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geance de son pèlre. Poarsuivi et atteint dans les États du duc de Bretagne , il fut battu de verges, enfermé dans une chaumière , et brûlé avec toute sa famille. Cependant Clotaire , revenu de sa fureur, se repentit, et mourut bourrelé de remords et de terreurs religieuses, en s'écriant : « Wah ! quel est « donc ce roi du ciel qui fait mourir « les grands rois de la terre (561) ? » Il fut enterré à Soissons, dans l'église de Saint'Médard. Sa luxure avait ^alé sa cruauté et son ambition.
Clotaibb II n'avait çue quatre mois lorsqu'il succéda à Cbilpéric, son
gère , en 584, sous la tutelle de Fréégonde , sa mère , qui le plaça sous la protection de Contran , roi de Bourgogne, en lui affirmant que sa naissance était légitime. Contran , tant qu'il vécut , empêcha les effets de la haine de Frédégonde et de Brunehaut, et suspendit la lutte de rAus|rasie et de la Neustrie. Mais à sa mort , qui arriva en 593 , ces deux femmes ne se continrent plus , et sur \k fin de leur carrière, elles se firent une guerre acharnée , comme dans leur jeunesse.
Frédégonde remporta une victoire en 556, après la mort de Childebert, et mourut triomphante en 597. La Pïeustrie, dont son génie avait soutenu la nuissance , s'affaiblit sous son fils enrant. Clotaire fut dépouillé de presque tous ses États par les fils de Childebert ; mais il se releva ensuite à la faveur de leurs dissensions, et triompha par leur mort (613). Brunehaut se trouva alors à la tête de la vaste monarchie austrasienne , comme tutrice de ses arrière-petits-fils. Elle était menacée par la coalition des leudes; héritier de la haine que sa mère avait Touée à cette princesse, Clotaire fit tout pour la perdre. Aveuglé par sa passion , il se fit le complice de l'aristocratie çuerrière , et entra dans une conspiration dont le résultat définitif devait être la ruine du pouvoir royal. Brunehaut succomba en 614 , et pérît d'un supplice hQrrible. (Voy. l'article BBU9EHA.UT. ) Clotairc avait satisfait sa vengeance ; les leudes voulurent à leur tour contenter leur ambition. En
615 , à rassemblée de Paris , ils arrachèrent à Clotaire une constitution quk sanctionnait le triomphe de l'aristocratie laïque et religieuse ; dès lors les maires devinrent inamovibles. Bientôt l'Austrasie se lassa de Clotaire et voulut un roi particulier; Clotaire lui donna son fils aîné Dagobert ; mais ce prince était si peu capable de gouverner, que son père tùi obligé de repousser lui-même les Saxons oui menaçaient ses États. La fin du règne de Clotaire II fut paisible; il s'occupa d'administration et reconquit sur les leudes une partie de son autorité. Il mourut eh 628 , âgé de quarante-cinq ans, laissant le trône à Dagobert P^
Clotàibe m, petit-fils de Dagobert, l'aîné des fils de CIbvis II , obtint , en 655 , à la mort de son père , la Neustrie et la Bourgogne; Cbildéric son frère régna en Austrasie. C'est à cette époque que commence la décadence des Mérovingiens , décadence qu'avaient préparée les concessions faites par Clotaire II aux leudes et aux maires du palais. Batilde, mère de Clotaire III, lutta vainement contre Ébroïn , qui la força de quitter le pouvoir, et qui tint le jeune prince en tutelle jusqu'à sa mort, arrivée vers l'an 670; U avait dix-huit ans.
Clotaibb (monnaie de). Il existe dans les collections numismatiques un assez grand nombre de monnaies frappées au nom de Clotaire; ce sont des sous et des tiers de sou d'or. Les plus curieux et les plus nombreux sont sortis des ateliers d'Arles et de Marseille. Ils présentent le t}[pe ordinaire de ces deux villes , c'est-à-dire , qu'on y voit au revers une croix ansée sur un degré au-dessous duquel se trouve un globe. De chaaue côté de cette croix , se trouvent les lettres initiales HA ou AB, et en outre, sur les triens, les chiftres yii , destinés à indiquer que ces pièces valaient sept siliques ou 24 grains d'or. Le champ du droit est occupé par une tête laurée et de profil ; ces pièces portent pour légende, tantôt GHLOTABiYS B£x dcs dcux côtés, tantôt CHLOTABiYS BEX au droit,
et yiGTYBIA OOTTIGA, TICTOBIA
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GHÎOTÀBii auTevers ; enfin il y en a sj^r.. lesquelles on Ut : çnihmvncY»
ÂBx aa droit , ghlôxabiys b^x au revers, et conob à Texergué.
" Ces monnaies, frappées à Arles et g Marseille, ne ^ont pas les seules qui portent' lie nom de Clotaii'e. Il y en.â q^autres qui sont sorties de râtelier de Çhâlons-sur-Saô'ne ; et sur ' lesquelles on voit' les mots chlotabivs bex , une croix ansée et accostée des lettre^ inA, caVillônno , et un profil droit; ^'autres viennent |^ut êlre de Verdun ; on y voit le nom.rôyat'GHLQTÀBivs, une croix h'eaumée, Iç motyiBEDivcv, et une tête de prôOl.
' Il est assez dinicile de déterminer quel est celui des ir^is Cl ota ire auquel apparti'eniiént toutes ces pièces; ce qu'il y û de certain , c'est' qife ces princes ont tous trois fajt battre monnaie. La pièce qui porte pour légende lés mots ViCTVBiA OOTTiCA appartient incontestablement au premier, qui a seul remporté uiîe victoire sur les Goths.
Cellp qui porte le nom de.Childéric appartient. à Clotaire IJI et à son' frère Childéric, rof.de Neustrie, Quant aut autres pièces, on ne peut les» attribuet avec certitude à un de. ces princes plutôt qu'aux autres; cependant il est probaljle qu'elles ne sont pas de Clotaire I*' , parce que c'est seulement à la fin du règne de ce prince que l'on commença à remplacer en France le nom de l'empereur par celui du roi, et que l'usage contraire subsista même encore «ous plusieurs de ses succes.seurs.
Clotaibe IV, dont l'origine est incertaine, fut 'créé roi d'Austrasié par Charle^s Martel , en 717. C'était un de ces personnages dé circonstance auxquels les chefs ambitieux de l'Austrasie faisaient jouer le rôle de roi mérovingien et chevelu , nour tenir les peuples en respect. Charles Martel exerça tout le pouvoir ( Voy. ràrticie Champ db mabs), et Clotaire IV ne
Eut qu'un instrument entre ses mains.
Charles l'abandonna après s'en être iservî pendant trois ans, de 717 à 72(K Clotilde ou Chbotechild, fillç de Chilpéric, frère de Gondebaud, roî
èe Bourgogne, sévit, encore en bas âge, enlever son père., par yp de ces a^es de violence (}af ensanglantent à chaque page l'histoire des raCes royales., à cette époque de .nos annales, flevée par Gbndebaud, rineurtrierde son père, elle fut mariée à Clovis , roî ou cpèf des Francs Clotilde était clwétienhe catholique , et on' la mariait à un païen: Élevée dans une des coord les plus polies de ce temps , douée de beauté, d'intelligence' et de vertu , oa l'a livirait à un barbsire . grossier et abandonné 'aux passions les plus sau-* vages; et la seule garantie qu'elle put obtenir, ce fui le libre exercice de sa religion. Le siège du royaume des Francs était alors à Soissons'; c'est ia( que, par sa beauté et ses vertus, Clotilde commença ^ prendre siir son époux un ascenclant dont les effets eurent la plus grande influence sur tes progrès de la monarchie des Francs dans les Gaules. La conversion de Clovis s'annonça par la permission qu'il donna à Clotilde de faire baptiser leurs enfantsl Ce premier nas , qui n'était peut-être
Î[u'un acte ae complaisance , enhardit a jeune reine : elle exliorta son époux à quitter lui-même le culte de ses dlyihités de sang pour embrasser celui du Dieu-homme mort sur |a- croix; Clovis hésitait; il n'était pas alofs si puissant qu'il ne dût craindre de mécontenter son armée: La bataille 'de Tolbiac vint lui fournir une occasion gue peut-être il désirait : « Dieu de « Clotilde, s'écria-t-il dans cette jour- « née fameuse , je jure d'embrass/er ta « loi, si tu me donnes la victoire!'*» La victoire lui resta , et saint Rémi , évêquede Reims, administra bientôt le baptême au roi et à un grand nombre de ses soldats. Cependant lâ'cdnversion des Francs n'adoucit guère leur caractère, et la reine Clotilde, dégoûtée de voir se massacrer entre eux I^s princes de sa famille, se retira, quelques an« nées après la mort de son- époux, dans lin monastère où elle finit ses jours^ l'an 5t4S. Son corps fut 'rapporté à ^aris , où on l'inhuma près deClovis^ dans l'église de Saint-Pierre «t Saint- Faul , Sur l'emplacement- de laquelle
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s'élève aujourd'hui le Panthéon. €lo-' tilde «st une des plus nobles et des plus belles figures de l'histoire du moyen âgel EÏle ouvre la touchante galerie de ces femmes généreuses qui, trop souvent , payèrent de leur vie ou de leur bonheur [*mitiatioti civilisatrice qu'au nom de Dieu 'elles ven lient donner è nn monde encore barbare.
CLOub (saint) ou Clodgald , le plus Jeune dés fils de Clodomir, fût sauve de la fureur de ses oncles par l'Ihterventîori des' guerri3rs francs. Enfermé dans un monastère, il grandit dans la' i^otitude et la -inéditation , coupa sa longue chevelure, et après avoir fait plusieurs voyages et aVoijr essayé de diverses conditions de la vie cléricale , fonda un monastère dans le Village de Nogent'^ où il mourut vers
Clodet. Voyez Jàttst.
CtotJTiEBS. Ces artisans (|ui , dans leurs statuts, prenaient au3si les noms de larmiers, etameurs, et marchands ferroniiiers y étaient autrefois divisés en deux classes, savoir : celle des cioU" tiers proprement dits , la seule dont nous nous occuperons ici , et celle des chutiers ctépinple, dont nous parlerons à l'article epinglier. Outre toutes sortes de clous que faisaient les maîtres cloutiers de Paris , ils avaient le droit de foirer des gourmettes de chevaux , des tourets ou gros clous , qui ont une tête arrêtée dans une partie de la branche du mors aopelée la gargouille ,'ûe& anneaux ae toute.
grandeur, des barres, des chaînettes d'avaloire, des boucles à dossière, des boucles de soupente, et enfin tous les petits ouvrages de fer qu'on peut fabriquer avec le marteau et F enclume, sans ^voir besoin de lime ni d'étau , et qui étaient alors à l'usage des selliers , carrossiers , bourreliers, coffretiers et malletiers. Un maître cloutier ne pouvait avoir que deux apprentis qui , pour avoir droit à la maîtrise , devaient faire cinq ans d'apprentissage, et ensuite servir deux ans en qualité de compagnon. Ils étaient en outre tenus de présenter un chef-d'œuvre, fbrmalilé dont les fils de maître étaient
seuls exemptés par les statuts. ' Le brevet coûtait 18 livres, et la maîtrise 320. ' ' ' •'
H y avait à Paris, au temps de Philippe le Bel, dix-heuf maîtres clomiers.
On y compte aujourd'h td quaranteneuf fabriques de clous de toute espèce^. .
Clotts (*), fils de Childéric, devint, ar h mort de son père ,'481 , chef dfe a peuplade franqueétabire à Tournai.
D'autres chefs francs etaipnt déjà établis à Cologne, à Saint-Omer, à Cambrai et au IVlans. Clovis attaqua d*abord les plus faibles de ses voisins; Ycs Gâllô-Romains. Avec îe -secours de Ragnacaire, chef des Frands de Cambrai , il attagua Syagrius et le vainquît prèè de Soissons. Syagrfus ,• réfugié î)rès d'AIaric II, roi rfes Visigoths, fut réclamé par Clovis, qui le fit tuer. Clovis se trouva alors assez puissant pour obtenir la main deClotilde, ^^ tfun prince des Burgondes ou Bourguignons. ^
Les chroniqueurs des âges suivants, qui ont compris totitertmportànce de cette union, en ont singulièrement embelli toutes les circonstances. Grégoire de Tours se contente de dire que Clovis envoyant souvent des députa en Bourgogne, ceux-ci virent la jeune Clotilde. Témoins de sa beauté et de sa sagesse, et ayant appris qu'elle était du sang roval, ils dirent ces choses à Clovis. Cefui-ci envoya aussitôt' de^ députés à Gondebaud pour la lui de^ mander en mariage. Gondebaud, îcraîgnant de la refuser, la remit entre^les mains des députés qui, recevant la jeune fille, se hâtèrent de la mener a(i roi. Clovis, transporté deiore à Éa vue, en fit sa femme. Mais l'abréviateur et le continuateur de Grégoire de Tours, Frédégaire, en sait bien davantage. «Le Gaulois Aurélien, déguisé en mendiant, portant sur son dos une besace au bout d'un bâton, est chargé du message : il devait remettre à Clotilde un anneau que 10i«nvoyait Clovis, afin qu'elle eût foi dans les pa-
(*) Ou Hlodwio ; Grégoire de Tours écrit Chlôdaveus,
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rôles du messa^^er. Aurélien, arrivé à la porte de la ville (Genève), y trouva Ciotilde assise avec sa sœur Sfiedehleuba : les deux sœurs exerçaient l'hospitalité envers les voyageurs, car elles étaient chrétiennes. Clotilde s'empresse de laver les pieds d' Aurélien.
Celui-ci se penche vers elle et lui dit : « Maîtresse, j*ai une grande nouvelle « à t'annoncer, si tu me veux con- « duire dans un lieu où je te puisse « parler en secret« — Parle, » lui répond Clotilde. Aurélien dit : « Clovis, « roi des Francs, m'envoie vers toi ; « si c'est la volonté de Dieu, il désire « vivement t'épouser^ et, pour que tu « me croies, voilà son anneau. » Clotilde T'accepte, et une erande joie reluit sur son visage ; elle dit au voyageur : « Prends ces cent sous d'or pour « récompense de ta peine^ avec mon « anneau. Retourne vers ton maître ; « dis-lui que s'il veut m'épouser, il « envoie promptement*'des ambassa- « deurs à mon oncle Gondebaud. »
C'est presque une scène de VOdyssée,
« Aurélien part; il s'endort sur le chemin; un mendiant lui vole sa besace, dans laquelle était l'anneau de Clotilde; le mendiant est pris, battu de verges, et l'anneau retrouvé. Clovis dépêche des ambassadeurs à Gondebaud, qui n'ose refuser Clotilde. Les ambassadeurs présentent un sou et un denier, selon rusage, fiancent Clotilde au nom de Clovis, et l'emmènent dans une basterne. Clotilde trouve qu'on ne va pas assez vite ; elle craint d'être poursuivie par Aridius, son ennemi, qui peut faii^ changer Gondebaud de résolution. Elle saute sur un cheval, et la troupe franchit les collines et les vallées.
« Aridius, sur ces entrefaites, étant revenu de Marseille à Genève, remontre à Gondebaud qu'il a égorgé son frère Chilpéric, père de Clotilde ; qu'il a fait attacher une pierre au cou de la mère de sa nièce, et l'a précipitée dans un puits ; qu'il a fait jeter dans le même puits les têtes des deux frères de Clotilde; que Clotilde ne manquera pas d'accourir se venger, secondée de toute la puissance des Francs. Gondebaud,
effrayé, envoie à la poursuite de Clotilde; mais celle-ci, prévoyant ce qui devait arriver, avait ordonné d'incendier et de ravager douze lieues de pays derrière elle. Clotilde sauvée s'écrie : « Je te rends grâce. Dieu tout-puis- « sant, de voir le commencement de « la vengeance que je devais à mes pa- « rents et à mes frères ! »
« Véritables mœurs barbares, qui n'excluent pas la mansuétude des mœurs chrétiennes, mêlées dans Clotilde aux passions de sa nature sauvage (*). »
Clovis avait étendu sa domination jusqu'à la Loire. Les Alemans , à cette nouvelle , vinrent pour prendre leur part du butin. Clovis n'entendait pomt partager. Il se retourna contre eux; if les rencontra à Tolbiac , à quatre lieues de Cologne..
La bataille fut sanglante, indécise; Clovis désespéra même un moment du succès. Depuis longtemps Clotilde, sa femme, s'efforçait de le convertir au catholicisme. Elle avait môme obtenu de faire baptiser ses deux enfants ; mais Clovis résistait pour luimême. Il avait peine à comprendre un Dieu mort sur la croix ; il lui semblait qu'il n'était pas d'assez noble origine, a Votre Disu, disait-il, ne peut rien, « et, qui plus est, il n'est pas même « de la race des dieux. Deus vesfer nihilposse manifesta tur, et, quqdntcL' gis est, nec de deorum génère esse probatur. » Cependant, dans le péril, on n'examine pas toujours les titres de celui qui vous tend la main. Atout hasard, Clovis invoqua le Dieu des chrétiens pour le tirer de peine, et mettant en quelque sorte son baptême en enjeu , promit sa conversion pour la victoire. La fortune à l'instant changea. Les Alemans furent vaincus, et Clovis tint parole ; il se fit baptiser. Lia moitié de ses barbares, au nombre de trois mille, suivirent son exemple, et changèrent Odin pour le Christ, sans attacher sans doute une bien
{*) Cette réflexion est de M. de Chateaubriand dans ses Études historiques , auxquelles nous avons emprunté ce dernier exU*ait de Frédégaire.
■BANCE.(Msiovin|i.ns)
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erande importance à la cérémonie qui les initiait a l'Église.
Cette conversion des Francs eut cependant de sérieux et immenses ré** sultats. Par un singulier liasard, Clovis se trouva seul roi orthodoxe entre tous les princes contemporains. L'hérésie d'Arius avait saisi les barbares à leur entrée dans TEmpire. Les Vandales, les Visigoths, les Bourguignons étaient ariens. L'empereur de Constantinople lui-même persécutait ceux qui croyaient à la divinité de Jésus- Christ. Ainsi le clergé de toutes les églises eut les yeux sur ce nouveau royaume, consacré à sa naissance par un baptême orthodoxe. Le pape Anastase écrivait à Clovis : « Votre foi , c'est notre victoire; » et Tévéque de Vienne, sujet, des Bour^içnons, lui disait : « C'est nous qui triomphons quand tu combats. Çtcum puànatis fjincimus. » C'était beaucoun d'avoir pour soi tous les évéques de la Gaule. L'assistance de l'Église ne manqua pas à Clovis. Nous le verrons tout à l'heure miraculeusement conduit à la conquête du royaume des Visigoths.
- Clovis, maître des provinces centrales, allié des cités armoricaines, vainqueur des Alemans qui, sur ses -traces , voulaient pénétrer dans la Gaule, voyait chaque jour augmenter son renom et sa puissance. Les guerriers des autres rois francs venaient en foule se ranger sous les drapeaux d'un chef si habile. Aussi fut-il bientôt en état d'agrandir ses possessions aux dépens des Bourguignons et des Visigoths. Les Bourguignons furent a^ taqués les premiers. Clotilde poussait son époux a cette guerre pour.venger la mort de son père assassiné par Gondebaud. Les évéques l'appelaient secrètement^ Pour les rattacher à son parti, Gondebaud leur promit de se faire catholique, leur donna ses enfants à élever. Il n en fut pas moin Attaqué, battu par Clovis, qui le soumit à un tribut annuel. Puis ce fut le tour des Visigoths.
« Alaric, roi des Goths, voyant les conquêtes continuelles que faisait Clo- Tis, lui envoya des députéi pour lui
dire : « Si. mon frère y consent, j'ai -« dessein que nous ayons une entre- « vue sous les auspices de Dieu. » Clo- *>vi8 y consentant, alla vers lui. S'étant joints dans une fie de la Loire, située auprès du bour^ d'Amboise, sur le • territoire de la cité de Tours, ils conversèrent, mangèrent et burent ensemble; après rêtre promis amitié, ils se retirèrent en paix.
« Beaucoup de gens, dans toutes les Gaules, désiraient alors extrêmement être soumis à la domination des Francs. Il arriva que Quintien, évéque de Rodez, haï pour ce sujet, fut chassé de la ville. On lui disait : « C'est parce « que ton vœu est que la domination « des Francs s'étende sur ce pays. »
Peu de jours après, une querelle s'étant élevée entre lui et les citoyens, les Goths qui habitaient cette ville ressentirent de violents soupçons; car ces citoyens reprochaient a Quintien de vouloir les soumettre aux Francs; et ayant tenu conseil, ils résolurent de le tuer. L'homme de Dieu en ayant été instruit , se leva pendant la nuit , avec ses plus fidèles ministres, et sortant de la ville de Rodez, il se retira en Auvergne, où Tévêque saint Euphrasius le reçut avec bonté et le garda avec lui (*). »
Nous ignorons quelles instances furent faites à Clovis par les évéques du midi; mais un jour «le roi dit à ses soldats : « Je supporte avec ^rand « chagrin ^ue ces ariens possèdent « une partie des Gaules. Marchons, « avec l'aide de Dieu, et après les avoir « vaincus, réunissons le pays en notre « pouvoir. » Ce discours plut à tous ses guerriers. L'armée se mit en marche et se dirigea vers Poitiers. Là se trouvait alors Alaric; mais comme une partie de l'armée passait sur le territoire de Tours, par respect pour saint Martin, Clovis donna l'ordre que personne ne prît dans ce pavs autre chose que des légumes et de 1 eau. Un soldat de l'armée s'étant emparé du foin d'un pauvre homme, dit : « Le « roi ne nous a-t-il pas recommandé ■ . »
(*) Gr^oive de Tours.
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« Ab' ii6(preadret[U6tde F^herbe^t rien « autreoîhoBe;. elr bien ! c'est de l'beri» • fee^ (fïMiB n-avoas pas tN*an$gres8é' t «fls ojQdres^ » ii6BS-;ia p*eiioiis^P 0^ ayant fait Tfoienoe aa'{iauvre,ii.|liii anracha seafoân baplarciB.^CeiâitfiaiH vint anst^reiUes au m. Assaut aussitôt fràp^ùlft waïé^t de sob épée, et dits « Ou seral'espoit de ia Tèetaitie, si noiii k offenscms. sâi nt.MartÎA. •> i^, fut «esteznpour jeH)|iéûber« TacEnée de rien prendra ésiiis. qei pajr ac^ i < r < • ; \, - «ci Le roi env^a;:des députés à. U basiyqiie du saint,, ienv disantes i^^jàk » toz, et^vous trouverez. peut-étrâ dans Il le saint itempi^ quelque, présage ^e « ta- Ttciairei. » Après leuc avoir cbuné desippçsenta pour .ornerUe licil saioti il i ajouta iv JK Sei^euc^' si vous êtes « mon i aide,, et si .vous avez résoliu.de « iiwer.eii mesinaias cette nation iuf « erédute et to«ijQurs.enDef»ie devotre ^ nocD, daignez soeCaive wr vQtre far a Teor à: rentrée de la basil^ua de « Saint-Alartin^ afio ottèfje sache .si « V9tisldaigiieft:étf« favofable.à votce « serviteur. w.iLes eû^oyés^s'étant hâr tésv arrivèrent 'A iâ sainte basilique, sddq lîofdre du roi ^ au* momeut où ils* entnaîËnt ^ !«« premier ebantreienitonna todt à coup cette, aotieone.; 41 Seigneur |> vQiâ#'«[>'fi«e9) revéftU' de « feiof • *]M«ri la i:giterre^ et vous avez <r exÉeriAinéiceux quÂH^na^iiaîaflfiiefil*:» Ayaiit ovtenduiv <sis .psaume ]etv3rendtt grâefftà£lien4 ilsipcésentèrenliies dons au saint ^èonfesseur, etaUèreat'pieins dejoieianoDnGer.aa roi ce présage; > . ;«i)L^ar«ée étant arrivée sur les bords de^la Vienne, o» igàorait eotièrenient tlaus ?quel eudmiA il fallait passer œ fleuMe, 4otv Âltétaît' enflé par une inoi^ dation? de>phiie. )P«âdaDt latpuit, le roî ayant priéde, Seigneur de vouloir bien lut nHontrer w^ gué par où l'on- pât -passer .ylelaDdefDajiR:noatin,'p8r'i*ordce de iDieii,.^tiBë iûcbeitd/uoe grandeur extraordinéive entra dansi lefleuveaMlx feuxifdeiii'aiBnée^ elM^tai^nt àigués, nobatrajpbriïnonpouTait traverser. Ae^ «iviinuriettrritpite de. Poitiers, leroi se tenait dans sa tente sur une élévation; il vit de loMbUBtfeit^i^Q^it de la basilique de Saint-Hilaire et sem-
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blait voler vers lui, eoro(ne.p<itir indi^t qtter qiCfiidé'de ta lumièner du: saint ei&nfesaeiir.Hilairef le.rGdtnbmpbûrait pliï9 faeilum^ntide eiss baadQs liéréti« q«e«9 centre lesq|KieIliBaiâe:ipootife lui* ïAèim avait;, ^ouv^t souienn^ là >foi* Cionvis défefiidaÀ touteTarinéeide^ét pouille/. personne ou «teipillec. letibien d«:i}uiiqiie:4a ftlt dans cet endroit ou dan$/la3route«^«(' ,♦ < .\ k n \ / AC^eQdantidoiris«nviat«i£(mnins av^ AUrio,(iroil. dés Ootbjs, danst 1« f bamp die Vouglé,: à ttoisi ligues 4t la ville jde Poitiers. Les GgHhsiayant-pris ia fuite< ^lon -Jeuc eoutuMafift^ Je vroî €loyis,^idéde làien^itteinporla Uivic'^ ^ir&. Il avait, pourjalliéie.fili'«de Sic ^ebert-Claude ,t nonmiét GlodéffiQ Ge ^gebeft boitait d*ua .couf quMliairait TeçU au(genai»:à la bataille de Tolbiac «vontreles AlemansiikLé roi, après avoir mis les Gotbs en tiit» et 'tué ienr roi Aiar.ic, futftout à ooup'.surprisparîderriène par deux aoldefts qui èmi portèrent des .€oup6 1 dA lance . sur .lés djeux côtés. Mais.> ki>bonté tde sa -ettir^ise et la légèreté de soncbeval ifti^réservè^ rentd^iaimort. Il pérèt dans cette i)a- .taille un- gimnd jnombre d'Auvergnats qui :^dient venus avœ Af^Mlipaire, ^nsî que tes premier.s des sénateurs.
AprèSîl^oombàt^Anaaiâric, ûls.d*Ala«* rte«,s'^fuit eu Ësga^eeijpnuveroa niF^.sagease/ie Koyauoie ide 8«ii père.
Ciovis an^^^a raon $ls:,Tl3[]éodenc en AjiiFergnepar Albi.et RodeZri}elKit-Qi asMimit k soii< '(ère toutes tes tyiJksa ior {Hiii la •irentiere,,«d^ «firotbs jusqu'à celle, deil Bourguignons. Alàncâyei^ régné, Yingfrdeiux.mis^ .€^i$,. anrès axoir passéirbrrerilans laiyiilede Boed«^ux eti emportq de Toulouse tous les tt*é^9rs d'Alârig , ^nàrcbt ; dut* . An^ ^uléme. Le Seigneur tuiaecoedaime si graodovgr^ceiqu^Afla^'^e tes jmirp s'écroulèrent ! d'ettil-niénies..i . ApvèB ny^ir;,<ilassn.l6S :Gotfaa,uiIisnHGÉ^ la
jm latacldidBuil.reDtri éua^Howtii et offht un grand nombre de prËsonte à ia sainte basilique du bienheureux •Martin* .; r. .j.. '«<> i
.<j:«i6Wifriia|railt ni;ut.^e/i'«aipéreur Anastas'e des lettres de consul, fut
FRAN CE . (Uei-ovin^ioni)
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pevétu, ésoB la basiUqiie de Sainte Martin ^> deiâa tunique de pourpre et , de la chlamydev et posa la couronne sur sa tête.. Ensuite^ étant monté à cbeval, il jeta^e se propre maki, avec une efttréarie bienveillance , de Tor et de Fargeot au peuple assemblé sur le eh<*min qui est entre la porte du vesty^uie de la basilique de Saint-Martin et de rédise de La ville, et, depuis œ jour, il fut appelé consul ou auguste.
Ayant quitté Tours-, il vint à . Paris , et j^ fixa le siège de son empire. Tbéoderio vint Pv trouver. ...
m La roi élovis , pendant son séjonv à F^is, entova^ en ieoret an fils de Sigebert, kui taisant dire : « Voilà que < ton père est: âgé, il boite. de son « pied malade : s'il. venait à mourir, « son joyauœe t'appartieiidraitde droit « ainsi que notre amitié. « Séduit par «'«Btle amfatttion, Cloderie fonha le projet.de tuersoii pérei. Sigebert étant sorti de rla. ville de Cologne, et ayant patsé le Rhèit ,>pour se promener clans ta: forêt de Bucooiai, sfenéormit à midi dans sa tenter «son fib envoya, contre lot des assassins et le fit tuer, dans Fespoirqu'il posséderait son royaumëi Mais, par le jugement de Dieu, il tombadans fab fosse qu*il avait .mé-^ cbamment creusée piour son pèreu U eiiva;ya au roi .Clovis des messagens pour lui annoncer la moft de soi» pèrCf et lui dit a r Mon. père est mort, et « j'ai; en moa pouvoir ses trésors et « son ro}iaume»; envoie-moi qudqucs- « uns de&;lieHS,'et;je leop>reraettru « volontiers ceux des trésors qui te . a plairont. <9. Gloviff tépondit -ti «Je « rendagrâoeâ ta bonne volonté, et « je te prie.de montrer tes trésors à « mes envoyés,' après quoi tu tes nos- « sédoras tous. » Gloderie montra noac aux envoyés les trésors de son père^ Pendant '^cpi'iis les leiaminaient , le prince dit : « €^ÊSt dans ce tioffre que « mon père avait coutume d'amasser « se8:pièpeS:>d'or^ » I^ ,(^i rfirept : « Plonge,. YOtKe xnain jusqv'au fond (c.|)Ouci 4nMfver 'tout. » Lui, Tayant fait et':5^élaiit tout à faitbaissé,. un^det envoyés leva sa francisque et lui brâa le cr&ne. Ainsi cet indigne fils subit ,
la mort tfent il avait tïsppé son père; €lovis, apprenant que Sigebert et «oi| fils étaient morts y- vint» dans' cette même ville, et ayant coBvoqué toot le peuple, il lut dit': <l Éeoutezice qui « est arrivé. Pendant que je naviguais « sur le fieuve de TEseaut y Cloderie , « fils de mon parent, tourmentait son « père en lui disant que je voulais le a tuer. Comme Sigebert-Âiyait à tra«* « vers ia forêt de Baconia , Cloderio a « envoyé des meurtriers- qui l'ont mis « àixiort; lui*méme a été assassiné, je « ne sais par qui , au moment où il « ouvrait les trésors de son ^)àre. Je « ne suis nullement <ooroplice de ces a cboses. Je ne pais répandre te sang « de mes parents, car cela est défendu.» « Mais puisque ces choses sont anri- « vées, je vous dosMie un conseil ; s'il «t TOUS est agréable^ accepte≤ Ayez « recours à moi , mettea-vous sous ma « protection. » Le peuple répondità ces paroles par des. applaudissements de mains et de boucne, et 'l'ayant élevé sur un bouclier, ils le eréèitent leur soi. Clovis reçut donc le ropume et les. trésors de Sigebert, et les ajouta à sa domination. Chaque jour Dieu disait tomber* ses- ennemis sous sa main et augmentait son royaume, parce qu'il marchait le cœur droit de-» vant le Seigneur, et faisait les choses qui sont agréables- à «es yeux.
à il .marcha ensuite contre^ le roi Gararic. Dans la guerre-ooatre Sya* grius , Clovis Tavait appelé à son W»
cours;, mais Cararic se tint loin de lui; il ne secourut ancun parti, atten^ dant l'issue au combat pour faine alliance avec celai qui remporterait ia victoire. Indigné de cette action,. Clovis s'avança contre lui , «et^raj^At en^* touré de pièges ,< le: fit prisonnier avec son fils , et les fit tondre tous deux , enjoignant que- Cararic fût oidonné prêtre et son fils diacre;>Cot«mie Cara« rie s'affligeait de. son abaissement «et pleurait, on rapporte que ton fils loi dit : it Ces braocne& oht été coupées ft d'uniqrbre^ veit et vivant, il :ne sea cfaerii point, et es. poasseï^ ra^ec meot de -nonvdlesbi .Biaise à.tlMeu « que celui qui a fait ces choses ne tarde
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« pas davantage à mourir ! » Ces pa- • rôles parvinrent aut oreilles de Glovis, qui crût quMls le menaçaient de laisser croître leur dievelure et de le tuer ; il ordonna alors qu'on leur tranchât la tête à tous deux. Après leur mort ^ il 8*empara de leur rojraume, de leurs trésors et de leurs sujets.
« Il y avait alors à Cambrai un roi, nommé Ragnacaire, si effréné dans ses débauches qu'à peine épargnait-il ses proches parents eux-mêmes. Il avait un conseiller, nommé Farron, qui se souillait de semblables dérèglements. On assure que lorsqu'on apportait au roi quelque mets , quelque don, ou quelque objet que ce soit, il avait coutume de dire que c'était pour lui et son Farron, ce qui excitait chez les Francs une indignation extrême. Il arriva que Clovis ayant fait feire des bracelets et des baudriers de ^ faux or (car c'était seulement du cui- ' vre doré), les donna aux leudes de Ragnacaire pour les exciter contre lui.
Il marcha ensuite contre lui avec son armée. Ragnacaire avait des espions pour reconnaître ce qui se passait, 11 leur demanda , quand ils furent de retour, quelle pouvait être la force de oette armée. Ils lui répondirent : «C'est « un renfort très-considérable pour « toi et ton Farron. » Mais Clovis étant arrivé, lui fit la guerre. Ragnacaire voyant son armée défaite, se préparait à prendre la fuite , lorsqu'il fut arrêté par ses soldats, et amené, avec son frère Ricaire, les mains liées derrière le dos , en présence de Clovis. Celui-ci lui dit : Pourquoi as*tu fait « honte à notre famille en te laissant « enchaîner? Il te valait mieux naou- « rir; » et ayant levé la hache, il la lui rabattit sur la tête. S'étant ensuite tourné vers son ftère , il lui dit :
« Si tu avais porté secours à ton frère, « il n'aurait pas été enchaîné; » et il le frappa de même de sa hache. Après leur mort , ceux qui les avaient trahis reconnurent que l'or qu'ils avaient reçu du roi était faux. L'ayant dit au roi, on rapporte qu'il leur répondit :
«Celui qui, de sa propre volonté, «traîne son maître à la mort,
« de recevoir un pareil or; « ajoutant qu'ils devaient se contenter de ce qu'on leur laissait la vie , s'ils ne voulaienf pas expier leur trahison dans les tourments. A ces paroles , eux voulant obtenir sa faveur, lui assurèrent <]u'il leur suffisait qu'il les laissât vivre.
Les rois dont nous venons de parler étaient les parents de Clovis. Renomer fut tué par son ordre dans la ville du Mans. Après leur mort, Clovis recueillit leurs royaumes et tous leurs trésors. Ayant tué de même beaucoup d'autres rois, et ses proches parents, dans la crainte qu'ils ne lui enlevassent l'empire , il étendit son pouvoir dans toute la Gaule. On rapporte ou'ayant un jour assemblé ses sujets, il jparla ainsi de ses parents qu'il avait fait périr. « Malheur à moi qui suis « resté comme un voyageur parmi des . « étrangers , n'ayant pas de parents « qui puissent me secourir si radver- « site venait! * Mais ce n'était pas qu'il s'affligeât de leur mort; il pariait ainsi seulement par ruse, et pour découvrir s'il avait encore quelque parent afin de le faire tuer.
« Toutes ces choses s'étant passées ainsi, Clovis mourut à Paris ou il fut enterré dans la basilique des Saints- Apdtres, qu'il avait lui-même &tt construire avec la reine Clotilde. Il mourut cinq ans après la bataille de Vouglé. Son règne avait duré trenie ans, et sa vie quarantoK^inq (*). »
Clovis II , nls de Dagohert, ^ui suc* céda en 638. Il réunit sous sa domination les royaumes de Neustrie et de Bourgogne ; mais il n'exerça qu'un pou« voir nominal. Les maires du palais étaient arrivés déjà à un degré de puissance qui annihilait presque le pouvoir royal. On raconte que , dans une dis^e, Clovis II, après avoir distribué aux pauvres tout l'argent contenu dans ses coffres, fit enlever de la basilique de Saint-Denis les lames d'or et d*ar-
n Grégoire de Tours, tndmt par M.
Gutzot, dans la collection des mémoires relatifs à ruistoire de Frence. Toysk ks articles CATH0I.XGISKX, QiaiSTIAglSMB, MÉMO
varoums.
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