‹ France (volume 5)Chapitre 25 sur 114 · IR · texte numérisé non relu

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((iioi servent les lignes de circonvallation; on les a discréditées ; il est posé en principe qu'il n'en faut pas élever (*).» CiBEY-LES • M àBEiLLES , ancienne baronnie de Chanipagne (aujourd'hui département de la Haute-Marne), à Skil. de Chaumont en Bassignv, érigée en marc|uisat vers le milieu du dixseptième siècle.

CiBQUES et AMPHITHÉÂTRES. — Le

nom de cirque servait à désigner, chez les anciens, un grand bâtiment de ficore, soit oblongue , soit ovale , où m donnait des spectacles au peuple.

Cétait un édifice ayant quelque reslemblance, pour la forme et la destination, avec le stade des Grecs. Vers le milieu de sa longueur se trouvait un «ur d'environ 2 mètres de haut , sur * double d'épaisseur, et dont la partie périeure était ornée d'autels, de petemples, d'obélisques et de statues, massif s'appelait la spina. Le cir- , entouré de murailles, était fermé e de ses extrémités par les carou barrières qui se trouvaient t les portiques et les loges d'anifarouches, et d'où partaient ceux mcouraient aux courses de cheou de chars. A l'extérieur, le cirétait environné de colonnades, de les, d'édifices et de boutiques de 5 sortes de marchands, et une les jeux terminés , l'intérieur était enté par les courtisanes et par oisifs. Les jeux du cirque comment en général par la course des puis venaient les courses de aux et les courses à pied , auxles succédaient les combats de iateurs , qui plus tard furent répour l'amphithéâtre, plupart des cirques , théâtres ou itliéatres, construits dans les les par les Romains , furent , à l'éede l'invasion des barbares, transen citadelles , et sur la plupart voit encore de curieux vestiges de transformation. Après la con- , plusieurs de ces monuments nrent des résidences royales. Dans Iques villes , les portions souter-

0 Mémoires de Napoléon.

raines de ces monuments, et notamment les caoeaR, où étaient renfermées les bétes, furent cédées pour servir de logements à In classe pauvre, tandis que la classe riche élevait ses maisons dans l'arène; de sorte que l'emplacement des cirques devint souvent un quartier ou un faubourg d'une ville nouvelle.

Dans<|uelque8-unes de ces enceintes, les rois de la première race, et surtout Chilpéric et Chiidebert, donnèrent quelquefois des jeux et des divertissements. « On distingue encore les restaurations grossières faites pour approprier ces colosses romains aux pompes gallo-franques. Enfin, aux quatorzième et quinzième siècles, lorsaue les mystères sortis des églises et des cimetières appelèrent à leurs représentations la foule émerveillée , ce fut de préférence sur ces débris encore imposants que les confréries dressèrent leurs pieux échafauds. Quant à ceux de ces monuments situés dans les lieux déserts, et dont les hautes herbes, les arbustes et les animaux sauvages achevaient silencieusement la destruction, ils donnèrent le sujet d'une foule de légendes populaires et de traditions merveilleuses qui forment une partie intéressante de notre poésie nationale. »

M. Magnien , à qui nous avons emprunté le passage qu'on vient de lire , a publié, dans V Annuaire de la société de Vhistoire de France pour Vannée 1840, une curieuse notice sur les cirques , théâtres et amphithéâtres construits par les Romains dans les Gaules.

Nous en extrayons la liste suivante des villes de France qui ont possédé autrefois un cirque ou un amphithéâtre :

Agen , un amphithéâtre ruiné.

Angers y ampnithéâtre.

Arles, un vaste amphithéâtre et un cirque nouvellement découvert.

Autan, un grand amphithéâtre découvert dans le dernier siècle-, mais aujourd'hui enseveli de nouveau sous les décombres.

Bavç^, un amphithéâtre et un cirque.

Beauvais, un amphithéâtre détruit.

Besançon, un amphithéâtre depuis

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