famars , essaya un coup de main sur Cambrai et sur le camp de César , qui renfermait vingt mille hoiuiues et le quartier génml de Kilinaiii^, aumaieur

de Custine, destitué. Mais les maneu^ vres furent miï conçues, et laisaèmt à K-Umaine le lemps de se reconnaître. Ayant assuré la défense de Cambrai, il sortit de cette place ; et, après ua léger engagement a'arrière-garde à Marquion , il se reporta , par une retraite babile, sur les denriènis de KeQaeni , dont le sépicaient la Sensée et la Scarpe , et plaça son c^imp à Gaverelle, entre Arras et Douai. La retraite de Kilmaine avait laissé à découvert la

Klace de Cambrai ; elle fut investie dès I même jour, e aoAt 179S. Le général aotriebten Bi»é t commandant les avant-postes, envoya au général de Claye , gouverneur de la ville, une sommation , à laquelle celui-ci répondit : <K J'ai reçu , général , votre spnoi* fi mation de ce jouit, et Je n*ai qu'une n Béponae h voua feire a )é ne sais pas « me rendre, mais je sais bien me bat- « tre. » Dès le lendemain, le général autrichien commença les travaux du siège ; mais quelques eoups de eanen l'eurent bientdl foroé h s'éloigner.

Càhbbai ( ligue de ). Au commencement du seizième siècle, Venise était arrivée à l'apogée de sa grandeur. Elle affectait les allures de Tandenné république romaine , et on ne Tciccusait de rien moins que d'aspirer à la domination universelle. Aussi était-elle devenue un objet d'envie pour tous les monarques de l'Europe.

En 1508 , il se forma contre Venise une ligue générale qui fut si||née à Cambrai. Les monarques ligués étaient « le pape Jules II, le roi de France, Louis Xir, l'empereur d'Allemagne, Maximilieu ; le roi d'Espagne et de Staples , Ferdinand le Catholique. Il n*y eut pas jusqu'au petit roi de Hongrie^ jusqu'au petit due de Ferrare , qui ne voulussent concourir à la destruction de l'orgueilleuse république. Les prétentions des princes ligués étaient di- Yerses. Le pape réclamait lep villes de biRomagne doubles Vénitiens s'étaient emparés à la nrtort de César Borgia. Le roi de France revendiquait In partie du Milanais comprise entre l'Adda, le Pd et la mer Adriatique , qu'il avait

liii«jnlm« m VéBmm mut

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L'UNIVERS

£rix de leur alliance contre Louis ie laure. L'emiMteur d'Allemagne redemandait Padoue et q.ueiques autres villes qui avaient fait partie autrefois de l'empire germanique. Ferdinand le Catholique voulait qu'on lui rendit les villes maritimes du royaume de Napic», dont les Vénitiens s'étaient rendus maîtres après la retraite de Charles Vm. î

Chose singulière ! les Vénitiens auraient pu détourner Torage, en s'aceommodant avec le pape Jules II, qui n'appelait qu'avec répugnance les bar»

hares en Italie ; mais, aveuglés par une présomption étrange « ils ne firent rien pour l'éviter.

Le roi de France, Louis Xll, entra le premier en ligne , et défit les Vénitiens à la sanglante journée d*Aignadel (i^OO). Les boulets des batteries françaises volèrent jusque dans les lagunes, et Venise se crut perdue. Mais dans cette situation désespérée, le sénat de Venise ne démentit pas sa haute réputation de sagesse et d'habileté. II permit à ses sujets de terre ferme de traiter avec l'ennemi , promettant de les indemniser à ia paix. Ainsi Venise abandonna oe qu'elle ne pouvait défendre, et se renferma dans ses la* C^oes, comme autrefois au temps d'Attila. En même temps , le sénat traita avec celui de ses ennemis qui lui avait témoigné le plus de haine, et quij en réalité, en avait le moins : e'était le pape Jules II. Venise lui restitua les villes de la Romagne, et Jules II se sépara do ses confédérés. En même temps, V enise détachaitde la liguede sesennemis le roi Ferdinand le Catholique, en loi cédant sans combat les ports qu'il réclamait. Elle lassa Maximilien par son héroïque opiniâtreté. L'empereur échoua, avec ses cent mille Allemands, devant Padoue ; les paysans des environs de cette ville se laissaient pendre, plutôt que de renier saint Marc et de crier : Vive l'empereur, tant cette république avait su se faire aimer de ses sujets. Restai it le roi de France , qui se vit bientôt réduit , non-seulement à combattre les Vénitiens, mais à c^MrttreaTeo eux ses anciens alliés,

devenus ses ennemis. Ainsi Venise résista à la confédération formidable^ oui s'était formée contre dle« et qui

1 avait menacée d'une ruine complète.

Cambbât (paix de), signée le 5 aoilt 1520, par Louise de Sav^oie, mère de François 1*% et par Marguerite d'Autriche , gouvernante des Pays-Bas , tante de Charles-Quint, circonstance qui la lit appeler aussi la /Miio; dei damés.

Pour abréger le cours de sa longue captivité , François V* avait promis , àrépoque du traité de Madria, beDu« coup plus qu'il ne voulait et ne pou- *

vait tenir. A peine en liberté, il déclara qu'il était prêt à exécuter toutes les conditions du traité , excepté une unie, la cession de la Bouraogne^ province qui ne pouvait être démembrée du royaume sans son propre consentement. Une assemblée des députes de la noblesse, du tiers état et du clergé de Bourgogne , ayant été convoquée par lui a cette occasion, la réponse fiit unanime : les Bourguignons voulurent rester Francnis. Fort de ce suffrage , le roi lit proposer deux millions d'écus d'or pour la rançon de ses fils à Charles-Quint, qui refusa, et lui enjoignit sur l'honneur de venir reprendre ses fers. François I*', tout chevaleresque qu'il était, préféra tenter la voie des armes, et proûter de la réaction qui s'était opérée en Europe contre son rival. Des traité d'alliance furent conclus avec les Vénitiens et les petits princes de l'Italie; le pape Clément VII entra également dans la ligue, ce qui lui lit donner le nom de ligue sainte ; enfln Henri* YllI luimême s'en déclara le protecteur.

Malheureusement , soit négligence , soit qu'il rOt hors d'ét;it de faire autrement, François l"^ ne prêta qu'une médiocre assistance aux Italiens ; et le Milanais , ainsi que les États de. l'Église, furent envahis par les mercenaires du connétable de Bourbon , qui s'habituait à son métier de traître.

Le roi se décida alors à envoyer en Italie, sous les ordres de Lautrec, une -armée qui s'avança jusque sous les murs de Maples* Mais bientôt la défee-

CABI FRANCE. CAM 4S

tîon de Doria , célèbre amiral génois , celone , un traité particulier aveoGhar^ qu'une brouille fît passer au service les Quint. François V confirma sa de Charles-Quint, et la mort de Lau- renonciation aux' droits de souveraitrec, qui succomba aux atteintes de la neté de la France sur les comtés de peste, ayant changé en reFers nos Flandre et d'Artois. L'empereur, qui premiers succès, François V se mon- ne délaissait pas ses alliés aussi facttra désireux de la paix/Charles-Quint, lement que le roi de France, obtint inquiet du côté de l'Allemagne, et me- que le connétable de Bourbon serait nacé par l'armée de Soliman , n'en amnistié , et que tous leurs biens seavait pas moins besoin; et les deux raient rendus aux Français qui Ta-, princesses qui devaient leur servir Talent suivi dans sa révolte. Enfin ta d'intermédiaires se rendirent à Cani« paix devait être scellée par le mariage brai , accompagnées de huit cardinaux, de François 1*' avec la princesse Éléodîx archevêques, trente-trois évéques, nore, sœur de Charles-Quint, et reine quatre princes, soixante et douze com- douairière de Portugal, tes et quatre cents seigneurs. Si la guerre avait été dirigée avec Le traité de Cambrai eut pour base plus de suite, la paft aurait ûù être le traité de Madrid, mais avec deÉ mo- moins avantageuse pour l'Espagne, et dificatîons importantes aux articles 3, plus honorable pour la France. Elle 4, 11 et 14. Ainsi François T*" fut re- lut suivie de cinq années de calme, que levé de l'obligation d'abandonner la Charles-Quint, maître de l'Italie, em- Bourgogne, et on accepta la rançon de ploya à consolider sa puissance en deux millions d*éeus d*or, qu*ir avait Europe, mais pendant lesquelles proposée pour la délivrance de ses François I*' chercha à- consoler la fils. Du reste, ce double succès fut France de ses derniers revers, par acheté au prix de grands sacrifices, une foule de sages institutions, et par Le Charolais fut donné à Marguerite, la protection éclairée qu'il accorda aux des mains de laquelle il devait passer sciences, aux lettres et aux arts. Lorssous la domination de Charles-Quint, que les hostilités recommencèrent, la à la condition qu*à la mort de ce prince, France eut à défendre son propre teril ferait retour à la France. François ritoîre contre les invasions de l'amrenonçait au duché de Milan,* au bitieux qui espérait la démembrer, et comté d'Asti, au royaume deNaples, réaliser sur ses ruines son projet de et à toutes ses possessions en Italie, monarchie univmelle. Cette fois , Abandonnant tous ses alliés , il con- François 1*' se montra mieux à la sentait à ce que la république de Flo* hauteur de son rôle, rencefît, avant quatre mois , sa sou- Cambr4i (monnaie de). — Lestrîens mission à Charles-Quint, et à ce que mérovingiens frappés à Cambrai et la république de Venise restituât tout retrouvés de nos jours sont peu ince qu elle avait conquis dans le royau- téressants et fort rares; on n*en con« me de Naples, s*engageant à les y con- natt que deux , dont lés l^pes sont fort traindre au besoin par les armes. Nul ordinaires. Les monnaies frappées secours ne devait être prêté à Robert dans cette ville sous la seconde race de la Mark ou à ses enfants , dans le sont plus nombreuses; on connaît des cas où ils essayeraient de reprendre à deniers frappés au nom de I.^uis le Fempereur le duché de Bouillon , réuni Débonnaire , de Lothairé, avec le type par ce dernier à l'évéché de Liège, du temple, de Charles, èt enfin 'de Charles d'Egmont, duc de Gueldre, Zuendebold, avec deux croix dans le qui, depuis 1492, était attaché h notre champ, l'une au droit, l'autre au rejortune , dut quitter notre alliance vers.

pour celle de l'empereur. Le pape. Dès Tannée 862 , Charles le Chauve

considéré comme l'allié des deux ri- avait accordé à révéque de Cambrai

vaux, avait prévenu l'abandon de la Hildu in le droit de battre monnaie. Ce

France, en signant, le 20 juin , à Bar- prélat Qt, en effet, frapper des espèoei

CAÎÎ

marquées à son nom, et à celui du patron de la ville, saint Gaucher (ka* mJiAGVBCiT, leinonogra m me de Cha r-

les, sciGAVCHEBTi MON). Ce privilège fut renouvelé par Othon I' *^, Othon III et Conrad III. Mais nous ne connaissons aucune monnaie cambrésienne de cette fiériode; il faut, pour en retrou- Ter, aesMDdre jusqu'au treizième sièr cte. Alors la monnaie de Cambrai prend , comme celle de tous les prélats et barons du nord de la France, une très-grande importanoe. Pendant les onzième et douzième siècles, cette monnaie suivit le système flamand, oii toutes les pièces étaient alors anonymes. On peut donc espérer que ces monnaies seront un jour reconnues.

En attendant, M.Ldeireldonneauxévéi ques de Cambrai ces petites pièces flamandes qui portent d'un côté un évêque crossé, et de l'autre une croix tantôt cantonnée de quatre aruielets, tantôt de deux petites couronnes de

S des et de deux t. L*attribution dé •Lelewel est confirmée parces lettres; car une remarque qui lui a échappé et ^uIbous parait sans réplique, c'est que ces figures sont disposées de telle manière qu'il est impossible d'y méconaattre le monogramme dégénéré d'O* thon I*** et d'Othon III , qui avaient concédé le privilège. Nicolas de Fontaiue, qui fut évêque de Cambrai entre les années 1243, 1273, est le premier ^ui semble avoir abandonné larabrlcàtion des petites espèces; nous avons de lui des demi-gros sterling qui le représentent de hce, mitre, nvec la légende NichoLAVS episcIiopvs, et au revers une croix à longues branches, coupant en quatre parties la première légende ca-mb-ba-ct. La deuxième légende porte ave mabia GRATIA PLE?iA. Les succpsseurs de ce prélat, Engurand, Guillaume et Pierre, rimitèreot, et ne frappèrent que des gros, des demi gros, et des deniers calqués sur les sterling. Les monnaies d'Angleterre étaient alors tellement en vogue dans le nord de In France, que les seiçneurs de ces contrées se croyaient obligés de les imiter pour donner cours auxTeort. Plutf que personne ^ lee évé^

dues dé Cambrai StiiVireul systèniè; ils contrefirent toutes les espèces jouis-^ sant de quelque crédit, telles que \ei florins de Florence, les lyons de Flandre, etc., etc. Il serait trop long de décrire ici les innombrables espèces qu'ils fabriquèrent ainsi jusqu'à là réunion de Cambrai à là France. Ua\i la plus curieuse de toutés ces imitations est celle du Franc h chcvnl de France. Cette monnaie représente un roi armé de pied en cap monté sur un cheval au eaiop , les renés d'une mald et répée de l'autre, avec la légëndd

BOBEBTVS DEI GBA. EPS. {cpiscoptis)

ET coMEs cameba[cp?ic?s]. Au revcrs^ le type ordinaire des Francs à clieval. Cette imitation est de Robert de Genève, élu en 1368. Les évéques àà Cambrai frappaient encore monnaie à Lambres et a Gateau-Cambrésis. (Vdy; ces mots.)

Cambr VI (A. A. P.), général de brigade, ne dans l'Artois, prit le parti des armes dès que la révolution eut éclaté, fut presque constamment employé dans rOuest, et arriva de gradé en grade à celui de générai. Il se distingua à l'attaque du camp des Naudières,au pont de Chemillé, à Saint- Fiacre. La mésintelligence a\ ant édati entre le général en chef Thureau ei Cambrai, celui-ci reçut peu de tempS après des lettres de service pour Parmée des Pyrénées. Il fut envoyé, en 1797, dans le département de la* Manche, fut dénoncé au Conseil des Cinq-Cents pa^ la municipalité de Saint-Hilaire, et ré voqué. Il fut ensuite employé à l'arméé de Mayence, où il se comporta bravement; puis passa en Italie, et tut tué en 1799, à la sanglante bataillé de id Trebia.

CAMBà£LAOB. VOyéi tHÀMBBL-

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