CIO
naquit en 1690. Envoyé de bonne heure à la cour, il y nt un chemin rapide; sa beauté, son élégance , la Ti^ Tacitédesoii esprit plurent à Louis XIII» et il devint le favori de ce prince.
Il fut successivement capitaine d'une Gompapie du régimedt des gardes « puis grand maître de la gard^-robe , et eofla grand écuyer de France. Dès Idft on ne l'appela plus que M. le Grand. Richelieu avait contribué à son inncement, dans Tespoir qu'il par* tiendrait à distraire le morose Louis XIII. Mais ce jeune homme s'imagina fue, parce qu'il savait amuser le roi , il pourrait gouverner la France; et il iwilut substituer son chétif mérite au fénie da grand cardinal, il s^entendit iree le comte de Soissons , le duc de iMiilloD et le frère du roi ; la reine Aait au courant du complot ; de Thou HdeFootraillei en étalent les agents les confidents. D'abord il voulut assassiner Richelieu , et en parla Louis XIII dans un moment d'hut de ce prince contre le cardinal, le roi, qui savait distinguer entre Ministre et son favori , ne voulut se prêter à ce crime, tl surveilla démarches de Ginq-Mars, reçut es ses confidences , le trahit plus , quand il lui eut laissé le temps devenir coupable, et s'en fit un rite auprès de Richelieu quand tout découvert. Non content d'intriguer les mécontents, Cinq-Mars avait conspirer avec l'étranger ; dans son Jedce de supplanter le cardinal, avait demandé au duc de Bouillon Tille de Sedan <, et à l'Espagne une ' , afin d'avoir un moyen d'agir, on asile en cas de défaite. Le traité lit été conclu entre de Fontrailles et duc d'Olivarès ; le duc d'Orléans et ékn de Bouillon y avaient souscrit, n Richelieu eut connaissance de la ianspiration ; Cinq-Mars et de Thou pent arr^s à Narbonne ^ où le roi paît rendu pour achever la conquête P Roussilton. Le duc de Bouillon se Fiva en abandonnant sa princi{)auté.
Gaston obtint son pardon en trahissant •es complices ; rpais Cinq-Mars et de Thou payèrent de leur tête leur trahi-
son , et ils furent exécutés à Lyon le 12 septembre 1643.
CiNTBÂ (convention de). — Lorsque les Anglais , secondés par un soulève* ment général de la population , eurent, au mois d'août 1808 , opéré une des-»
eente en Portugal, et, grâce à la su<* périorité de leurs forces, battu le duc d*Abrantès à la bataille de Yimpiro, ceiui-ci sentit qu'il ne pourrait conser* ver longtemps sa position , et envoya aux -ennemis , pour tâcher d^obtenir une capitulation honorable , le général Kellermann , qui fut reçu par eux avec la plus grande distinction, etj après avoir conclu une suspension d'armes , arrêta les bases d'une convention qui , après de longs pourparlers , fut signée ie 30 août, au ^village de Cintra. Les principaux articles portaient que le^ troupes françaises évacueraient entièrement le Portugal avec armes et bagages , et seraient embarquées sur des vaisseaux anglais qui les déposeraient dans un port français, entre Rochefort et Lorient. Cette convention , désapprouvée en Angleterre, fut néan^moins religieusemekit exécutée. L'armée française, ramenée un mois après en Espagne, prit une éclatante revanche à la Corogne , où elle força les Anglais vaincus d'évacuer l'Espagne et de chercher à leur tour un refuge sur leurs vaisseaux.
CiOTAT (la) ,. petite ville maritime de l'ancienne Provence, aujourd'hui chef-lieu de canton du département des Bouclies-du-Rhône, à 29 kilomètres de Marseille. La Ciotat est bâtie sur l'em-
Ïilacement de l'ancienne Citharistes, ondée par les Marseillais , environ un siècle et demi avant l'ère chrétienne.
Les Romains y avaient une station maritime qui est mentionnée dans l'Itinéraire d'Antonin, mais il n'en reste plus aucun vestige. L'origine de la ville actuelle remonte au siècle de Raymond-Bérenger. Sa population s'accrut insensiblement, de telle sorte que , sous le règne de François !•', elle s'élevait à 10,000 âmes. Mais la révocation de redit de Nantes lui porta uh coup dont elle ne se releva pas ; on n'y compte plus aujourd'hui que 5,450 ha-
CIP
L'UNIVERS
CtR
bitants. Cette ville est la patrie de l'amiral Gantheaume.
CiPAYES ou Cypahis, troupes recrutées dans les Indes orientales, parmi les indigènes , et destinées à la défense de nos colonies asiatiques. Les divers corps de cipayes doivent leur origine à la Compagnie française des Indes orientales , qui demanda et obtint du gouvernement , au commencement du dix-huitième siècle, l'autorisation d'entretenir à ses frais un corps de troupes indigènes pour le service de Pondicnéry et des comptoirs qui en dépendaient. Ces troupes furent alors constituées en six compagnies; elles
{)assèrent à la solde de l'État lors de 'abolition de la Compagnie des Indes, et, en 1791 , on en lorma deux bataillons t|ue Ton assimila , quant à l'organisation, aux régiments français. Néanmoins les officiers européens qui en faisaient partie, commandaient toujours les of&ciers indigènes, quel que fût leur grade. Les cipayes, réduits à un bataillon sous la restauration, ne forment plus aujourd'hui que quelques compagnies détachées.
Ctpierre ou Sipiebre (Philibert de Marsilly, seigneur de) , né dans le Maçonnais, dut aux Guises son élévation. Après avoir servi avec distinction sous Henri II , il fut nommé , à la recommandation de ses. patrons , gouverneur du duc d'Orléans, depuis Charles IX, qui le fit ensuite premier gentilhomme de sa chambre, et loi donna les gouvernements de l'Orléanais et du Berri. Cipierre mourut à Liése en 1566. « C'était, dit de Thou, un homme de bien et un grand capitaine, qui n'avait rien de plus à coeur que la gloire de son élève et la tranquillité de l'État. » Si Charles IX , sur le trône , ne sembla pas suivre les leçons de son ancien gouverneur, ce fut, selon Brantôme , parce que le maréchal de Retz lui fit oublier la bonne nourriture que lui avait donnée le brave Cipierre.
Cipierre (René de Savoie, plus connu sous le nom de), fils de Claude de Savoie , gouverneur et grand sénéchal de Provence, embrassa sous Char-
les IX le parti des huguenots, fit des levées en Provence par ordre du prince de Condé, combattit avec Crussol d'Acier, Mouvans, Céreste, etc., et assista à la prise de Nîmes et de Montpellier. Sa conduite lui attira la haine de son propre frère, le comte deSommerive.
Il revenait de Nice, où il était allé saluer le duc de Savoie, son parent, quand il fut assassiné dans Fréjus, par un parti de ses ennemis , qui d'abord lui avaient tendu, aux environi de cette ville , une embuscade à laqueUi] il avait échappé. On ne douta point] que la cour et le comte de Sommern n'eussent ordonné et préparé ce mt tre, qui eut lieu en 1567.
Cirgéo (comtat de). — Voyez F]
SINONE.
CiRçoNYALLÀTiON (lignes de).
Ceinture défensive dont s'entoure armée occupée au siège d'une pla< et dont Tobjet est d'arrêter les secr* qu'on chercherait à envoyer aux ai gés. A cette enceinte sont quelqw opposées des lignes de contrevallatk destinées à protéger le camp contrai garnison assiégée lorsqu'elle est nombreuse. Les généraux de la blique et de l'empire ont rarement le teitips d'opposer* de pareils mi de défense à des. ennemis contre' quels on agissait bien mieux par coups d'audace.. Cependant, au de.Mantoue, le camp français protégé par une ligne de circonvi :tion , et un homme dont l'opinion cette matière est d'un poids imme" a dit : « Turenne, assiégeant la pelle (*), dut la prise de cette ses lignes de circonvallation , car Juan s'en étant approché à une de canon , les reconnut et n'osa les attaquer. Cet exemple fut Saint- Venant (**) ; la place fut grâce à la circonvallation , en pi de l'armée ennemie. Les exemptai^ cette espèce peuvent se compter milliers dans les quinzième et sei^"^ siècles , chez toutes les nations péennes, et cependant on demai
(*) En i656.
C*)En i(i57.