‹ France (volume 4)Chapitre 71 sur 79 · GHA FRA5CE. CDA · texte numérisé non relu

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cents prisonniers. Ayant ensuite rejoint Tarniée en Champagne , il fut attaché à rétat-maior général coronif aide de camp civil, tomba entre les mains des Russes , parvint à leur échapper, et fut nommé, pendant les cent jours , préfet de la Lozère. Serviteur dévoué dé l'empereur, il courut,, après la bataille de Waterloo, de grands dangers dans son département ; cependant il réussit à échapper à la populace furieuse qui le nienaçait , et vmt s'établir à Paris, où II composa, dims la retraite, plusieurs écrits politiques, entre autres : une Revue de V Europe, Paris, 1825, in-8«; un traité De la monarcJùe en France, 1822, in-8% étq. Il est mort en 1826.

Chabnieb. — Le charnier le |^U8 remarquable dont il soit fait mention dans notre histoire est celui qui dépendait du cimetière des lunoceuts , à Paris.

« Ce cimetière , dit Duiaure dans son Histoire de Paris , fut longtemps ouvert aux passants, et même aux animaux. En 1 186 , Philippe-Auguste le ftt dore de murailles. Dans la suite , on construisit tout autour de la clôture une galerie voûtée, appelée les Charniers. C'est là qu'on enterrait ceux que leur fortune mettait à même d*étre séparés du commun des morts.

Cette galerie sombre, humide, servait de passage aux piétons; elle était pavée de tombeaux, tapissée de monuments funèbres et d'épitaplies , et bordée d'étroites boutiques de modes, de lingerie, de mercerie et de bureaux d*écrivains publics. Cette galerie fut construite à diverses époques , aux frais de différents particuliers. Le maréchal de Boucicaut , vers les premières années du quinzième siècle , en fit bâtir une partie; et le fameux philosophe hermétique Nicolas Flamel lit construire toute celle qui bordait la rue de la Lingerie. Il y fit placer le tom* beau de son épouse; tombeau orné de plusieurs figures d'anges et de saints, d'inscriptions en latin et en français.

« D'un c6té , la galerie occupait une * partie de la largeur de la rue de la Fer-

ronnerie, nommée autrefois, ainsi gu^ la rueSaint-Honoré, r2^£ de la Cha»

ronnerie; et, sous cette partie de la galerie , était peinte la fameuse danse macabre ou danse des morts. L'auteur du Journal de Paris, sous les règnes de Charles VI et Charles VII, dit qu*en 1429, un fameux prédicateur, nommé frère Richard, prêchait sur un éciiafaud , haut d'environ une toise et demie. »II avait, dit-il, le dos tourné « vers les charniers des Innocents, con- <tre la eharonnerie, à l'endroit de la 9 danse macabre. »

« Dans unepartie du charnier, proche TégUse , on voyait un tombeau couvert d'une table , sur laquelle était représenté un squelette en maibre blanc, sculpté par Germain Pilon. Ce monument est actuellement dans ie muséa des Petits-Augustins.

« Parmi les nombreuses épitaphes deoes charniers, on remarauait cellend :

« Cy gist Yolande Bailly , qui tré- « passa l'an 1514, la quatre-vingt-hui- « tième année de son âge , et la qua- « rante - deuxième de son veuvage , « laquelle a vu ou pu voir, avant son « trrns, deux cent quatre-viogt-treixe « enfans issus d'elle. »

Plus tard, on éleva des bâtiments sur ces galeries ; et ne sachant où placer les ossements que l'on était forcé de retirer du cimetière des Innocents, on ne trouva rien de mieux à faire que de les amonceler dans les greniers de CCS nouvelles constructions. Mercier, dans son Tableau de Paris, s'exprime ainsi , en parlant des écrivains publics qui habitaient les charniers des Innocents , ainsi que des lettres amoureuses qu'ils étaient le plus souvent employés à écrire :

« Sans la secrète oorrespondance des cœurs , qui n'est pas sujette aux vicissitudes , ils iraient augmenter le nombre deja prodigieux des squelettes qui sont entassés au-dessus de leurs têtes, dani des greniers surchargés de leur poids.

Quand je dis surchargés , ce n'est pai une ligure de rhétorique. Ces osse- .

nients accumulés frappent les regards ; e^ c'est au milieu des débris vermou.* liis de trente générations , qui n'offrent

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plus que des os en poudre; c'est au milieu de l'odeur fétide et cadavéreuse qui vient offenser l'odorat , qu'on voit eelles^i acheter des modes, des rubans; et celles* là dicter des lettres amoureuses. »

Kn 1786, l'église et les charniers des Innocents furent démolis. On enleva les ossements et plusieurs pieds du terrain de ce cimetière , et on les trnnsporta hors de la barrière Saint- Jacques, dans les carrières voisines de la maison dite la Tombe - Isoire, (Voyez Catacohbss db Pabis.)

Chabnières (de), officier de marine , né au commencement du dixhuitieme siècle, fut le premier qui, sur les instructions de Véron , pratiqua avec succès la méthode des longitudes en mer, par le moyen de la lune. Il a publié des mémoires sur ce sujet en 1767, 68 et 72.

Chabnois (Jean- Charles Levacher de) , né à Paris au milieu du dix-huitième siècle, commença sa carrière littéraire en rédigeant le Journal des théâtres, fonde, en 1776, par Lefuel de Méricourt. Il fut ensuite chargé de rendre compte des spectacles dans le Mercure, En 1791, MM. Delandine et Fontanes se l'adjoignirent pour la rédaction du Modérateur. Les doctrines qu'il y défendait lui furent finales.

Après'ia journée du 10 août, la foule se porta à sa maison , la pilla , et Chamois, traîné à l'Abbaye, fut une des victimes des journées de septembre.

Il reste de lui des nouvelles et un roman plein d'un intérêt tragique : Hit' toire de Sophie et d'Ursule , ou lettres extraites d\(n portefeuille ^ mises en ordre et publiées en 1788. Chamois est encore auteur de Redierches sur les costumes et sur les théâtres de toutes les nations , tant anciennes que modernes, 1700.

Chakolaîs, pagiis QuadrigelleU' sis, canton de l'ancienne Bourgogne, dontCharolies était la capitale. Il avait 48 kilom. de long, depuis In rivière de Guise jusqu'à la Loire , et 28 de large, ■depuis la rivière d'Aroux jusqu'aux limites du Mâconnais. Du temps de César, il était habité par les Ambairrest

alliés et clients à^s /F.duens ; sousHonorius, il faisait partie de la première Lj^onnaise. Plus tard , il appartint aux rois de Bourgogne , puis aux Francs , et successivement aux comtes d'Autun et de Châlon. En 1237, Hugues IV, duc de Bourgogne, obtint, par échange, lachâtellenie de CharoUes, qu^ Béatrix, sa petite-fiUe, apporta, avec la seigneurie de Bourbon , à son mari Robert , le plus ieune des fils de saint Louis. Jean , iils de Robert, eut en partage la baronnie de Charolais, érigée ensuite en cdkfaté en faveur de sa fille Béatrix. Celle-ci apporta ce comté en dot à son mari , Jenn d'Armagnac , dont les desceiuiauts le vendirent , en 1390, à Philippe le Hardi, duc de Bourgogne.

Louis XI s'en empara, ainsi que da reste de la Bourgogne , après la mort de Charles le Téméraire. Mais, en 1493, Charles VIII fut obligé, par le traité de Senlis , de le rendre à Philippe, archiduc d'Autriche, et petitfils du duc Charles , à la charge d'en rendre hommage à la couronne de France. Le Charoiais fut ensuite , entre Charles - Quint et François 1"% l'objet de sérieux démêlés qui furent terminés, en 1559, par le traité de Cateau-Cam> brésis. Il fut alors convenu que la propriété de ce comté demeurerait à Philippe II et à ses successeurs , pour le tenir sous la souveraineté des rois de France. Le traité de Cateau-Cambrésis fut confirmé par ceux de Vervins et des Pyrénées. En vertu de ce dernier (1669) , les rois d'Espagne rentrèrent en possession du Charoiais, qui leur avait été enlevé pendant la guerre.

Mais le grand Condé, qui avait longtemps servi Philippe IV sans pouvoir se faire payer les sommes considérables que ce roi lui avait promises , fit, dans la suite, saisir le Charoiais dont la possession lui fut adjugée, et resta à ses descendants.

Quoique le Charoiais fit partie du duché de Bourgogne, ses députés ne siégeaient pas aux états généraux de la province, mais à des états particuliers qui recevaient des états de l'ourgogne la commission de faire la répartition 'des impôts que le comté devait sup-

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porter. Ce pays fait aujourd'hui partie du département de Sàône-et-T.oire.

Cn A ROLÂis (Charles de Bourbon, comte de). Voyez Condé.

Chàbolles, QvaârigellœjBmkinn»

capitale du Charolais, en Bourgogne, aujourd'hui clief-lieu d'arrondissement du département de Saône-et- Loire, parait avoir existé avant le dixième siècle. U en est fîiit mention dans une ancienne charte qui noos apprend qu'en 929 , Raoul battit les Normands aux environs de cette ville. Les calvinistes la thirent quelque temps en leur pouvoir au seizième siècle, et la saccagèrent ; une horrible ramine avait fait périr, en 1531 , la plus grande partie des habitants. Le château , aujourd'hui en ruine, était situé sur une hauteur, dans f enceinte de la ville.

Charolles était le siège d*un bailliage royal, d'une châtellenie, et des états particuliers du comté. On y compte maintenant 2,684 hab.

Chàbon (combat dn pont de). — Vers le 20 juillet 1793, le général Tuncq , cjui commandait une division de l'armée républicaine, cantonnée à Luçon , petite ville du département de la Vendée, s'était mis an marehe, avee ouinze cents hommes, pour attaquer nivers postes que les troupes du chef vendéen Royrand occupaient dans les districts de Montaigu , de la Chàtaigneraye et de la Rodie-sor-lfon.

Royrand était un ancien officier qui joignait à un zèle ardent pour la cause royaliste des moyens militaires bien supérieurs à ceux de la plupart de ses compagnons d'armes. Il avait donné à ses troupes une organisation plus méthodique que celle des autres corps vendéens. Tuncq trouva donc, le 25 . juillet, à l'attaque de Saint-Philibert , une résistance plus vigoureuse qoMl ne s'y était attendu. Les royalistes firent des prodiges de valeur; mais les patriotes combattaient avec cet enthousiasme dont rien ne peut arrêter les efifets, et ils emportèrent le poste. La

f irise de celui du pont de Charon , vers equel ils marchèrent ensuite, leur coûta moins de peine , grâce à la trahison d'un déserteur qui livra le mot

d'ordre de l'ennemi. Il y eut cependant une action assez vive; et, des deux parts , les pertes furent encore trop considérables : un frère dugénéral vendéen, ^pinaud de la Terie, demeura sur le terrain.

Charost. Voyez Béthune Chabpentier (François) , membre de l'Académie des inscriptions et belletf-lettres, et directeur perpétuel de l'Académie française , naquit à Paris en 1630. Destiné d'abord au barreau, il abandonna ensuite cette carrière pour suivre celle des lettres , vers laquelle le portait un penchant prononoé. il se fit remarquer de Colbert par ses premiers essais, et celui-ci le chargea, lorsqu'il conçut le dessein de former la Compagnie des Indes, d'en exposer le projet au roi , ce qu'il fit dans un ouvrage intitulé : Discours d^un fidèle sujet du roi, touchant rétablissement d'une Compagnie française pour le commerce des .Indes orientales. Les vues de Colbert ayant été agréées par Louis 'XIV, Charpentier fut charge de composer une relation sur l'établissement nouvellement fondé; relation qu'il mit à la suite de son discours.

Lorsque éclata, au sein de l'Académie française, la fameuse querelle des anciens et des modernes, Charpentier se rangea au nombre des partisans de Perrault, et il eut sa bonne part des sarcasmes que Boileau lança contre eux. Il fut également maltraité par lui, ainsi que par Racine, à propos des inscriptions de la grande galerie de Versailles, dont il était l'auteur. Il avait composé ces inscriptions en français ; le premier, il s'était élevé, avec beaucoup de raison , contre l'usage de rédiger en latin les inscriptions des monuments publics; mais il avait mis, dans celles qui devaient expliquer les tableaux de le Brun, une emphase de si mauvais goût , qu'il fallut les effacer et les remplacer par d'autres plus simples que fournirent Boileau et Racine, non sans donner leur avis sur les

Êremières. On trouve dans les nomreux ouvrages de Charpentier de l'érudition, de l\irt , des traits ingénieux ; mais. on lui reproche à bon droit de la

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L'UNIVËtlS.

lourdeur et de la diffusion. Ces deux défauts régnent dans tout le discours qu'il prononça à rAeadémie p|oar la réception deBossuet. Toutefois, U reste à Charpentier l'honneur d'avoir travaillé avec Colbert à des plans de prospérité publique ; une part importante dans les travaux auxauels on doit cette belle suite de médailles sur les événements du grand règne, et le mérite d'avoir revendiaué pour les inscriptÏQns publiques les droits de la laaffuè nationale. Ses principaux titres Lttéraîres sont un Traité de la peinture parlante; une f ie de Socrate y accompagnée des dits mc7norables du philosophe; une défense de texceOence de la langue française; enfin , une traduction de la Qffvpédie de Xénophon. Charpentier mourut â Paris en 1702.

CHJtBPEiNTiEJi(F.-P.)i mécanicien , naquit à Blojs., le 3 octobre 1734, de parents pauvres. Mis en apprentissage a Paris, chez un graveur en tailledouce , il commença par inventer un procédé purement mécanique , au moyen duquel toute personne ayant quelque connaissance du dessin , pouvait graver une planche imitant le lavis, avec la même facilité qu'un dessin, sans employer aucun ustensile de gravure; et II exécuta lui-même un assez grand nombre de gravures, soit en lavis, soit en couleur ; entre autres, une décollation de saint Jean , d'après le Gucrchin. Cette invention lui valut un logement au Louvre et le titre do mécanicien du roi. Kn 1771, il Inventa une machine à forer, puis un nouveau système d'éclairage pour les phares, liouis XVI, à la suite de cette dernière découverte, lut fit offrir plusieurs places; mais Charpentier les refusa toutes, et ne voulut accepter qu'une somme de mille écus. Sous le Directoire, il exécuta un instrument

{)ropre à percer six canons de fusil à a fois, et une machine à scier plusieurs planches en même temps. Cette machine fut montée aux frais du gouvernement , qui pava vingt-quatre mille firancs à Tinventeur. Charpentier, sim* pie et désintéressé , se laissa voler, par

des intrigants, un grand nombre d'inveotious; c'est ainsi qu'un système de moyeux propres à foire rouler facilement les voitures pesamment chargées lui fut enlevé par un Anglais, b'autres fois, il en faisait cadeau à ses amis qui se trouvaient dans le besoin ; ainsi , avant composé une machine à graver les dessins de dentelles, qui

f)Ouvait être uné source de fortune, il a donna, sans hésiter, à un de ses amis; et, comme sa famille lui eu faisait Quelques reproches : « Ma fol .

■ dit-il, en se frottant les mains, j*ai « rendu un pauvre homme bien con- « tent. M Charpentier mourut pauvre à Blois en 1817. 11 a publié un catalogue completde toutes ses inventions, parmi lesquelles nous citerons encore la main artificielle qu'il fit pour la Beynie, et dont madame de Genlis parle dans ses Méoioires. La plupart des modèles des machines de Charpentier doivent se trouver encore au Conservatoire des arts et métiers.

Charpe^tieb (Henri-Francois-lMarie), lieutenant général, comte d'empire , naquit à Sotssons en 1769 , fit en qualité de capitaine de volontaires les campagnes de 1792 et 1793 à l'armee du Nord, et se distingua sur la Sambre eu 1794, notamment le 10 juin , où il obtint le grade de colonel sur le champ de bataille. Il passa , eij 1799, à l'armée d'Italie, et fut crée général de hri^^ade sous les murs de Vérone. Rentré en France à cause de ses blessures, il foi chargé du commandement de la lô*" division militajre.

En 1800, il fit la f;lorieuse campagne d'Italie sous le j)remier consul , et fut nommé générai de division et chef d'état-major de Tarmée. Employé , en 1805 , dans Tarmée de {Veples , il fit ensuite les différentes campagnes d'Allemacne , et fut créé comte d'empire après la bataille de Wagram. Il fit aussi avec distinction les campagnes de Russie et de Saxe, et soutint dignement sa réputation pendant la campagne de France, en 1814. Après la seconde restauration, il fut employé comme inspecteur dMnfonterie.

Chaapentieb (Hubert) , lioèndé dé

Sorbonne , né à Coulommiers en 1565, mort à Paris en 1G50, fut le fondateur de plusieurs établissements ecclésiastiques , dont le plus célèbre est la oon*

f^régation des prêtres du Calvaire, sur e Mont-Valénen , auprès de Paris.

Chabpenti ER ( Jacques ) , né , en 1524 , à Clermont en Beauvoisis , professeur de philosophie, obtint, en 1566, la chaire de nintlipmntiqiies an collège royal , nialc:ré l'opposition de Ramus ; devint médecin de Charles IX , et mourut en 1574. Intolérant en reli« gion comme en philosophie, il faisait chasser de l'Université tous ceux dont les opinions étaient contraires aux siennes. Il fut accusé d'avoir participé au meurtre de Ramus d&os la jbur> née de la Saint-Barthélemy. Il a laissé plusieurs traités sur Aristote.

Charpk^tiebs. — Cette profession embrassait , au moyen âge , les métiers de menuisier, de tourneur, de charron, en un mot, «toutes ma- «• nières d'autres ouvriers qui euvrent « du trenohant en merrien. » Telles sont les expressions des statuts des charpentiers {*) ; statuts curieux sous plusieurs rapports , mais surtout sous celui de leur origine et de leur rédaction. Car ils sont uniquement basés sur la déposition d'un simple particulier, nommé Mestre Fougues du Tem^ pie y qui déclare au Parloir-aux-Bourgeois, sans doute en préseneedu prcvut de Paris , et d'un ^rellier, comment il

Souvernait la maîtrise pendant qu'il tait maître charpentier du roi Louis IX; et cette déclaration devint dès lors une règle pour la corporation. C'est une preuve nouvelle et frappante de

f*) livre des métlert, détienne Boilean; Collectioades docimi. inéd. sur rhistoire do Frauee, p. 104 et note, ibid.

ce fait : que presque tous les anciens règlements des arts et métiers ne sont qu une rédaction des us et coutume!

rapportés par les prud'hommes et chefs du métier (*).

Sous le règne de Philippe le Bel , en 1313 , un arrêt du parlement, contenu dans les 0/im, voL III, fol. 147, v° , supprima la juridiction que le maître charpentier du roi exerçait sur les charpentiers et les charrons ; comme le maître pannetiersur les boulangers; le maître maréchal sur les marécniiux* ferrants; etc. D*autres règlements de la communauté des charpentiers , rédigés en 1454, montrent qu'alors les jurés étaient électifs; mais, en 1574, Henri III érigea leur charge mi titra d'office , et leur accorda de grands privilèges. La communauté des charpentiers reçut de nouveaux statuts en 1644; supprimée vers le milieu du dix-huitième siècle, elle fut rétablie:

par un édit, en 1776. On distinguait alors les jurés du roi et les maîtres simples. La maîtrise coûtait quinze cents livres. Nous terminerons cet article par une remarque qui fera bien comprendre les progrès de l'industrie, surtout dans les professions relatives à la construction des maisons. Il n'y avait à Paris, en 1 292, que quatre-vingtquinze charpentiers - menuisiers (**); aujourd'hui , on y compte quatre-vingt»

dix-sept charpentiers entrepreneurs, et près ae six cents ateliers de menui* serie«

(*) «8e jitsUçoieiit , au temps dodit

mestre Foiiqiirs et de ses devanciers , tOUtCS manières d'ouvriers de Irenchant. »

(*') Rôle de la taille de faris soiu Plib* lippe le Bel , Docum. inéd. lur llûrtmra de rraoee, publiés par le ministre de Fiiistr. pQbl.,-p» 495.

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