‹ France (volume 4)Chapitre 70 sur 79 · LÉANS · texte numérisé non relu

LÉANS

CH.UkLES LE Bon. Voy. Flandkb.

Chables le Mauvais. Vo^ez Na-

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' CSABLBS U TÉHÉBAIBB. VoyeV

Bourgogne.

Charles (J.-A.-C.) , expérimentateur, né à Beaugency le 12 novembre 1746. Lors des découvertes de Franklin sur l'électricité , Charles , quv ve^ nait d'être destitué d'un modique emploi dans les ûnances, s'occupa de repéter eu public les expériences que d'autres avisent fiiites avant nd, et son habileté, ses procédés ingénieux lui acquirent bientôt une grande réputation. La découverte des aérostats par les frères Moutgoliier fut pour lui l'oocasion de nouveaux succès. A Tair atmosphérique dilaté par la chaleur, il substitua le gaz hydrogène , perfectionna l'enveloppe de l'aérostat; et son premier ballon, lancé le 37 août 1788, se perdit bientôt dans les nuages. Le t*** décembre suivant eut lieu sa première ascension aérostatique aux Tuileries ; il était accompagné de Robert. Arrivés ranidemeiit h une hauteur de sept mille pieds« les deux aéronautes parcoururent en peu d'instants un espace de neuf lieues, et descendirent dans laplaînedeNesle.

Ciiarles seul remonta une seconde fois dans la nacelle, et s'éleva encore plus ^ut qu'auparavant Louis XVI, qui

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d'abord s'était vivement opposé à ces expériences qu'il regardait comme imprudentes , accorda alors une pension ae deux mille francs au courageux néronaute, dont il fit accoler le nom à celui de Montgolfîer, sur une médaille frappée pour perpétuer le sou- • venir de Vinvention des aérostats.

Charles fîit nommé , en 1786, membre de l'Académie des sciences , et obtint un appartement au Louvre, oii il s'établit avec son cabinet de physique, qui devint bientôt l'un des plus magnifiques de l'Europe. Il fut compris, en 1796, dans la première classe de rinstitut; et, jusqu'à sa mort, arrivée en 1823, il professa la pbvsique au Conservatoire des arts et métiers , qui est maintenant en possession de son eabinet.

Ch 4IILET (Nicolas-Toussaint) , peintre et dessinateur, est né à Pans en 1792 : fils d'un soldat de la république , Il étudia de bonne heure les moeurs militaires, que ses crayons ont depuis reproduites avec une vsi admirable vérité. Employé dans une mairie eu 1814, il coml)attit , au siège de Paris , à côté de son ami Horace Vernet, qui lui a donné une place parmi les personnai^es • de son tableau de la barrière de Clichy. Destitué en 1816, Charlet se livra dès lors tout entier à l'étudedodessin,étudè à laquelle il ne consacrait auparavant que ses moments de loisir. Il fit , en 1817, ses premières lithographies ; et, vers 1820, il publia celles qui sont intitulées: Fous ne savez donc pas mourir, — La fforde meurt et ne se rend pas. — désignation. — La bienfaisance du soldat. A ces productions succédèrent ces scènes militaires , po-

{mlaires , enfantines ; ces satires contre e gouvernement de la restauration; oeuvre immense, de plus de huit cents lithographies, et de près de deux mille aquarelles et dessins à la seppia , où Ton ne sait ce 9ue l'on doit admirer le plus, de l'originalité, de l'esprit, de la verve et de la vérité des détails. Ces productions ont encore un autre mérite , plus grand à nos yeux , c'est d'avoir entretenu dans le peuple , pendant tes tristes années de la restaura-

tion , l'amour de la patrie et l'orgueil de la gloire nationale. Le magasin de Martinet, où elles étaient e.xposées aux regards des passants , était devenu une sorte de musée populaire, une véritable école de patriotisme, sans cesse assiégée par la foule qui ne pouvait s'arracher au.x nobles émotions qu v faisait naître sans cesse le spectacle de la vertu , du courage et de ramoor de la patrie, mis en action par le crayon de Thabile dessinateur. Depuis quelques années, M. Charlet s'est adonné à la peinture ; et, dansée nouveau genre, il a obtenu de nouveaux succès. Son épisode de la retraite de Russie, exposé en 1836, et le passage du Rhin en 1796, exposé en 1838, sont deux tableaux dignes de la réputation de leur auteur. M. Charlet est aujourd'hui professeur de dessin à l'école polytechnique; M. Raffet est un de ses élèves.

CuABLEVAL (Ch. F. de Riz, seigneur de), né en Normandie vers 1613, mort en 1093, a composé quelques poésies qui ont été réunies en un volume in-18, Paris, 1769; et c'est à lui qu'on doit la fameuse CùnversaHon du maréchal d^Hocmdncourt et du P. Canaye, imprimée dans les œuvres de Saint -Évremont. On raconte de Charleval un trait fort honorable :

ayant apprisqueM.et madame Dacier, ne pouvant vivre assez honorablement à Paris, voulaient se retirer à Castres, il alla leur porter une somme de dix mille livres en or, et la leur donna sous la seule condition qu*ilsne partiraientpas.

Charleville, ville de Taneienne principauté d'Arches , en Champagne , aujourd'hui du département des Ardennes , à un kilomètre de Mézières, construite au commencement du dixseptième siècle , par Charles de Gon»

zague, duc de ISeversetde Mantoue , souverain d'Arches , qui en lit dès lors la capitale de cette principauté. Charlevillepassa ensuite au prince de Gondé , d u chef d'Anne de Bavière, sa bisaïeule , fille d'Anne de Gonzague - Nevers.

Louis XIII , pour la tenir en respect , fit construire , en 1639, la forteresse du mont Otvmpe , qui la dominait vers le nord. Mais la principauté d*Ârchiâi

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ayant été ensuite cédée à la France, Louis XIV jugea , en 1686^ aue cette forteresse était inutile, et il la fit démolir. Charlevilleestla patrie de l'abbé Longuerue , de D. Carpentier, continuateur de du Cange, du jésuite Courtois, etc. Cette ville, qui est le ciieflieu Judiciaire du département des Ardennes, possède en outre une chambre consultative des arts et manufactures, un collège communal , une bibliothèque publique de Tingt-deux mille VO' lûmes, et une célèbre manufacture d*armes. Sa population estde 7,743 hab.

Arches , qui n'est plus aujourd'hui qu'un faubourg de Charleville, était . autrefois un lieu considérable, où les princes de la seconde race possédaient un p:iiais connu alors sous le nom d'y/rcip Remorum. Ce château fut ensuite

t)ossédé par les évéques de Liège, dont . *un le fit détruire en 99S. La princt» pauté d'Ardies fit plus tard partie des domaines des comtes de Rethel, d'où elle passa aux ducs de JNevers.

Chaelevoix (P. F. X. de), jésuite, né à Saint-Quentin en 1683, s*iembarqua à la Rochelle en juillet 1720, pour les missions du Canacfn. Arrivé à Québec vers la fin de septembre, il remonta le fleuve Saint-Laurent, fit une excursion dans le pays des Illinois, et descendit le Mississipi iusgu*à son embouchure, pour aller de là à Saint-Domingue; mais son navire fit naufrage à l'entrée du canal de Bahama. Toutefois , il fot plus heureux dans un se* cond voyage , et il arriva à Saint-Domingue en 1722. Il revint en France au mois de décembre de la même année, et mourut à la Flèche en 1761.

Il a publié : une Histoire et deserip^ tion du Japon, Rouen , 1715 , 3 vol.

în-12, réimprimée plusieurs fois; une Histoire de file espagnole ^ ou de Saint-Domingue f Paris, 1730, 2 vol.

in-4*; une Histoire de la NouveUe* France, Paris, 1744, 3 vol. ln-4"; et une Histoire du Paraguay y Paris, 1756, 3 vol. in-4«. 11 a aussi travaillé pendant vingt-deux ans au Journal de Trévoux.

Chablier (C.) , avocat à Laon , fut député à TAssemblée législative , puis

à la Convention nationale, où il fit.

f»reove de patriotisme. Il siégea parmi es membres qui composaient le parti de la Montagne, vota la mort de Louis XVI, sans appel ni sursis, et prit une grande part a la révolution du 31 mai. Cependant»au 8 thermidor, il attaqua vivement Robespierre; mais il s'op«

f>osa ensuite à la réaction contre-révoutionnaire dont cet événement fût le signal. Devenu, après la session conventionnelle, membre du conseil des Anciens, il y montra une exaltation qui, au commencement de 1797, dégénéra en folie. 11 se tua , la même année , à la suite d'un accès de fièvre chaude.

Chakiieu, CaroHeus, petite ville du Lyonnais , aujourd'hui du département de la T^oire, à 16 kilom. de Roanne, possédait, avant la révolution , une abbaye de bénédictins . fondée dans le neuvième siècle. L'hôpital de Charlieu, qui date du règne de saint Louis, est un des plus anciens du royaume. On compte aujourd'hui dans cette ville 3,424 habitant.

Chaumes , ancienne baronnie du Bauphiné, auj. dép. de la Drôme, à 8 kil. de KomanSf érigée en comté en

Chabmes-sur-Moselle , Carpini, petite ville de Tanden duché de Lorraine, aujourd'hui chef-lieu de canton du département des Vosges, à 12 kilom.

de Mirecourt, était autrefois défendue par un château fort dont il ne reste plus de vestiges. Elle fut plusieurs fois détruite pendant les guerres du quinzième et du seizième siècle ; entre autres, en 147.>, époque où elle fut prise et brûlée par Charles le Téméraire. Ce fut à Charmes que fut conclu en 1633, entre Charles IV, duc de Lorraine , et Richelieu , le traité en vertu duquel les troupes de Louis XIII occupèrent Nancy. Cette ville , qui était autrefois le siège d'un bailliage , compte maintenant 3,000 hab.

Charmis, médecin empirique, né à Marseille à la fin du premier siècle avant l'ère chrétienne, vint s'établir à Rome soos le règne de Néron , et se fit un nom en attaquant les différents systèmes de médecme alors pratiqués

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à Rome , et en leur substituant celui qu'il avait créé. Ce système, comme nous rapprend Pline rancien , consistait dans Tusage exclusif des bains froids. Charmis se faisait payer, pour ses ordonnances, un prix ^xorbitant; et il amassa ainsi de grandes ricliesses.

Chabnace (Hercule Girard , baron de) , fils d'un conseiller au parlement de Bretagne, fut un des plus habiles négociateurs de son temps. Créature et instrument dévoué de Richelieu , il devint, en 1628, ambassadeur auprès de Gustave, roi de Suède , quil s'agissait de lancer contre Tempereur d'Allemagne. Charriaeé fit conclure, entre la Suède et la Pologne, une trêve de six ans , et offrit ensuite à Théroïque capitaine falliance de la France et un subside annuel de un million deux cent mille livres , à condition qu'il tiendrait sur pied trente mille fantassins et six mille chevaux, pour rétablir les choses en Allemagne sur le pied où elles étaient avant les troubles. Ce traité fut signé à Berenwald en Brandebourg le 13 janvier 1G31. Après la mort de Gustave, Charnacé fut envoyé par le cardinal en Hollande, où il était urgent d'empêcher les états généraux d'écouter les propositions de tnive faites par les Espagnols, et réussit encore dans sa mission. Par le traité du 8 janvier 1634» Louis XIII s'était engagé à lever au service des états un régiment d'infanterie et une com|)ngnie de cavalerie. L'ambassadeur en lut noninu; colonel. Le siège de Breda avant été entrepris contre son avis, Cnarnacé, piqué d'ailleurs d'une réplique offensante que lui avait faite le prince d'Orange, s'élanca vers la brèche, et futtué d'uu coup de mousquet (16^7).

On conserve à la biblothèque royale un recueil des Lettres des sieurs de Charnacé , Brasset et de la Thuillerie au sieur de Rorté , employé pour le service du roi en Allemagne, Suède, Pologne et Danemark, depuis 1635r jusqu'en 1643, manuscrit in-folio. De plus , l'ancien évoque de Troyes, BouthilUer^ avait , dans sa bibliothèque, 10 vol. m-folio, contenant des recueils de lettres y mémoires et dépêches de

Charnacé, et de la correspondance qu'entretinrent avec lui, de 1(525 h 1637, Richelieu, le P. Joseph , le secrétaire d'État Sublflt-Dttnoyers, et le surintendant L. de Boulhillier, comte de Chavigny.

CHABNAGE,nom d'uue noble famille de robe, originaire de Saint-Claude en Franche-Comté, et dontrauteurvivait au milieu du quinzième siècle. L*un des membres les plus remarquables de cette famille, François-Ignace Dunod db CuABNAOB , professeur de droità l'uniyersitéde Besançon, né à Saint-Claude en 1679, mort dans cette ville en f 75S^ a publié plusieurs ouvrages de jurisprudence fort estimés des jurisconsultes , avant la réforme des lois civiles, et dont les principaux sont : TraUé det prescriptions, Dijon, 1734, in -4*; Traité de ta mainmorte et du retrait, Dijon , 1 733 ; Observations sur la coU' tume du comté de Bourgogne, Dijon, 1735-1737 , 3 volumes in -4**.

Ce savant magistrat occupait ses moments de loisir par de profondes et consciencieuses recherches sur les annales de sa province; et il commença à publier, après dix années de travaux , son Histoire du comté de Bourgogne, Dijon , 1735-37, 3 volumes in -4". C'est l'ouvrage le plus complet qu'on ait sur cette jprovince.

François-Joseph Dunod y fils du précédent , avocat au parlement de Besancon , inaire de cette ville, mort en 17G3, fut l'éditeur des Observations sur la coutume du comté de Bourgogne, et laissa plusieurs manuscrits, entre autres , une Histoire des Gaules.

Edouard Dunod de Chaknage , autre membre de la même famille, né en 1783 à Besançon , étiit, en 1811, auditeur au conseil d*Êtat et intendant de la haute Carinthie. Lorsque la France, accablée par des revers imprévus, dut abandonner ses conquêtes , M. de Charnage, ^Ui n'avait qu'un seul r^iment à sa disposition, sortit de Viïlach sans en disputer rentrée aux Autrichiens ; mais , la nuit suivante , il revint sur ses pas , et , par une attaque soudaine, enleva aux ennemis tous leurs postes, et se retira avec trois

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