‹ France (volume 5)Chapitre 35 sur 114 · LI · texte numérisé non relu

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à abjurer le calvinisme. (Tétait deux moift après la célébration de leur mariage. Marie abjura publiquement dans réglise de Saint-Denis, le 3 octobre 1572 , et fut félicitée de sa conversion par un bref du pape. Elle mourut en coudie deux ans après , le 30 octobre 1574. Henri III, qui venait de succéder à Charles IX. et était depuis un mois de retour de Pologne, en fut saisi d'une si vive douleur, qu'il resta enfermé plusieurs jours sans manger, dans un appartement tendu de noir, et ne reparut ensuite en public que couvert de vêtements noirs parsemés de têtes de mort.

Clin ABÀRii. On nommait ainsi un corps de cavaliers gaulois entièrement revêtus de fer, comme les chevaliers du moyen âge.

Clichy - LA • G AREimE , village de rile-de-France, aujourd'hui du département de la Seine ^ où les rois de la {»remière race avaient un palais que 'on nommait la Noble-Maison. Ce fut dans ce palais que Dagobert épousa , en 625, Gomatrude, qu'il y répudia quatre ans plus tard. — Le 26 mai 627, Clotaire II y convoqua un concile mixte composé d'évéc|ues et de laïques, pour régler les affaires du royaume.

Deux autres conciles y furent encore assemblés en 636 et en 653. —Pendant les années 1795 , 96 et 97, ce fut à Clichy que se tint le fameux club contre-révolutionnaire nommé la SO' dété de Clichy, et qui fut supprimé au 18 fructidor an y. (Voyez Clubs.)

— Le 30 mars 1814 , ce village fut le théâtre d'un vif engagement entre les alliés et les gardes nationaux de Paris, qui s'y défendirent avec une rare intrépidité. Le feu ne cessa que lorsqu'un armistice eut été conclu. Les ennemis, furieux de la résistance qu'ils avaient éprouvée , livrèrent Clichy au pillage.

Clients. A l'époque où César pénétra dans la Gaule , l'association et la fédération étaient les principaux éléments du système politique de ce pays. La multitude , placée au-dessous de'raristocratie, se divisait en deux classes : le ()euple des camoagnes et le peuple des villes ; et dans cnacune était

établi l'ordre de la clientèle. Dans la

Eremière, le client appartenait au chef éréditaire du canton ; il cultivait ses domaines^ et [suivait son étendard à la guerre. Son devoir était de défendre son patron jusqu'à la mort^ et l'abandonner dans une circonstance périlleuse était un acte infâme. Dans la seconde , les conditions de la clientèle étaient essentiellement différentes pour le fond. Les faibles , les pauvres , les artisans étaient aussi engagés, pour la durée de leur vie , à des nommes puissants; mais cet engagement, tout à fait volontaire, ne liait point les familles, ne 'conférait aucun droit au fils du patron, et n'imposait aucune charge au fils du client; en outre, comme des clients nombreux prouvaient un grand crédit, et conduisaient aux plus hautes charges de la cité , le patron avait le plus grand intérêt à protéger ceux qui se soumettaient à lui , et à les traiter avec ménagement. Cette institution , utile pour les temps de lutte , ne fut pas sans inconvénient pendant la paix, et mit souvent en péril la liberté gauloise. Ajoutons

Îiu'elle n'existait pas seulement parmi es individus, mais se retrouvait encore dans les rapports des divers peuples entre eux. Ainsi qu'on le voit à chaque page dans les Commentaires de César, de petits États se groupaient , avec le titre de clients , autour d'un Ëtat plus puissant , et s'assoclant ainsi à sa fortune, avaient droit à sa protection. Ce lien n'était cependant pas indissoluble, et les États clients pouvaient se re< porter à volonté sous la dépendance d'un autre peuple plus puissant ou moins tyrannique.

Pour un État principal comme pour un individu noble, l'influence au dehors et la puissance à l'intérieur étaient presque toujours basées sur le nombre des clients.

Au-dessous des peuples clients se trouvaient les peuples «2(/e^, ordinairement soumis par la conquête. D'autres échangeaient quelquefois entre eux le nom de peuples frères ; et cette alliance était sainte et inviolable.

Le système de dientèle avait encore

T. T. 15* Livraison. (Digt. engygl., etc.)

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