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venu , provenant de dons, et de bénéfices réalisés en diverses circonstances.
Cette somme ne couvre cependant qu'une partie des frais. Le surplus est
tant en était converti en rentes sur l'État. Une loi du 17 août 1822 avait fixé à dix francs le minimum des inscriptions açliètén ainilj p99 la Gaifst.
IV'oublîons pas de dire que les agents de change prêtaient gratuitement leur ministère pour ces achats, et que le gouvernement exempta du droit de timbra le^ pjèçes de comptabilité ct^ fa Cause. Là fluctuation du cours des fonds publics, rinfliMoee qu'eurent sur leur valeur les événements politiques, tels que la guerre d' Espagne et la création du 3 pour cent, firent sentir au conseil des directeurs le besoin
de trouver pour les fondft qui leur
étaient confiés un placement qui lAt roadissement, par lesquelles elle va,
plus à l'abri des chancesde bourse. Ils pour ainsi dire , recueillir à domicile s'adressèrent donc, en mars 1829, au les épargnes de ses clients. Au nioi« ministre des finances, alors M. Roy, de Janvier 1835, le nombre des caisses à l'effet d'obtenir que les caisses d'é- d'épargne en activité s^evait pour bargne pussent verser directement toute la France à soixante-dix; deut
quelques-unes, celles de Metz et d'Avignon, par exemple, ont lié leurs opérations à celles des monts-depiété, qu'elles se sont annexés.
• Près de deux cent durante caisses d'épargne se sont, depuis la création de celle de Paris, établies dans les départements. Elles doivent leur existence, les unes à des associations particulières, les autres aux votes des conseils |;énéraax ou municipaux.
Celle de Bordeaux, qui en 1830 avait d(^à reçu dix millions, a été fondée en 1819. Rouen et Metz eurent des établissements analogues en 1820 ; Marseille, Nantes» Troy^s et Brest en ISdl; te Havre et Lyon en 1833. Toutefois, te^ombre des caisses d'épargne de France, en 1830, ne s'élevait encore qu'à treize. Leur développement devint plus rapide à partir de cette épo-
âue. Dès 1832^ lacaisse de Paris comlenca à ouvrir ses sueeursales d*ar«
leurs fonds au trésor en compte cou rant. Cette autorisation fut accordée par une ordonnance royale du 3 juin, et sanctionnée par la loi du budget de 1830. L'intérêt de çè compte fut sti-
Sulé au taux de 4 pour 100..XJne or- . onnance du 15 juifiet 16S3 fixa défiiditîvement à 300 fr. la somme la plus forte qtie la caisse pût recevoir de ses clients en un seul versement. Ce chiffre avait d'abord été porté à 600 ft
puis réduit à 50. Le maximum aue put atteindre chaque ttvret fut m
fui-m'ême à 3,000 fr.
^ut atteindre chaque livret fut fixé
pour les particuliers, et à 6,000 pour les sociétés de secours qui choisiraient ce n^ode de placement. Une loi du St ipars 1837 confia à la caisse des dépôts et consignations le soin d'administrer les fonds provenant des caisses d'épargne. Celles-ci conservèrent néanmoms la faculté d'adopter de préférence d'autres modes de placement, fji s*en présentait ailleurs de plus
ans plus tard , on en comptait dedty cent vingt-quatre. En 1838, le montant des versements opérés à la caisse de Paris fut de 8,700,000 fr., et au ai décélère de eette mêiiie ànnée,!! '^ exiâ1»it trente-trois mille livrets, re* présentant une valeur de 12,580,000 ir. Six mois plus tard, les sommes dont elle se trouvait débitrice envers^ sa nombreuse clientèle montaient à 18 millions, linfln , jusau'à ce jour, il n'a pas été versé, dans tes caisses d'épargne de France , moins de 156 mil* lions, lesquels ont donné lieu à l'ouverture de deux cent soixante mille comptes. Le succès de l'institutioi:^ grandit tous les jours dans une rapide progression, car elle a complète* ment gagné la confiance de la population. L'ordre admirable qui règne dans sa gigantesque comptabilité n'a pas peu contribué à la popularité dont elle jouit. L'apprenti y vient inseiH siblement grossir le modeste capitaf,
«vamageux.Profitantâecettelatitud^ fruit de ses épargnes de chaque éé»
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itaililMiiMiit; rmmiif
d'un prochaÎD éMi>H«M*»»,
marie s'y ménage un moyen de fairé face aux charges probables que lui apj portera l'augmentation de sa famille?
tous enfin s'y créent une ressource pwnr lè* tompt difBdlM, ets^aim^ mtt Im pnn ae leurs fieux jours.
; • AOS (les) , corps de deux cents gentilshommes , créé en 1668 pour le service de la marine , et ainsi nommé d'uu M. de Cajac , seigneur de Ham , 9» eidlit le fondtfleur. Oa letit domid iÉaî' !• nom de f^ermandoîs , le éats de Vermandois étant alors amiral. Ce corps fut du reste licencié peu temps après sa formation.
. Cajabc , petite ville de l'ancien QuerGy, à nis^^ém ktl. é» Figeac^ ApartemMt «i Lot. Cétah autrefois une ville forte; et, dans les guerres contre les Anglais, elle opposa aux ennemis une vigoureuse résistance. Louis XIII çii ùi ci^molir les fortifications en lia population de eette ville est attjouMlnl de dk-neaf oents habi* tants.
Cajbtan (Henri), de la maison de Sermoneto, fut fait cardinal en 1585 , et envoyé en France par Sixte- Quint, aTeç le titre de légat à laiere, à la fin de Tannée 1589. if arriva à Paris , le 6 janvier 1590. Alors l'exaltation des ligueurs était à son comble , et Cajetan , au lieu de rester neutre, suivant les instructions qu'il avait reçues du pape , se i^uoit à Mendoze, ambassadeur de Philippe II , et anz Seize, partîsians dévoues des Espagnols. Le parlement de Tours, qui tenait pour Henri de Navarre , rendit un arrêt portant défense de communiquer avec le légat, aecto (leine de se rendre coupable du crime dè lèse-majesté. Le parlement de Paris , dévoué à Cajetan , cassa cet arrêt, et enjoignit de montrer au prélat respect et révérence. Ce fut Cajetan qui , revêtu de ses habits pontiûenix, reçut dans ses mains le serment 4M pffé^«nt le parlement, les cours souveraines , les ambassadeurs d'Espagne et d'Écosse , le prévôt des marchands, les échevins, etc., de mourir pour la religion catholique, et de res-
Uf Bovaûk à Ôbarles )C et ao dœ de llayeiinév lieutenant du royaume, serment qui fut répété ensuite pat tous les Dourgeoîs de Paris. Mais les victoires de Henri dérangèrent les plans des ligueurs : Paris fut assiégé, et le malheureax peuple réduit à H plus borribie famine. Cajetan , cependant, redoublait d'ardeur, mettait en jeu tous les moyens. Il fit distribuer* cinquante mille écus de son argent aux pauvres ; mais ceux-ci refusèrent ttn secours inntile, et demandèrent du pain. Ce fat, dit-on, Cajetan qui conçut l'absurde et sacrilège idée de faire du pain avec les ossements des cimetières. Il fut probablement aussi un des inventeurs de cette fameuse pro-, cession des moines de la ligue , commandée par Rose , évéque de Senlis.
On sait que Henri leva le siège à la nouvellede l'approche du duc de Parme, qui arrivait des Pays-Bas avec une armée , et qui s'était réuni au duc de Mmrenne. Cest vers cette époque que Cajetan fut rappelé par Sixte-Quint , lequel était loin d'approuver la politique de son \én,nt. Il trouva le pape mort à son arrivée à Rome, et bien à point pour lui ^ dit TÉtoile avec raison ; car il n'est pas douteux que Sixto- Quint ne lui eût demandé un compte sévère de la manière dont il avait rempli sa mission. Cajetan néanmoins resta en faveur auprès du successeur de Sixte , et mourut paisiblement en 1599, à rflce de qnarante-neuf ans.
Cajot (dom Jean -Joseph), bénédictin de la congrégation de Vannes, naquit à Verdun en 1726 , et mourut eu 1779. On a de lui : les Antiquités de Metz , ou Recherches sur l'origine des MéâiomaMeiens , Metz , 17G0 , in-8* ; Hktoire critique des coquelu»
chons j Cologne (Metz) , 1762, in-12 ; Plagiats de J. J. Rousseau sur féducation , Paris , 1776, in-12 , ouvrage où Tauteur s'efforce de prouver que lès idées qui ont fait la fortune de VEmile sont empruntées à Plutarque et à Montaigne.
Calâbbe (soulèvement de la). — L'arrestation du général Championnet avait altéré la confiance des Napolitains
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L'UWVEHS.
dans le gouvernement des vainqueurs; de plus les exactions de quelques agents français avaient irrité la population, gu*excît&îent encore les Anglais, placés à douze milles de Naples , dans la petite fie de Procida. Bientôt les criminels sortis des prisons et des galères se réunissent; le cardinal Ruffo vient dans la Calabre prêcher c^tre les Français, line nouvelle eroieade.
Au nom sacré de la religion , toutes tes campagnes se soulèvent; et en mai 1799 le cardinal Ruffo, à la tête d'une bande de brigands indiscipliiiables , pille Crotone , qui lui avait ouvert ses portes, et s'empare de Contazarro , capitale de la Calabre. En un instant , l'Apulie et les Abruzzes embrassent son parti , et la république parthénopéenne se trouve circonscrite dans les murs de JNaples.
Ruffo ne tarda pas à en commencer le siège ; il Fattaqua de trois côtés. Les assiéfçés, craignant la famine, se décidèrent , après plusieurs engagements acharnés, à faire une sortie générale , qu'ils exécutèrent le 25 Juin après midi, ibîrasés par le nombre , ils furent contraints de se retirer dans les forts. Dès !e lendemain, le cardinal Ruffo entra dans Naples , et les rues de cette ville furent teintes de sang. Cependant le château Saint- Elme , le château Neuf, le château de rOEuf , la forteresse de Castellamarev tenaient encore les royalistes en échec. Buiïo fit proposer un armistice , et consentit à une capitulation honorable. Ces conditions furent d'abord exécutées de bonne foi ; mais Nelson, arrivant dans la baie , ordonna à tous ceux qui avaient occupé des places dans le gouvernement républicain , de se rendre au cliàteau Neul pour donner leurs noms et leurs demeures, promettant qu'ils seraient désormais à l'abri de toute poursuite : il voulait dresser une liste de mort. Presque tous ceux qu\ firent cette déclaration furent emprisonnés ; beaucoup périrent sur l'écbafaud; cinq cents forent bannis, et virent leurs biens confisqués. On parvint enfin à cet excès de délire, de £Ure ie procès à saint Janvier^ protec-
teur du royaume, pour avoir paru approuver la révolution napolitaine , en laissant couler son san^ au momeot de Pentrée des Français. Les biens nui lui étaient consacrés furent connsqués au profit du roi , et saint Antoine de Padoue lui " fut donné pour successeur, attendu qu'on célébrait sa féte au jour de la rentrée des poupes -royales dans Napics.
Calages (mademoiselle Marie de Pech de ) vivait à Toulouse dans les premières années du dix -septième siècle. Elle est l'auteur d'un poème de Judith^ ou La Délivrance de Béthidie^ •B huit livres , qu'elle composa pen^ dant sa jeunesse , et qui ne fut publié qu'après sa mort,,en 1660. Ce poëme, terminé avant que le Cid eût paru , renferme des vers heureux. Racine s'en est approprié quelques-uns. Ainsi, mademoisâle de dalages arait dit , ea parlant de Judith » •
« Qb'wi loin IiS«B dMMNot r«fils et U 44fOi«. »
avant que Racine eût fait dure à Phè^ dre, acte II, scènes,
Ce vers, mis par notre grand tragique dans la boudie d'Hippolyte :
m Maintenant je ma dheréhe et neme trowre plne»»
est également imité de celui où mademoiselle de Calages dit, pour exprimer la passion naissante d'uolophenie : •
« n ae ^eidM Int-mêoM et ne èe «raonre plaa. •
Mademoiselle de Calages avait remporté plusieurs fois le prix à l'académle des jeux floraux.
Calais, Calesium, ancienne capitale du pays reconqxds. Les premiers titres où il en soit fait mention ne remontent pas plus haut que le neuvième siècle. Ce n'était alors au'une petite bourgade peuplée de pécheurs , et des marins qui fréquentaient le port. Ce port, creusé par la nature, et amélioré en 997 , par ordre de Raudouin IV , comte de Flandre , était défendu par deux grosses tours, dont Tune, attri»
buée à Caligula, était située au milieu des sables , au nord de la ville ; l'autre prot^eait l'emboucbure de la rivière
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àù Gninies. Philippe de Vtmee, comte deBoaiogne, fit oonstraire en 1224,
autour de cette bourgjnde , un mur flanqué de petites tours de distance en distance , avec des fossés extérieurs.
Le même prince y fit élever, trois ans après « un vaste donjon , qui dès lors fut appelé le âiÉteau , et qui , démoli en 1560, fat remplacé par la citadelle actuelle.
Devenus maîtres de Calais après la bataille de Crécy (voyez rarticle sui- ▼aot), las Anglais embellirent cette rîtte.t et en augmentèrent les fortifications. Ils la conservèrent jusqu'en 1558, où le duc de Guise la leur re*
Érit après un siège de sept jours. Les goenrs 8*en 'emparèrent en 1595; mais an traité de Vervins, elle rentra sous la domination du roi. Les Espa> gnols l'assiégèrent sans succès en 1 657. Deux fois, sous le règne de Louis XIV, elle fut bombardée par les Anglais , gui, en 1804, essayèrent encore, mais mutilement, de forœr l*entrée de son pNort , pour venir y attaquer vne flottille qui s'y était réfugiée.
Calais est une place de guerre de première classe ; elle possède d'ailleurs peu de monuments remarquables. La cathédrale, où l'on voit un tableau de Van-Dyck représentant l'Assomption; l'hôtel de ville, construit en 1231 , et rebâti en 1740 ; la cour de Guise, ancien bâtiment, environné de plusieurs gros piliers en forme de tours, qui, sous la domination anglaise, servait de Bourse ou de lien de réunion aux marchands , et que Henri II donna eu 1558 au duc de Guise, vainqueur des Anglais : tels sont les seuls édifices de cette ville qui méritent tl'étre ci*