AN
effet, placée dans la vicomte de Banassac, in vicaria Bannacence. Banassac est un bourg qui fait maintenaiit partie dn canton ét la Canoiirgue , et
?|ui , ao septième tiècle, était un lieu ort important. Aucune localité, peutêtre, n'a fourni autant de monnaies pendant la période mérovingienne. Les énumérer serait trop long. Nous dirons seulement qu'elles portent généralement pour type un calice et quelmies marques accessoires, telles que aes branches, des points, etc.. Leurs légendes sont fort irrégulières; tantôt on y lit seulement le nom du monétaire et celui du ro!« CABiBEfiTnsREx
— MAXiMmvsMO ; tantôt celui du roi et celui de la ville, caribertvsrex
— BANNAciACOFiiT ; ceiui du roi et celui de la province, dagobihtts-
BBX — GANTOLTANOPIIT ( pOUr GatO^
(etano Jiif. Cette pièce a été mal à propos donnée par Leiewel à la ville de Gand, qui se dit en latin Gandamm ou Ganta; Bouteroue et Leblanc n'avaient pas su Tattribuer); tantôt celui du monétaire seulement,
VTTVCEMIVS MONET; — BOSOLVS MO-
net; — TELAFTVS MON...; cclui du monétaire et celui de la ville , bàm- NAGAConr XAXimmrs xo— ; celui de la ville et celui de la province, G AVALETANO BAN , OU cclui de la province seulement , gavaletanÔfiit.
Le voisinage des Cévennes, où sans doute on avait alors découvert quelques mines d'or, est probablement la cause de la fabrication de cette grande quantité d'espèces. Ce qui est remarquable surtout, c'est qu'à partir de la période mérovingienne , la Canourgue et Banassac disparaissent presque complètement. Cependant on a prétendu , mais sans preuves bien évidentes, que ce lieu avait été la résidence de Tévéque du Gévaudan, a Tépoque où Mendes ne possédait pas encore de siège épiscopal. Dans le dixième siècle, ce pays fut ravagé par les Hongrois; au onzième, la Canourgue, qui se nommait encore Saint-Martin de Banassac , était tombée entre les mains des vicomtes deBanna, qui la possédaient à' titre de oommendcy et la cédèrent,
vers l'an 1066, à l'abbaye de Saint- Victor de Marseille. Depuis cette époque, ces deux localités ne paraissent que bien rarement dans Thistoire, et pour des fiûts fort peu intéressants.
La Canourgue (en latin Canonica) doit son nom au monastère qu'elle a si longtemps possédé ; mais ce ne fut qu*au douzième siècle oue cette dénomination prévalut sur Paneienne.
Cantal ( département du ). — Ce département, ainsi nommé de la plus haute de ses montagnes, est formé de la partie méridionale de l'Auvergne.
Ses limites sont, au nord, le départe^ ment du Puy-de-Dôme; àPouest, ceux de la Corrèze et du Lot ; au sud , celui de l'Aveyron; au sud-est, celui de la Lozère ; et à l'est , celui de la Haute-Loire. Sa superficie est de cinq oent^atre-vingt-deux mille neuf cent cinquante-neuf hectares; sa population de deux cent soixante-deux mille cent dix-sept âme^ ; son revenu territorial , de 10,000,000 de francs ; et il paye 1,371,895 francs de contributions directes. Il est divisé en deux cent soixante -cinq communes, réparties entre vingt -trois cantons et quntre arrondissements, Aurillac, Mauriac, Murât et Saint-Floor. Son ehef-llcu est Aurillac.
Ce département fait partie de la dixneuvième division militaire (Clermont- Ferrand ) ; ses tribunaux ressortissent à la cour royale de Riom. Il forme on évécbé, dont le siège est à Saint- Plour : pour l'administration universitaire, il est compris dans le ressort de l'académie de Clermont. Enfin, il idit partie de la trentième conservation forestière (Aurillac), et il envoie quatre députés à la chambre. Gerbert, pape sous le nom de Sylvestre II, l'a- Cxidémicien de Belloy , l'astronome Chappe d'Auteroche , le général Desaix, Tabbé dePradt, etc., sont nés dans ce département.
C\NTALUPO (combat de). Le général iMack s'étant avancé sur les bords du Teverone pour couper l'armée française, le général Macdonald reçut ordre, le 11 décembre 1798, de se porter en avant de Gatalupo. Les généraux
CAM
F&AJNCE.
CAV
Aey, Dufresse et Lemoine convergèrent vers le même point. Enveloppé
Ear leur manœuvre, le général ^ack attit en retraite. Les Français, trouvant le camp de Cantaiup'o évacué, poussèrent jusqu'à Rome, et y prirent position.
Cawtel (le P. Pierre- Joseph), sa- ▼ant et laborieux jésuite, né en 1645, mort à Paris en 1684, a écrit un bon abrégé des Antiquités jomai/ies, sous ce titre : de Romana republica, sive de re nUUt, et HoU, Moman.y Paris, 1684, in-lS. Il avait commencé un grand ouvrage sur r Histoire civile et ecclésiastique des villes métropolitaines (en latin), dont il parut un premier Tolume en 1684, in-4*, et que sa mort prématurée Tempécha de continuer. On lui doit le Justin, Baris , 1677, et le fa 1ère- Maxime y ibid., 1679, de la collection des classiques adfutm Ddphini.
Cantenàc (N. de), assez mauvais poète du dix-septième siècle, est auteur d'un recueil de Poésies nouvelles et œuvres galantes, imprimé à Paris en 1661 et 1665, in-12. On trouve, dans quelgues exemplaires de la première édition de ce livre, un petit poème de quarante stances, intitulé l'Occasion perdue et retrouvécy attribué a tort à Pierre Corneille, et qui, supprimé (par ordre) dans l'édition de 1665 , a été inséré dans d'autres recueils du temps. Cette pièce de mauvais goilt est cependant la meilleure du recueil du sieur de Cantenac.
Cantiixon (Antoine-Sylvain), né à Paris, dragon au 4* régiment, chargea devant Coïnibre, le 3 décembre 1811, avec six dragons, contre un peloton de chasseurs anglais qui défendaient la tdted*un pont. £n 1813, placé dans les grenadiers à cheval de la garde impénale, il prit part à tous les combats qui eurent lieu en Allemagne; le 30 octobre, à la bataille de Hanau, Cantiilon, alors fourrier, voyant son capitaine entouré par les Bavarois , se précipite aussitôt au milieu d'eux, tue un cavalier, disperse les autres, et parvient à sauver son chef. Cette action, qui rappela que cinq jours aupa-
ravant on Tavait vu lutter contre trois Cosaques, en blesser deux et tuer le troisième, lui valut la croix de la Légion d'honneur. A INÎonlmirail , avec quatre de ses camarades , il chargea sur quinze grenadiers russes, qu'il lit prisonniers: au mont SalnWean, il était maréchal dte lo^s chef, et il s'élanca l'un des premiers contre les batterfes anglaises, sabra les canonniers sur leurs pièces, et, entouré par un ^rand nombre de cavaliers , il se fit jour le sabre à la main.
Gantons. Voyez BrmiONS géographiques de la France.
Caîstbu (Charles), né en 1769, à Lenault (Calvados), trompette au r*^ régiment de dragons. Au combat de Frauenfeld, ce brave s'élanca sur une batterie, sabra plusieurs des canonniers qui la servaient, mit les autres en fuite, et s'empara d'un obusier.Il fut tué le 9 prairial an vu (28 mat
Cany, seigneurie avec titre de marquisat , en Normandie (département de la Seine-Inférieure), à huit kilomètres de Saint-Valéry.
Gaobsins. L'origine et le nom de ces hommes de finance , qui se livraient, pendant le moyen âge, à une usure que nos rois furent, à plusieurs reprises, obligés de réprimer, ont donné lieu a de nombreuses controverses.
Des auteurs prétendent que les Gaorsins étaient venus d'Italie, et tenaient leur nom de la ville de Cahors, où ils avaient établi leurs premiers comptoirs; d'autres, les reconnaissant pour Italiens aussi , assurent qu'ils étaient issus d'une famille de Florence, riche et puissante, appelée la famille des Corsini, dont, avec une légère altération, ils avaient conservé le nom en France ; enfin , selon une troisième version, ils auraient été originaires du Piémont, et seraient sortis d'une petite ville appelée Caorsa , en français Caours, d'oii ils auraient été eux-mêmes appelés Caorsins et Caoursùu, Quoi qu'il en soit de cette divei^ence d'opinion , il est de fait que ces prêteurs d'argent furent longtemps, avec les Lombards et les Juifs (voyez ce$
mots), un des fléaux du commerce de tous les pnys. Aussi ont-ils été, SVec oeux-ci, l'objet de diverses rigueurs, tant en France qu'en Sicile, en Angleterre et dans les Pays-lias, où de proche en proche ils s'étaient répandus. Enchérissant encore sur Ué juifs , ils ôfiraieht leur argent à tout le monde , mais ne le prêtaient que sur images , et prélevaient encore tous les deux mois un intérêt de dix pour cent : « Ces sangsues publiques , dit Matthieu Pâris , avaient le crédit de &ire citer leurs débiteurs à la cour de Rome , qui , participant à leur gain , jugeait toujours en leur faveur. Saint Louis, par son ordonnance de janvier 12t>8, renouvelée par son fils Philippe Je Hardi, commanda à tous les baillis de chasser de leurs territoires les caorsins dans Pespnce de trois mois, accordant ce terme aux débiteurs pour retirer leurs meubles engagés, en payant le principal sans interets. Il somma les barons de faire pareille chose dans leurs domaines, et fut obéi (*) » (voyez les mots JuiFS^ LoMBABDS), et ne leur permit de résider dans le royaume qu*autant qu'ils y feraient un comdierce loyal. Les mesures répressives que l*on fut forcé de prendre
(*) Parmi les eiiquèies contenues dans le premier volume des ORm, publié par M. le comte Èeuenot collection des docuroentf inédits sur lui^toire de KrancO , on en frouve une de l'année laSS qui semble prouver que la ptévehtions weêtrt les otorrim vélalaiit pai^nérales , et que ces marchands trouvaient quelquefois des défenseurs dans Ici corps municipaux des villes commerçantes. Il résulte en outi*e de la date de cette enquête que déjà une première oidoimaoce d'expulsion avait précrdé celle de lafiS.Et si l'on remarque que ceUe dernière ordonnance n'expulsa pas de France tous les mardiands ilaiiens auxqueb on donnait le nom de caorsins , mais prescrivit seulement aux baillis de chasser de leurs territoires ceux qui se livraient à l'usure, il paraîtra probable que cette ordonnance ne fit qu*en modifier une antre plus sévère el dont Pexécution avait donne naissiinrc aii\ f;iits retalés * dans l'eu(|uéte dont nous avuus parlé.
contre eux dans la suite font voir que l'amour du gain leur inspirait une té nacité difHcile À vaincre. Comme on enlevait et emprisonnait sans formalité ceux qui contrevenaient aux défen^f s qui leur étaient faites, ou bien parce 4ue, selon des auteurs, eux-mêmes enlevaient et emprisonnaient leurs débiteiirs avec une grande sévérKé , oti leur attribue l'origine du proverbe:
Enlever comme un corsin, et non comme un corps saint, à moins que, par cette dernière locution, on ne veuille dire : Enlever avec ménage»
ment et respect. A mesure que le commerce se régularisa et se créa, ert France , des ressources moins onéreuses que celles que lui procuraient les ^orsins, le nombre de eeux-cf dimiilia , et leui^ nom, qui rëpondalt à celui de banquier, cessa même d*étre en usage.
Caoubsin (Guillaume), vice-chancelier 4e Tordre de Saint-Jean de Jéru- Balein,>iaquit à Douai en 1430. U mérita, par ses talents, la roufiatice au grand maître et du chapitre, et la dispense des vœux d'usage, remplit plusieurs missions importantes en Italiè, et mourut en 1501. On a de lui quelques ouvrages écrits en latin , qui ont été recueillis et impriinés à IJIni en 1496, in-fol., avec fi^. en bois. Le principal est une description de la jrjlhB de Rbodes, et du siège qu'elle soutint en 1480. Cette relation, qui a pour titre Ohsidionis iirbis Rhodiac description a été imprimée une première t'ois à Rome, sans date , in-4°, et réimprimée dans la même ville, 1684, intol., avec des augmentations.
Cap-Breton, hourg maritime de Pancien pays de iVîareuues, aujourd'hui du département des Landes, à trentequatre kilomètres de Dax, a joui longtemps d*une grande prospérité commerciale, qu'il devait au changement qui se lit, eu ISGO, dans le cours de 1 Adour. On sait que cette rivière, obstruée par d*énormes monceaux de sahle, se creusa alors un IlOQVeau lit, et a lin se jeter dans la mer, à vingthuit kilomètres de son ancienne embouchure. JJepuis cette époque » tout
Digili^uu Uy x^O
CAP
CAP
le commerce de Tîayonne se fit par Cap-Breton, où les hiif^uenots s'emparèrent, en 1568, de dix vaisseaux qui revenaient de la pèche de la morde, et où Ton comptait encore, en 169o, plus de cent capitaines de navires. Mais en 1579, l'ingénieur Louis de Foix ayant fait reprendre à l'Adour son ancien ooars, le commerce de Cap-Breton commença à déchoir. II est tout à fàit perdu, depuis que les sables, amenés par les vents et les marées, ont coiîiblé son port, à la place duquel des dunes s'élèvent aujourd'hui. £n 1824, il nV ftyait plus au Cap-Breton qu*uif setn capitaine de. navire. On n y compte aujourd'hui qae neuf cent vingt oabitants.
Capx)ENac, petite et très-ancienne Ville du Quercy (aujourd'hui du «parlement 00 Lot), construite, suivant quelques auteurs, sur l'emplaceiitent de l'ancienne Ùxellodunum. C'était une ville importante soiis Charles VIII. Sully s'y retira après la mort de Henri IV, et Ton y montre encore le château habité pnrce prand ministre.
Capdenac est situé à quatre kilomètres de Figeac. On y compte aujourd bui treize cent cinquante habitants.
Ca^dobil on Capdbulh, en latin, Capdotium ou Copdulium. — C'ést ainsi que Ton dcsiiine, dans les anciennes coutumes , la principale maison d'un fief, qui devait toujours appar-, tenir à Tatné de la famille.
Capditelh {Pes de) , troubadour dû douzième siècle, possédait ime baroniue dans les environs du Puy. Ou conserve parmi tes manuscrits de la bibliothèque royale vinct pièces de poéî^ics qui lui sont attribuées, et une notice d'après laquelle il aurait perdu la vie darjs la troisième croisade.
Cape ou Chape. — Ce mot a été employé avec de léeèrea variantes dada presque toutes les langues de TEurope^ pour designer un vêtement de dessua.
T)e toute antiquité, la cape était en France un habit commun à tous, aux chevaliers, aux moines, aux cle#cs, aux laïques des deux sexe^* Elle était ample et munie d'un capuchon qui couvrait le visage. On lit dans une Vie
de saint Jimien, par Ulphin Boèce :
« Une robe de poil de chèvre, que nous appelons cape, est encore en usage
Sarmi nous; » dans Roger de Hove* en ( Vie de Henri II ) : « Tépée traversa la cape, la tunique et la chemise. » Le luxe qu'on déploya dans cette sorte de vêtements fut cause que lê ooiidle dt IfelB, tena en fM^ tm défendit Tiisage aux gens d'églises « Les laïques, » disent les canons de cette asseu)blée, « porteront la cotte avec la cape, s'ils le veulent; les moines^ au contraire, auront la cotte seule* ment. »
Sous Louis VII, une autre prohibition vint frapper ce vêtement qui fut interdit aux femmes publiques, « pour qu'on pût les distinguer des femmes léffUmmmtt marUei, «
Mais la première de ses deux dér fensps (et peut-être aussi la seconde) ne fut [)as siiivie^rigoureusement. Dnns les statuts de Tordre de Saint-Benoît, généralement adoptés en France , nbus voyons que les frères purent possède^ deux capes ; et , vers le douzième siè» de, ce fut même l'habit le plus comnnui des clercs et des moines. Ainsi le pape Innocent IV (dans Baluse^ tome VII, Mélanges, p. 40f) avertit Févêque de IVIafiuelonne d'en prohibîw rusnVe aux juifs, « parce qu'il arrive souvent que les étrangers leur rendent des honneurs et des respects, les pretisnt pour des prêtres. « L'auteur anonyme des Miriêdes de saltU Huàum^ abbé de Cluny^ raconte que « le roi envoya au seigneur abbé une cape toute resplendissante d'or, d'ambre, de pertes et de pierres prédeuses (voyea encore CttAPE DK Saint*Mabtin). »
Les marchands forains en portaient aussi pour se garantir des intempéries de l'air ! ce qui fait dire à l'auteur du foman de I^loHmand^
Tm à guise (la marrlMans
Quand elles avaient cette dernière destination, on les appelait capes à pluie ou à eau :
Ont «hap* i fli4» afimblà.
GAP
L'UNIVERS
CAP
Mais souvent aussi, comme nous Tenons île le voir, elles étaient richement ornées; un compte d*£iienne de
la Fontaine , argentier du roi , s'exprime ainsi : « Pour fourrer une robbe « de 4 garnemens quemadamela royne « ot délivrée le Jour de myaoust ,ipour « les deux surcos et cors de la chape, « 3 fourrures de menu ver; « et \nus loin : » les manches et le chaperon de chape, 300 livres.» Mais ces chapes à manches , à ce qu'il parait , avaient un caractère trop négligé, car le concile de Latran (canon 16) défendit aux clercs et aux laïques d'en porter pour assister à Toftice divin, prohibition
3ui fut confirmée par Odoa, évêque e Paris , dans ses statuts synodaux ; par les conciles d'Êvreux , en 1195; de Montpellier, en 1 2 1 4 ; par le synode de Bayeux , en 1300, etc.
Les lépreux devaient , même quand Hs montaient à dieval, porter par* dessus leurs vêtements des capes j^erviéeSf non fendues, pour qu'on pût facilement les reconnaître (statuts synod.
de rÉgl. de Const. en ^orm,, c. 19, dans Marten., tom. 4).
Toutévéquesufi&agant devait, après son ordination, offrir à l'église métropolitaine une aqte prqfessùn^ nette.
La cape rouge était réservée au pape ; la cape blanche aux nouveaux baisés.
A Ja oonr de nos rois, les officiers
porte-capes ou porte-chapes furent les prédécesseurs des porte -manteaux du roi. Un statut de l'an 1317 dit : « Il i « aura 8 porte-chapes qui mangeront « à court, et auront 4 deniers d'ar- .« pent par jour, et seront prisiez. »
Le mot cape est encore entré dans diverses locutions bien connues , parmi lesquelles nous rappellerons seulement oellesHïi : « (Test une noblesse de cape « oud^épée,» ou : «Il n'a que la cape « et répée ; » ce qui revient a dire : On veut faire flgure dans le monde, et, cependant , on ne possède pas un sou vaillant; on n*a cTautre fortune que son bras et son habit*
Vers la fin du dix - septième siècle , le sens du mot cape fut restreint à une pièce d'étoffe en forme de capuchon ,
dont les femmes se couvraient la téte pour se garantir du mauvais temps , ou pour échapper à des regards indiscrets.
Capécuee, village de l'ancien Boulonnais (aujourd'hui département du Pas-de-Calais), où fût signée la paix avec l'Angleterre, le 24 mars 15â0c A l'époque du camp de Boulogne, le château de Capécure et ses d<'!pendances avaient été transformés en arsenal et en parc d'artillerie pour la marine.
Capbpiguk (B. h. R.) est né à Marseille en 1801. Élève de Pérole des chartes, qui venait d'être etahlie en 1820, il obtint dans l'espace de quatre années, de 1832 à 1826, trois prix et une mention honorable à l'Académie des inscriptions et belles-lettres , pour des mémoires qui tous se rapportaient a l'histoire de la France au moyen âge. Imitant avec peu de bon* heur M. de Barante, M. Capefigue a depuis étendu et multiplié ses recherches et ses travaux. On sait qu'il a successivement publié la Fie de Pàû lippe- Auguste (1829), 4 vol. in-8"; VHisMre comtUutionneUe et administrative de la France depuis PhU Uppe-Jugûste , 1831 ,4 vol. in-S"; à peu près à la même époque, une Histoire de la restauration en 10 vol.; puis VJiUtoire de la réarme, etc. Le nombre de ces travaux historiques n'a pas empêché M. Capefigue de manifester ses opinions essentiellement lé^n'timistes et religieuses par sa coopération à divers journaux, et par des ouvrages tels que le Récit des opéraUoM de l'armée française en Espagne ^ sotts les ordres de Son Altesse Royale Monseigneur le duc d'AngoulémCf la Fie de saint F'ineent de Paul, et /ae- qves n à SaUnUGermoUk, roman bistorique.
Capeline, nom par lequel on désignait autrefois un cliapeau de feunne, ordinairement en paille , à grands bords doublés de tafifetas ou de satin et couvert de plum&t; quelquefois aussi on nommait ainsi un bonnet de velours garni de plumes.
£n termes de blason, on nomme
CAP
CAP
capeline nne espèce de lambreouin en
fér que portaient les soldats et les chevaliers. C'est de là que vint le dicton: Homme de capeline, pour dire un homme hardi et résolu.
Capblls (la), petite ville de Tandenne Picardie, aujourd'hui du dépar* tement de l'Aisne, à seize kilomètres de Vervins. Ce n'était, en 1533, qu'un petit village. François I*** la fortifia et en fit une place importante. Les Espagnols la brûlèrent en 1557, et Mans* feld, général des ligueurs, la prit par capitulation, le 25 avril 1504; mais elle fut rendue à la France par le traité de Vervins, en 1598. Cependant les "Espagnols la prirent de nouveau par capitulation en 1636. Reprise en 1637, par le cardinal de la Valette, elle fut encore assiégée en 1656, et prise après neuf jours de siège. L'année suivante, les fortiflcations de la Capel le furent démolies. Cette ville compte aujourd'hui treize cent quarante et un habitants.
; Cap ELLE (Guillauixie -Antoine -Benoit, baron), né à Sales-Cnran (Avev-
ron) en 1765, fut député par cette vifte à la fédération de 1790. Sous le consulat, il fut employé dans les bureaux du ministère de l'intérieur, et bientôt après nommé secrétaire général du dé-
Eartement des Alpes-Maritimes d'aord , et plus tard de celui de la Stura. Sous l'empire, il fut successivement préfet du département de la Méditerranée et du aépartementdu Léman, et dans l'un. comme dans l'autre de ces P^tes il se signala par une bonne admiuïstratîon. Cependant, lorsqu'en 1813, la ville de Genève se fut rendue aux alliés, M. Capelle fut accusé de n'avoir pas pris les mesures nécessaires pour Tésister; mais il fut diseulpé par le rapporteur de la commission chargée de faire une enquête sur sa conduite, ^ous la première restauration, il fut nommé préfet de l'Ain et ofBcfer de la Xégion d'honneur. Au retour de Napoléon, il se rendit cà Lons-le-Saulnier auprès du maréchal ISey, qui lui ordonna de retourner à sa préfecture; mais il refusa d'obéir, et se réttrs d^abord en Suisse, et puis à Gwid.
Rentré en France après le déstttre dé Waterloo, il figura comme témoin à
charge dans le procès du maréchal IVev, et fut nommé préfet du Doubs^
Jmis conseiller d'État. Après avoir été on^mps secrétaire général du ministère de l'intérieur sous de Cor* bière, il fut nommé préfet de Seineet-Oise. Il administrait ce départe- ■:. ment, lorsqu'il fut, en 1830, ap- ' pelé à faire partie du ministère PO'* lignac. M. Capelle fut un des signataires des ordonnances de juillet, dont le résultat fut le renversement du trône des Bourbons. Après être resté plusieurs mois caché dans Paris, il sortit de sa retraite et fut assez heureux pour ga- • gner les frontières. Malgré Tamnistie accordée parle gouvernement de juillet aux coupables ministr es de Charles X, le baron Capeile n'est point encore rentré dans sa patrie.
Capeluche. — Après la cohjuralioil de Périnet Leclerc, les Bourguignons étaient redevenus maîtres de Paris (1418). On sait que leur triomphe fut souillé par le massacre des Armagnacs.
Le bourreau de Paris, Gapeluche, se signala parmi les assassins. Il était secondé par les Legoix, les Saint-Yon, les Caboche, chefs de la faction des boudiers* La foule, ameutée par eux, se porta au grand Cnâtelet ; les prison*niers y furent égorgés, malgré l'opposition des gens de justice. Le duc de Bourgogne essaya en vain de fléchir par des prières ces hommes altérés de sang. Il prit même par k main le boui^ reau Capeluche, que peut-être il ne • connaissait pas; ce fut en vain. Jean sans Peur proposa ensuite aux massacreurs d'aller combattre les Armafnaos, qui, maîtres de Montihéry'^t de IMarcoussis , affamaient la ville. Il leur donna des chefs et leur fit ouvrir les portes; mais, dès qu'ils furent sortis, il referma les portes, et plus de six mille des plus turbulents se tiim« vèrent ainsi exclus de la ville. C'est alors qu'il fit arrêter Capeluche, dont il se reprochait d'avoir serré la main, et il lui fit trancher la tête par son valet, auquel Capeluche montra comment il devait s'y prAidre, ptéfmxtX