‹ France (volume 5)Chapitre 64 sur 114 · OH · texte numérisé non relu

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autre comité dé sûreté générale, formé de douze membres, fut oompo^ainti

au*ii suit; Vadier, tuante. Le Bas; loucher-Saint-Sauveuî) David, Guf« fVov, LavicoititeHe , Alnâr, Ruhl ^ Lebon, VouUand et Moïse Bayle. Ce fi^t un coup terrible pour Danton , qui aurait cependant bien dû prévoir que le nouveau comité de salut pu< blic, où il avait pour la seconde fois f6 septembre) refusé d'entrer, ne pour* rait pas tolérer uû comité de spreté générale soumis à un autre ascendant

3ile le sien. Danton avait rêvé, saâa oùte , lin rôle de médiateur, et compté le remplir avec l'assistance de fuelques généraux et de {)lusieurs menores du conseil des ministres; mais il s'était abusé sur son degré de pàissanœ, et il s'était mis gratuitement dans une position critique qui allait lui devenir funeste, en lui faisant commettre des fautes. Le 14 octobre, la Convention porta de douze à seize le nombre des membres du comité de sûreté générale, par l'adjonction de Dubarran, Laioi, Jagot, Louis du Bas-Rhin. Ce nombre varia encore dans la siiite. ,

On a vu que lorsque la Convention proclama le gouvernement révolution^ naire , elle confirma le comité de sûreté générale dans ses fonctions de haute surveillance sur les personnes.

II n'abusa que trop de ses pouvoirs pendant la terreur ; plusieurs dé ses membres étaient d'une cruauté qui passe toute croyance. Nous ne reviendrons pas ici sur le portrait qu'en a tracé dans ses Mémoires Sénart , l'un des agents de ce comité C). Du reste, pour ce oui concerne la politique, le comité ae sûreté générale répondit aux désirs de la Convention. Après le 9 thermidor , la Convention , qui se montra si sévère pour l'ancien comité de salîit public, ne rechercha en rien la conduite des membres du comité de sûreté générale. Un seul , Vadier, fut enveloppé dans la condamnation de Billaud-Varennes , CoIlot-d'Herbois et

(*) Voyez les Aithales , t. Il , p. 3i7 el siiiv. et les Mémoires de Sénart, pag. i45i53.

Barrère; encore fut-tl puni plutôt pouf ^voir défendu les princi|iiS[^ politiques de ses coaccusés que pour sa cppduite dans le sein du comité» AJais Yoiiliand, paais Amar en furent quitter pour une première attaque , qui échoup, et Louis du Bas-Rbia ne fut même pas inquiété.

• La cause de cette préfér^ce est bien simplet chargé par laConvention, quoique d'une maniéré indirect^ , de contre-, balancer le comité de salut pu- })lic, le comité de sûreté générale ne se soumit à son ascendant que tagat que la Convention lui en donna i'cixémpleu Lorsque la division eut éclaté parmi les membres du grand comité, et qu'il vit la Convention disposée à \uf reprendre les pouvoirs qu'elle lui avait délégués , il fit cause commune avec çlle et entretint des intelligences avec, lès thermidoriens. Ce gui l'indisposait surtout contre Robespierre, Saint-Just et Coathon , c'était le bureau de police qu'avait institué le comité de salut public, et dont les triumvirs avaient accepté ia direction. Il comprit que le but du comité de salut public était de le supplanter, et il n'épargna rien pour le diviser. Quand la mésintelligence s'y fiit introduite, il se rangea du coté des membres qui formaient la majorité; mais ce n'était pas d'eux qu'il recevait le mot d'ordre , il allait 1^ chercher sur les bancs de la doiiTention. Nous n'avons pas besoin 4e dire que Le Bas n'entrait pour rien dans ces intrigues , dont il devait être Tune des victimes ; David y était étranger aussi ; mais quelle action pouvaient avoir sur leurs collègues ces deux hommes, mal soutenus et presque isolés ? Les menées du comité de sûreté générale contribuèrent pour beaucoup au succès de la journée dû 9 therniidor;ce fuirent ses membres influents, Vadier, Amar, Voulland, qui portèrent le dernier coup à Robespierre , par une calomnie dont ilf riaient eux-méhfies : ils le dépeignirent comme on royaliste qui conspirait pour les Bourbons , et ils ajoutèrent qu'on avait trouvé Che2 lui des preuves de sa trahison. Cette impudente fausseté i»e

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