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nn zèle inconaidâré, qui avait dicté kl*
conduite du cardinal ; aussi, après avoir
abattu les forces du parti, respectat-il les libertés de la secte. Mazarin suivit son exemple. Les calvinistes redevinrent citoyens, toute distinction entre les Francs des deux cru} ances disparut un moment. La carrière des honneurs fut même ouverte aux réformés, et Ruihières, dans ses Éclaircissements sw les causes de la révocation de rédit de Nantes, leur rend cet honorable témoignage , que les satires dirigées contre les financiers furent suspendues lorsque les principaux emplois de la ûnance se trouvèrent occupés par des protestants, et plus tard, quand , par un retour d*intolértnce, la carrière des fonctions publiques leur fut interdite, l'industrie, florissante entre leurs mains, paya généreiisement à la patrie le reste de |}rbtection que le souverain continuait à leur accorder.
Mais, tandis que les calvinistes perdaient graduellement la faveur momentanée dont ils avaient joui , un corps puissant , par une gradation contraire , ,s'était élevé dans TE^lise et dans TÉtat. Satellites avancés du chef romain , les enfimts de Loyola épiaient en France le moment de frapper rhydre de l'hérésie. Ils avaient obtenu l'oreille d'un vietix monarque, qui avait vu s'évanouir ses gloires terrestres, et s'étaient assurés de l'active coopération de la calriniste convertie qui partageait la couche royale.
Leurs prédicateurs tonnaient contre les réformés , qu'ils n'appelaient que les portes de Tenfer et les prostituées de Satan. Rn 1683, la Franee venait dlramilirr Rome par la déclaration de son clergé. Peut-être fut-ce aux yeux du roi une obligation de plus de donner à la chrétienté une éclatante preuve de sa foi. La conversion des hérétiques fut tel pieuse victoire que l'on ofnrità son zèle. La Chaise, Letellier et Louvois en répondaient. Il n'y eut pas de séductions mondaines qu'on n'offrit aux calvinistes pour qu'ils consentissent à se laisser engager dans le diemin du 8akil« MaiB on trouva bim*
L'Um¥£aS.