‹ France (volume 5)Chapitre 36 sur 114 · LI · texte numérisé non relu

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laissé des tratesdaiu» la Gaule roina»i^ au cinquièipe siècle. Oa y désignait par le nom de clients les colons anran.* cbis , «t en outre certains petits pro4 priétaires doirefois jCultiYateufs libres de leurs, terres, mais qui, réduî.ts h ne piua pouvoir payer lès impôts, fi4 nissaient par se. mettre^ eux et kars biens , sous la dépendance de quelque puissant perscMonage qui les couvrait de son immunifté. .

. — On aippelaitclients , soits le règne de Philippe^Auguste , des gentilsbom* mes^ui ) lorsque les armées étaienteii eapipagne,. servaient fiouala bannière de leur 'seigneur, du, sous celle de Tavoué de quelque monastère dont ils étaient vassaux. €e8 troupes combat** taîent ordieairement à cheval; cepen« dant, il est quelquefois question, de elients à pied« -clientes pedûes^ not»m-i ment dans le récit de larprtsedu cbâ« teau d'Andely par Philippe- Auguste O4 Il n'est plus question de elients dans les armées françaises , après le règne dece roi^ - - , . ;i

CLUfCHAicFS, ancienne seigneurie de r>iormandie, aujourd'hui eu dépa^f^ tement du Calvackis , à* G^ kilomàtreâ de Coutaeces, érigée en comté en l^é&

Cliniqob. L'étude deta médecii»

au lit même du malade constitue ce qu'on appelle la médecine clinique^ . C'est en Tan m que l'on a donné pour la première fois en France une organisation spéciale aux écoles cliniques. Déjà ,: il est vrai & Desbois de Bochefort avait fait à l'hôpital de la Charité des le^ns cliniques qui furent ^nsuite.eontinuées par Corvisart, Déjà aussi , Desault avait établi et dirigé à rUôtel'Dîeu de Paris une école clinique de. chirurgie qui. a laissé des souvenirs glorieux. Enfin , la Société royale de.Biédfteiney interprète- des vœux formés depuis le commencement du siècle partous les médeeinséciaii^s, avait , en :1790 , présenté un plao d'institutions cliniques. Ces institutions fi<p rent pai|tie des écoles de aa^té^crééee en 1794, à Paris, à Strasbourg et à

; (f) "Voyelle P» .Dapiel» HUtoire de la milice française, t. I^ p. x35.

Montpellier. Oneeéa des ohaices de diniques: médicales; et chhrurgicales qui fuirent distinctes des chaire» con-t sacrée» à i'euseigttëment théorique de la médecine et de.ia rchirur/ete^ <. Depuis t les études cliniques ottt acquis en France une grande extension.

ha Faeulté de médecine oorbpte actuel* lement quatre pmfesseiirg'de clinique médicale et quatre prefesseurs'de dt*^ pique chirurgicale. Depuis pliisieurs années, elle a créé, en outrai, une chaire de diniqued'aoooacheaienti Un grand npnahre de médeetnshattachés aux hôpitaux donnent «aussi des ieeoos de cliiuquedans ha hôpitaux , etcomplètent ainsi les études pratiques si indispensablesaux jeunes nnédecins.

CussoN, petite ville de Tancienne Bretagne 9 aujourd'hui ehef^lieu de canton du département de ja Loireinférieure. On- y> voit encore, sur un roc qtii la domine ,:dea ruines de l'an** tique château qm fut ^ssédé par le célèbre connétable de Clissont La po* pulation dci cette ville est aujourd'hui de 1,200 habitants; 1 .

QLisaoN:(combatde)é Afi^reiiant Jes deux défaites que les troupes trépublir caines venaient d'essuyer, la premièrei.

à Torfou, le 19 septembre! 1793, la seconde à Montaigu le 21 » le génépal Canclaux , dont la division était can^ tonnée à Clisson , ju^a prudent de ce replier sur Nantes. Il se met donc ea marche le 23; mais déjà Bonchitanpet trois autres chefs, Lvrotde la Patouitt 1ère, Talmont etrd'iIsi^y,t>d5Qiit en roDte pour lui couper la reti»ite, et l!attaq(ient vigoureusensent à sa sortie de;Qisson» Les patriotes :4Kp{K)sèrent la plus énergique résistance.. A trois reprises, Bonchampi q«i déploie no à»i^age de liQ»« renouvelle lei^barget chaqo^fois ilest neppussé, quand tout lui promettait une éclatante vietoine.

Qharette>i <|ui>iavait. promis de forendre part è l'actietf, pe 5e<;montrail pss; ce manque de parole aeb^e de jet#r l'indéeisien parmi les Yeoiléeps.^ Can«v ciau< en profila , et; parvint àitr^ompre leera vaegsu Ea vaio-Bojichanop a'efe feroe»-tH|i4e BalJiei; )es;ro>ia)istep'etf4e les ramener au combat. Lie bruit court

FBA-NCE.(X,1V?3)

^ii^Zi^.,.^.^ '^âl^.

FRAINCE.

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parmi eux qu'ils 6t>/jt Ivabis^ puisque Charette , qu'ils ont se4X>uvu rasantveille, les abandonne ce jouHà. Il devient impossible de. 1^ r^tenic da-f vantage, ejii , bientôt cbacun obercha son salut dans ta fuJte<; Bonchamp et les autres chefç sont obligés de suivre leurs soldats^' C'anci^ux b^ profita de son succès que pour continuer plws sûrement. «ft en meilleur ordre sou mouvement ^rétrograde vers Nantes.

. Clisson (Olivier de) y né en Breta-; gne^ connétable de France, en 1380, saus Je.règue de Gbarles YI. Il n'avait qye douze» ans ^ lorsque soppère fut décapité à Paris , par ordre de Philippe de Valois. Sa mère r.envoya en Angler terre ^ ou il fut élevé; mais il revint en Bretsigne aussitôt qu'il fut en âge de porter les armes^ et se trouva, eu 1364 y à la bataille .d'Auray» où il per* dit un Q^ilt Importait aux Anglais une baine implacable: Jean de Mont£ort, duc de Bretagne , avant donné au célèbre Cbandos te château de Gavre • Clissoa jura (ju'il n'aurait pas un Anglais pour voisin , alla attaquer le cbâfteau , et le dénwlit entièrement. Forcé alors de quitter la Bretagne ^*il vint à la cour de Cbaries Y, où il fut comblé (ie faveur». ;II devint, eu 1370i le frère et le<x^mpagon d'armes de du (xuesalin^ avec lequel il contribua à délivrer la France du. fléau des grandes ccmpa" gni^. (Y^y.pu GuBSCUNetGuAjXDSS GOMi^àGMIE$.) U voulut ensuite retourner en Bretagne, et il y fut en effet bhèu x»(^; ma\$ le duc^ ^ui coosenvait contre lui un {profond rest sentiment, avait ordonné en secret à Balavan, commandant' du, cbâteau de l'Herioine^de Tarrélter» de le coudre dang un aaoy.etde le Jetev à la mer»

Bala^an. garda, ion prisonnier, dans

pendant la minorité de Charlea YI.

Olivia, commanda en cette qualité, l'ar vant-garde de l'armée frauçaise^ à la bataille de Bosbeeq, si funeste aux Flamands^, jqui y perdirent vingt-cinq mille hommes» Jl s'occupait du projet decbasser entièrement, les Anglais du sol. de la France lorsque, dans la nuil du 13 au 14 juin ia93, il faillit être. assassiné par une troupe de bri-« gauds que commandait Pierre de CraoRi son ennemi particulier. (Yoy.

CsAON (Pierre de.) , ; Olivier de Clisson, l'un des plus babiles généraux <de son siècle, lami et le compagnon d'armes de du GuescUn , auquel on l'a souvent comparé t sedésbonora par une incroyable avidité pour l'argent. Il jouit cependant d'une faveur constante soua. le règne de Charles Y et dans les premiers temps de celui de Gbarles YI; ces deux princes appréciaient ses talents et sa?

iraJeat qu il leur était nécessaire. IVIais, dans les ^troubles.qui signalèrent la démence de Charles YI , les nombreux ennemis qu'il s-'était faits se réunirent pour Tàccabler : il fut dépouillé de toutes ses c^rges, accusé de maléfices, en 1891, et condamné à: une amende de cent mille marcs d'argent»

Il se retira alors dans son château de losselin, en:Bretague> où il n^purul:

le 24 avril 1407. Il laissa, une fortune évaluée à 1,700,000 livres, somme prodigieuse pour le temps*- ' Ci.0€iiB^ ^ L'opifiiOB la plus généo i*alemert admise amourd'hui attribue l'introduction des cloehes* eniOccideni:

à saint Paulin, qui fut évéque de Noie tii Gampanie , de 409 à .481 » et qui i'en servait pour appeler les fidèles aux oÉices de Téglise. Baavioi etPolvdore -Yirgîier attribuent riiiventk)n de ces

l'espoir <)ue .16. pritiee ne tarderait pas- mstniments sonores au/p^j^abinie^*

à se repentir d'ua ordcet si ci^u^KEa effet;,. Jeaa de Montfort conseutitt peu de temps après, à rendre.à Giisson sa liberté^ moyennant une raneon considérable; iLse réconcilia même, depuis* f sincèrement avec lui . > •

: i Churles ¥» au lit de la «mort ,. désir gnaL GlisfiOQ oommele seui/hommt capable de porter Tépée de connétable

qui. occupa la.obaire pontifteàle.deOOO à 607 ; du Gange combat cette opinion, aussi bien. que la précédente;, sans en ém^trè aucune pour son proprecompte* D'autres écrivains prétendent que les cloches étaient encore inconnues à l'Église avaqt la fia du dixième sièd^ et qu'on n'a eommeol^é à sueitcjseryir qu'en 972; n^ia cette assertion est

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clairement démentie par les faits.

En effet, Alcuin parle de Tusage de bénir les cloches comme antérieur à Tan 770; et le moine de Saint«Gall raconte qu'un religieux de son monastère, fort habile dans l'art de fondre et de travailler les métaux , ayant fait une très-belle cloche, dont le son émerveillait Charlemagne, dit à ce prince, qui le félicitait de son ouvrage : « Ma- « gnifîque empereur, si vous voulez « me faire donner beaucoup de cuivre, «et, au lieu d'étain, seulement cent « livres d'argent, je vous en ferai une « autre près de laquelle celle-ci vous « seinblera muette. »

Les cloches, mises au nombre des objets nécessaires à la célébration du service divin, furent d'abord destinées à convoquer les fidèles aux assemblées religieuses , aux prières de l'église , à sonner les heures canoniales ; et quand XiOuis XI eut ordonné que dans tout son royaume on récitât V Angélus trois fois par jour, elles eurent pour mission de rappeler ce devoir de piété.

Cette manière éclatante d'appeler l'attentionr, flatta bientôt la vanité des grands , et , en premier lieu , des gens d'église. Les évéques et les abbés voulurent que l'on sonnât les cloches quand ils arrivaient dans une ville ou une paroisse soumise à leur juridiction ; les rois exigèrent ensuite le même honneur quand ils faisaient leur entrée solennelle. Mathieu Paris raconte que Kichard, roi d'Angleterre, fut reçu en 1240, à Ptolémaïs, au son des cloches et au chant des prêtres. Le continuateur de Guillaume de Nangis dit que, lorsque l'empereur Charles IV vint en France en 1378, les cloches ne saluèrent point son arrivée , parce que c'était un honneur qui ne se rendait, «n signe de souverameté et de domination, qu'aux rois et aux grands personnages chargés par eux de missions importantes dans le royaume. Cependant on lit , dans le roman de Ùarin le Loherains, quatre vers qui semblent indiquer gue cet honneur était accordé , au moins quelquefois , à des hommes dont la tête ne portait point une couronne. Les voici:

lÀ Loherans à Ne .re-Dame Tint , Et la jroine moult grant joie li fiât li saint sonoèrent tost coulreral Paris , Ke Oex tonant n'i poltron oïr.

Les cloches sont appelées ici U seint du mot latin signumy par lequel on les désigna d'abord.

En même temps s'introduisit l'usage de sonner les cloches en signe de réjouissance , lors d'un événement im-

Eortant , tel que le gain d'une grande ataille, la signature d'un traité de paix, la naissance d'un héritier de la couronne. Quand Louis XI V vint au monde, ce qui eut lieu Te 5 septembre 1638, la ville de Paris , sitôt qu'elle en eut reçu la nouvelle, ordonna, entre autres marques d'allégresse, que l'on mît en volée toutes les cloches des paroisses et des couvents , et que la sonnerie durât la journée entière du lendemain. La grosse cloche du Louvre et celle de l'hôtel de ville, qui ne se branlent pointa moins de la naissance d'un dauphin, sonnèrent toute la journée du 7 et encore celle/du 8.

Les cloches eurent aussi cour destination d'annoncer des événements douloureux ; on les sonnait d'une manière lente et lugubre, lors de l'agonie d'un moribond , pour inviter les fidèles à prier pour lui, et, après son décès,

{)our annoncer son inhumation; on es sonnait pour faire connaître le trépas des ecclésiastiques, des bénéficiers, et des seigneurs des paroisses.

Comme ces derniers se prévalaient quelquefois de leurs privilèges , pour taire usage des cloches dans des circonstances qui n'avaient rien de religieux, une ordonnance défendît à toutes personnes, même aux seigneurs, de se servir des cloches et de contraindre les curés à les faire sonner à d'autres heures et pour d'autres convocations que celles qui étaient Gxées par l'usage ; quantaux curés , il leur fut recommandé de se conformer aux usages établis.

Les. cloches donnèrent aussi quelquefois le signal du meurtre et du carnage ; ce fut celle de Saint-Germain* l'Auxerrois, puis celle du Palais, et enfin toutes celles qui existaient dans

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Paris , qui donnèrent le signal de la Saint-Aarthélemy.

On faisait enlever les cloches d*une TÎHe lorsqu'elles avaient servi à assembler des séditieux, ou quand on voulait seulement prévenir une révolte.

Cette peine fut infligée en 1552 à la ville de Bordeaux , et, en 1574, à celle de Montpellier. (Vojrez Bbffboi.)

Lors de la révolution on transforma en pièces de canon , et en pièces de cinq et dix centimes, un grand nombre de cloches , et notamment celles des couvents supprimés. Néanmoins , à la réouverture oes églises , il s'en est trouvé encore une quantité suffisante pour les besoins du eulte.

Les cloches ont donné lieu autrefois à bien dés superstitions, que les autorités civiles et ecclésiastiques condamnèrent tour à tour. Il fut un temps où on les sonnait pour chasser les démons, pour déhvrer les possédés, pour tuer les chenilles , pour évoquer les ombres des morts , etc. De toutes ces superstitions , la plus tenace et la plus dangereuse est celle qui les fait sonner pendant un orage, pour chasser les nuages qui recèlent la foudre. ,

Cloche bàïiaxe , hancwche ou bancloqtie, nom sous lequel on dési-

fnait,au moyen âge, les cloches des effrois, dont le principal usage était d'appeler les bourgeois aux assemblées où devaient se discuter leurs intérêts.

(Voyez l'article Beffroi.)

Toutes les fois que le roi ou un seigneur délivrait à une ville une charte de commune, il lui octroyait en même temps une cloche banale ou municipale. Cette clause se trouve mentionnée, en termes exprès, dans la charte d'affranchissement de Tournai, concédée en 1187; dans celle de Riom, accordée en 1345 par Philippe de Valois ; et dans celle que Jean , comte d'Artois, accorda, en 1^76, à la ville de Saint- Valéry.

Nous croyons devoir ajouter que la cloche municipale s'appelait cloche banale et bancloche , à cause de l'une des significations du mot bannir ^ qui voulait dire aussi : appeler , convoquer.

publier. On dit encore , en Anjou et en Touraine, bannir un mariage, pour en publier les bans. (Voy. Bans

BE UAHTAGE.)

Cloches (bénédiction des). Les cloches destinées au service du culte sont regardées comme des objets profanes, jusqu'au moment où elles ont reçu la bénédiction , que l'on appelle improprement le baptême» Cette cérémonie, ?[uoique de la plus haute antiquité , ne ut cependant pas toujours réputée nécessaire. Alcuin, qui en parle comme d'un usage existant avant 770, la condamne comme superstitieuse , et dit en termes formels qu'il ne faut point bénir les cloches , leur faire des onctions sacrées , et leur imposer des noms. Le moine Helgand parle d'un saint personnage de son temps qui blâme également cet usagé , qu'il traite aussi de superstition. Un capitulaîre de 787 le déifendit ; néanmoins il s'observa toujours, etingulfe, moine du dixième siècle , parle de deux grandes cloches qui furent baptisées et nommées Bartholomée et Bittin , et de deux petites qui reçurent les noms de Pega et Bega.

Avec le temps la bénédiction , ou le baptême des cloches , devint d'obligation dans l'Église ; le cérémonial de ce baptême fut réglé par le pontificat romain et par les rituels , et l'on trouve même, dans les canons du concile tenu à Toulouse en 1590, un article qui réserve aux évéques le droit de bénir les cloches; néanmoins, les prélats peuveiit déléguer de simples prêtres pour cette partie de leurs fonctions ; ce qu'ils font ordinairement pour les villes où ils ne résident pas.

Cloches (rachat des.) — Sous l'ancienne monarchie, lorsqu'une place était prise après avoir souffert le canon , les cloches des églises , ainsi que tous les ustensiles de cuivre qui se trouvaient dans la ville appartenaient au grand maître d'artillerie, et les habitants étaient obligés de les racheter .à prix d'argent. Cet usage, qui, suivant le P. Daniel , existait encore du temps de Louis XIV, était depuis longtemps tombé en désuétude, lorsqu'il fut rétabli par Napoléon en 1807, lors

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de la prise de Dantzig. Les cloches de cette ville* fljrént alors ddndéés à Vavr tîllërie^ et les habitants le^ rach^tèretft pobf a ne somme ssié^ considérante, qui fut distribuée ainsi quMI Gtiit àax militaires dè^dilTéfents giràdels : •

lé généràrde brigade Teçùt 4,000 fr.

Le (Lionel '

Le chef dé bataillon

Le capitaine • ' ' •

Lè.lîeutenattt

Le sergent-major

Le sergent ^ ■

Le èappiiàl

Le canDhiiier.

Les sapeurs et les mineurs forent regardés comme trouas d'artiflerie.* La moitîé de 'chaque somme fut donnée aux grades t^rrespondants des troupes auxiliaires et-dutrain.

Par un décret du 22 septembre 1 81 0, l'empereur détermina cette répartitfon du prix du rachat dès cloches en non!bre de parts de la -manière suivante : ••' 16 au généra! de division. ' ■-

12 au général dé brigade.

S au colotiel.' - • 6 au major.

4 feio chef de bataillon. ^

2 au capitaine.

1 au lieutenant.

8 au sergent-maior, conducteur et

garde. ■ . i ; = i ..

' '4 au sergent.

2 au caporal.

1 au canonnier.

Le commandant de l'équipage de

siège avait les parts de son gradé', plus 20; •

.'' Pour déterminer le montant de chaque parti on partageait le prix du rachat par moitiés i dont l'une était affectée aux officiers ^ et l'autre' aux sons - officiers , soldats ' et ' employés. Dans cette dernière prtion , les auxiliaires et le train avaient dèmî-part , et lés sapeurs et mineurs une part entière comme les canonniers. Depuis lors,

pendants les uns des autres. Le plus andieh Ile ees ^ohefe sirr fefuel^noias ayons des données féritablëii»$Bt Iwlfôritjues est €lodion. Gr^oife^ de Toàrs ne parle ^qu'avec une- extrême défiatice'' des chef^ «ntérieuri à ce dernier. Sûivam^^eet ëcrfvnln, Clodidn partit de sa résidence au château de D>spel^ 60 Thuring« vers Ta^ 430; il pàsMi^lf Rhin , s'eihpara de Cambrai, etisoon^t peu à peu tout iepays situé entre le làrin «t la Sommet « Qu^ « quès^unS'SttsureDt, ditcnsiiite l^his- « torîen,'iqw»iie'rai Mérovée,qui'efit « pcHir fils Childéric,;élait cte sa race.» Mais H <n8 tilt 'pas un met de pkisr ni (Nrr Clodion'iif sur Mérovée. îk failt donc regarder comme fal)uleux tout 09$ qui est di« dams pinsiecirs' histoires de France sur les exploits et survie règne dé €lodfon. »'" ' " .

■' Glodion (Claude - Michel), sculpteuf , né è- IVaïii^- vers 1745 ^ a excellé dans le genre' gracieux' $ ses «befi^ d'^ieavre sont déjeunes fîttesqai jouent tivee' des oiseaux, qni S'oeeupent de palier leur beauté naissante, ou qai s'abandonnent à la nêverie; une bai-> gneuse* que rembarras d'être nue enfoeliit encore ; a ne bergère au sourire naïf qui donne à manger à des tourtet^eller^etc:, feto. On lui reprodie cependant de n'avoir pas toute la pureté de dessin que demande la sculpture^ et ce défaut est surtout sensible dans son Sûamandre dènséûhé -paries feux ëe F'ttlcani; dsim son Vetettle en repos, et dians son MénPesquieu, Le meilleur de ses ouvrages est W groupe du Déhgei ClOdion 'est? mort- a Paris en 1814, ^ptbs avoir ' profiané son ciseau en produisant un& foute de sujets-obâcenes. ■■ '"■ " • ' '^' »

Clodomir, l'atné des fils de Clovis et de Clotilde, devint roi d'Orléans à fa mort de son père, ^ 611^ Ë)(cité par sa mère, et sans - doute aussi par sa propre ambition, il martcha avec:ses iï ne s^est plus présenté d'occasion dé frères contfre Sigismond^ roi de Bour«

remettre cet usage ïen Vigueur.

' Clodion. -i- Les' Francs e<)mmencèrent à s ■établir' en Gaule vers 480. Ils étaient divisés en plusieurs tribus commandées par autant de chefs tndé-

gogne. Ce prince fiït' vaioco et fait prisonnier par CN>domir;>mii', de retour dants ses États, le 'fit jeter,' avec sa» femme et ses enfants, éan9Ùft puits, dof)t ii fit ensuite fcnrnleirf i^entrée avec

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des pierres. Les Burgondes prirent ' du genre humain, les régénérateursT de

alors:fp«irvailGôndeffMf^ ftfère de fie niiHieu^eiix rprioee. Clodomir mafcba é& nouveau conlre eux , «n ô24*- il f^t tDé-.dant'Uii&bataiyfii^ et» sa tîte, B^r parée ^de «on 'corps^. fut poitée en triompii» eu bout .d'une pique. Le9 Burgondes espéraient décourager Aea Francs eu) leur préaeotani ce trophée»

Mais la vue de lalêiède Giodomir pro-> duisit'UTDefifiBt tout différent; ils devinrent furieutftseprécjpitèrentaveu* giéméntisur leurs ennemis, et en ilrent on carnage horr^ebrCtodi^mirr n'était âgé que detrenteans^ Il avait eu de. a^i Semaoe, |}<xlinque , îtrois^enfants, do«t les deux; aines furait massacrés par Jears oncles'^ Chiidebert et.Ciotair«k qui :se.parlagèreat: le rovaumer d<Orr féamsi Le (roisième, CJodoald,: fut forcé dleinbeasser lavie «lona^tique^ Il .a'.été .eanonis'é , et est- c^hûu sous le noffiiie saint tGioud'. ( Noye^ Childet BBBT et'CLOui> (sa-inO;.) • : ',

CtooTS ( Jean^-Baptiste du Val-de- Gnâce),^ plus; connu sous le nom é'y^noûkorsis^ baron prussien , naquit à Trêves en 1755, et«vint f^ire ses éludés à Paris. I| y obtint des succès assez brillaals , et se lia avec x]uelques-un6 deai'Jiirtérateurs les plus célèbres «dji tocips. T^ourrifde la leetur-e des aâdeos, et; plein d'admiration pour les législateurs de S|)atte et d'At()ènes , il àljma^Da que les mêmes institutions pouvaient oonve^ir à tous les lieux et a tous les. tem^s v et il .se crut appelé à fA^mocna^è^er runàvers» On le vit alocs parcourir i'Alleœa^n^^ l'Italie et plusieurs Vautres oantrées de l'Europe, SDOS le nom ^^ Anacharsis, qu'il avait substitué à celui d« J^an-^c^tiste, et coBsaoriBr sa fortune à «la propagation de Èou philantàropisme^ De Retour à Faria lopscyie Ja r«volutjor) éclata, il eia embrassa la Clause .avec enthousiasnMl) Après a^ojr adressé à l*Ass^m- Mée constitusaute un grand nombre de pétitions ^1 d'adresses , etc., il prit le titre adorateur du^genre humain y et se mit à la tête d'une foule d'individui^, qui , revêtus de costumes étrangers , et se disant députés de tous les peuples du moacte * vinrent féliciter , ^ nom

la France.. Il manifesta âolenoellement à la barre de TAssemblee législative )a joie qu'il avait ressentie en voyaùt tombçr le trdne constitutionnel dans la journée xlu 10 août; il proposa de lever une légion prussienne, sous le nom de légion vandale; applaudit bautement a l'action d'Ankarstroera , assassin du roi de Suède, et demanda la mise à prix de là tête du roi de Prusse. Les électeurs du département de rOise Renvoyèrent à la Convention au mois de septembre 1792; il y porta ses idées de subversion politique et religieuse , et ne cessa de réclamer une réforme radicale pour lé monde entier.

Imbu des principes de son siècle contrç lecbristia^iisme, il se déclara Vennemi personnel de l'auteur de TÉvangile , ef fut un des apdtres les plus fervents dû ctUte dé la Raison, Dans le procès dl$ Louis XVI , il vota la mort a^ nom dû genre humain, et ajouta ; « Je condji damne pareillement à mort l'infâme « Frédéric-Gui Haume. » Son livre De la république universelle est la véritable et complète expression des sentiments et des idées d'un bomifte qui , en Ivaine du fanatisme religieux et de la monarchie féodale , était devenu fanatique d'athéisme et de sentiments démocratiques. « Le peuple , y disait- « il, est le souverain et le dieu du « monde; la France est le centre du « peuple-dieu ; les sots seuls peuvent « croire à l'existence d'un autre dieu, « d'un Être suprême. » Avec une telle doctrine, le fougueux Prussien devait s'associer aux athées et aux ochlScrates qui, soudoyés par l'étranger, voulaient pousser la révolution dans les excès,. et compromettre sa cause par l'anarchie ; au.vsi partagea-t-il leur puissance, leur délire et leur supplice. Compris dans la dénonciation portée par Saint-Just contre les hébertistes ei les agents de l'étraoger, il fut arrêté et condamné à mort le 24 mars 1794. En allant à l'échafaud, il ne cessa de. prêcher l'auteur du Père Duchesnèy pour le prémunir contre les réminiscences religieuses de son enfance f et demanda à être exécuté le

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dernier, afin d'avoir le temps de faire de nouvelles observations et de prolonger de quelques instants le cours de ses spéculations sur la nature humaine.

Il reçut ensuite le coup fatal avec le courage d'un fanatique.

Gloquet ( Hippolyte ) , membre de r Académie de médecine, agrégé à la faculté de Paris , né à Paris en 1787 , a publié les ouvrages suivants : Traité (Tanatomie descriptive, Paris, 1815, 2 vol. in-S®; Traité des odeurs ^ des sens et des organes de Volf action, Paris, 1821 , in-8°; Faune des médecins, 1822-1827, in-8o; Traité de Va^ natomie de Phomme comparée dans ses rapports les plus importants avec celle des animaux, et considérée sous le double rapport de r histologie et de la morphologie, 1825 et années suivantes , 5 parties in-4o.

Cloquet* ( Jules ) , frère du précédent , chirurgien en second de Thôpital Saint- Louis, membre de l'Académie de médecine, professeur à la faculté de Paris , a publié un assez grand nombre d'ouvrages , dont les plus importants sont : Recherches anatomiques sur les hernies de l'abdomen ^ Paris, 1817, in-4«, fig.; Anatomie de 1^ homme y ou Description et figures lithographiées de toutes les parties du corps humain, 1821-27; Manuel d'anatomie descrip^ tive du corps humain-, 1824 et années suivantes , 250 planches in-4**.

Closteh - Gàmp ( combat de ) — L'armée prussienne, commandée par le prince héréditaire de Brunswick, s'était portée sur le bas Rhin et assiégeait Wesel. Le marquis de Gastries , gui depuis devint maréchal de France, lut envoyé au secours de cette ville avec un corps d'armée formé à la hâte. Il s'avança avec rapidité, emporta Rheinsberg l'épéeàla main, et jeta dans Wesel un secours de six cents hommes d'élite. Méditant ensuite une action importante, il vint camper , le 15 octobre 1760, à un quart de lieue de Gioster-Gamp. Le prince héréditaire ne crut pas devoir l'attendre devant Wesel et m décida à l'attaquer. Pendant la nuit du 15 au 16, il se porta par une marche forcée au-devant de

lui avec l'intention de le surprendre.

Mais le général français s'était douté de ce projet , et avait fait coucher son armée sous les armes. Vers les quatre heures du matin , il envoie à la découverte M. d^Assas, capitaine au régiment d'Auvergne. A peine cet ofBcier a-t-iLfait quelques pas , que des grenadiers en embuscade l'environnent et le saisissent à peu de distance de son régiment. Ils lui présentent la bajk)nnette, et lui disent que s'il fait du bruit, il est mort. D'Assas se recueille un instant pour renforcer sa voix , et crie : j4 moi, Auvergne y voilà rennemi! Il tomba aussitôt percé de coups. Mais l'éveil était donné; la bataille commença au milieu des ténèbres. On se battit de part et d'autre avec acharnement pendant cinq heures, et le champ de bataille resta aux Français. Les ennemis furent obligés de se retirer avec une perte considérable , de repasser le Rhin et de lever le siège de Wesel , où le marquis de Gastries entra avec huit bataillons. Sans cette victoire, l'ennemi pénétrait en France.

Glotàire T' était le plus jeune des fils de Glovis et de Glotilde. Kn 511 , après la mort de son père , il obtint en partage le royaume de Soissons.

Quand l'âge de l'ambition et de l'activité fut venu pour lui , il s'associa à ses frères , les suivit dans leurs expéditions , et combattit avec eux contre les Burgondes. Bientôt il se montra plus cruel qu'aucun d'eux; ce fut hii

3ui, après la mort de Clodomir, roi 'Orléans , fit massacrer les fils de ce prince pour s'emparer de son héritage.

( Voy. Ghildebebt. ) Glotàire , après avoir partagé le royaume d'Orléans avec Gnildebert, ajouta encore à ses possessions les États de Théodebald , roi d'Austrasie, petit-fils de Théodoric, son frère aîné. Ghildebert , jaloux des accroissements de Glotàire, excita con tre lui son fils Ghramne, qui prit les armes et se révolta , malgré tous les efforts de son père pour le ramener à l'obéissance. Tant que Ghilddwrt vécut , Ghramne put se soutenir ; mais à la mort de son oncle , il devint trop faible, et se trouva exposé à la ven-

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