THÉON
Chantal (Jeanne -Françoise Freniiot de) naquit à Dijon, 'en 1572, de Bénigne Fremiot, président à mortier au parlement de cette ville. La jeune Fremiot annonça dès son enfance une grande piété , et on raconte que, toute petite, elle interpella de-la manière la plus vive un gentilhomme prolestant qui se trouvait chez son père , et jeta au feu des bonbons qu'il lui donnait , en lui disant avec vivacité : a Monsieur, voilà comme les hér reliques brûleront dans l'enfer. « De ce zèle précoce au fanatisme il n'y a qu'un pas ; madame de Chantai ne le franchit pas , nous disent ses bio
?;raphes , qui assurent que sa dévotion ut toujours contenue dans les plus sages limites. A Tâge de vingt ans, la jeune Françoise Fremiot épousa Chris- XogkQ d« B^abutia, toon de Chaulai,
qui mourut au bout de huit années de mariage. Le caractère de madame de Chantai, sa piété exaltée, la portaient vers la retraite et la vie contemplative; c'était avec peine, et seulement pour plaire à son mari, qu'elle s'était mêlée au monde , dont les futiles obligations lui paraissaient , avec raison , d'une importance bien inférieure à celles de la maternité. Devenue libre, elle renonça tout à fait au monde, et se consacra complètement à l'éducation de ses enfants et au soulagement des malheureux. Nourrissant avec constance l'idée de se renfermer dans un cloître , madame de Chantai avait pourtant résolu de ne le faire qu'au jour où rétablissement de ses enfants rendrait inutile sa présence auprès d'eux. Saint François de Sales lui avait souvent parlé du projet d'établir de nouveaux couvents de filles, selon la règle de Saint-Augustin, et elle s'était bien promis d'en être la fondatrice.
Voyant, en IGIO, le sort de ses enfants fixé selon ses désirs, elle se retira , avec deux pieuses filles , à Annecy, oij elle fonda le premier monastère de l'ordre de la Visitation. Elle prit alors le nom de mère de Chantai, et la renommée de sa piété s'étendit du peuple à la cour, de telle sorte qu'Anne d'Autriche, en IG-ll , désira vivement la voir; ce qui l'obligea à s« rendre de Moulins, où elle vivait alors, à Saint -Germain en Laye, où se trouvait la cour. Madame "de Chantai mourut à Moulins le 13 décembre de la même année ; ses religieuses et le peuple la considérèrent dès lors comme une sainte. Béatifiée en 1751, elle fut canonisée eu 17G7 ; et, depuis ce temps, l'flglise catholique l'honore sous le nom de sainte Chantai. On a publié, en ICGO, un recueil de ses lettres, qui n'a guère d'intérêt que pour les personnes dévotes.
Son fils , le baron de Chantai , tué en 1627, en défendant l'île de Ré contre les Anglais, fut le père de la célèbre madame de Sévigné.
Chantelauze (Jean - Claude-Balthazar-Victor de) , né à Montbrison, en 1787, signa, en qualité de nnoislre
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de la justice , les fameuses ordonnances qui amenèrent la révolution de juillet. Ce Ait lui qui composa le rap* port qui précédait ces oidoDoanees.
Sa signature, son rapport, son arrestation, le procès et la condamnation qui en furent la suite , voilà à peu près tout ce qui a Ait de M. de Chanteiause un personnage historique. Jusque-là sa destinée n'avait rien présenté de remarquable; il avait acquis une réputation honorable dans la magistrature du parquet, mais près-
3ue aucune renommée dans la science U gouvernement.
Avant de se faire l'instrument aveugle de 1 absolutisme, M. de Chantelauze avait manifesté des opinions ex« trémement libérales. En 1814, il publia sur le projet de constitution présenté à Louis XVIII au nom du sénat conservateur , une brochure inspirée par les plus vifs sentiments d^ndépendance. Il voulait que l'initiative fût accordée aux chamores , et que , même sans l'assentiment du roi, elles eussent le droit de faire toutes les propositions qui leur paraîtraient conformes à Tinterét du pays. « La matière des im- « pots, écrivait-il, doit être le dernier « objet des délibérations des législa- « leurs. Avant d'accéder aux deman- « des du ministère , ils doivent faire « entendre leurs plaintes.... SuMdes « el plaintes j disait un auteur anglais, « se sont fonjnur!^ tenus par la main. » Mais ce qui est encore plus remarquable , et ce qui a reçu des événements une consécration à laquelle fauteur nt s'attendait oeries pas alors, ce sont les principes suivants qui se trouvent professes dans la même brochure : « Il « faut au peuple une garantie de la « conduite des ministres : cette garan- « lie n*est autre que lemr responsabilité « personnelle. La personne sacréeduroi « est inviolable ; les agents qu'il em- « ploie doivent être soumis à ia ceo- « sure publique. Il eût été insuffisant « de confier Texercice de la censure « aux tribunaux : les deux chambres •« sont l'autorité sous laquelle les « agents doivent fléchir. » Tel fut le début politique de M. de Ghanleiauze;
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et , comme on voit , il n'était pas de nature à faire pressentir sa fin.
Grâce à une assez grande ^Msilité d'élocution , et au patronage de quel*
ques amis haut places, son avancement fut rapide. Substitut du procureur du roi au tribunal de Montbrisonea 1814, il était d^à avocat général à la eour royale de Lyon en 1815. Le 21 juillet 1826, il fut nommé procureur général à la cour royale de Douai , et , trois mois après, transféré à celle de Kiom pour y remplir les mêmes fonctions.
Dès 1821, il avait obtenu la décoration de la Légion d'honneur.
Ce fut seulement eu 1828 que commenija d'une manière active sa carrière politique, gui devait être si courte et se terminer si tristement. Aux élections de novembre 1827, le grand collège de Monthrison lui ouvrit les portes de la chambre des députés. Le ministère déphrahleymh d*être remplacé par le ministère Martignac. M. de Cban* telauze manifesta d*abord des sentiments de libéralisme ; puis, peu à peu, à mesure que la chute du nouveau cabinet seniblait devenir plus probable, il modifia adroitement ses opinions, de sorte que, vers la fin de la session, il put se prononcer hautement pour le château. Lors de la discussion sur le projet relatif à Torga* Disàtion municipale etdépartementiMe, il taxa de tentalioe périlleuse la loi présentée par le ministère, et prononça des paroles qui laissaient voir combien il désirait son renversement. « Je ne « viens, dit-il , ni évoquer de lugubres « souvenirs, ni vous montrer le fantôme « sanglant de la souveraineté du peu- « pie , ni poursuivre d'impuissantes « danseurs le comité directeur dont « on fait tant de bruit. Mais le temps « où nous sommes n'est pas celui ou « l'on peut fonder des institutions du- « rables. On ne veut pas générale- « ment de révolution, mais on adopte « à son insu les idées qui y condui- « sent. On ne veut pas comprolne^ « tre le repos public , mais on ne fait « rien pour le conserver. . . . Dans ce « temps de difficile passage, rien n'é- « tait plus néceisaire que de chercber
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frauge.
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« à se rasseoir en ne s' occupant que « d'intérêts matériels. C'est là ce que « dictait la sagesse , ce que comman- « dait la sécurité du pays. Le minis- « tère a mal étudié cette position, mal « connu les circonstances actuelles, en « proposant une loi tellement impor* « tante , qu'elle a reçu le nom de « diarte, en soùlerant un Dnrdeaa que « ses forces épuisées ne pouvaient « plus soutenir. » Depuis ce temps , M. de Chantelauze ne cessa de détendre , avec un zèle qui manquait sou* Tent de disnité, les prérogatives^oiidêres de la couronne. Une fois entre autres , il s'éleva contre le général Lamarque , qui avait osé disputer au roi le pouvoir qu*U avait eu de dis* poser de la dotation du sénat.
Dès que M. de Polignac fut arrivé au ministère, M. de Cliantelauze reçut une première récompense de sa converaion aux doetrinea purement monarchiques. Le 26 août 18S9 , il fut nomme président de la cour royale de Riom. A l'ouverture de la session de 1830 , les députés ministériels essayèrent vainement de le porter à la présidence de la chambre ; il n'obtint que cent seize voix. Dans le comité secret du 15 mars, il s'opposa énergiquement au projet d'adresse ; et , malgré le désaveu quMl en fît le lendemain dans les journaux, il menaça les député constitutionnels d'un o'septemBre monarchique. Aussi, M. de Polignac, qui avait beaucoup de mal à trouver des collègues , parce qu'être collègue d'un tej ministre c'était devenir son complice, M. de Polignac voulut à tout prix recruter M. de Chantelauze. Il faut dire toutefois , à la louange de celui-ci , qu'il ne céda qu'à regret aux instances du président du conseil ; son instinct lui mêlait ce qu'il y avait de périlleux dans les tendances révolutionnaires de la cour , et la manière dont ses propres menaces avaient été accueillies à la chambre était bien fidte pour le confirmer dans cette croyance. D'ailleurs le système vers lequel il penchait, il l'avait déjà fait connaître dans son discours contre la loi oommimaie et départementale : c'é*
tait de ne s*occuper que des intérêts matériels. Mais depuis ce discours, la situation politique avait beaucoup changé, et, entraîné lui-même par le torrent monarchiaue, M. de Chantelauze avait laissé échapper de sinistres paroles. Dix mois après la formation du ministère Polignac , lors de la démission de M. de Courvoisier, le roi lui fit proposer les sceaux. Il résista longtemps, quoique le dauphin joignît ses instances ù celles de M. de Polignac Il écrivit à ce dernier qu'il croyait peu convenable, à la veille de la convocation des collèges , de modifier le ministère, et que, dans tous les cas, il regardait comme une nécessité dera^ peler M. de Peyronnet au pouvoir.
« Sa présence au conseil , ajoutait-il t « lèverait quelques objections qui me a sont personnelles ; car un engage- « ment que je ne puis rompre me lie « à ses destinées politiques. Il m'en ff coûte d'avouer que, même en ce cas, « j'aurais une peine très-grande à me <( déterminer au sacrifice qu'on me « demande. Au reste , je suis prêt à « partir pour Paris , lorsque Tordre « m'en sera donné. Ce n'est que là que « je pourrai juger si mes avis et mon « concours seraient utiles au service « du roi. » î\l. de Polignac étant absent , cette lettre fut remise à Char^ les X. Voici comment ce prince s'en expliqua par écrit avec son premier mmistre : « Je vous renvoie , mon « cher Jules, la longue lettre de ^ï. de « Chantelauze j elle dit tout, excepté « le fin mot de la chose : c'est qu'il a « peur de perdre une place agréable « et inamovible, pour en prendre une « malheureusement trop amovible. Au « surplus, ie ne change rien à nos proie Jets, et sil nous convient tomours, «comme je le crois, nous le ferons « prêcher par Peyronnet. x> 11 en arriva ainsi que l'avait prévu Charles X :
M. de Chantelauze vint a Paris, et fut vaincu par l'éloquence des prêcheurs de la cour.
Il ne paraît pas qu'il ait été l'un des provocateurs des ordonnances ; lorsqu'elles furent discutées dans le conseil, il ne se prononça ni pour ni
contre, jpmBil les sigi:^ sans.résis^ ter. Gomdlè noitsTavo^is déjà dit,* il
rédigea le rapport qui motivait ces ordonnances. Ce fut également lui qui dressa celle qui suspendait la liberté de la presse.
Ce ménte homine , qui sanctionnait |>ar sa signature la violation de la cliarte, avait dit, environ une année auparavant, sous Tadroinistration de M. de Martignac , et en présence de la chambre des députés : « Gommé le « ministère , je suis âttaché au gou- « vernement représentatif ; comme le « ministère, Je veux le maintien de la if charte et fè développement inonar- « chiaue de nos institutions. Voilà Và « profession de foi publique que je « fais à cette tribune , et dont Je ne « dévieraijamais. » Après cela , on concem facilement Tânotion à laquelle il était en proie, lorsque, le llS îuillet, à It heures du soir, il remît les ordonnanres à M. Sauvo , rédacteur du Moniteur. Le mardi 27. il assista au conseil où il fut décidé que Pari» semit mis en état de siège. Lô 28 , il notifia cette décision au procureur générai près la cour rovale de
avait en la j^)rée«utioD de i^e nreodr^ que trois nan^ sur. lui ; mais |e êwtr
brement de son costume f|it précisé?
ment ce qui attira l'attention sur sa personne. II fut arrêté et conduit à Tours. Après avoir longtemps refusé de se faire connaître , il se nomni^ enfin, et réclama l'inviolabilité attachée à sa qualité de député. On lui répondit : a £n qualité ae député , vous « êtes intiolabie , mais en qualité de à garde des sceaux , vous êtes dédaré « traître à la nation.» En conséquence, il fut écroué dans une prison où sé trouvait déjà M. de Peyronnet . et ou fiit amené , peu de jours après , M. Goemon-Ranville.
Le 27 août, à deux heures aprè^ minuit , une voiture dans laquelle étaient les trois prisonniers, traversa Paris et se rendit à Vincennes. Ils y restèrent jusqu'au 10 décembre, époi que où ils furent transférés au Luxembourg. RL* de Cliantelauze, qui était tombé dangereusement malade à Vincennes , n*arri?a à Paris que quelques heures après les autres. Le 15 décembre , les débats s'ouvrirent devant la chambre des pairs : M. de Chantelauze
VàTis. avec OTÛre de se conformer aux rj montra beaucoup de calme, et ne éonséquences légales de ritatâe Hége* désavoua aucun des faits qui lui étaient Le même jour , it fit enjoindre^ à la Imputés. Il avait pour défenseur
Ciour royale de se rendre aux Tuileries. Dans quelle intention? C'est ce
gu'on ignore ; mais son ancienne meâce d'un 5 septembre monarchique l^rmet de supposer qa*il ëOngeait à des mesures de rigueur.
La manière dont la capitale réjiondit au parjure de Charles X força bientôt M. de Chantelauze à se rèn<* dre à Saint-Gloud, et de là à Rambouillet , où II suivit la cour. Après l'abdication de Charles X , il prit la fuite avec MM. Guernon-Ranviile et Peyronnet. Tous les trois se dirigé* fent séparément dans la direction de Tours. Aux portes de cette ville , M. de Chantelauze voyant flotter le drapeau tricolore, revint sur ses pas, et prit le chemin d*une petite ooaf* inone qui en était éloignés d'environ une lieue et demie. Il portait un mauvais habit noir, des bottes percées, et
M. Sauzet, qui fit son éloge comme magistrat et comme homme privé, et dit à Ja cour : « Renvoyez l'accusé , • non pas sans censure , mais sans k ànathêniie. » Le S9 décembre, le jugement fut prononcé ; il condamna M. de Chantelauze à la prison perpétuelle, à l'interdiction légale et aux frais du procès. La même peine fut portée contre MM. de Pejrbnnet e< Guernon-Ranville. Lorsque le greffier vint leur lire l'arrêt de la cour des pairs à Vincennes , où ils avaient été fÀmenéS, M. de Chantelauze dit à M. Guemon-RattviHe ; « Efa bien !
R mon cher, nous aurons le temps de n jouer aux échecs. » L'amnistie prononcée sous le ministère Molé fit cesser la captivité de M. de Chantelauze.
Dans M. de Chantelauze, ThomnHI privé inspire évidemment de l'intérêt.
U avait du talent, de ia probité. Sans
]«i jN>UieitatieD9 pressait de de n» imposantes ; où les eens pav« SoUgBac , du daupbiii et du roi lui- qui Veulent bâtir vont çliercher de la même , il n'aurait pas trempé dans pierre comme dans une vaste carrière, une conspiration crmiinelle, et n'au- Chantilly , jolie petite ville du rait jamais ^ubi de flétrissure judi- dép. de l'Oise, à â kil. de SenliSi et eiaire. Mais si l'on considère i*honime dont la pop. esi d*entiron S500 tiab. politique , il n'en est plus de même. La terre et Mfgae&He de Chatitilly D'abord partisan de la liberté, il finit appartenait, sous le règne de Charieai par devenir absolutiste; un an après VI, à Pierre d'Orgemont, chancelier avqir protesté librement dç ^on . att|i- de France. Pierre d Urgen^ont , son ohement à la ctiarte,J^ t^W^ petit-Gls , la donna, én 1484, à GuU* fession de foi , et tous les serments faumé, llls de Marguerite d'Orgennont qu'il avait prêtés comme député et sa sœur, et de Jean de Montmorency, comme ministre. Ses opinions vont onzième du nom. Louis XUI donna, toujours se modifiant (ians le sens en 1633 , le duché de Montmorency 4 qui est le plus favorable, non pas à dont diantiljy.. faisait, partie , à la rintérét général , mais à son avantage princesse de Gonti, sœur de Henri o# particulier. Professant une doctrine Montmorency, qui avait été le dernier politique sans élévation , il s'engage de cette branche, mais il se réserva froidement dans une entreprise auda- le château et la seigneurie de Cbao- • çieuse que son bon sens dnappn^Ye. tilly. Anne d*Aotriâte accorda |>our En admettant même qu*il ait été en- quelque temps , au prince de Condé, traîné par un attachement personnel la jouissance de ces biens, dont Louis à la famille royale, il ne faut pas ou- XIV rentra un peu plus tard en posblier quelle brillante récompense , session. £nGn, en 1G61, le roi donna miellé fortune l'attendait , si le coup Chantilly en toute propriété méiôe d'État |i?ait réussi. Et puis , quel ci- prince de Gondé. Cette terre^ qui ne toyen peut avoir le droit de préférer valait guère par elle - mt^me qu'une le prince à la patrie ? Quand on s'ou- vingtaine de mille livres de rente, blie jusqu'à ce point, on peut se croire était fort considérable par ses moulin excellent serviteur, mais on n'est yances. l • yoîtii un homme d'Etat estima|>Ie. Cest. surtout au grand Gondé que Encore n'est-on en réalité qu'un ser-. Chantilly doit ses embellissements et viteur aveugle ; car on perd ceux que la réputation européenne dont il jouit, l'on voulait sauver. encore aujourd'hui. En 1071, Louis ^ CuAi!iTEi.L£-L£-CHATEAU nommé XIV , avant de se rendre en Flandre, CanHUa dans la carte de Peiitingei^^ voulut, au mfis de roiji , pécoter t| et Cantilla dans Sidoine Apollinaire, promesse gu'il avait laite ^ ee prince petite ville très-ancienne du Bourbon- d'aller le visiter dans sa terre. Jamais nais (auj. dép. de l'Allier; , à 10 kil. de les affaires de Condé n'avaient été Gaunat. Popul. : iOôÛ habit, pu y dans un état plus pitovable. En vai^ iJl voyait un antique château dont Pe^ ^vait envoyé son coi^dent GourviUe ( |li^ s'empara en 762, pendant se^ Madrid, pour obtenir de la cour d'Esexpéditions dévastatrices contre Wai- pagne qu'elle lui payât une partie de fre , duc d'Aquitaine, et ses alliés, ce qu'elle avait reconnu lui uevoir; il Çette forteresse , construite sur le, n'avait pu rien obtenir que quelques i^mmet ^'une colline , était défendue forêts et quelques fieft dins les Payspar des remparts formidables et par Èas. Jamais néanmoins fete plus ma^ un précipice bordé de rochers. Elle gnifique ne fut donnée à un roi. On devint plus tard la principale place sait qu'elle se termina par la mort du d'armes des ducs de Bouriîou. l:ran- malheureux Va^l (vovez ce nom). Le^ (918 I*' la fit raser Jors^ le célèbce embellissements du cnÂteau étant terj connétable passa eii servie de Charles- minés , le pri nce de Gondé publia qu'il finiolf Wii^ii eAif|ti9.e«€fjrf.d(Ssrtti< ^nneraiti^iUçéçi^qiipoftf qu^gt^
40t' CHA L*um
poserait la meilleure inscription propre à être jplaoie au-dessus de la porte' d'entrée, un Gascon Ht ce quatrain :
pour célébrer tant Je vertus,
Tant ée hauU faits et tant de gloire* ^
mie tau» wuMm » aAHa éci».
Cb pu «m Mm par victain.
Le prince de Condé, dont la modestie n'était pourtant pas le trait distinctif, donna le prix au poëte , niais n'osa pas faire usage du quatrain. En 171^ , le due de Bourbon fit démolir l'ancien diâteau et en rebâtit un nouveau, dont une partie fut détruite par un incendie, quelque temps avant la révolution. Ce domaine eut beaucoup à souffrir pendant cette période ; et , sous le gouvernement impérial , la forêt de Chantilly fut donnée à la reine Hortense à titre de dotation. I\Iais en 1814, le prince de Condé et le duc de Bourbon furent remis en possession do magnifique château de leurs an-* citres. Toutes les ruines eurent bientôt disparu, et un jardin ansilais remplaça les anciens parterres de le Nôtre. Aujourd'hui cette propriété, digne encore de son ancien renom , appartient au duc d*Aumale.
On sait que tous les ans ont lieu à Chantilly des courses de chevaux qui y attirent de nombreux spectateurs.
Gbautomb, ancienne seigneurie de la Marche, auj. dép. de l'Indre, éri* gée en marquisat en 1696,
Chantonay (Th.-Perrenot dt^j, habile négociateur, né en 1514 à Besançon , était rainé des enfiints du chancelier de Granvelle. La haute faveur dont jouissait son père le poussa rapidement dans la carrière des honneurs.
En 1 560, Philippe II, qui prétendait être le protecteurdes catholiques dePrance, envoya Chantonay pour surveiller Catherine de Médicis. L'ambassadeur, appuyé par les Guises, entra parfaitement dans l'esprit de ses fonctions , etjoua à la cour le rôle d'un ministre d'Etat, donnant des avis, louant, improuvant , corrigeant les projets , et n'épargnant pas les importunes remontrances.
Lorsque , en 1562 , l'Espagne eut décidé qu'il follait que les cbe& du