‹ France (volume 5)Chapitre 38 sur 114 · GLU · texte numérisé non relu

GLU

Ut

sent dont son père avait fait couvrir les tombeaux des rois , et qu'il en partagea le produit entre les plus indigents. Il mourut en 656, et fut enterré à Saint-Denis.

Clovis III, fils de Thierry III, régna cinq ans sous la tutelle de Pépin d'Héristal , duc des Francs, qui avait réuni les mairies de Neustrie et d'Austrasie , et dont le pouvoir remportait de beaucoup sur celui des rois. Il mourut en 695, à Tâge de quatorze ans.

Clovis (monnaie de). — On possède un grand nombre de triens portant le nom de Clovis; ces pièces ont été frap> pées dans différents endroits, tels que , Orléans: ghloboyivs, profil droit; AYRiLiA^Nis FiTVB, croîx avec les lettres BEB (peut-être pour BEx); Arles : CHLODOViGYS, profil droit, n dans le champ; eligiys mo, croix ansée, avec les lettres ab , initiales du nom de la ville, et le chiffre vu ; Paris : glodo- YEVS BEX, croix ancrée et accostée des lettres eligi, pour Eligii, profil droit, pABisivs inciyet; Tournai:

CHLODOVEVS BEX , profil droit, TOB-

IVAGYM , croix ansée sur un globe. Le palais : ghlotoyigys bex, tête de profil, PALATiNA MONETA, croix ausée et ancrée, accostée des lettres

BLIGI.

On connaît encore d'autres monnaies de Clovis , qui ne portent aucun nom de ville , et sont seulement marquées du nom du roi et de celui du monétaire ; tel est un triens faux que ' possède M. Rousseau , et sur lequel

on lit GLODOYIOBEX, EBOBINOMON.

Des trois princes mérovingiens qui ont porté le nom de Clovis , Clovis II est le seul à qui Ton puisse attribuer ces monnaies ; en effet , Clovis \" n'en fit jamais frapper aucune à son nom propre , et Clovis III régna très-peu de temps, et à une époque où la barbarie était à son comble, tandis que les pièces que Ton vient de décrire sont d'un stvle assez remarquable. D'ailleurs elles sont presque toutes marquées du nom de saint Éloi > monétaire de Dagobert et de Clovis II. .

Club , mot anglais , importé en France quelques années avaut la révo-

T. Y. 16" Livraison. (Dict. engycl., etc.)

lution , pour désigner les société populaires et les réunions politiques.

Le premier club ouvert à Paris fut le club poHlique , dont les séances commencèrent en 1^82 , sous le ministère de Calonne. La première condition imposée par le gouvernenient aux fondateurs de cette réunion , contrastait singulièrement avec le nom qu'on leur avait permis de lui donner : on ne devait y parler ni du gouvernement , ni de la religion. Il est inutile de dire que cette condition ridicule dans les circonstances difficiles où la France allait se trouver, ne fut nullement observée.

Un second club fut établi en 1785 , au Palais-Royal, sous le nom de club de Boston, ou des américains; il s'en établit ensuite plusieurs autres , sous les noms de club des Arcades, club des Étrangers, club de la Société olympique y etc. Toutes ces sociétés furent dissoutes par ordonnance, en

Mais les grands événements qui se préparaient occupaient trop sérieusement les citoyens pour qu'ils consentissent à rester isolés , et ne cherchassent pas à se réunir pour se communiquer leurs craintes, leurs espérances et leurs vues d'amélioration. Aussi vit-on bientôt s'établir d'autres clubs.

Le premier qui fut fondé après la convocation des états généraux, fut le club breton.

C'était une réunion des députés de la Bretagne, qui s'assemblaient pour discuter les questions qui devaient être posées à l'Assemblée nationale.

Bientôt plusieurs députés des autres provinces , et siégeant avec les partisans de la réforme dans l'assemblée des états généraux , s'y présentèrent aussi et V furent admis. La réunion était déjà très-nombreuse dès les premiers jours de juillet 1789. Chapelier, Goupil de Préfeln, Lanjuinais, Sieyès, Barnave, Lameth, en faisaient partie, et le duc d'Aiguillon en était président. Pour y être reçu, il fallait être présenté par deux memores , et subir les chances d'un scrutin. Après le 6 octobre , le club breton qui , jusqu'alors , avait siégé à Versailles, suivit à Paris l'As-

CLU

L'UMVEHS.

CSilT

seinMée nationale, S*étab1it dans la bibliéthè<]ue du couvent des Jacobins de ia rue Saint-Honoré, et changeait son titre contre celui de 5otîété des amis de la Constitution.

Cette société avait déjà acquis , à la fin de 1789 , une grande importance ; t'était elle qui organisait la résistance contre U cour; elle entretenait des correspondances , faisait imprimer de nombreux pamphlets , préparait les motions à faire a l'Assemblée, et lorsque ses séances furent rendues publiques , on put se convaincre qu'elle était -te centre a'un grand nombre de sociétés populaires dans les provinces. Comme nous le verrons, elle changea encore de nom dans la suite, et prit celui de club des Jacobins y sous lequel elle devint l'un des principaux pouvoirs de l'État. (Voyez Jacobins.)

Outre le club breton, les chefs du parti réformateur avaient aussi formé, dès l'année 1789, à Montrouge, une réunion aux délibérations de laquelle le nom du duc d'Orléans , fort populaire à cette époque, donna d'abord iin grand retentissement. Cette société, connue sous le nom de clvb de Mont^ rouge, était fort nombreuse; ses principaux membres étaient Mirabeau , 5ieyès , Latouche, Sillery et Laclos.

IJn troisième club , fondé par Bonnevitle , auteur de V Esprit des religions , sous le nom de Cercle social y ou Bouche de fer, exerj^a aussi dans le même temps une très-grande influence. En effet , les doctrines qu'on y professait étaient dès lors pure^ ment démocratiques , et un journal , rédigé avec talent, rendait compté des séances. Ce club tint ses premières séances dans le cirque du Palaifr'Royal.

Cependant, ces assemblées où se formaient les convictions , où les plus graves intérêts de la France étaient discutés, où prenaient souvent nais* «ance des résolutions qui devaient avoir la plus grande influence sur la marche de la révolution , ces assemblées n'étaient encore que tolérées , ^t aucune loi n*avait essayé , en les meùtionnant seulement, de les enlever

à Farbîtraire du pouvoir exécutif, lorsque l'Assemblée constituante songea à combler cette lacune de la législation. « Ceux qui voudront former des sociétés ou des clubs, dît -elle dans son décret du 19 juillet 1791, seront tenus , à peine de 200 livres d'amende contre les présidents, secrétaires ou commissaires de ces clubs, de faire préalablement , au greffe de la municipalité, la déclaration des lieux et jours de leurs réunionst. »

Une autre loi du 29 septembre suivant interdit à ces sociétés toute espèce d'action sur les pouvoirs légalement constitués. Mais ce^te prohibition fui abolie en 1793, par la Convention, qui fit des clubs de véritables assemblées politiques , dont la réunion formait l'un des premiers pouvoirs de l'État.

Tandis que le club breton prenait le titre de Société des amis de la constitution, une autre société , sous celui de cltd) monarchique, ou de Société des amis de la constitution monarchique, se formait rue de Chartres, dans un but tout à fait opt)Osé. Ses principaux associés étaient les membres de la minorité royaliste de l'Assemblée nationale , et elle était composée en grande parité de nobles et oe partisans de rancîen régime.

Chassée par une émeute du local qu'elle occupait dans la rue de Chartres , elle s'assembla ensuite dans relise de la maison professe des je- ^ suites , rue Saint-Antoine , d'où elle ' fut encore bientôt chassée. Ce second échec entraîna sa dissolution. Après les clubs que nous venons de citer, les principales sociétés de ce genre étaient le tluo HicheUeUy celui de la Bibliothèque y celui des Matkurins, le club de 1789 , enfin celui du faubourg- Saint- Antov/ve.

Sous le nom de Société fintemelie, Tallien avait fondé, au commencement de 1791 , à l'hôtel Soubîse,dans le local occupé aujourd'hui parles archives du ro]^aume, le club le plus nombreul qui existât alors ; on y comptait plus de huit cents associés. On ne s'y livra d'abord qu'à des discussions sur h

tix

MELASCt.

Page 1