‹ France (volume 4)Chapitre 20 sur 79 · CAF · texte numérisé non relu

CAF

LUNIVEM.

CAP

Sour lui-même tous les ips^rumeaU u supplice.

CAPBT(Viirie<7abrieIle), néeàLyon, élève lie madame G uyard- Vincent, a fait un grand nombre de portraits en miniature, au pastel et à Thuile. Ces portraits ont été exposés de 1798 à 1814, époque de la mort de cette ar* tiste. Ses principauiç portraits à Thuile sont ceux de Vincent (an vi), de mademoiselle Mars et de Houdon (an viii).

Parmi ses portraits au pastel , on doit citer ceux de madame de Saint-Fal et 4u peintre Pallière. Elle a peint aussi 4eiix tableaux représentant , l'un ma* dame Vincent occupée à peindre VIen; Tautre , ^ygie , déesse de la sauté (18|0).

• Çàmàh (Henri) , prér6t de Paris , Bons le règne de Philippe V, fut pendu en 1321 , comme magistrat prévaricateur. Gagné par une somme d'or considérable, il avait fait périr un prisonnier pauvre et innocent, a la place d'un riche, coupable d'homicide. Ses jugev le firent attacher au même gibet oà sa victime avait perdu la vie.

CAPÉTIENS) nom par lequel on désigne ordinairement la descendance dweetç et indirecte de Hugues Capet , c'est-Mire, la troisième race des rois de France. Nous ne nous proposons point de donner ici une histoire des princes de cette dynastie; leurs règnes •nt élé raeontés dans les ANiiAiA8.Le récit des événements auxquels ils ont pris part, les détails de leurs biographies trouveront mieux leur place dans des articles spéciaux. INous nous bornerons dans cet article à jeter sur ces rois un coup d'oeil d'ensemble, et à apprécier d*une manière générale l'influence qu'ils ont eue aur les destinées de la nation.

L'origine des Capétiens est incertaine. Suivant l'opinion la plue accréditée, Hugues Capet deecmrait du

comte Robert le Fort, de race saxonne, qui reçut, en fief, de Charles le Chauve le comté d'Amou, et plus tard, en 861 , le d«ehé oe nie-de*Fimice. &o« bert se rendit populaire en défendaet le pays contre les Normands, et il trouva y^e mort glorietue au combat

de Brisserte (SfiG). Parmi ses successeurs, les plus distingues iutmt Eudes (888-898), Âôbert ( 922 ) et Momû dé Bourgogne, qui portèrent tous trois le titre de rois de France. T.e père de Hugues Capet, //«grw/'i; le Graîicl, était comte de Paris et d'Orléans, duc de iFrance et de Bourgogne. Ses vastes domaines s'étendaient depuis la liOiré jusqu'aux frontières de la Picardie « non loin de ce rocher de Lnon qui servit de dernier refuf^e à la royauté carlovingienne. Toutefois, lluaues le Grand n aspira ças pour loi-mone an titre de roi, et il se contenta de préparer les voies à son fils, Hugues Ca[)et. Ce dernier, fort de l'appui des Normands , et de son frère , le duc de Bour-

§ogne, n*eut pu de peine à s*emnarer u trône au pr^udioe des descendante de Charlemaiine, devenus antipathiques à la nation à cause de leurs habitudes germaniques, et odieux aux grands parce qu'ils aspiraient à reconstitiiér rempire de leur ancêtre.

. Hugues Capet ( 987- 090 ) fut sacré à Reims , le 3 juillet 987. Il avait été élu par acclamation et couronne à Noyon, quelques jours auparavant.

Cette élection n'ayait point eu lieu avec des formes régulières : « on ne s'avisa ni de recueillir, ni de compter les voix des seigneurs ; ce fut un coup d'entraînement, et ilugues devint roi des Français , parce que sa popularité était immense. Quoiaue issu d^une famille germanique, 1 absence de toute parenté avec la dynastie impériale , robscurité mciue de son origine, dont on ne retrouvait plus de trace certaine après la troisième génération, le désignaient comme candidat à la race indigène, dont la restauration s'opérait en quelque sorte depuis le démembri^ ment de l'euipire.... »

« L'événement de la troiaièo^ raoe est, dans notre histoire nationale^ d'une bien autre importance que celui de la seconde; c'est, à proprement parler, la lin du règne des Franks et h substitution d'mie royauté nationale au gouvernement fondé par la conquête. Dès lors, notre histoire devient simple i c'est toigours le mànç pe«|»||

€J» VEAfiCE. €âB

S^m floît tft (fifon neoBtiatt, malgk'é ( ohangeanents qui surviennent dans Jes mœurs et la civilisation. L'identité nationale est le fondement sur leuel repose, depuis tant de siècles, uiritraedyniftie. Uô ttngalîer pre»- «entiment âentte tongue succession de rois paraît avoir saisi l'esprit dû peuple à l'avènement de la troisième race. Le bruit courut qu'en 9S1 , saint Yalerî, dont Hugaes Capet, alors comte de Paris, Tecait de taire tnas^ férer les reliques, lui était apparu en songe et lui avait dit : A cause de ce « que tu as fait, toi et tes descendants «voBSserttE rois jusqu'à la septième gè> « Bératioâf <feS^i-difè à perpétuité(*):* Le nouveau roî se garda bien de faire valoir des prétentions semblables à celles des Carlovingiens, de peur de causer de l'ombrage à ces puissants feodâtaires, qui a?aîevl r«irrcraé ià Mcoadc raoe pour exercer un pouv<»i^ à peu près absolu. Il laissa sommeiller cette prérogative royale à l'aide de laquelie ses successeurs devaient reconstruire |fki8 tard foilHé NaikNnrle. Il n'Intervint ni dans les affaires 'inté^ rieures de la Normandie, ni dans celles de la Flandre, ni dans la p;uerre civile qui s'était élevée entre le comte de fiantes et le dué de Bretagne. On sait nn'tl eut on instant Tidée de conmunH oer au comte de la Marche de lever ïe siège de Tours. « Qui fa fait comte?

écrivit-il à son vassal. — Qui t'a fait roi? » lai répondit l'orgueilleux feudataire; et Hugues Capet n*osa pas Vm^ quiéter. Mais il se fortlfiA par slon alliance avec le clergé. Pour préserver les biens ecclésiastiques des rapines des guerriers, il remit les religieux ea ikossessioB des àbba;res de Sariot-* Pienis , de Saint-Germam des Prés e( de Sairrt-Riquier, qu'il possédait par héritaae, et il rétablit dans tous les D>onastères de ses États la liberté des éieeUons , qui était alors généralement mécoADue en France.

Hugues Capet mourut après un règae die neuf ans. Son iiis Jtobert (996-

(*) Aug. Thierry, Lettres sur Clùstoire de

J^«iiM^pi.9it5ctanin

1081) lui soeoéda. CétaH iiri jkriae»

débonnaire, pieux, ami de l'Église, le

premier saint de sa race, quoique les papes ne l'aient pas canonise. Line seule fois cependant il osa résister aux ordres da souverain pontife; ce ftit pour ck>nserver sa femme Berthé gù'd aimait tendrement, mais qui était sa parente au quatrième degré. Excommunié par i' Eglise, il vit tout ie monde s*éloigner de lui. On raconte qu*il ne lui resta que deux domestiques pour le servir à table et pour préparer ses aliments; mais le plat qu'il avait touché, le vase dans lequel il avait bu, étaient régulièrement passés au feu pour efiEsccr la loaHIureae aon contacft. Enfin Robert eéda et obtint Tat^olution. Il épousa Constance, fille du comte de Toulouse et nièce de Foulgues iSerra, comte d'Anjou. Cette nmoM y belto, mais d'un onuélère In»

tain et emporté, Km son nari à l inflnence des liommes polis et civilisés du Midi, et exerça sur lui le plus complet ascendant, apprenez garde uue m^ «rlsmasene voub toIc, » disait4l à uu panvre aptès hri avoir donné les ornements d'argent de sa lance, qu'il l'avait aidé lui-même à détacher avec une lime. Il déploya dans sa conduite politique le n^me caractère dé faiblesse et de pieuse bonté. La succession du duché de Bourgogne lui étant échue par la mort de son onrle Henri (1002) , il traîna pendant quatorze ans une guerre molle et indécise, et finit par céder à Othe Guillaume, gendre du dernier duc, les comtés de Dijon, de Mâcon et de Besançon (JOIG). On raconte qu'un jour il quitta le siège d'un château pour aller diriger la musique du service divin, el que dans l'intef'* vallelea nmrsdtt château &*éorattlàrentv de sorte (^ue ses soldnts purent itfm rendre maîtres sans difliculté.

Tel était Robert. Ses contemporain»

lui décernèrent le surnom de Pieux..

Ils attribuaient è ses vevtus et à sèv prières d'avoir passé ce terrible aib mil, où la trompette de l'archange devait annoncer la lin du monde et le jugement dernier.

. #cwr<r' (mi-l06û), son sefioni;

^00 €AP vm.

fils, lut succéda, malgré ToppositloD de sa mère Constance, qui préférait

Robert; mais il fut obligé de céder à ce prince le duehé de Bourgogne, où ses descendants régnèrent jusqu'en 1861. Le duc de Normandie, Robert le Diable, reçut pour prix de Tassistance qu'il avait prêtée au jeune roi contre sa mère, les villes de Pontoise, de Gi- £ors, de Cliauniont et tout le Vexin français; en sorte gue les Normands se trouvèrent établis à dix lieues de Paris. Henri I"" échoua dans toutes les tentatives qu'il ût plus tard pour reprendre le Vexin.

Son fils Philippe P' lui succéda (1060-1108). Prince fainéant, insouciant , étranger à son siècle , il ne prit aucune part aux grandes choses qui s'accomplirent pendant son règne : la conquête de l'Angleterre par les INor- •mands s'accomplit sans lui et malgré lui ; la conquête du royaume des Deux- Siciies par les douze fils de Tancrède de Hauteville fui achevée sans qu'il y prît part. Il ne participa ni au grand mouvement de la croisade , qui semblait arracher l'Europe à ses fonde* ments, pour la précipiter sur l'Asie, ni à. cette autre croisade des chevaliers de France en Espagne et en Portugal, n ne sut pas profiter davantage de rinsurrectlon aes communes , pour lutter contre la féodalité. En un mot , il ne tient aucune place dans Thisloire, si ce n'est par le récit de ses débau> cbes , ^ui lui valurent les censures de Orégoire Vn.

Mais sous le règne de son fils Ijouîs VI, dit/é? Gros (1108-1 137), la royauté sortit enfin de ses lances. Ce prince a été surnommé V Éveillé , et Ton peut dire que son règne fiit en effet le réveil de la royauté. iTn'avaitd'autre passion que celle des armes; dès son jeune âge , il avait dédaigné toute autre occupation. A cette ardeur pour la guerre, le jeune Lools joignait une piété très- Tive et un profond respect pour le droit. C'est pourquoi il se fit le défenseur des pauvres , dos marchands, des pèlerins , des gens d'église, contre les exactions et les brigandages des ^igneurs. Il 0ut lire la chronique

^EBJS. .Ci!»

éloquente de son ami Suger, alors 9bbé de Saint-Denis, et plus tard son premier ministre, pour apprécier tout ce qu'il fallut h Louis d'activité , de bravoure et d'audace , pour remédier au vice des justices féodales , pour Interposer le pouvoir royal , plus équitable, plus impartial, et pour faire respecter ses décisions. Malgré l'infériorité de ses forces, il tint tête au roi d'Angleterre, Guillaumele Roux, ayant à peine quatre ou cinq cents chevaliers à opposer à dix mille s^uerriers. Il offrit le combat singulier au successeur de Guillaume, Henri P*^, qui n'osa pas accepter. Au combat de Brenneville (1118), on le vit abattre d'un coup de masse un Anj^lais qui avait saisi la bride de son cheval , et qui croyait déjà le tenir prisonnier. Lorsqû'en 1124, Tempereur d'Allemagne Henri V fit une invasion en Champagne^ Louis VI fit un appel au peuple de France, et cet appel rut écouté. Deux cent mille guerriers se réunirent à sa voix sous la bannière de Toriflamme ; ce fut comme le réveil de la nationalité française, as* souple depuis la mort de Charlemagne.

Avant de mourir, Louis le Gros reçut la récompense de trente années êmplojf'ées à établir la paix , l'ordre et la justice en France. Le plus puissant des seigneurs féodaux au royaume, Guillaume X , comte de Poitiers et duc d'Aquitaine, crut faire une chose pieuse eu lui dounant sa fille et unique héritière, Éléonore, pour la marier avec son fils Louis VU dit le Jeune (1137-11 80).

Certes, la France n'a jamais été gouvernée par un prince plus incapable et

{)lus inepte que Louis VII, et cependant a royauté continue à grandir entre ses &ibles mains , et elle conserve ce caractère de pouvoir public, déjuge de paix universel que Louis VI lui avait imprimé. Son mariage avec Éléonore de Guyenne avait doublé l'étendue de ses état8,en lui donnant toutes les provinces de Touest de la France, depuis la Loire jusqu'aux Pyrénées. Enorgueilli de sa nouvelle puissance, il résolut de faire valoir les prétentions des anciens comtes de Poitiers sur le Toulousain ; mais son expédition dans le midi de l«iFraiioQ

CAP

échoua par suite de la défection du puissant comte de Champagne. Pour •e Tanger de cette félonie , Louis VII envahit les États du comte, et prit d*a8* saut la ville de Vitry. Les habitants furent égorgés; treize cents personnes réfugiées dans une église y devinrent la proie des ilammes. Le roi entendit leurs crii sans ponvoir les saaver.

Son âme oi fut déchirée ; et , pourcalmer ses remords , il résolut de prendre la croix, malgré les vives remontrances de Suger. La croisade fut préchée par saint fiernard, et plus de cent mille hommes s'armèrent et suivirent le roi en Orient. On sait la malheureuse issue de cette croisnde. Après deux ans de revers, Louis VII revint CD Franee sans que son expédition eût senri en Tien aux chrétiens de la Paies^ tine. Sa femme, Éléonorede Guyenne, rougissant d'avoir un pareil mari , lui était devenue infidèle depuis longtemps.

Le divorce fut prononcé au concile de Bangency, et Id reine donna sa maio et ses nombreux États à Henri l^laiH taçenet, qui réunit bientôt sous sa dommation l'Angleterre, la Normandie, l'Anjou, le Maine, et toutes les provinces de l'ouesi de la France , depuis la Loire jusqu*aux Pyrénées. Louis VU, qui possédait n peine cinq de nos départements, eiU été infailliblement écrasé par son redoutable vassal , s'il n'avait été soutenu i>ar l'Église, devenue hostile au roi d*Ang.eterre, surtout depuis le martyre de Thomas Becket-

Louis VII mourut en 1180, à l'âge de soixante ans , après avoir fait couronner d'avaneeoomme son successeur son fils Philippe-Auguste (1 180-122S).

Le vrai , le grand caraetère du règne de Philippe-Auguste, ce fut, comme Ta si bien dit M. Guizot, de refaire le territoire de la ro}[auté, redevenue pouvoir public depuis Louis le Gros, de mettre de niveau la royauté de fait et la royauté de droit. On le voit, dès râge de quinze ans , se rattacher à la raee de Gbarlemagne par son mariage avec Isabelle, nièce du comte de Flandre, qui lui donne une partie de la Picardie, et Tespoir de posséder uo jour

l'Artois , le Valois et le Vermandois ; puis profiter habilement des disseusions qui éclatent entre le roi d'An* gletcrre, Henri II, et ses fils. Il soup tient ces derniers , les pousse lui -même à la révolte , les protège de toutes SCS forces , et parvient ainsi à neutraliser la toute- puissance du monarque anglais. Il s'attache le clergé , et sa; rend populaire en prenant une part active et souvent glorieuse à la troisième croisade. Mais après la prise de Saint-Jean d'Acre , il se hâte de revenir en France ; et , infidèle à ses pro« messes , il attaque les possessions de son ancien ami , Richard Cœur de Lion , retenu prisonnier en Allemagne. La mort de ce prince vaillant le délivre à propos d*un rival redoutable»

Il dte son successeur , Jean sans Terrct à comparaître à Paris, devant la cour des pairs, pour se justifier du meurtre d'Artluir. Jean refuse, et il est condamné à perdre les fiefs qu'il possède en France. La sentence est eaa^ cutée. Philippe- Auguste s'empare rapidement de la Normandie, de la Touraine , de l'Anjou, du Maine et du Poitou (1204). La brillante victoire de Bouvines (1314) lui garantit la posseB-sion des [Rovinces qu'il vient de conquérir. Les communes , qui ont déjà tant contribué aux succès de son aïeul, le soutiennent avec le même enthousiasme ; et dès lors l'aristocratte des grands feudataires cessa de Tinquié* ter.

Philippe-Auguste mourut à l'âge de cinquante-huit ans. Les principaux résultats de son règne sont d'avoir augmenté la juridietion royale de qua« rànte>sept prévôtés, d*avoir su grouper autour d'elle les grands vassaux , pour donner à ses ordonnances l'autorité de lois générales, exécutables dans toute Vétendue du royaume; d'avoir doté Paris de sa cathédrale, de sa halle* de son pavé , de ses hôpitaux , de ses murailles, et, jusqu'à un certain point, de son université , dont il fut comme le second fondateur, à cause des nombreux privilèges quMI lui accorda* »

Son fils, Louis FUI, ne régna que trois ans (1229-1226). Il enleva au roi

d'Angleterre les châteaux et les places conflscations odieuses, ces altérations

fortes qu'il possédait encore dans le des monnaies , et tant d'autres mesu?

Poitou; niaSs il éehoua dans sa croir res arbitraires dont il se sert pour

sade OQRtre les Albigeois , et mourut remplir son trésor ; de là en partie la

èmpoisbiilié , dit-on, par Thibaut, condamnation des Templiers, dont il

èomte de Champagne , qui était l'a- convoitait les richesses ; de là sa fa-

niant de la reine Blanrhe de Castille. nieuse querelle avec Bonifiice VIII ,

Sous le règne paciljque de saint qui avait pris en main les intérêts du

SjDùk (1336-1370) , \9. domaine royal der^. Sa puissance devint si grande,

èohtinua à s'accroître. En 1329, ie après son attentât sacrfjége sur Bonit

comté de Toulouse fut joint à la cou- fâce VIII , que les successeurs de ce

rorine; puis, plus tard, le roi acquit pontife se virent contraints d'aller ré-

successivement les cpmtés de Blois, de sider à Avignon , se plaçant ainsi sous

Chartres, dé Sanèerfni de Mâeon, da la main de fer du roi de Frence« dont

Perche, d'Arles, dePonalqniiir, de Foix lis devinrent leg instniments do*

et de Cnhors. En même temps, saint elles.

Louis luttait contre les abus de l'or- Les trois fils de Philippe le Bel conganisation judicipire introduite par la tinuent l'œuvre de leur pere. Louis X, féodalité ; il défendait daqs IMntériéur dit le Hutin. Philippe dit h Umg, de ses domaines les guerres privées el €9uirles Ir, dit le M, gouTerhent le duel judiciaire, et était imité par un avec l'aide des légistes ; mais tous trois grand nombre de seigneurs, qui admi- meurent jeunes, sans laisser de rejeraient la vertu et la droiture de ses in- tons mâles, et le trône passe à la brantentions. Ce sont là les grands résul- che des Valois (1328). tats du règne de siint Louis. Neng Ainsi nous âveais vu la famiHe dei raconterons ailleurs Tbistoire tùHt ' Capétiens fonder sa popularité en rechante de sa vie privée , et celle de aes poussant les l^ormands, s'emparer du expéditions en terre sainte. trône, et endormir d'abord, par la morkUippe le Hardi (1270-128â) réu- destie de ses prétentions, la jalousie nit dénnitirement à set domaines lé ombrageusedee seigneurs; ensuite nous comté de Toulouse, après la mort de avons vu la royauté se relever sous Jeanne, fille du dernier des Raymonds. Louis VI, grâce à l'appui de l'Église, Il fit aussi la conquête de la Navarre au secours des communes , et au ca- (1276) ; mais il ne parvint pas à main-T ractère héroïque de ce roi. Depuis, tenir sur le trdne de Castitte ses net. loss, elle grandit, npidement sous veux , les infantt de la Cerda. Enfin H Louis VII, PhUippe-Augiitl» ét seint échoua dans son expédition contre Louis, par des conquêtes , des maria- Pierre d'Aragon, et mouiTut de ifi peste ges et d'heureux traités. Enfin, sous en 1285. Philippe le Bel, la royauté devient nh- * Sous Phili0[)e le Bel (1285-1314), la solue , et sa puissance ^st telle, que le royauté parvint à l'apogée de la puis- pape lui-même est obligé de s'humi-r sanee. Entouré de ses légistes , qui lier devant elle, ressuscitent les vieilles traditions de Les tableaux suivants ne contienl'empire, Philippe le Bel organise une nent que la généalogie de la descencentralisation monarchique, sous la^ dance directe de Hugues Capet ou des quelle s'amortissent les juridictions Otpétiens de la branche a&ée. Noue' locales des seigneurs; une administra- renvovons, pour ce qui ooneerne les tfon régulière succède au désordre de branches collatérales, à leur ordre alla féodalité. I^Iais les agents du gou- phabétique. (Voyez Anjou, Artois, vernenient demandent a être payés, JBûulggnb, Boubbon, Bouagogne, et Philippe le Bel n'est guère plus ri-» • CiaovmàX^ Dniox, Éte«ux*Nâche que ses prédéi3esfettn|..De |àoes . vaheë, Valois et Vbhiuhjioib.

Ml

Si» sS--

— s ou g

Page 1